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Prose poétique sur la question du jeu, du langage et du silence, partition pour un acteur (ou un chœur ?), autant que traité dit « inoffensif » de l’art de l’acteur, Les Jours gris est écrite à partir d’une liste de questions concernant les enjeux de l’écriture dramatique et de la notion de «personnage » et de «situation ».
La friabilité des corps, l’absence de liens, la mort en devenir sont dits dans un parler déployé que l’auteur lance, sous la forme d’une spirale infinie. Il insinue ses doutes autant dans l’esprit de l’acteur que dans celui du public, ce dernier étant placé au cœur du processus du jeu et de l’écriture, le ludisme des jeux de répétitions renforçant la férocité de son contenu.
Ce Petit traité… aborde aussi la question de l’implacabilité de notre époque et son premier titre, Les jours gris, n’est pas sans faire écho à ce début de 21e siècle.
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« MARCHE SUR MA TOMBE » fait retourner l’audio-guide dans le lieu qui l’a vu naître : le musée. L’idée n’est pas de proposer une visite audioguidée des différentes œuvres, mais de faire entendre une bande sonore qui les fera résonner de manière paradoxale et personnel.
Il s’agit d’un récit où se trouvent réunis les souvenirs réels ou inventés liés à mon frère, décédé à l’âge de 12 ans. À la solennité du musée, je veux opposer l’intimité de cette histoire, dans lequel les œuvres ne seront plus des jalons de l’histoire de l’art, mais des témoins de la mort de mon frère.
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