Michel TREMBLAY

Conteur, adaptateur, traducteur, scénariste, parolier, librettiste, metteur en scène et, bien sûr, auteur dramatique largement diffusé, au Québec et à l'étranger, Michel Tremblay a signé 26 pièces de théâtre, traduites en plus de 26 langues, trois comédies musicales, 11 romans, un recueil de contes, trois recueils de nouvelles, sept scénarios de films, 17 traductions et adaptations et un livret d'opéra. Six fois boursier du Conseil des Arts du Canada, il a reçu jusqu'ici plus d'une trentaine de prix littéraires, fut nommé Chevalier de l'Ordre de France et Chevalier de l'Ordre national du Québec. En 1987, la revue française Lire faisait figurer Les belles-sœurs, pièce-phare, dans sa liste des 49 pièces à inclure dans la bibliothèque idéale du théâtre des origines à nos jours. Les Cahiers de théâtre Jeu, en collaboration avec les Éditions Lansman, lui consacraient un ouvrage en 1993, Le monde de Michel Tremblay. Enfin, en 2006 paraissait chez Actes Sud - Papiers / Leméac Éditeur, le second tome d'une publication en deux volumes contenant vingt pièces de l'auteur.
(Photo : Monic Richard)

 
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Index alphabétique des titres
... Et mademoiselle Roberge boit un peu À toi, pour toujours, ta Marie-Lou Albertine, en cinq temps Bonbons assortis au théâtre Bonjour, là, bonjour Camino Real Damnée Manon, sacrée Sandra Demain matin, Montréal m'attend Éloge de la gourmandise En circuit fermé En pièces détachées Encore une fois, si vous permettez Fragments de mensonges inutiles Grace et Gloria Hello from Bertha (dans Au pays du dragon) Hosanna J'peux pas imaginer demain (dans Au pays du dragon) L'effet des rayons gamma sur les vieux-garçons L'état des lieux L'ex-femme de ma vie L'impératif présent L'impromptu d'Outremont L'impromptu des deux Presse La dame aux longs gants gris (dans Au pays du dragon) La duchesse de Langeais La maison suspendue Le gars de Québec Le paradis à la fin de vos jours Le passé antérieur Le spot idéal Le train Le vrai monde? Les anciennes odeurs Les belles-sœurs Les grandes vacances Les héros de mon enfance Les huit péchés capitaux (éloges) Les leçons de Maria Callas Les paons Les socles Les trompettes de la mort Lysistrata Mademoiselle Marguerite Mambo italiano Marcel poursuivi par les chiens Messe solennelle pour une pleine lune d'été Mistero buffo Nelligan Oncle Vania Parle-moi comme la pluie pis laisse-moi écouter (dans Au pays du dragon) Picasso au Lapin agile Piège pour un homme seul Premières de classe Qui a peur de Virginia Woolf? Rien à voir avec les rossignols Sainte Carmen de la Main Six heures au plus tard Surprise! Surprise! Trois petits tours (Berthe, Johnny Mangano and his Astonishing Dogs etGloria Star) Visites à Monsieur Green
 
Fragments de mensonges inutiles [A] [2009] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 2009)
Création
  Création à Montréal le 9 septembre 2009 par la Compagnie Jean-Duceppe
Résumé
  À cinquante ans d’intervalle, les deux adolescents Jean-Marc et Manu, sont convoqués. Le premier chez l’aumônier et le second chez le psychologue, soupçonnés de conduite douteuse et de liaison affective. Si leur homosexualité semble déranger les milieux scolaires où ils évoluent, leurs parents réagissent selon leurs époques et leurs morales, cherchant à aider leurs enfants du mieux qu’ils le peuvent.
Durée
  1 heure 20
Nombre de personnages
  6 hommes, 2 femmes  Pour en savoir plus sur la distribution

 
Le paradis à la fin de vos jours [2008] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 2008)
Création
  Théâtre du Rideau Vert, 12 août 2008
Résumé
  Nana, la mère de l'auteur qui en a délicieusement célébré la mauvaise foi dans plusieurs de ses œuvres et personnage central de sa pièce Encore une fois si vous permettez, est maintenant au paradis, à la droite de Dieu – le « Noyau central » qu'elle n'a jamais vu – entre sa belle-mère et sa propre mère. Dans un monologue plein de verve, elle compare le paradis qu'elle connaît maintenant avec l'idée naïve qu'on avait voulu qu'elle s'en fasse avant de s'y retrouver.
Genre
  Comédie
Durée
  1 heure 20
Nombre de personnages
  1 femme  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « NANA : J’me retrouve entre ma belle-mère toujours aussi critiqueuse, pis ma pauvre mère dans ses jeans d’hommes pis son turban fait avec un vieux mouchoir, qu’y avaient probablement pas plus envie de se retrouver à côté de moi que moi à côté d’eux autres, les pauvres! Surtout pour l’éternité! Qui c’est qui a envie de passer le reste de l’éternité assis entre sa mère pis sa belle-mère, voulez-vous ben me dire! Hein? Pas moi, en tout cas! Des sardines en rangs d’oignons, c’est ça qu’on est! Pis catalogués par familles!  »
Revue de presse
  « Ce beau personnage possède l'art de grossir, de théâtraliser des événements somme toute souvent banaux. Mais aussi d'évoquer avec pudeur de véritables drames, comme la mort précoce de deux enfants. Nana se livre aussi à une révision, gentiment iconoclaste, des mensonges à l'eau bénite dont on l'avait abreuvée, confrontant cette représentation naïve à la "réalité". » Marie Labrecque, Le Devoir, 18 août 2008
« Une grande dose de tendresse émane de ce monologue livré avec cœur par Rita Lafontaine. On retrouve l'amour de Tremblay pour ces femmes fortes, fières dans l'adversité. Mais si Nana n'a pas oublié ses souffrances, les injustices, la pauvreté, la mort de ses enfants, c'est le souvenir d'une femme aimante et brillante qui triomphe. » Sylvie St-Jacques, La Presse, 16 août 2008


 
Bonbons assortis au théâtre [2005] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 2006; Actes sud - Papiers/Leméac Éditeur, avec 10 autres pièces du même auteur, sous le titre Michel Tremblay, Théâtre II, 2006) , d'après le récit du même auteur, intitulé Bonbons assortis et publié par Leméac/Actes Sud, en 2002
Création
  Théâtre du Rideau Vert, 26 mars 2006
Traductions
  - Traduit en anglais par Linda Gaboriau sous le titre de Assorted Candies for the Theatre [2006] (Talonbooks, Vancouver, 2006)
Centaur Theatre Company, November 2, 2006
Résumé
  Michel a six ans. De son refuge sous la table de la cuisine, il entend ce que disent les femmes de sa famille, Nana, Albertine et Victoire. Quand il en sort, il observe et questionne. Inlassablement. Ces moments volés à l’enfance, ces histoires de pauvreté, de naïveté ou de peur, c’est en tant que narrateur qu’il les raconte maintenant, à travers le prisme de la mémoire et de l’imaginaire, comme des bonbons qu’on déballe en rêvant au passé.
Durée
  2 heures
Nombre de personnages
  4 femmes, 3 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « NANA : Tu iras voir ton frère enseignant […] pis tu y diras que ta mère va nourrir ses enfants avant de t’acheter des petits Chinois pour Nowell, même si y sont en vente! / MICHEL : Tu m’achètes pas des petits Chinois, moman, c’est pas des bebelles! T’achètes des petits Chinois pour sauver leur âme, c’est pas pareil! / NANA : Sauver leur âme! C’est eux autres qui disent ça, ces niaiseries-là? »

 
L'impératif présent [2002b] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, octobre 2003; Actes sud - Papiers/Leméac Éditeur, avec 10 autres pièces du même auteur, sous le titre Michel Tremblay, Théâtre II, 2006)
Création
  Théâtre de Quat'Sous, 13 octobre 2003
Traductions
  - Traduit en anglais par Linda Gaboriau sous le titre de The Driving Force [2005] (Talonbooks, Vancouver, 2004)
Résumé
  Face à face entre le fils et le père du Vrai monde. Le fils face au père sur le terrain d’une parole fantasmée. Trente ans ont passé. Alex est muré dans un silence profond. Claude lui rend visite, prend soin de lui, le lave, lui parle, lui parle, lui parle. Au coeur de ce déferlement de mots, au creux de la plus violente vague, tout au bord du pardon, Claude trouvera le fondement même de son écriture. Le fils face au père, le père face au fils. Chacun est seul avec sa haine face à celui qui ne l’a jamais compris, et si on entendait le silence du père.
Durée
  1 heure 40
Nombre de personnages
  2 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution
Extrait
  « CLAUDE : […] T'avais osé te présenter à ses funérailles en veuf éploré, toi qui avais passé ta vie à rire d'elle. […] ALEX : La perte! T'avais jamais voulu voir à quel point j'aimais ta mère, à quel point je la vénérais malgré mes manques, malgré mes défauts, pis je te sentais fulminer à côté de moi parce que j'osais pleurer à ses funérailles! »

 
Le passé antérieur [2002] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 2003; Actes sud - Papiers/Leméac Éditeur, avec 10 autres pièces du même auteur, sous le titre Michel Tremblay, Théâtre II, 2006)
Création
  Compagnie Jean Duceppe, 19 février 2003
Traductions
  - Traduit en anglais par Linda Gaboriau sous le titre de Past Perfect [2003] (Talonbooks, Vancouver, 2004)
Centaur Theatre (Montreal), 29 janvier 2004
Résumé
  En plein cœur de la grande crise des années 1930, Albertine, vingt ans, est trahie par un amoureux qui l’abandonne au profit de sa jeune soeur. Écrasée par l’étau familial, entre des parents, un frère et une sœur qui ne peuvent comprendre l’ampleur de sa passion, elle revendique, dans un dernier cri de souffrance, le droit qu’elle s’est donné de vivre en étant folle d’amour.
Durée
  1 heure 40
Nombre de personnages
  3 femmes, 2 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution
Extrait
  « ALBERTINE : Y s’est pas contenté de me sacrer là comme une vieille bottine, mais y s’est mis à courir après ma sœur! Pour me faire souffrir! Y savait que je le verrais quand y viendrait te chercher, que je l’entendrais sonner, que je l’entendrais parler fort, pis rire, que je sentirais son after-shave qui resterait dans’ maison même quand vous seriez partis… Pauvre p’tite fille, t’es tellement naïvre, des fois… Y se sert de toi pour continuer à me faire chier! »

 
L'état des lieux [2001] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 2002; Actes sud - Papiers/Leméac Éditeur, avec 10 autres pièces du même auteur, sous le titre Michel Tremblay, Théâtre II, 2006)
Création
  Théâtre du Nouveau Monde, 23 avril 2002
Traductions
  - Traduit en anglais par Linda Gaboriau sous le titre de Impromptu on Nuns' Island [2002] (Talonbooks, 2002)
Centaur Theatre Company, Montréal et Tarragon Theatre, Toronto, 24 octobre 2002
Résumé
  Une cantatrice québécoise, Patricia Pasquetti (ou Paquette pour les siens), revient de Paris où elle a poussé une fausse note à l'Opéra Bastille. Sa voix n'étant plus ce qu'elle était, elle souhaite digérer les mauvaises critiques. Sa fille, comédienne, subira les assauts répétés de sa mère qui la trouve médiocre. L'arrivée de la mère de Patricia, également comédienne, changera la donne. Les trois générations d'artistes dresseront le bilan de la situation des arts au Québec et ailleurs, sous l'œil du pianiste-accompagnateur et quasi esclave de la diva déchue.
Genre
  Comédie dramatique
Durée
  2 heures
Nombre de personnages
  3 femmes, 1 homme  Pour en savoir plus sur la distribution
Extrait
  « PATRICIA : Ça se peut pas qu’on soit bien ici, c’est trop petit! Le sais-tu à quel point c’est petit, ici, Michèle? Le sais-tu? R’garde par la fenêtre, là, r’garde de l’autre côté de l’eau… On dirait que c’est une grande ville, y’a des buildings, y’a de la pollution, y’a du bruit! Mais si tu savais à quel point c’est petit quand on s’en est sorti! »

 
Encore une fois, si vous permettez [1998] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 1998; Actes sud - Papiers/Leméac Éditeur, avec 10 autres pièces du même auteur, sous le titre Michel Tremblay, Théâtre II, 2006)
Création
  Théâtre du Rideau Vert, 4 août 1998
Traductions
  - Traduit en anglais par Linda Gaboriau sous le titre de For the Pleasure of Seeing Her Again [1998] (Talonbooks, Vancouver, 1998)
Centaur Theatre Company (Montréal), 1er octobre 1998
Résumé
  Cette pièce à saveur autobiographique se veut un hommage de l'auteur à sa mère, sa première inspiratrice. Du rire aux larmes, impudique et le verbe haut, le dialogue entre Nana et le narrateur évoque les disputes et les réconciliations, les fous rires et l'amour du théâtre et de la vie.
Genre
  Comédie dramatique
Durée
  1 heure 30
Nombre de personnages
  1 femme, 1 homme  Pour en savoir plus sur la distribution
Extrait
  « LE NARRATEUR : Ai-je besoin d'ajouter que la menace de l'École de Réforme a plané sur moi pendant toute mon enfance? / NANA : C'est là qu'y prennent les insignifiants comme toi, les têtes folles, les têtes fortes, les têtes brûlées, les naïfs, les suiveux, qu'y leur rasent la tête, qu'y leur passent un pyjama fait avec une poche de patates, pis qu'y les mettent aux travaux forcés! »
Revue de presse
  « Même si Tremblay verse dans l’autobiographie théâtrale, son texte n’en demeure pas moins une ode à l’imagination, pour ne pas dire à l’exagération. Porte que lui a grande ouverte sa mère. » Hervé Guay, Le Devoir, 10 août 1998.
« Encore une fois, si vous permettez se rattache à l’univers d’Un ange cornu avec des ailes de tôle, ce délicieux recueil de mémoires, où Tremblay faisait entendre, déjà, la voix inimitable de sa mère. […] On y retrouve la même simplicité humaine, la même verve savoureuse dans les dialogues, le même naturel auquel se mêle la grandiloquence maternelle. On y retrouve surtout, dans cette belle parenthèse dramaturgique, un portrait extrêmement vivant et coloré de sa mère. »Marie Labrecque, Voir, du 13 au 19 août 1998.
« Encore une fois, si vous permettez est l’un des théâtres de Tremblay d’emblée les plus attachants. L’auteur fait révérence devant la source qui l’a rabattu sur toutes les sources immortelles qui en ont fait l’homme de théâtre qu’il est. Sa pièce dit l’hommage ému du théâtre à la simplicité, au brio d’une mère à transformer le quotidien, à sa résolution à en refuser le ronron et à en magnifier les manifestations jusqu’au délire poétique. Il est rare que le théâtre étreigne aussi franchement la vie. » Jean St-Hilaire, Le Soleil, 28 octobre 1998.
« Encore une fois, si vous permettez est donc un dialogue entre une mère et son fils, mais aussi l’hommage d’un fils à sa mère. […] Nana n’était pas qu’une mère aimante, elle a aussi été l’une des plus grandes sources d’inspiration. Sa verve, son imagination débordante, son sens du drame et, surtout sa forte propension à l’exagération, sont manifestement à la base de l’œuvre de Tremblay. À l’image de Nana, Encore une fois, si vous permettez est ainsi très drôle et très grave, souvent super-mélo et parfois véritablement touchant. » Josée Lapointe, Le Soleil, 11 août 1998.


 
Éloge de la gourmandise [1997] Pour en savoir plus sur la publication
  (in Les huit péchés capitaux (Éloges), Dramaturges éditeurs, 1997)
Création
  Théâtre PàP dans Les huit péchés capitaux (Éloges), 11 novembre 1997
Résumé
  Monologues entrecroisés entre Elle et Lui, qui avouent tous deux leur faiblesse devant un objet convoité derrière une vitrine. Pour Lui, un boîtier de huit cassettes vidéo, pour Elle, une robe de soie qui semble lui être destinée à elle seule...
Genre
  Comédie
Durée
  15 minutes
Nombre de personnages
  1 femme, 1 homme
Extrait
  « LUI : Pour faire une histoire courte… / ELLE : …J'avais décidé… / LUI : …d'essayer d'éviter… ELLE : …de regarder… / LUI : …cette vitrine-là. Court silence. / ELLE : Vous me voyez venir? / LUI : Ben oui! / ELLE : J'ai regardé! »

 
Les huit péchés capitaux (éloges) [1997] Pour en savoir plus sur la publication
  (Dramaturges Éditeurs, 1997), en collaboration avec Michel Marc Bouchard, Normand Canac-Marquis, Jean-François Caron, René Richard Cyr, René-Daniel Dubois, Larry Tremblay et Lise Vaillancourt
Création
  Théâtre PàP, 11 novembre 1997
Résumé
  Pour marquer les vingt ans du Théâtre PàP, René Richard Cyr et Claude Poissant ont commandé à sept auteurs de courts textes dramatiques prenant comme source chacun des sept péchés capitaux. La découverte d'un huitième, l'acédie, clôt cette suite d'éloges.
Genre
  Comédie
Durée
  1 heure 20
Nombre de personnages
  2 femmes, 2 hommes
Extrait
  « [Extrait de la quatrième de couverture] : « Les péchés capitaux sont-ils toujours présents dans nos vies? Subsiste-t-il trace de leur présence en notre inconscient collectif? Quels sont les péchés d'aujourd'hui? Y en-a-til de nouveaux?[…] »
Revue de presse
  « Le travail d'équipe est ici très bien huilé. » Guylaine Massoutre, Jeu, mars 1998
« Chaque auteur a vu à sa manière "son péché"; ce qui donne des textes hautement humoristiques ou d'autres plus graves. » Carmen Montessuit, Le Journal de Montréal, 17 novembre 1997.


 
Messe solennelle pour une pleine lune d'été [1995] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 1996; Actes sud - Papiers/Leméac Éditeur, avec 10 autres pièces du même auteur, sous le titre Michel Tremblay, Théâtre II, 2006)
Création
  Compagnie Jean Duceppe, 14 février 1996
Traductions
  - Traduit en anglais par John Van Burek sous le titre de Solemn Mass for a Full Summer Moon [1995]
Barbican Centre (Londres), mai 2000
- Traduit en anglais pour l'Écosse par Bill Findlay et Martin Bowman sous le titre de Solemn Mass for a Full Moon in Summer [2000] (Nick Hern Books, Londres, 2000)
Coproduction du Traverse Theatre Company et du Barbican Centre (BITE:00), Glasgow, Écosse, 2 mai 2000
Résumé
  Dans ce rituel incantatoire, les voix se superposent et s'entrecroisent. Onze personnages cherchent la lumière au bout du tunnel de leurs frustrations. Ils sont amers, parfois méchants ou indifférents; chacun, en son temps, laisse s'exprimer sa violence, son ras-le-bol. Tous espèrent une libération.
Durée
  2 heures
Nombre de personnages
  6 femmes, 5 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution
Extrait
  « JEANNINE : Ce soir, j'aurais envie de sortir mes griffes, de déchirer le ciel, de le lacérer, d'arracher la lune comme un kyste, de la retrancher comme une tumeur! / LOUISE : Ce soir, y'a quequ'chose d'autre que j'comprends pas… / JEANNINE : Ce soir, y'a une meute de bêtes sauvages qui piétine le peu de paix à laquelle je pouvais aspirer! / LOUISE : Quequ'chose qui vient pas de moi, qui est pas en moi… »
Revue de presse
  « On se félicitera que, loin de tomber dans la formule, le principal dramaturge québécois ait encore l’impulsion de pousser ses ressources au maximum et d’explorer de nouveaux terrains d’écriture. » Rémy Charest, Le Devoir, 23 septembre 1996.
« Avec Messe solennelle pour une pleine lune d’été, Michel Tremblay signe une œuvre audacieuse, risquée, en rupture avec son théâtre antérieur. Il introduit des personnages nouveaux et actuels pour traiter de la violence d’un monde sans désir.[…] Portrait d’une société à la dérive sentimentale, Messe solennelle pour une pleine lune d’été parle autant d’amour que de désamour, de détresse que d’espoir. […] Côté structure, la pièce de Tremblay est aussi sa plus éclatée. La "musicalité" de son écriture est poussée à son paroxysme. Le texte a une construction liturgique, suivant le rythme et les différentes parties d’une messe catholique. » Luc Boulanger, Voir, du 22 au 28 février 1996.


 
En circuit fermé [1994] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 1994; Actes sud - Papiers/Leméac Éditeur, avec 10 autres pièces du même auteur, sous le titre Michel Tremblay, Théâtre II, 2006)
Création
  Coproduction Théâtre du Trillium (Ottawa) et du Théâtre français du Centre national des Arts, septembre 1997
Résumé
  Une charge féroce contre la télévision d'État, contre sa direction, contre le milieu qui la critique et celui qui s'y enrichit au dépens des contribuables. Coups de jarnaque, invectives personnelles et règlements de compte sont au menu.
Durée
  1 heure 45
Nombre de personnages
  3 femmes, 4 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « SYBILLE BERGER : J'ai fait l'UQAM, moi, mon p'tit gars! / MARCO : Ben oui, en théâtre! T'es censée être une actrice! C'est pas parce que tu te trouves pas de job comme actrice que ça te donne le droit de critiquer la culture au grand complet tous les soirs à la télévision! Pour qui tu te prends? Un grand cerveau universel? R'viens sur la terre, un peu! De toute façon, tu pourrais être remplacée par une marionnette n'importe quand! »

 
Marcel poursuivi par les chiens [1992] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 1992; Actes sud - Papiers/Leméac Éditeur, avec 10 autres pièces du même auteur, sous le titre Michel Tremblay, Théâtre II, 2006)
Création
  Compagnie des Deux Chaises, 4 juin 1992
Traductions
  - Traduit en anglais par Bill Glassco et John Van Burek sous le titre de Marcel Pursued by the Hounds [1992] (Talonbooks, Vancouver, 1992)
Coproduction du Pleiades Theatre et du Factory Theatre, Toronto, 11 mars 1997
Résumé
  À 15 ans, emporté par des hallucinations qui le font vaciller entre le rêve et la réalité, Marcel tente d'apaiser son mal de vivre auprès de sa sœur Thérèse. Mais le destin a déjà choisi pour lui le camp de l'imagination et de la folie.
Durée
  1 heure 40
Nombre de personnages
  4 femmes, 1 homme  Pour en savoir plus sur la distribution
Extrait
  « MARCEL :  Allez-vous me reprendre avec vous autres? Allez-vous recommencer comme avant? Thérèse berce son frère. /THÉRÈSE : Ça me fait peur quand tu parles comme ça, Marcel! À qui tu parles comme ça? »
Revue de presse
  « Encore un fois, Michel Tremblay a su faire côtoyer le trivial et le tragique. […] Dans cette pièce, Michel Tremblay se tient bien près du modèle tragique, sobre, simple où le dialogue entre deux personnages, commenté par un chœur, constitue l’action. Plus précisément, Tremblay mène habilement à travers ce dialogue, truffé de monologues poignants dont il a le secret. » Louise Vigeant, Cahiers de théâtre Jeu, n°64, septembre 1992.
« Le texte dévoile à point nommé les secrets des personnages. L’intrigue est simple et concentrée et on ne s’ennuie pas une seconde durant ce spectacle très poétique où le lyrisme, en contrariant le sordide, affirme le pouvoir équilibrant de l’imaginaire. » Jean St-Hilaire, Le Soleil, 11 septembre 1992.
« Michel Tremblay a écrit un texte qui rejoint, par sa saveur tragique et son parti pris pour l’imaginaire, ses pièces les plus marquantes. […] Une œuvre […]où la poésie simple mais touchante de Tremblay adoucit la détresse des personnages. Marcel poursuivi par les chiens reste un Tremblay de grand cru. » Luc Boulanger, Voir, du 11 au 17 juin 1992.


 
Nelligan [1989-1990] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 1990) , opéra; avec la collaboration d'André Gagnon pour la musique
Création
  Opéra de Montréal, février 1990
Résumé
  Opéra en deux actes. Montréal, 1941. Hôpital Saint-Jean-de-Dieu. Émile Nelligan, interné depuis une quarantaine d'années, revit la trop courte période pendant laquelle il avait pu créer. Dans « une ville provinciale aux confins d'une province ignorante », pris entre un père irlandais, homme de principes méprisant le talent de son fils, et une mère canadienne-française adorée dont il a fait siennes la langue et la culture, le jeune Émile fait face à l'incompréhension de son milieu et au mépris dans lequel on tenait ceux qui déviaient des us et coutumes de l'époque.
Genre
  Opéra pop
Durée
  2 heures 30
Nombre de personnages
  5 femmes, 7 hommes et 2 chœurs
Extrait
  « ÉMILIE, très doucement, Un père anglais. Une mère française. Des enfants forcés à choisir entre leur père et leur mère. Une famille coupée en deux dès le départ, vouée à l’échec. Tu as essayé d’élever Émilie en anglais, my poor David, mais il se mettait au français dès que tu passais la porte. Est-ce de ça que tu veux le punir? Est-ce le poète que tu veux enfermer dans une institution ou un fils indigne de l’Irlande? Your son, a (french) poet! A french poet! »

 
La maison suspendue [1989] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 1990)
Création
  Compagnie Jean Duceppe, 12 septembre 1990
Traductions
  - Traduit en anglais par John Van Burek sous le titre de La Maison Suspendue (English translation) [1990] (Talonbooks, Vancouver, 1990)
Canadian Stage, Toronto, 30 novembre 1990
Résumé
  Un couple, Jean-Marc et Mathieu, vient passer ses vacances d'été avec le fils de ce dernier, Sébastien, 11 ans, dans un chalet des Laurentides, autrefois maison familiale. En ouvrant la porte, Jean-Marc retrouve ses racines. La maison de 1910 vibre à nouveau aux accents du conteur Josaphat-le-violon et aux anxiétés de sa compagne et sœur Victoire, qui ne veut pas partir pour la ville afin d'éviter à leur fils Gabriel de grandir loin de la nature. La maison de 1950 tremble sous les affrontements d'Édouard, qui accepte de vivre sa marginalité sexuelle à l'aide du rêve, et de sa sœur Albertine, qui refuse l'imaginaire dans sa vie. Jean-Marc arrivera à réconcilier le passé familial et sa nouvelle famille.
Durée
  1 heure 30
Nombre de personnages
  3 femmes, 5 hommes et 1 garçon (jouant les rôles de 3 enfants de 11 ans)  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « JEAN-MARC : J'ai acheté tous ces souvenirs-là pour les empêcher de sombrer dans l'indifférence générale. / MATHIEU, tout bas : Pis pour les ressusciter? / JEAN-MARC : En tout cas, pour m'aider à essayer. J'aurai pas assez de tout un été… / MATHIEU : T'es sûr de pouvoir passer deux mois tout seul ici? / JEAN-MARC : Non. »
Revue de presse
  « Michel Tremblay a misé juste : comme s’il avait tout dit pour tout le monde. Jamais il n’a été aussi complet, total et jamais je n’ai autant aimé une de ces œuvres et ce, sans aucune espèce de restriction. Tremblay qui ne travaille jamais avec des recettes, a choisi, cette fois-ci, l’harmonie, le moment présent et l’espoir. […] Un rythme parfait, un équilibre édifiant dans le texte et la construction de l’intrigue et surtout une incroyable unité qui rassemble tous les personnages. Comme si l’histoire se répétait continuellement, comme si l’histoire du monde se jouait dans une petite maison d’enfant. » Jean Beaunoyer, La Presse, 18 septembre 1990.
« L’espoir, dans l’œuvre de Tremblay, s’est déplacé. Alors qu’il prenait racine dans la révolte et s’entêtait dans une difficile accession à la liberté chez une Pierrette ou une Carmen, il reposerait aujourd’hui sur un resserrement des liens familiaux, et le partage de la tendresse. » Louise Vigeant, Cahiers de théâtre Jeu, n°58, mars 1991.1.


 
Le vrai monde? [1986] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 1987; Actes sud - Papiers/Leméac Éditeur, avec 9 autres pièces du même auteur, sous le titre Michel Tremblay, Théâtre 1, 1991)
  Télévision de Radio-Canada, 1991
Création
  Coproduction du Théâtre du Rideau Vert et du Centre national des Arts, 2 avril 1987
Traductions
  - Traduit en anglais par Bill Glassco et John Van Burek sous le titre de The Real World? [1988] (Talonbooks, Vancouver, 1988)
Tarragon Theatre, Toronto et 24 mai 1988
- Traduit en russe par Larissa Ovadis sous le titre de Vzapravdachnyi mir? [2007] (in Sovrémiennaya Canadskaya Dramaturguiya / Dramaturgie canadienne contemporaine, Maison d'édition de la Confédération internationale des Unions de théâtre, Moscou, 2007)
Résumé
  À 23 ans, Claude rêve de devenir écrivain. Sa première pièce met en scène trois personnages qui portent les noms de son père, de sa mère et de sa sœur, auprès desquels il a puisé son inspiration. Ses personnages prennent vie et côtoient leurs modèles; une fascinante confrontation s'ensuit, où s'agitent le double fond des choses, la multiplicité des perceptions et des réalités. Où est le vrai monde lorsque chacun crie au mensonge?
Durée
  2 heures
Nombre de personnages
  4 femmes, 3 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution
Extrait
  « CLAUDE : Même si chus de bonne foi? / MADELEINE 1 : Tu peux pas être de bonne foi. Parce que t'es pas nous autres… / CLAUDE : C'est là que tu te trompes, maman… Écoute… Veux-tu m'écouter juste un peu? ( Madeleine 1 s'asseoit à côté de Claude.) J'ai toujours eu une grande facilité… à me glisser à l'intérieur des autres. À les sentir. J'fais ça depuis toujours. Vous autres, vous appelez ça de l'espionnage… Moi, j'appelle ça vivre. (…) »
Revue de presse
  « Michel Tremblay ose maintenant mettre son théâtre en doute et se demander, devant public, où est la vérité dans ce que, parmi tout le non-dit qu’il a observé chez ses modèles, il a senti, poursuivi ou amplifié.[…] Règlement de comptes avec l’univers familial, Le vrai monde? est un aussi grand règlement de compte avec le théâtre lui-même. Tremblay y joue, par le subterfuge de personnages qui seraient "vrais" et "faux", une très haute variation sur ce que le théâtre offre à l’écrivain, un champ dangereux et miné sur ce que le théâtre offre avec risques et périls, mais au bout duquel seule l’honnêteté, dans cet art du mensonge et ce monde de fiction, constitue un but. Il l’a visé, ce point d’horizon, il l’a parfaitement atteint. » Robert Lévesque, Le Devoir, 6 avril 1987.
« Pièce "pirandellienne", construite avec le génie orchestral de l’auteur[…]. Il s’agit d’une des grandes œuvres de Tremblay, parmi les plus pures mais aussi les plus chargées de rage. » Robert Lévesque, Le Devoir, 8 septembre 1988.
« L’éblouissement, l’enchantement. Avec Le vrai monde?, Michel Tremblay nous honore d’une grande pièce, d’une très grande œuvre. Cette œuvre, c’est un peu la bulle qui englobe toutes les autres de ses vingt et quelques années d’écriture. Il se résume sur motivations et procédés d’auteur, il les passe au laminoir. Avec une émouvante honnêteté et une profonde vision, il appose un bémol de sagesse à sa "querelle d’amoureux avec le monde", pour reprendre le mot du poète Robert Frost. […] Il s’explique ici dans une pièce d’une troublante incandescence. Magie du drame. Magie enveloppante d’un bras de fer entre la vérité et le mensonge, entre la création et la machination. Théâtre dans le théâtre.[…] Tremblay assemble ici une mécanique impérieuse. » Jean St-Hilaire, Le Soleil, 8 décembre 1988.
« Avec son point d’interrogation: Le vrai monde? est une pièce où l’auteur interroge son double, son théâtre. […] Tremblay nous a donné un monde vrai à travers un monde de mensonges. Une réalité à travers ses rêves. Oui Tremblay se révèle et nous révèle dans ses mensonges. Et cela est d’autant plus beau, dans Le vrai monde?, qu’il le fait avec un jeu de formes qui ne se sent presque pas… » André-G. Bourassa, Lettres Québécoises, n°48, hiver 1987-1988.
« Là où se situe toute la force de l’auteur, c’est dans son habileté à démontrer les mécanismes de la création artistique. Dans le balancier de l’influence, entre la société et l’imaginaire […]. » André Dionne, Lettres Québécoises, n°47, automne 1987.
« L’écriture de Tremblay atteint sa pleine maturité […]. » Robert Lévesque, Le Devoir, 16 avril 1987.


 
L'impromptu des deux Presse [1985] Pour en savoir plus sur la publication
  (in 20 ans, CEAD / VLB Éditeur, 1985, disponible au CEAD)
  Ce texte a été présenté en lecture publique par le Théâtre d'Aujourd'hui, en collaboration avec le Cead, le 27 janvier 1986.
Création
  New Play Center (Vancouver), été 1986
Résumé
  L'auteur à 20 ans rencontre l'auteur à 40 ans. En échangeant leurs deux exemplaires de La Presse, ils dressent un bref bilan de l'évolution politique et artistique du Québec de 1965 à 1985.
Genre
  Impromptu
Durée
  20 minutes
Nombre de personnages
  2 hommes (0F2H)
Extrait
  « L'AUTEUR À VINGT ANS : Maudite pièce de cul… Ça marchera jamais! Pis même si je la finis… j'saurai pas quoi faire avec… j'saurai pas à qui l'envoyer… Qui c'est que ça va intéresser, quinze femmes qui collent des timbres! »

 
Le gars de Québec [1985] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 1985)
Création
  Compagnie Jean Duceppe, 30 octobre 1985
Résumé
  En 1952, Sainte-Rose de Lima est sans doute le seul village « rouge » du Québec. Or, on annonce l'arrivée d'un haut fonctionnaire, émissaire spécial du gouvernement « bleu ». La panique s'empare des habitants.
Genre
  Comédie
Durée
  2 heures
Nombre de personnages
  3 femmes, 9 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution
Extrait
  « ANNE-MARIE PETIT : Voyons donc, Marie-Antoine… On ne lui en discute pas avec les invités, tu le sais bien! (Oubliant son français:) Monsieur Lalonde sait plus que toé que c'est qu'y fait pis que c'est qu'y fait pas! (À Lalonde:) J'espère que vous l'excus'rerez… Il faut toujours qu'elle mette son grain de sucre… / MARIE-ANTOINE PETIT : De sel, maman! Son grain de sel! »

 
Albertine, en cinq temps [1983] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 1984; Actes sud - Papiers/Leméac Éditeur, avec 9 autres pièces du même auteur, sous le titre Michel Tremblay, Théâtre 1, 1991)
Création
  Coproduction du Centre national des Arts et du Théâtre du Rideau Vert, 12 octobre 1984
Traductions
  - Traduit vers l'espagnol pour le Vénézuela par Jose Dominguez sous le titre de Albertina en cinco tiempos (adaptation vénézuélienne)
- Traduit en allemand par Andreas Jandl sous le titre de Albertine [2002]
- Traduit en anglais par Linda Gaboriau sous le titre de Albertine in Five Times [2009] (Talonbooks, Vancouver, 2009)
Shaw Festival, June 24, 2009
- Traduit en anglais par Bill Glassco sous le titre de Albertine in Five Times [1986] (Talonbooks, Vancouver, 1986)
Tarragon Theatre (Toronto), 1986
- Traduit en catalan par Jaume Melendres sous le titre de Albertine, en cinc temps (version catalane) [2000]
Cette traduction a été présentée en lecture publique, lors d'un événement intitulé Teatro del Quebec, organisé par Copec Cultura de Catalunya, Departament de Cultura, le gouvernement du Québec, en association avec l'Institut del Teatre, le Teatre Nacional de Catalunya et le Teatre Lliure, en échange avec le CEAD, le 14 février 2000 à l'Institut del Teatre et à Barcelone.
- Traduit en espagnol pour le Chili par Gerardo Sanchez sous le titre de Albertina en cinco tiempos (version chilienne)
- Traduit en anglais pour l'Écosse par Martin Bowman et Bill Findlay sous le titre de Albertine in Five Times (version écossaise) [1997]
- Traduit en espagnol par Lidia Vazquez sous le titre de Albertina et en cinco tiempos (version pour l'Espagne) [2001]
- Traduit en espagnol pour le Mexique par Rafael Segovia sous le titre de Albertina en cinco tiempos (version mexicaine) [1995]
Résumé
  Arrivée au bout d'une vie... ratée, une septuagénaire du plateau Mont-Royal ressasse les moments marquants de son existence. Cinq comédiennes mettent en chair cette Albertine dépossédée, à cinq âges de sa vie, entre trente et soixante-dix ans. Cinq Albertine donc, qui dialoguent entre elles et avec Madeleine, « leur » sœur, tout à fait différente.
Durée
  1 heure 30
Nombre de personnages
  6 femmes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « MADELEINE : Conte-lé pas si tu veux pas… / ALBERTINE À 70 ANS : C'est tellement difficile. / ALBERTINE À 30 ANS : On dirait qu'on est tu-seules, tou'es deux, dans le monde… / ALBERTINE À 70 ANS : Y fait tellement noir, tout d'un coup… / ALBERTINE À 60 ANS : Ça donne envie de chuchoter… / ALBERTINE À 40 ANS : Non, ça donne envie de tout détruire! »
Revue de presse
  « Le génie de Tremblay, c’est d’avoir donné un personnage distinct à chacun des âges d’Albertine. Cinq Albertine. Comme les voix discordantes d’un quintette, qui se choquent et s’entrechoquent. Toute une vie en flash-back. » Carole Schinck, TV 7 jours, du 4 au 10 mars 2000.
« Martine Beaulne a été a rapidement été séduite par cette œuvre de Michel Tremblay, qu’elle qualifie de tragédie contemporaine. «Sa structure évoque la composition du chœur grec. C’est une pièce magnifiquement écrite de laquelle se dégage un rythme musical particulier. […] Albertine, c’est un concerto à cinq voix. » Eza Paventi, Cahiers de théâtre JEU, n°83, Juin 1997.
« Albertine, en cinq temps est le chef d’œuvre de l’auteur des Belles-sœurs. On y trouve, dans le tissu d’un seul personnage, l’ensemble de la tragédie "tremblayenne", et si cette pièce est si forte, si importante – et reprise dans toute sa plénitude –, c’est que Tremblay a su avec une maestria prodigieuse (fantastique chassé-croisé d’une femme avec ses différentes elles-mêmes) arquer définitivement sa pièce entre la pureté de la tragédie grecque et la déliquescence de la tragédie beckettienne. » Robert Lévesque, Le Devoir, 11 octobre 1995.
« La partition textuelle [d’Albertine, en cinq temps] choisit de suivre la conscience démultipliée et tendue comme un arc de cette femme perpétuellement en quête du sens à donner à sa vie. Le coup de génie de l’auteur a été de tresser les voix des différents âges d’Albertine, qui deviennent ainsi la vivante machine à introspection d’une existence tiraillée entre la rage et la culpabilité, la protestation d’innocence et le besoin de comprendre, la résignation et la révolte.[…] Albertine fait le bilan de sa vie et, ce faisant, elle transcende son existence propre, se hisse au niveau universel de l’être traqué face au vide. » Gilbert David, Le Devoir, 7-8 octobre 1995.
« Comment un jeune auteur (à l’époque) peut-il raconter le devenir d’une femme, avec une telle vérité? C’est inouï. Albertine du Québec? Sûrement mais a bien y regarder de après, une Albertine universelle […] » Jean Beaunoyer, La Presse, 7 octobre 1995.
« Ne lésinons pas sur les mots : onze ans après sa création, Albertine, en cinq temps s’impose comme le chef-d’œuvre de Michel Tremblay : sa pièce dont la forme est la plus aboutie, et où le propos trouve son accomplissement le plus émouvant. Cette introspection sensible et âpre dans la vie d’une femme est sertie dans une structure imparable, audacieuse sans formalisme, complexe sans tarabiscotage. Jamais Tremblay n’avait autant élevé la misère de vivre au rang de grand art. La douleur atteint ici une pureté nue. Pas de pathétisme chez cette survivante "qui n’a jamais su pleurer", mais un fond de dureté sans complaisance sur lequel la souffrance se détache avec plus de netteté et de puissance. Tour de force de ce texte, qui atteint une telle magnitude dans l’évocation d’un drame raconté en différé. L’idée de base est brillante. […] Tremblay y porte à son paroxysme son don pour l’exploration de la psyché féminine. […] Tremblay a composé un magnifique oratorio de la douleur. […] Le texte transcende le lot de la femme opprimée socialement. » Marie Labrecque, Voir, du 12 au 18 octobre 1995.
« L’œuvre de Tremblay touche au tragique et à l’universel par cet enchaînement des destinées entre elles. » Marie-Christine Lesage, Cahiers de théâtre JEU, n°70, mars 1994.
« Un génie de l’écriture éblouissant. [… Michel Tremblay] joue encore davantage et par un sublime talent avec le temps et l’espace. » Léonce Gaudreault, Le Soleil, 8 juin 1985.
« Ce théâtre [est] entièrement bâti sur l’émotion, vraie, directe, sans le secours de la distanciation ou de l’analyse – la manière Tremblay en somme –. » Robert Lévesque, Le Devoir, 30 novembre 1988.
« L’écriture théâtrale de Tremblay, depuis les Les belles-sœurs, suit un lent cheminement qui du réalisme mène à l’impressionnisme. Avec Albertine, en cinq temps il ne garde que des taches de réalisme, des répliques vives, crues, qui alors que la pièce avance sans action véritable, sans unité autre que le temps de la représentation, sans moteur autre que la rage d’Albertine qui se répercute de l’une à l’autre, construisent une architecture de l’émotion à nulle autre pareille. Une architecture où le senti remplace le construit. Tel une quintette à cordes, les cinq voix d’Albertine se rejoignent, se dénouent, s’enchevêtrent, se fuient, se retrouvent, s’isolent pour ne s’unir qu’une seule fois, à la fin, en un soupir à peine perceptible où à travers les temps, peut-être, elles sont telles qu’en elles mêmes la vie les a faite unique, seule. […]Michel Tremblay n’a jamais atteint aussi clairement cette illustration de "l’interdit d’exprimer" qui sous-tend son œuvre. Avec une écriture d’une formidable précision dans l’émotion, qui forme comme des pans de vie qui s’ajoutent, se complètent en autant de rythmes comme une musique qui va du moderato au scherzo, il amène les personnages à s’offrir au spectateur dans une zone où plus rien de les libère. Sa dernière est sa première grande tragédie. » Robert Lévesque, Le Devoir, 17 novembre 1984.
« Chef-d’œuvre, œuvre capitale, nécessitant la pleine maîtrise de son art. Perfection. Nous retrouvons toutes ces qualités dans Albertine, en cinq temps. Tremblay démontre que la structure d’une création théâtrale n’a plus de secret pour lui. […] Une grande pièce, une pièce capitale sur la condition de la femme écrite par un homme, une pièce universelle, un grand et beau texte. » Raymond Bernatchez, La Presse, 17 novembre 1987.


 
Les anciennes odeurs [1981] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 1981; Actes sud - Papiers/Leméac Éditeur, avec 9 autres pièces du même auteur, sous le titre Michel Tremblay, Théâtre 1, 1991)
Création
  Théâtre de Quat'Sous, 4 novembre 1981
Traductions
  - Traduit en anglais par John Stuart Stowe sous le titre de Remember me [1984] (Talonbooks, Vancouver, 1984)
Manitoba Theatre Centre, Winnipeg, 11 janvier 1984
Résumé
  Alors que son père est en phase terminale à l'hôpital, un jeune comédien vient chercher réconfort auprès de l'amant qu'il a quitté après quelques années de vie commune. Ce sera pour eux l'occasion de dresser un bilan lucide de leur relation et de leur vie respective.
Durée
  1 heure 30
Nombre de personnages
  2 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution
Extrait
  « LUC, doucement : J't'admire, Jean-Marc, pis si tu te mets dans la tête de me prouver ta médiocrité, j'ai ben peur que t'en sois capable même si j'considère que c'est faux, pis j'vas toutte faire pour l'éviter. »
Revue de presse
  « La pièce se rapproche déjà de la confidence tant elle s’en tient aux dialogues intimes, presque chuchotés de bouche à oreille, avec des éclats plus bruyants quand ils ne peuvent plus être contenus. » Vincent Desautels, Voir, du 16 au 22 mars 1996.
« Pièce intimiste […] et premier pas d’une entreprise de banalisation de l’homosexualité. » Rémy Charest, Le Devoir, 8 mai 1995.
« Michel Tremblay vient de s’affirmer dans un nouveau cycle qui, loin des certitudes des comportements passés, interroge un devenir plein de hasards et ces interrogations portent le germe d’une vie passionnante à recommencer. » André Dionne, Lettres Québécoises, n°25, printemps 1983.


 
Les grandes vacances [1981]
  en collaboration avec le Théâtre de l'Œil
Création
  Théâtre de l'Œil, 10 septembre 1981
Résumé
  Sur un ton qui tient à la fois du guignol et du burlesque, cette comédie dramatique propose une réflexion sur la commercialisation de la mort, vidée de son sens, de son humanité et de sa dimension de deuil par ceux qui en tirent le plus de profit : les entrepreneurs de pompes funèbres.
Durée
  1 heure 30
Nombre de personnages
  10 marionnettes (5 féminines, 4 masculines et 1 chien)
Extrait
  « LE JUMEAU : Faites-vous en pas, a’trouvera ben obèse qui va vouloir d’elle... (Le père et la mère le regardent.) / LA MÈRE : On sait ben, toi, t’es maigre comme un clou... (Le garçonnet éclate de rire...) / LE GARÇONNET : Maigre comme clou : (Il se plante sous le nez de son frère.) Si j’avais un marteau, là, j’te planterais dans le mur. / LA MÈRE : Y’est-tu cute... Y’a toujours des idées, celui-là... Tu me donnes le goût de te mordre... »

 
L'impromptu d'Outremont [1979] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 1980)
Création
  Théâtre du Nouveau Monde, 11 avril 1980
Traductions
  - Traduit en allemand par Hanspeter Plocher sous le titre de Requiem Für Mama [1993] (Eigenverlag, 1993)
Romanistentheater der Universitæt Augsburg, février 1993
- Traduit en anglais par John Van Burek sous le titre de The Impromptu of Outremont [1980] (Talonbooks, Vancouver, 1981)
Arts Club Theatre (Vancouver), 1980
Résumé
  Quatre sœurs fêtent l'anniversaire de l'une d'entre elles. Cette réunion provoque un affrontement, met en évidence leur opposition et rappelle leur vie décevante. Comédie de mœurs et drame bourgeois, mais aussi plaidoyer où l'auteur exprime, à travers ses personnages, ses vues sur la culture et le théâtre.
Durée
  1 heure 45
Nombre de personnages
  4 femmes  Pour en savoir plus sur la distribution
2 chansons
Extrait
  « FERNANDE : Il reste plus d'Outremont en toi que je ne le pensais! / LORRAINE, ironique : En effet, la quétaine et la femme du monde se livrent en moi un dur combat… / FERNANDE : D'après ce que je peux voir par tes agissements, c'est la quétaine qui gagne! / LORRAINE : J'espère bien! »
Revue de presse
  « L'impromptu d’Outremont possède, au-delà de sa structure particulière, une dimension politique. » Martial Dassylva, La Presse, 5 avril 1980.
« L'impromptu d’Outremont marque une rupture culturelle et émotive dans l’œuvre de Michel Tremblay. De l’Est de Montréal à Outremont, il passe du monde populaire au monde bourgeois. »Lettres Québécoises, automne 1980.
« Tremblay a voulu confronter deux types de culture, la culture élitiste à la culture populaire. » Johanne Beaudry, Le Devoir, 24 mai 1980.


 
Damnée Manon, sacrée Sandra [1976] Pour en savoir plus sur la publication
  (suivi de Surprise! Surprise!, Leméac Éditeur, 1977; Actes sud - Papiers/Leméac Éditeur, avec 9 autres pièces du même auteur, sous le titre Michel Tremblay, Théâtre 1, 1991)
Création
  Théâtre de Quat'Sous, 24 février 1977
Traductions
  - Traduit en anglais par John Van Burek sous le titre de Damnée Manon, Sacrée Sandra (English translation) [1979] (Talonbooks, Vancouver, 1981)
The Arts Club Theatre (Vancouver), 19 avril 1979
Résumé
  Les monologues entrecroisés de Manon, bigote au service de Dieu, et de Sandra, travesti au service du sexe, se fondent puis se confondent. Langages et êtres opposés mais complémentaires, car les protagonistes réalisent qu'ils partagent un même passé, que leur avenir commun s'appelle désespoir et qu'ils sont l'un et l'autre des personnages issus de l'imagination d'un tiers.
Durée
  1 heure 30
Nombre de personnages
  1 femme, 1 homme  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « MANON : J'me sus rendue compte par moé-même que c'est vrai que le bon Dieu existe! | SANDRA : J'vois vraiment rien d'autre que le cul pour me garder en vie. »
Revue de presse
  « Ingéniosité de l’écriture de Tremblay […]. Avec Damnée Manon, sacrée Sandra, Michel Tremblay nous livre un exercice de style très achevé. Dans une technique apparentée à celle de Marie-Lou, le dramaturge trace deux monologues tantôt très rupturés mais le plus souvent divisés en larges passages et toujours s’éclairant. Toute la place est laissée au verbe dense, nuancé et fignolé. » Adrien Gruslin, Le Devoir, 1er mars 1977.8

 
Les héros de mon enfance [1975] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 1976)
  avec la collaboration de Sylvain Lelièvre pour la musique
Création
  Théâtre de Marjolaine, 26 juin 1976
Résumé
  Comédie musicale où les personnages des contes de fées bien connus deviennent modernes et revendiquent des changements dans le cours de leur histoire. Dans un langage piquant et coloré, ils révèlent des dessous de leur personnalité jusqu'alors inconnus et surprenants.
Genre
  Comédie musicale
Durée
  1 heure 30
Nombre de personnages
  6 femmes, 3 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution
13 chansons
Extrait
  « CARABOSSE : Ah! Que ne sommes nous assez puissants pour retrouver ces moments de grâce, ces havres de pureté éblouissante! Tu vois, je suis devenue une vieille cocotte en chasse perpétuelle et toi un nécrophage indécrottable. / LOUP : Non, pas nécrophage, Bobosse… Je n'attends pas que les enfants soient morts pour les manger. Je les gobe tout vivants! / CARABOSSE : C'est mieux? / LOUP : J'ai moins l'impression d'être seul… à cause des hurlements. »

 
Sainte Carmen de la Main [1975] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 1976; Actes sud - Papiers/Leméac Éditeur, avec 9 autres pièces du même auteur, sous le titre Michel Tremblay, Théâtre 1, 1991)
  Présenté à la télévision (Télé-Québec), 9 novembre 1984
A donné naissance à un opéra; musique de Sydney Hodkinson, livret de Lee Devin, créé au Festival de Guelph, printemps 1988
Création
  Compagnie Jean Duceppe, 20 juillet 1976
Traductions
  - Traduit en anglais par John Van Burek sous le titre de Sainte-Carmen of the Main [1977] (Talonbooks, Vancouver, 1981)
Tarragon Theatre (Toronto), 14 janvier 1978
Résumé
  Cette pièce est une parabole aux accents fortement lyriques sur l'aliénation des opprimés. Chanteuse western révoltée, Carmen veut enfin chanter ses propres paroles, réveiller la conscience de son public et ainsi restituer sa dignité au monde de la « Main ». Dans cette entreprise, elle se heurte au cynisme des uns et à l'opportunisme des autres.
Durée
  2 heures
Nombre de personnages
  4 femmes, 3 hommes et un chœur de 12 personnes (6 femmes, 6 hommes)  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « ROSE BEEF : Y paraît que c'est toutes des chansons neuves qu'a fait? / BEC-DE-LIÈVRE : En tout cas c'est ce qu'a m'a dit. / SANDRA : Mais a va quand même chanter ses vieux succès. / BEC-DE-LIÈVRE : Ah, a devrait. Mais a n'a pas parlé. / SANDRA et ROSE BEEF : La nouvelle court… qu' à soir… va être un grand soir. / BEC-DE-LIÈVRE : Oui. À soir va être un grand soir. / BEC-DE-LIÈVRE, SANDRA, ROSE BEEF : J'ai l'impression de me préparer à mourir d'amour. »
Revue de presse
  « Fable musicale sur l’envers du show-business, tragédie antique sur le sort fait au public, donc au peuple, Sainte Carmen de la Main fournit […] l’occasion de montrer le meilleur de Michel Tremblay.» Régis Tremblay, Le Soleil, 11septembre 1993.
« C’est peut-être la pièce politique de l’auteur, mais ce sont surtout les grandeurs et les misères du vrai monde. » L’actualité, 15 septembre 1993.
« L’artiste a donné un miroir à ce peuple qui se croyait minable et il s’est trouvé beau. L’acceptation de soi est le premier pas vers l’autonomie. Carmen, c’est Michel Tremblay qui le premier, nous a jeté au visage un théâtre où nous nous reconnaissions. » Louise Cousineau, La Presse, 5 avril 1980.
« Michel Tremblay a toujours été celui d’une incitation à une libération psychologique et morale, prometteuse d’une "ascension" sociale du moins imaginaire ou apparente […] Cette fois, dans Sainte Carmen de la Main, Michel Tremblay va plus loin. On méprise encore trop les marginaux. Carmen leur chante donc qu’ils n’en sont pas, qu’ils ont le droit de vivre comme tout le monde, qu’ils ne sont ni laids, ni vulgaires, ni sales, qu’au fond d’eux-mêmes, ils sont forts. » André Fortier, Le Devoir, 6 janvier 1979.
« Tremblay continue de liquider le règne familial et social, avec son inévitable arrière-plan religieux que signalent le titre et la mission apostolique de Carmen. » Gilbert David, Cahiers de théâtre Jeu, n°3, 1976.


 
Bonjour, là, bonjour [1974] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 1974; Actes sud - Papiers/Leméac Éditeur, avec 9 autres pièces du même auteur, sous le titre Michel Tremblay, Théâtre 1, 1991)
  Adapté pour la télévision, Radio-Canada, 1993
Création
  Compagnie des Deux Chaises, 22 août 1974
Traductions
  - Traduit en anglais par Bill Glassco sous le titre de Bonjour, là, bonjour (English version) [1975] (Talonbooks, Vancouver, 1975; version révisée en 1986)
Tarragon Theatre (Toronto), 1er février 1975
Résumé
  Révélé par la juxtaposition de conversations simultanées, l'amour incestueux d'un frère et d'une sœur. Quand Serge revient, après une absence de trois mois, il retrouve, inchangés, les problèmes de ses tantes hypocondriaques, de son père sourd laissé à la merci de celles-ci et de ses autres sœurs, pour qui il est un objet de désir. Il décide, malgré toutes les objections, de vivre au grand jour son amour pour sa sœur Nicole.
Durée
  1 heure 30
Nombre de personnages
  6 femmes, 2 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution
Extrait
  « ARMAND : Pis c't'après-midi-là, Serge tu m'a faite le plus beau cadeau, peut-être sans t'en rendre compte... / CHARLOTTE : ...pis j'vas la laisser mourir là! / ARMAND : T'en rappelles-tu de c'que t'as faite? / CHARLOTTE : Tant pire pour elle! / ARMAND : Nicole v'nait juste de s'acheter son stéro... / GILBERTE : C'est comme les commerciaux...  / ARMAND : ...tu m'as emmené dans le salon... Tu m'as assis dans monfauteuil... / GILBERTE : Y'essayent de nous faire accroitre toutes sortes de niaiseries, là... / ARMAND : ...pis tu m'as dit... / GILBERTE : Y nous prennent pour des épais... / ARMAND :  " Écoute ben ça, popa! " / GILBERTE : C'est vrai! Voir si tout c'qu'y disent est vrai! Voyons donc! /  ARMAND : Pis t'as mis un record sur le pick-up... »
Revue de presse
  « Bonjour, là, bonjour est une pièce sur la difficulté que représente quelque chose comme la communication. […]Bonjour, là, bonjour est composée comme une pièce musicale. Tantôt l’ensemble est harmonique, tantôt il est dissonant. Seules les femmes exercent le contre point, que ce soit durant un crescendo ou un mouvement plus lent. Toutes ces voix, tous ces personnages se confondent comme s’ils ne s’entendaient pas parler, comme s’ils cherchaient à dire l’indicible. La langue qu’ils parlent est surhumaine, voire inhumaine. En ce sens, leur langage est vraiment théâtral. Ce ne sont pas des sujets présents mais l’absence de sujet qui parle. » Rose, Continuum, 7 octobre 1991.
« Dans cette pièce, Michel Tremblay a non seulement décrit la condition des quartiers populaires, mais aussi une condition universelle, et c’est pour cette raison que l’on apprécie l’œuvre. » Sarah Canta, Scenario, 3 décembre 1987.
« L’amour littéralement inavouable est au cœur de Bonjour, là, bonjour. Le secret y réunit l’inceste et l’amour filial, qui veulent tous deux se vivre au grand jour mais aussi, dans une certain mesure, demeurer cachés. » Hervé Guay, Le Devoir, 15 septembre 1997.
« La parole est un outil à double tranchant. Elle peut masquer autant que dire; détruire autant qu’offrir. Pour les personnages de Tremblay, la parole sert généralement à crier leur impuissance, à nommer leur amertume, encore et encore, à tourner en rond, lucidement, dans le cercle étouffant de leur vie. Rarement à communiquer, à dialoguer avec l’autre. Le langage est un cercle vicieux. » Marie Labrecque, Voir, du 18 au 24 septembre 1997.


 
Surprise! Surprise! [1974] Pour en savoir plus sur la publication
  (précédé de Damnée Manon, sacrée Sandra, Leméac Éditeur, 1977; Actes sud - Papiers/Leméac Éditeur, avec 10 autres pièces du même auteur, sous le titre Michel Tremblay, Théâtre II, 2006)
Création
  Théâtre du Nouveau Monde, 15 avril 1975
Traductions
  - Traduit en anglais par John Van Burek sous le titre de Surprise! Surprise! [1975] (in La Duchesse de Langeais & Other Plays, Talonbooks, Vancouver, 1976)
St. Lawrence Centre (Toronto), 30 octobre 1975
Résumé
  Une surprise-partie organisée par téléphone vire au mal de tête quand une étourdie se trompe de numéro et convoque une autre Madeleine à la fête. Non seulement ce n'est pas son anniversaire, mais c'est l'ennemie jurée de la Madeleine jubilaire. Bien sûr, il est trop tard pour faire marche arrière. La surprise-partie va en être toute une!
Genre
  Comédie, comédie noire
Durée
  45 minutes
Nombre de personnages
  3 femmes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « JEANNINE : Ben, c'est sa fête aujourd'hui, on est pas pour attendre à Pâques! / LAURETTE : C'est pas ça que j'voulais dire! On aurait pu attendre une fin de semaine. Ça nous aurait donné plus de temps pour se préparer… / JEANNINE : Non, non, on y fait ça aujourd'hui, sans ça, ça compte pas… Pis on y fait au souper parce que les filles veulent se coucher de bonne heure… »
Revue de presse
  « Une structure en chassé-croisé, qui transforme de simples conversations téléphoniques en une absurde confrontation, et des dialogues vifs et piquants, chargés d’une folle ironie, tirent la pièce du côté de la comédie, même si ’on comprend que le rire engendré débouche plutôt sur le noir. Tremblay reste fidèle à ses préoccupations habituelles. On est dans un univers de femmes qui subissent la mesquinerie quotidienne, emprisonnées, malgré les heures passées au téléphone, dans les rets de l’incommunicabilité. » Philip Wickham, Cahiers de théâtre JEU, n°69, décembre 1993.
« Au-delà de la comédie, c’est la musicalité ainsi que le rythme de ce texte qui fascinent. » Luc Boulanger, Voir, du 28 octobre au3 novembre 1993.
« Dans cette courte pièce, Tremblay fait preuve comme d’habitude d’une verve et d’un humour bien personnels, par moments féroces, mais dont la puissance comique est toujours extraordinaire. » Martial Dassylva, La Presse, 16 avril 1975.


 
Hosanna [1971-1972] Pour en savoir plus sur la publication
  (suivi de La duchesse de Langeais, Éditions Leméac, 1973; Actes sud - Papiers/Leméac Éditeur, avec 9 autres pièces du même auteur, sous le titre Michel Tremblay, Théâtre 1, 1991)
Création
  Théâtre de Quat'Sous, 10 mai 1973
Traductions
  - Traduit en anglais par Bill Glassco et John Van Burek sous le titre de Hosanna (English translation) [1974 | 1987] (Talonbooks, Vancouver, 1974)
Tarragon Theatre (Toronto), 15 mai 1974
Résumé
  Claude Lemieux, alias Hosanna, croit réaliser le rêve de sa vie en se travestissant en Elizabeth Taylor dans « Cléôpatre ». Profondément blessé par un mauvais tour des autres travestis, il fait un triste retour sur lui-même, sur son amant et sur le monde clinquant dans lequel ils vivent. Allant au bout de sa vérité, il veut non seulement accepter son homosexualité, mais son identité propre dans un univers réel, hors de toute fiction.
Durée
  1 heure 30
Nombre de personnages
  2 hommes
Extrait
  « HOSANNA : Que c'est que tu peux ben connaître des guidounes… En as-tu seulement déjà approché une assez pour la sentir? / CUIRETTE : La grande Paul-de-Joliette, a sentait ça, elle aussi. Pis j'l'ai sacrée là. Chus jamais retourné avec parce qu'a m'donnait mal au cœur. / HOSANNA : La pauvre! A l'a ben dû brailler un gros trente secondes! C'était quoi son vrai nom, à ta Paula-de-Joliette? Paul-Émile? »
Revue de presse
  « Hosanna est l’une des créations les plus jouées à travers le monde. Bien qu’il date de 1973, ce drame a pris peu de rides parce qu’il aborde le thème de l’identité sexuelle, celle des hommes. » Gorette Linhares, Le Canada Français, 6 décembre 2000.
« On redécouvre dans cette confrontation drôle et cruelle, émouvante et prenante, l'une des meilleures œuvres de Tremblay. Un duo d’une grande force, avec une montée dramatique très maîtrisée, où les personnages devront peu à peu se dépouiller de leurs illusions et se voir enfin tels qu’ils sont. Une quête d’identité qui débouche sur la tendresse. » Marie Labrecque, Voir, du 31 janvier au 2 février 1991.
« Un drame d’amour et de haine, de désir et de faiblesse, une misérable mascarade contemporaine où Michel Tremblay se découvre le cousin d’Albee, de Fellini et de bien d’autres. » Pierre Nepveu, Cahiers de théâtre Jeu, n°22, 1982.1.


 
Demain matin, Montréal m'attend [1970-1972] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 1972; Actes sud - Papiers/Leméac Éditeur, avec 10 autres pièces du même auteur, sous le titre Michel Tremblay, Théâtre II, 2006)
  avec la collaboration de François Dompierre pour la musique
Création
  Terre des Hommes, 4 août 1970 (première version); Compagnie des Deux Chaises, 16 mars 1972 (version finale)
Résumé
  Comédie musicale décrivant le monde du music-hall : ses vedettes, ses victimes, ses réussites, ses déboires. Louise veut quitter son village de Saint-Martin pour faire carrière, comme sa sœur Lola Lee, dans la chanson à Montréal. Sentant la concurrence, celle-ci tentera de lui faire perdre ses illusions.
Genre
  Comédie dramatique musicale
Durée
  2 heures
Nombre de personnages
  40 personnages (22 femmes, 18 hommes, et 6 danseurs, pouvant être joués par 14 femmes et 11 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
20 chansons

Chorégraphies
Extrait
  « LOLA LEE : C'est ça, la piasse! Toujours la piasse! On dirait que vous faites c'te métier-là rien que pour la piasse, vous autres! / UNE FILLE : Ben certain! / LOLA LEE : À votre âge, moé, à votre âge, j'faisais dix fois moins d'argent que vous autres pis j'travaillais dix fois plus fort! / UN GARÇON : Tiens, v'là le long playing qui recommence! / LOLA LEE : Pis mes shows, j'les faisais proprement. / UNE FILLE : Ça, on n'était pas là pour le voir… »

 
À toi, pour toujours, ta Marie-Lou [1970] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 1971; Actes sud - Papiers/Leméac Éditeur, avec 9 autres pièces du même auteur, sous le titre Michel Tremblay, Théâtre 1, 1991)
Création
  Théâtre de Quat'Sous, 29 avril 1971
Traductions
  - Traduit en anglais par John Van Burek sous le titre de Forever Yours, Marie-Lou [1972 | 1990] (Talonbooks, Vancouver, 1975)
Tarragon Theatre (Toronto), 4 novembre 1972
Résumé
  Devenue chanteuse western, Carmen vient visiter sa sœur Manon qui est obsédée par la mort tragique de leurs parents, survenue dix ans auparavant. Entremêlant passé et présent, la pièce fera momentanément revivre le cauchemardesque univers familial dont Carmen est parvenue à s'affranchir.
Genre
  Tragédie
Durée
  1 heure 30
Nombre de personnages
  3 femmes, 1 homme  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « MARIE-LOUISE: Tu m'as faite tellement mal! J'arais voulu hurler, mais ma mère m'avait dit de serrer les dents! […] Si c'est ça, le sexe, que j'me disais, pus jamais! Jamais! Jamais! »
Revue de presse
  « Une œuvre de maturité, par la lucidité du propos, l’acuité psychologique, la force émotive, la brillante férocité de ces échanges en forme d’uppercuts, la remarquable maîtrise formelle. L’entrelacement du passé et du présent expose cruellement la force de l’inertie sociale, l’héritage pesant du malheur. » Marie Labrecque, Voir, du 29 au 25 septembre 1996.
« Ce chassé-croisé de dialogues, qui ont lieu à dix ans d’intervalle, dénote une maîtrise parfaite de l’écriture et constitue indéniablement l’un des plus saisissants tableaux de l’impasse dans laquelle l’ignorance et l’aliénation peuvent entraîner des êtres. » Louise Vigeant, Cahiers de théâtre JEU, n°81, décembre 1996. « Créée en 1971, À toi, pour toujours, ta Marie-Lou est peut-être la plus emblématique des pièces de Michel Tremblay. Tragédie aux répliques acerbes, qui crie la solitude, la misère, l’ignorance et la peur de l’inconnu, elle montre une société à la croisée des chemins. Entre l’apathie geignarde et la lucidité préludant à une prise en charge de son destin. » Marie Labrecque, Voir, du 5 au 11 septembre 1994.
« On a souvent vu dans À toi, pour toujours, ta Marie-Lou une métaphore du Québec en voie de s’affranchir. » Pierre Cayouette, Le Devoir, 7 et 8 septembre 1996.


 
Trois petits tours (Berthe, Johnny Mangano and his Astonishing Dogs etGloria Star) [1969] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 1972; 1986)
Création
  Radio-Canada, émission «Les Beaux Dimanches», 21 décembre 1969
Traductions
  - Traduit en anglais par John Van Burek sous le titre de Trois Petits Tours (Berthe, Johnny Mangano and his Astonishing Dogs et Gloria Star) (in La Duchesse de Langeais & Other Plays, Talonbooks, Vancouver, 1976)
Résumé
  Trois moments d'une même réalité : les dessous des « folles nuits  » au Cabaret le Coconut Inn. Berthe, la caissière, rêve derrière son guichet de verre, Carlotta fait le bilan de sa vie passée avec Johnny Mangano et ses chiens savants, et l'agent de Gloria Star fait miroiter la gloire aux yeux d'un régisseur incrédule. Portrait de l'envers de la médaille où les désillusions sont au rendez-vous.
Genre
  Comédie dramatique
Durée
  1 heure 30
Nombre de personnages
  8 femmes, 4 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « CARLOTTA : Pis parle-moi en français! Tu le sais que j'comprends rien en anglais pis que j'veux rien comprendre! / JOHNNY, la prenant par le poignet Aie! J'vas te parler dans la langue que je veux pis tu vas toute comprendre, okay? Tu commences à me tomber sur les nerfs! Tu vas toute comprendre c'que j'te dis, même si je parle en chinois! Qui c'est qui mène, icitte? CARLOTTA, se dégageant Les chiens! »

 
Lysistrata [1968-1969] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 1969), en collaboration avec André Brassard, d'après la comédie du même titre d'Aristophane
Création
  Centre national des Arts, 2 juin 1969
Résumé
  Comment faire cesser la guerre? Les femmes ont trouvé la réponse. Elles priveront de leurs faveurs tous les guerriers tant qu'un traité ne viendra pas mettre fin aux hostilités.
Genre
  Comédie satirique
Durée
  2 heures
Nombre de personnages
  22 femmes, 22 hommes
Extrait
  « LAPITO : Mais comment prêterons-nous serment? / LYSISTRATA : Pose ton bouclier ici, Lampito… / CLÉONICE : Lysistrata! Quel serment veux-tu nous faire prêter là! / MYRRHINE : Notre mission en est une de paix, Lysistrata! Il ne faut pas prêter serment sur un bouclier, symbole de guerre! / CLÉONICE : J'ai une idée! Égorgeons, en guise de mouton, une pleine cruche de vin rouge : du meilleur! Et ce sang bien rouge scellera notre amitié… »

 
La duchesse de Langeais [1968] Pour en savoir plus sur la publication
  (précédé de Hosanna, Leméac Éditeur, 1973; Actes sud - Papiers/Leméac Éditeur, avec 9 autres pièces du même auteur, sous le titre Michel Tremblay, Théâtre 1, 1991)
  Ce texte a été présenté en lecture publique par le CEAD, le 24 juin 1968 au festival ACTA, à Vaudreuil, et le 1er juillet au Théâtre de Quat'Sous; la lecture était dirigée par André Brassard.
Création
  Les Insolents de Val d'Or, le 10 mai 1968; Théâtre de Quat'Sous, 18 février 1970
Traductions
  - Traduit en anglais par John Van Burek sous le titre de La Duchesse of Langeais [1976] (Talonbooks, Vancouver, 1991)
Arts Club Theatre, Vancouver, 15 mai 1991
Résumé
  Attablé à une terrasse dans un pays chaud, un travesti célèbre mais vieillissant s'enivre pour oublier un chagrin d'amour et, tantôt avec attendrissement tantôt avec cynisme, évoque les frasques de sa vie mondaine en se souvenant de ses liaisons passées.
Genre
  Comédie dramatique
Durée
  1 heure
Nombre de personnages
  1 homme (0F1H)   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « LA DUCHESSE : […] C't'effrayant, c'te soleil-là, c't'effrayant! M'as mourir! Mais ça fait rien, tu vas v'nir brune pis belle! (Elle s'éponge le visage.) Ça, c'est pas vrai pantoute, parce que tout c'que j'arrive à être, c'est rouge comme un homard… Un homard! Seigneur-Dieu! J'commencerais-tu à parler de moé au masculin? Quelle horreur! C'est vrai que homarde… »
Revue de presse
  « De tous les travestis créés par Michel Tremblay, La duchesse de Langeais est le plus tragique. » Luc Boulanger, Voir, du 27 juin au 3 juillet 1996.
« [À propos du personnage de La duchesse de Langeais] La création la plus outrancière de Michel Tremblay. » Marie Labrecque, Voir, du 13 au 19 juin 1996.
« Une de ses œuvres les plus déroutantes, les plus crues, les plus drôles également. » Jean Beaunoyer, La Presse, 23 juin 1996.


 
Les paons [1968]
  Ce texte a été présenté en lecture publique par le CEAD, le 2 février 1970.
Création
  Centre national des Arts, 11 février 1971
Résumé
  Deuxième version de Les Socles. Deux parents, pour garder leur pouvoir, assassinent leur progéniture et finissent figés comme des statues dans un jardin japonais.
Durée
  1 heure
Nombre de personnages
  1 femme, 1 homme et des figurants (1F1H)

 
Les socles [1967]
  (Canadian Theatre Review, automne 1979, p. 58-60)
Traductions
  - Traduit en anglais par Renate Usmiani sous le titre de The Pedestals [1979] (Canadian Theatre Review, automne 1979)
Résumé
  À la fois parabole de la vie familiale, parabole politique et allégorie de la condition humaine. Des parents dominateurs sont montés sur des socles et leurs enfants luttent pour sortir de la maison sans y parvenir.
Durée
  15 minutes
Nombre de personnages
  5 femmes, 5 hommes
Extrait
  « LE PÈRE ET LA MÈRE : En dehors de nous, il n'y a rien. Rien n'existe. Le monde n'est rien. Nous sommes seuls. Et nous l'avons voulu ainsi. Nous avons voulu être le monde et nous le sommes […] »

 
En pièces détachées [1966 et 1969] Pour en savoir plus sur la publication
  (suivi de La duchesse de Langeais, Leméac Éditeur, 1970; version pour la télévision [1969], Leméac Éditeur, 1982; Actes sud - Papiers/Leméac Éditeur, avec 10 autres pièces du même auteur, sous le titre Michel Tremblay, Théâtre II, 2006)
  Ce texte a été présenté en lecture publique par le CEADau Théâtre de la Cité Internationale, à Paris, le 28 avril 1970.
Adapté pour la télévision (Radio-Canada, émission « Les Beaux Dimanches », le 6 mars 1971)
Création
  Théâtre de Quat'Sous, 22 avril 1969
Traductions
  - Traduit en anglais par John Van Burek sous le titre de Counter Service [1994]
Tarragon Theatre (Toronto), 1996
- Traduit en anglais par Alan Van Meer sous le titre de Like Death Warmed Over [1973] (as En Pièces Détachées, Talonbooks, Vancouver, 1975)
Manitoba Theatre Centre, Winnipeg, 17 janvier 1973
Résumé
  Sous les regards et les commentaires des voisines, se déroule le quotidien de Montréalais issus du milieu ouvrier. Au restaurant Nick's, au bar du Coconut Inn et dans le salon miteux d'une famille étouffante. C'est le drame d'une collectivité en état de crise.
Durée
  2 heures
Nombre de personnages
  10 femmes, 7 hommes et un chœur de 9 femmes ou plus (10F7H)  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « MME L'HEUREUX : A vient de fermer son blind... Joseph, la folle d'en face a encore fermé son blind vénétien... / MME GINGRAS : Y doivent préparer une bataille, c'est comme rien... (Toutes les femmes s’installent pour mieux voir. Les visages sont empreints d’une curiosité malsaine.) / TOUTES LES FEMMES : (Très lentement.) Y doivent préparer une bataille, c'est comme rien... »
Revue de presse
  « Entre la famille et la main, entre la rage et la tendresse, Tremblay a écrit une comédie tragique qui mélange le réalisme et le fantastique pour mieux apprivoiser notre réel bien beau mais bien triste. » Voir, du 13 au 19 janvier 1994.
« Force de frappe et de surprise de cet univers fermé, prostré, sociologiquement précaire mais dramatiquement riche en affrontements de toute sortes. » Martial Dassylva, La Presse, 25 janvier 1979.


 
Les belles-sœurs [1965] Pour en savoir plus sur la publication
  (Collection Théâtre vivant, n° 6, CEAD, 1968, épuisé; Leméac Éditeur, 1972; Actes sud - Papiers/Leméac Éditeur, avec 9 autres pièces du même auteur, sous le titre Michel Tremblay, Théâtre 1, 1991) Ce texte a été présenté en lecture publique par le CEAD, au Théâtre d'Aujourd'hui, le 4 mars 1968. Pour en savoir plus sur les autres activités du CEAD
Création
  Théâtre du Rideau Vert, 28 août 1968
Traductions
  - Traduit en allemand par Hanspeter Plocher sous le titre de Schwersterherzchen [1987] (Niemeyer Verlag, 1987)
Romanistentheater der Universitæt Augsburg, février 1987
- Traduit en anglais par Bill Glassco et John Van Burek sous le titre de Les Belles-Sœurs (English translation) [1973] (Talonbooks, Vancouver, 1974; traduction révisée, 1992)
St. Lawrence Centre (Toronto), 3 avril 1973
- Traduit en anglais pour l'Écosse par Martin Bowman et Bill Findlay sous le titre de The Guid Sisters [1989] (in The Guid Sisters and Other Plays, Nick Hern Books, London, 1991)
Tron Theatre, Glasgow, 2 mai 1989
- Traduit en italien par Jean-René Lemoine et Francesca Moccagatta sous le titre de Le Cognate [1994] (in Il teatro del Québec, Éditions Ubulibri, Milan, 1994)
Teatro di Rifredi, Florence et 15 février 1994
- Traduit en polonais par Jozaef Kwaterko sous le titre de Siostrzyezki [1990] (revue Dialog n° 8, 1990)
Télévision de Cracovie, octobre 1993
- Traduit en yiddish par Pierre Anctil et Morgentaler Goldie sous le titre de Di Shvegerius [1992]
Centre Saydie Bronfman, Montréal, juin 1992
Résumé
  Germaine Lauzon convie quatorze femmes de son entourage à une corvée de collage de timbres primes qu'elle vient de gagner. Elles apprennent alors qu'une fois les carnets remplis, Germaine pourra choisir de les échanger contre des cadeaux illustrés dans un catalogue. Elle ne se doute pas tout à fait qu'elle va déclencher un débordement de frustration et de jalousie chez ses voisines. Cette satire sociale et politique, qui donne pour la première fois la parole aux femmes du milieu ouvrier montréalais des années 1960, est un tournant de la dramaturgie québécoise.
Genre
  Comédie dramatique
Durée
  1 heure 45
Nombre de personnages
  15 femmes (15F0H)  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « LINDA LAUZON : Ça va en faire des timbres à coller, ça! Quatre caisses! Un million de timbres, on rit pus! / GERMAINE LAUZON : Y'en a juste trois caisses. La quatrième, c'est pour les livrets. Mais j'ai eu une idée […] J'vas faire un party de collage de timbres, à soir! C't'une vraie bonne idée, ça, hein? J'ai acheté des pinottes, du chocolat, le p'tit a été chercher des liqueurs… »
Revue de presse
  « Au mois d’Août 1968 […] la pièce la plus commentée, la plus controversée, la plus décriée, la plus louangée, la plus et tout et tout du répertoire québécois débutait sa carrière et ouvrait simultanément une nouvelle voie aux dramaturges du cru. » Nuit Blanche, n°33, automne 1988.
« Puissance du texte […] une langue miroir à la fois vraie et littéraire dans laquelle se réfléchit la servitude et la prise de conscience difficile d’un peuple. On ne parle bien de personnalité et de liberté que quand on a le courage de "se voir". », Jacques Cellard, Le Monde, 25-26 novembre 1973.
« Chef-d’œuvre en effet que Les belles-sœurs de Michel Tremblay, sur les trois plans de l’intelligence, de la sensibilité et de l’écriture.[…]Sur le plan de l’intelligence, Les belles-sœurs est, je crois, un des premiers véritables regards critiques qu’un dramaturge québécois jette sur la société québécoise. Sur le plan de la sensibilité, le monde de Michel Tremblay est d’une justesse et d'une acuité qui le classe immédiatement parmi les véritables artistes. Sur le plan de l’écriture, la pièce est la démonstration éclatante que le " joual " employé dans son sens peut prendre des dimensions dans le temps et dans l’espace qui font de lui l’arme la plus efficace qui soit contre l’atroce abâtardissement qu’il exprime.[…] Dans ce genre d’œuvre-mosaïque tout tient dans la manière. Celle de Michel Tremblay est efficace. Temps morts, temps forts, dialogues rapides, monologues intérieurs qui entrecoupent la pièce, numéro à "effet", tout s'entremêle et tout se fond. C’est du théâtre instantané.» Jean Basile, Le Devoir, 30 Août 1968.
« Tremblay a brossé un saisissant (et tragique) portrait d’une société de l’échec où une bonne part du Québec et de son histoire de frustrations se trouve condensée dans le comportement de quinze femmes dans une cuisine. En plus de ce portrait social, les Les belles-sœurs contiennent une dénonciation politique de la société basée sur le pouvoir de l’argent […] Le texte des Belles-sœurs demeure, à cet égard, une grande pièce actuelle. Si le texte apparaît maintenant pas tout à fait assez resserré, sa grande force lui vient de l’audacieux équilibre maintenu entre le burlesque et le drame profond, entre la dérision et la tragédie, entre l’hystérie générale et le désespoir particulier. Ces deux pôles sont respectés, Les belles-sœurs ont tout pour connaître la pérennité dans le paysage théâtral québécois. » Robert Lévesque, Le Devoir, 3 avril 1984.
« Avec sa galerie de personnages à la fois colorés et écorchés, l’œuvre de Michel Tremblay a toujours oscillé entre le comique et le tragique, entre la dérision et le pathétique. » Luc Boulanger Voir, du 25 février au 3 mars 1993.


 
Le train [1959] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 1990)
Création
  Radio-Canada, concours Jeunes auteurs, 1964
Résumé
  Un compartiment de train. Deux hommes. Un meurtre. Le premier texte de Michel Tremblay, premier prix du Concours des Jeunes auteurs de Radio-Canada, en 1964.
Durée
  30 minutes
Nombre de personnages
  2 hommes
Extrait
  « : […] Ça vous intéresse d'apprendre qu'un homme a tué ses cinq enfants et qu'il s'est pendu après? Ça vous intéresse de savoir qu'il va pleuvoir demain? / Z ne répond pas. / X : Alors pourquoi ne vous en écrivez-vous pas un journal? Vous pourriez y décrire tous les drames que vous voulez. Vous pourriez vous inventer les plus belles petites tragédies… Et chaque matin vous y trouveriez des nouvelles à votre goût! »

 
TRADUCTIONS, TRANSPOSITIONS, COLLAGES, AUTRES TEXTES...

Visites à Monsieur Green [2005]
  traduction de Visiting Mr. Green de Jeff Baron [1997]
Création
  Les productions Jean-Bernard Hébert, 29 juin 2005
Genre
  Comédie dramatique  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie

 
Piège pour un homme seul [2002]
  transposition et adaptation québécoise de la pièce de Robert Thomas
Création
  Bateau-Théâtre L'Escale, juin 2002
Genre
  suspense policier

 
Le spot idéal [2000]
  traduction de The Perfect Pitch de John Godber (Methuen, 2003)
Création
  Théâtre de Rougemont, juin 2001

 
Mambo italiano [2000]
  traduction de Mambo Italiano de Steve Galluccio (Talonbooks, Vancouver, 2004)
Création
  Compagnie Jean Duceppe, 13 décembre 2000
Genre
  comédie dramatique

 
Rien à voir avec les rossignols [1999]
  traduction de Not About Nightingales de Tennessee Williams [1938] (A New Directions Book, États-Unis, 1998)
Le texte original de la traduction porte le titre de Pas au sujet des rossignols
Création
  Compagnie Jean Duceppe, 25 octobre 2000
Genre
  Drame

 
Grace et Gloria [1998]
  traduction de Grace & Glorie de Thomas Ziegler
Création
  Théâtre du Rideau Vert, 21 avril 1998

 
Hello from Bertha (dans Au pays du dragon) [1997]
  traduction de Hello from Bertha de Tennessee Williams
Création
  Théâtre de Quat'Sous, avec trois autres pièces de Tennessee Williams, réunies sous le titre Au pays du dragon, le 13 janvier 1972. La version disponible est la traduction refaite pour l'École nationale de théâtre en 1997.

 
J'peux pas imaginer demain (dans Au pays du dragon) [1997]
  traduction de I Can't imagine Tomorrow de Tennessee Williams
Création
  Théâtre de Quat'Sous, avec trois autres pièces de Tennessee Williams, réunies sous le titre Au pays du dragon, le 13 janvier 1972. La version disponible est la traduction refaite pour l'École nationale de théâtre en 1997.

 
La dame aux longs gants gris (dans Au pays du dragon) [1997]
  traduction de The Lady of Larkspur Lotion de Tennessee Williams
Création
  Théâtre de Quat'Sous, avec trois autres pièces de Tennessee Williams, réunies sous le titre Au pays du dragon, le 13 janvier 1972. La version disponible est la traduction refaite pour l'École nationale de théâtre en 1997.

 
Parle-moi comme la pluie pis laisse-moi écouter (dans Au pays du dragon) [1997]
  traduction de Talk to me like the Rain and Let me Listen de Tennessee Williams
Création
  Théâtre de Quat'Sous, avec trois autres pièces de Tennessee Williams, réunies sous le titre Au pays du dragon, le 13 janvier 1972. La version disponible est la traduction refaite pour l'École nationale de théâtre en 1997.

 
Picasso au Lapin agile [1997]
  traduction de Picasso at the Lapin Agile de Steve Martin [1996]
Création
  Festival Juste pour rire, 3 juillet 1997

 
Les leçons de Maria Callas [1996]
  traduction de Master Class de Terrence McNally [1995]
Création
  Festival Juste pour rire, 4 juillet 1996
Genre
  comédie
Airs d'opéra chantés live avec accompagnements au piano


 
L'ex-femme de ma vie [1994]
Création
  Théâtre des Cascades, été 1994
Genre
  Comédie

 
Premières de classe [1992] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 1993), traduction de Catholic School Girls de Casey Kurtti
Création
  Théâtre de Marjolaine, 27 juin 1992
Genre
  Comédie  Pour en savoir plus sur la distribution

 
Les trompettes de la mort [1991]
  transposition québécoise de la pièce de Tilly (revue Acteurs, Paris, no 36, mai 1986)
Création
  Théâtre du Café de la Place, 4 septembre 1991

 
Camino Real [1990]
  traduction de Camino Real de Tennessee Williams
Création
  École nationale de théâtre du Canada, 19 février 1991

 
Qui a peur de Virginia Woolf? [1987]
  traduction de Who's afraid of Virginia Woolf? de Edward Albee
Création
  Théâtre du Rideau Vert, 3 mars 1988

 
Six heures au plus tard [1986] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 1986), traduction de Six heures au plus tard de Marc Perrier
Création
  Théâtre d'Aujourd'hui, 13 novembre 1986

 
Oncle Vania [1981] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 1983), traduction de Djadja Vanja de Anton Tchekhov [1899], en collaboration avec Kim Yaroshevskaya
Création
  Théâtre Populaire du Québec, octobre 1983  Pour en savoir plus sur la distribution

 
Mademoiselle Marguerite [1975] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 1975)
  d'après, entre autres, la traduction de Lucien Farago
Création
  Théâtre du Nouveau Monde, 2 septembre 1975

 
Mistero buffo [1973]
Création
  Théâtre du Nouveau Monde, 14 décembre 1973

 
... Et mademoiselle Roberge boit un peu [1971] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 1971), traduction de And Miss Reardon drinks a little de Paul Zindel
(Éditions Leméac, 1971)
Création
  Compagnie des Deux Chaises, 14 septembre 1971
Genre
  Comédie dramatique  Pour en savoir plus sur la distribution

 
L'effet des rayons gamma sur les vieux-garçons [1970] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 1970), traduction de The Effect of Gamma Rays on Man-in-the Moon Marigolds de Paul Zindel
Création
  Théâtre de Quat'Sous, 18 septembre 1970  Pour en savoir plus sur la distribution