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Prose poétique sur la question du jeu, du langage et du silence, partition pour un acteur (ou un chœur ?), autant que traité dit « inoffensif » de l’art de l’acteur, Les Jours gris est écrite à partir d’une liste de questions concernant les enjeux de l’écriture dramatique et de la notion de «personnage » et de «situation ».
La friabilité des corps, l’absence de liens, la mort en devenir sont dits dans un parler déployé que l’auteur lance, sous la forme d’une spirale infinie. Il insinue ses doutes autant dans l’esprit de l’acteur que dans celui du public, ce dernier étant placé au cœur du processus du jeu et de l’écriture, le ludisme des jeux de répétitions renforçant la férocité de son contenu.
Ce Petit traité… aborde aussi la question de l’implacabilité de notre époque et son premier titre, Les jours gris, n’est pas sans faire écho à ce début de 21e siècle.
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Ernest Méquish est le gardien du territoire de son peuple, les Alpimeks. Il s’oppose vigoureusement à un projet d’un barrage hydroélectrique qui ennoiera une grande partie du Nitaskinan fréquenté par les Alpimeks depuis plus de 500 ans. La visite de son ancienne conjointe qu’il aime toujours, bien qu’il vive avec une autre femme, et la profonde dépression de sa sœur, le confrontent à ses idéaux de respect du territoire.
10 Personnage(s) |