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La répétition [1989]
(VLB Éditeur, 1990. Épuisé) Copie dispomnible pour le prêt au CEAD
Traduction(s)
Résumé Le génie fatigué et l'imagination morte, une diva déchue
entreprend de livrer son âme à son public en interprétant
le personnage le plus insignifiant du répertoire
théâtral : le Lucky de Beckett. Et le rideau s'ouvre sur les
répétitions de cette quête absurde où les premiers rôles sont
tenus par deux vieux amis de toujours, clochards célestes, qui
sans cesse trouvent un jeu pour se donner l'impression d'exister. Extrait « VICTOR : Alors Étienne et Victor sont entrés en scène. Et ils se sont mis à jouer. / ÉTIENNE : Étienne à chienner sur son pied de toute son âme pour enlever sa bottine. / VICTOR : Et Victor à abandonner sa vie pour la vie de son personnage. / ÉTIENNE : Et au moment où Pozzo devait entrer en scène avec Lucky. / VICTOR : Au moment où Pipo devait lancer son grand cri pour annoncer son entrée avec Luce, ça… » Revue de presse « On parle abondamment de l'âme dans La répétition, mais Champagne désamorce le trop-plein d'intensité avec une bonne dose d'humour et de tendresse. En ce sens, il adhère bien à l'œuvre de Beckett.» Luc Boulanger, Voir, du 7 au 13 mai 1992.&r
« Dominic Champagne aborde ces grands thèmes de vie, de jeu et de mort, avec un habile va-et-vient entre l'humour et le drame, à la fois comique comme Beckett et réflexif comme Pirandello. » Robert Lévesque, Le Devoir, 7 mai 1992.&r
« Manifestement imprégné d'une vision beckettienne du monde, ce jeune auteur a écrit une pièce intense où le génie de Beckett, loin de paralyser la création lui a insufflé le sens du tragique. Car si la passion peut obnubiler, elle peut aussi, heureusement, générer une grande énergie. Et cela a donné un bel exemple d'intertextualité où un texte antérieur constitue le point de départ d'un nouveau texte. Le second répétant le premier, dans un geste de redoublement fondé sur des affinités, et un respect évident. » Louise Vigeant, Cahiers de théâtre Jeu, n°64, septembre 1992.&r
« Créée en 1990, cette pièce recevait quelques mois plus tard le prix de l'Association québécoise des critiques de théâtre pour le meilleur texte créé à la scène de la saison 89-90.[…] S'inscrivant avec beaucoup d'invention et d'à-propos dans la filiation de Samuel Beckett, la pièce reprend au second degré l'argument de En attendant Godot. » Solange Lévesque, Le Devoir, 27 février 1998.&r
« De ce texte si fort, de cette sobre et intelligente mise en scène, merci, Dominic Champagne. » Alexandre Lazaridès, Cahiers de théâtre Jeu, n°55, juin 1990. À propos de(s) l'auteur(s)
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