Larry TREMBLAY

Larry Tremblay est écrivain, metteur en scène, acteur et spécialiste de kathakali, danse-théâtre qu’il a étudiée lors de nombreux voyages en Inde. Il a publié plus d’une vingtaine de livres comme auteur dramatique, poète, romancier et essayiste. Grâce à une succession ininterrompue de nouvelles pièces (Leçon d’anatomie, Ogre, The Dragonfly of Chicoutimi, Le génie de la rue Drolet, Les mains bleues, Téléroman, Cornemuse, Le ventriloque, Panda panda, L’histoire d’un cœur…), son oeuvre est aujourd’hui reconnue au Québec et à l’échelle internationale. Ses pièces ont ainsi été traduites dans plus d’une douzaine de langues et ont été produites dans de nombreux pays. L’écriture de Larry Tremblay nous transporte dans des univers aux multiples significations. Son œuvre se distingue par la diversité des genres qu’il exploite. Son travail a été maintes fois récompensé. Salué unanimement par la critique, le roman Le mangeur de bicyclette, publié chez Leméac en 2002, a été finaliste au Prix du Gouverneur général du Canada l’année suivante. En 2003, la production montréalaise de la pièce Le ventriloque, dans une mise en scène de Claude Poissant, récolte six nominations à la Soirée des Masques, dont celle du texte original, et remporte le Masque de la production Montréal. Depuis, Le ventriloque a été traduit en huit langues et a été produit à Paris, Bruxelles, Turin, Toronto, Mexico, Ottawa, Londres, Bucarest. En 2006 seulement, Larry Tremblay voit quatre de ses pièces présentées sur les scènes montréalaises dont La hache qu’il met en scène au Théâtre de Quat’sous et qui récolte trois nominations au Gala des Masques 2006. La même année, il publie chez Gallimard un recueil de trois récits sous le titre de Piercing et reçoit le Prix Victor-Martyn-Lynch-Staunton, attribué par le Conseil des arts du Canada, pour l’ensemble de son théâtre. À l’automne 2007, il partage la scène avec Carl Béchard dans deux de ses textes (Le déclic du destin et Le problème avec moi) sous la direction de Francine Alepin (une production d’Omnibus). En 2008, Abraham Lincoln va au théâtre est créée à l’Espace Go à Montréal, dans une mise en scène de Claude Poissant (Théâtre Pàp). Elle est en nomination pour la production de l’année 2007-2008 à Montréal (Prix de l’Association des critiques de théâtre du Québec). En 2008, il est aussi finaliste pour le prix Siminovitch, le plus prestigieux prix décerné dans le domaine du théâtre au Canada. En 2009, un ouvrage paraît sur son œuvre dramatique, dirigé par Gilbert David (Lansman Éditeur) : Le corps déjoué. Figures du théâtre de Larry Tremblay. Larry Tremblay est professeur associé à l’École supérieure de théâtre de l’Université du Québec à Montréal. – 2009-12-11
(Photo : Bernard Préfontaine)

   
Burger Love [2009]
Résumé
  Les cadavres en décomposition de Roméo et Juliette s’extirpent de la terre pour entreprendre un voyage à travers le temps et l’espace. Ils rêvent de changer leur destin tragique et de vivre comme de vieux amants. Ils se retrouvent piégés dans une série de pubs contemporaines (shampoing, crème hydratante, hamburger…) affichées dans une station de métro. Expérimentant ces nouveaux produits de consommation, ils retrouvent leur splendeur juvénile (peau satinée et muscle ferme) mais, contaminés par le narcissisme ambiant, leur amour mythique se fane. À présent, Roméo aime Roméo et Juliette aime Juliette. Comment Shakespeare réagira-t-il ?
Durée
  2 heures
Nombre de personnages
  4 femmes, 5 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution
Extrait
  « ROMÉO : Qu’est-ce que vous faites ? / LA FILLE DE LA PUB : Je mange un Burger Love. / JULIETTE : Qu’est-ce que c’est ? / LA FILLE DE LA PUB : Du bœuf. Que du bœuf. De la meilleure qualité. Bourré de sang. Bourré de vie, autrement dit. Comme toi. / ROMÉO : Je suis bourré de vie ? / LA FILLE DE LA PUB : Tu es magnifique. Tu pétilles. / JULIETTE : Et moi ? / LA FILLE DE LA PUB : Pareil. Vous êtes magnifiques. Vous pétillez. Un Burger Love ? / JULIETTE : Ça fait quoi ? / LA FILLE DE LA PUB : Quoi ? / JULIETTE : Manger ça. / LA FILLE DE LA PUB : Impossible à décrire. Imaginez un tas de viande. Ensuite, un tas d’amour. Fusionnez. Un Burger Love, c’est ça, de l’amour 100% mais sans histoire. Vous l’avalez. Plus fort que tout. Plus fort que le sexe. Et ça vient dans une jolie boîte. »

 
Le problème avec moi [2007] Pour en savoir plus sur la publication
  (Lansman Éditeur, coll. Nocturnes théâtre, 2007)
Création
  Omnibus, 6 novembre 2007
Résumé
  Léo et Léø, deux hommes de bureau, deux hommes portant le même sac, tous deux fraîchement rasés, se croisent et discutent. Ils se rendent compte qu’ils se connaissent vraiment beaucoup. D’ailleurs, le duo ne fait à ce point qu’une seule personne que le trouble s’installe. Et le trouble inquiète quand il s’inspire des films du maître du suspense, Alfred Hitchcock.
Durée
  40 minutes
Nombre de personnages
  2 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  LÉØ : […] La vie n’est pas à la portée de tout le monde. / LÉO : je me suis dit la même chose ce matin en me rasant. / LÉØ : Tu t’en dis des choses, le matin. / LÉO : C’est un moment propice pour se parler. Je veux dire quand on a une lame bien coupante sur la peau. / LÉØ : N’insiste pas, j’avais compris.

 
L'histoire d'un cœur [2006] Pour en savoir plus sur la publication
  (Éditions Lansman, Belgique, 2006)
Création
  Théâtre Incliné, 14 mars 2006
Résumé
  D’une transplantation à l’autre, un cœur fait le récit de sa vie et de ses battements. Né dans la poitrine de Henri, éboueur et chanteur censé être le père de Zoé, il a ensuite été transplanté dans le corps d’Alejandro, jeune tagueur. Or, celui-ci est tombé amoureux de Zoé. Quand Alejandro meurt à son tour, c’est le clown Polluche qui hérite du cœur. Mais derrière le nez rouge de Polluche, se cache Léonard, le vrai père de Zoé…
Durée
  1 heure 30
Nombre de personnages
  3 femmes, 4 hommes, 1 voix de femme, 1 voix d'homme; personnages interprétés à la création par 4 manipulateurs (1 femme, 3 hommes) et une douzaine de marionnettes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
2 chansons

Lors de la création un seul acteur , personnifiant le Cœur faisait toutes les voix des marionnettes
Extrait
  « ALEJANDRO : C’est la pleine lune, ce soir. Magnifique! Immense! Lumineuse! / LE CŒUR : Zoé lève la tête vers le ciel. Sa peur tombe sur le sol. / ZOÉ : On dirait qu’elle nous regarde. / ALEJANDRO : Parce que nous sommes seuls au monde. / ZOÉ : Qu’est-ce que tu dis? / ALEJANDRO : Rien. Je dis des phrases. Pour les essayer. Juste pour les essayer dans l’espace. »

 
A Chair in Love [2005]
Livret original de Larry Tremblay disponible en anglais seulement; Musique John Metcalf (Pays de Galles), pour un quintette à vent
Création
  Coproduction de la compagnie Le Chien qui chante et du Taliesin Arts Centre, Swansea, Pays de Galles, à Swansea, le 20 octobre 2005; et à Montréal, le 8 juin 2006
Résumé
  Livret écrit en anglais. À son réveil, Truman, un cinéaste tendance angoisse urbaine, lit la revue de presse de son film présenté en première la veille. Il y est dépeint comme un génie qui « peut nous faire croire en un coït entre un couteau et une cuillère. » Envahi par un besoin désespéré d'amour, il se précipite à son studio et tombe amoureux de sa chaise. Son chien devient jaloux et les complications commencent...
Durée
  1 heure 20
Nombre de personnages
  2 femmes (soprano et mezzo jouant 2 personnages), 2 hommes (baryton et basse)
Extrait
  « DOG : Master, Master, | people talk, people whisper. | Truman is having an affair with a chair! | What do you say? | An affair with a chair! | A man with a chair! | Disgusting Shocking! | Shocking! Disgusting! | Truman is having an affair with a chair! | A man! A chair! A man! A chair! | Immoral! Shameful! | He's a sick man, put him in jail! | Destroy that chair, burn it! | A chair! A man! A man! A chair! | The worst thing I have ever heard! »
Revue de presse
  « A gloriously dotty, charming and entertaining opera romp… In a word, brilliant. » The Stage

« This off-the-wall gem is far from dull… Along with composer John Metcalf and director Keith Turnbull, Tremblay has concocted a comic opera whose splendidly daffy elements - juxtaposed with moments of reflection and genuine poignancy - borrow heavily from the worlds of animation, film and musical theatre… The plot, such as it is, is simple: urban filmmaker Truman (played as a sort of Johnny Depp-style wunderkind by Pierre-Étienne Bergeron) falls in love with a Chair (Charlotte Ellett) which sends his faithful Dog (Michael Douglas Jones) into a whirlpool of jealousy and despair. The Dogtor (Fides Krucker, who also doubles as Truman's worryingly suggestive Doctor) informs the Dog that he is suffering from toysickness, and this opens up the way for a multitude of surreal exchanges…at which it would take a heart of stone not to smile. » The Western Mail
« An inspired example of contemporary comic opera » Buzz Magazine « This is an opera for the 21st Century, a contemporary work which mixes the theatre of the absurd with cartoon land. But an opera it is and a very funny one too… Musically it is a delight and there are some tremendous performances from the four-strong cast… A hugely entertaining and fast-paced piece… A delight » South Wales Evening Post
« Truly engaging and touching! As Metcalf's music transformed from jaunty, intricately woven threads into lyrically expressive passages, it was the readily identifiable emotions that held our attention. Metcalf's commitment to breaking the stranglehold of operatic convention is embodied in two of his decisions: dispensing with a conductor and bringing the musicians (the brilliant wind quintet Ensemble Pentaèdre) on stage. And the music-theatre philosophy of Canadian director Keith Turnbull was evident in the clear-cut concept. » The Guardian
« The clever visuals - including smartly executed projected images and wacky references to the kind of manic violence seen in cartoons - never fail to hit the right spot and Wales-based composer John Metcalf's barbed spidery musical score is exactly right for the work's unusual blend of classical traditions and popular culture… This is exactly the shot in the arm that the opera genre needs so badly…If zany, off-kilter humour can work so well in TV, film and in any other areas of stage entertainment, then why not in opera… ? » The Big Issue


 
Abraham Lincoln va au théâtre [2005] Pour en savoir plus sur la publication
  (Lansman, 2008) Ce texte a été présenté en lecture publique par le CEAD, le 30 novembre 2005. Pour en savoir plus sur les autres activités du CEAD
Création
  Théâtre PàP, 22 avril 2008
Traductions
  - Traduit en anglais par Chantal Bilodeau sous le titre de Abraham Lincoln Goes to the Theatre [2008]
Résumé
  Le Vendredi saint 1865, John Wilkes Booth, un comédien, assassinait le président Abraham Lincoln qui assiste avec son épouse à une représentation de Our American Cousin, une pièce dont on aurait oublié et le titre et l’auteur s’il n’y avait pas eu crime. Mark Killman, un metteur en scène à la fois craint et admiré de ses pairs, s’inspire de ce fait historique pour une farce illustrant la schizophrénie des États-Unis qu’il se propose de monter à New York. Il a engagé un tandem d’acteurs à qui il propose de jouer le fameux duo Laurel et Hardy. Killman se réserve le rôle de la statue de cire du président. Pourquoi ce metteur en scène est-il autant intéressé par cette tragédie politique? Pourquoi choisit-il le mode comique pour en traiter? Et, en fait, que cache vraiment la silhouette de cire?
Durée
  1 heure 30
Nombre de personnages
  3 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution
Extrait
  « LAUREL : Il a dit : " Je vais vous demander l'impossible. " Je ne l'ai pas cru. Pas au début en tous cas. Il voulait plutôt dire : " Ce sera dur avec moi, vous allez regretter bien souvent de vous être embarqués dans cette aventure. " / HARDY : " Vous allez me détester, crier à l'injustice. Après le travail, vous n'aurez qu'une idée : rentrer chez vous vous coucher pour oublier le monstre que je suis." »
Revue de presse
  « Depuis Le ventriloque (2001), aussi mis en scène par Claude Poissant, Abraham Lincoln va au théâtre s'avère le texte le plus stimulant et le plus drôle commis par Larry Tremblay. L'auteur du Dragonfly de Chicoutimi (1995) a été très présent sur les scènes montréalaises ces dernières années. Cette nouvelle création présentée à l'Espace Go par le PàP rebrasse d'ailleurs les thèmes et les types chers à cet auteur dans une veine aussi comique que celle de son inénarrable téléroman (2003). Mais il en tire quelque chose de condensé et d'explosif : du théâtre à la puissance dix, dont l'art dramatique est le principal sujet et qui, au surplus, propose une satire de ce milieu (jouée sur un mode parodique) remplie de clins d'œil et de complications merveilleusement échevelées. » Hervé Guay, Le Devoir, 26 et 27 avril 2008

 
La hache [2005] Pour en savoir plus sur la publication
  (Publié sous le titre de Piercing avec Piercing et Anna à la lettre C, Gallimard, 2006)  Pour en savoir plus sur les autres activités du CEAD
Création
  Théâtre de Quat'Sous, 24 avril 2006
Traductions
  - Traduit en italien par Francesca Moccagatta sous le titre de L'ascia [2006]
Résumé
  Ce texte pose la question des idéologies extrémistes en confrontant deux générations : celle du prof maniant aisément le verbe et celle de l'élève tacite (le rôle est en fait muet). Un professeur se rend, en pleine nuit, chez un étudiant pour lui remettre la copie corrigée de son devoir. Les corrections sont aussi uniques que ne l'est le contenu du devoir remis par l'élève.
Durée
  1 heure 50
Nombre de personnages
  2 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « Chacun doit dépasser l'état de larve dans lequel sa naissance le plonge en le transformant en un paquet de chair hurlant, suçant, tétant, évacuant, gagnant du poids et des dents dans l'illusion qu'il est le centre du monde. Tu es d'accord, non? Toute ma vie, je me suis efforcé de ne pas devenir un homme qui trouve du plaisir à applaudir sa propre à bêtise, la masquant par son incompétence, sa lâcheté. Et maintenant... et maintenant... je ne sais plus... qu'est-ce que tu en penses? »
Revue de presse
  Un monologue, La Hache? Plutôt un dialogue avec le silence, avec la passivité d'une société qui a de plus en plus de mal à hiérarchiser l'information quelle reçoit. […] Au milieu des discours sur nos rapports avec la création et avec les médias, le texte, écrit sous le choc du génocide rwandais sans jamais le mentionner, interroge le spectateur sur sa position, sa capacité à se situer, son confort, son action ou son inaction, et sur son jugement, sa distance, face aux différents discours. » Stéphane Despatie, Journal Voir, 4 mai 2006.

 
Panda Panda [E] [2004] Pour en savoir plus sur la publication
  (Éditions Lansman, jeunesse, 2004)
Création
  Théâtre en l'Air, 4 février 2005
Traductions
  - Traduit en anglais par Leanna Brodie sous le titre de Panda, Panda (version en langue anglaise) [2008]
Résumé
  Gros Lapin a kidnappé Boulette, un panda femelle, dernière représentante de son espèce. Elle sera gardée en otage jusqu’à ce que les revendications du Front de Libération des Animaux soient entendues! Du moins, c’est ce qui était prévu au départ : un spectacle hilarant sur les péripéties d’un pauvre panda. Car soudainement, c’est le spectacle lui-même qui est à son tour pris en otage par trois « gangsters du rire ». À la tête du trio, se trouve la scientifique Annette Bonno dont les recherches ont prouvé que le rire est mortel. Elle est venue sauver les spectateurs du danger qui les guette.
Durée
  1 heure
Nombre de personnages
  1 femme, 3 hommes jouant leur propre rôle d'acteur et 3 personnages d'une pièce  Pour en savoir plus sur la distribution
des voix enregistrées et des projections de photos et de petits films
Extrait
  « ANNETTE : (…) Devinez ce qu’il y a dans cette petite boîte. Il y a une…une…une mouche. Une mouche verte. Une mouche verte modifiée gé-né-ti-que-ment ! (Elle ouvre la boîte, Jean-Luc approche un micro pour faire entendre le rire de la mouche verte.) / JEAN-LUC : Cette mouche rit comme une folle. Comment? Pourquoi? Le docteur Bonno va vous l'expliquer. / ANNETTE : Oui, je vous l’explique. René, projection! Voici le docteur Bill Jackson. (Une diapositive présente le docteur.) C’est le premier scientifique à croire à l’existence d’un gène qui serait à l’origine du rire. Mais le docteur Bill Jackson meurt un samedi matin. (Une diapositive montre le visage du docteur grotesquement déformé…) »

 
Le ventriloque [2001] Pour en savoir plus sur la publication
  (Éditions Lansman, Belgique, 2001; et dans la collection « Les classiques de demain » chez le même éditeur, 2004)
Création
  Théâtre International de Langue Française, 6 mars 2001; Théâtre PàP, novembre 2001.
Traductions
  - Traduit en allemand par Almut Lindner sous le titre de Der Bauchredner [2004] (Pegasus Verlag Autorenagentur, Allemagne, 2004)
- Traduit en anglais par Keith Turnbull sous le titre de The Ventriloquist [2003] (Talonbooks, Vancouver, 2006)
Cette traduction a été présentée en lecture publique par le CEAD, en collaboration avec le Centre national des arts, au festival On the Verge, le 16 juin 2003.
- Traduit en italien par Anna Paola Mossetto sous le titre de Il ventriloquo [2003] (L'Harmattan, Italia, 2003)
Compagnia Torino Spettacoli (Turin), 9 février 2004
- Traduit en espagnol pour le Mexique par Boris Schoemann sous le titre de El ventrílocuo [2003]
Teatro Casa de la Paz, 19 janvier 2007
- Traduit en roumain par Petre Bokor sous le titre de Ventrilocul [2006] (Brumar, Timisoara, 2006)
Théâtre national de Timisoara, Roumanie, 16 septembre 2006
- Traduit en russe par Larissa Ovadis sous le titre de Tchrevovestchatel [2006] (in Sovrémiennaya Canadskaya Dramaturguiya / Dramaturgie canadienne contemporaine, Maison d'édition de la Confédération internationale des Unions de théâtre, Moscou, 2007)
Résumé
  Un ventriloque prête sa voix à une poupée adolescente qui raconte un anniversaire raté par la faute d'une famille étouffante… Pour ses seize ans, Gaby reçoit un stylo qui concrétise tout ce qu'elle écrit. Son ambition est d'écrire « le plus beau roman du monde », mais son frère s'en empare… Adulte, Gaby subira la cruelle thérapie du Docteur Limestone, qui veut la forcer à terminer son histoire.
Durée
  1 heure 20
Nombre de personnages
  1 femme, 1 homme et 6 voix (3 femmes et 3 hommes)  Pour en savoir plus sur la distribution
Extrait
  « GABY : […] depuis que j'écris le plus beau roman du monde. […] Même mes professeurs m'apparaissent comme des nains ou des marionnettes. […] J'ai pitié d'eux. Ils ne soupçonnent pas qui est réellement assise, silencieuse, devant eux. / DOCTEUR LIMESTONE : Vous savez, il y a des gens qui manipulent l'heure de leur montre […] pour faire coïncider le vrai avec le faux… »
Revue de presse
  « La nouvelle pièce de Larry Trembay approfondit encore le processus de l'écriture; ses répercussions sur le réel ainsi que sur l'identité de l'écrivain et de ses personnages y sont abordées de façon très directe. La richesse de l'imaginaire de l'auteur alliée à la qualité protéiforme de ses personnages exigent une certaine souplesse de la part des spectateurs, précipités tout droit dans le vert atelier de la création. » Solange Lévesque, Le Devoir, 19 novembre 2001.

 
Trois secondes où la Seine n'a pas coulé [2001] Pour en savoir plus sur la publication
  (Éditions du Noroît, 2001)
Résumé
  La Seine raconte une histoire surprenante mais vraie, celle où, durant trois secondes, elle s’est arrêtée de couler et a fait un rêve. Un rêve où les idées folles se succèdent, où un jeune garçon et une jeune fille découvrent l’amour, où la Vérité les observe et témoigne. Voyage surréaliste aux accents d’existentialisme porté par une langue poétique.
Genre
  Théâtre poétique
Durée
  50 minutes
Nombre de personnages
  1 femme. Variable
Cette distribution est celle de la création. Le texte initial la suggérant plus nombreuse.
Extrait
  « LA VÉRITÉ : M’aimes-tu? | Ah! La jolie question | Que je me dis encore | Comme dans les films | Quand le train quitte la gare | M’aimes-tu m’aimes-tu? | M’aimes-tu à la folie à la mort? | M’aimes-tu même si je crie | Ne m’aime pas ne m’aime pas? | Je t’aime beaucoup | Répond le jeune garçon | Beaucoup est une valise perdue »

 
Roller [2000]
  (in Théâtre à lire et à jouer n° 4, Éditions Lansman, Belgique, 2000)
Résumé
  Des étudiants répètent, montés sur des rollers, Roméo et Juliette. À la suite d'une chute, les acteurs se découvrent des tatouages de roses sur le corps. Ils seront momentanément possédés par leurs personnages, sous la direction des fantômes de Roméo et de Juliette, qui rêvent d'une autre issue à leur drame : de connaître, si les acteurs en sont capables, le bonheur des vieux amants.
Durée
  1 heure
Nombre de personnages
  6 femmes, 7 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution
Un exemplaire de ce texte peut être emprunté par les usagers du centre de documentation
Extrait
  « JONATHAN (ROMÉO) : Suis-je en train de devenir fou? […] Ne reconnais-tu pas ton Roméo? Mon visage? Ma voix? Ne reconnais-tu pas le pourpoint de velours que je portais il y a une heure, ce haut-de- chausses tout neuf? / ROMÉO : Tu ne portes ni pourpoint ni haut-de-chausses. Tu es habillé avec un T-shirt et une paire de jeans. »

 
Éloge de la paresse [1997] Pour en savoir plus sur la publication
  (in Les huit péchés capitaux (Éloges), Dramaturges Éditeurs, 1997)
Création
  Théâtre PàP, 11 novembre 1997
Résumé
  Un homme d'affaires stressé, suite au conseil de sa thérapeute, entreprend une cure de paresse : il demande à une prostituée de le pouponner (couche, biberon, poudre, etc.)
Durée
  20 minutes
Nombre de personnages
  1 femme, 1 homme  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « BOB : Je vous assure. Avec la robe, avec les cheveux ramassés, ça forme un tout. / JACQUELINE : Un quoi? / BOB : Un tout. / JACQUELINE : Un tout. Ouais, un tas, tu veux dire. »

 
Les huit péchés capitaux (éloges) [1997] Pour en savoir plus sur la publication
  (Dramaturges Éditeurs, 1997), en collaboration avec Michel Marc Bouchard, Normand Canac-Marquis, Jean-François Caron, René Richard Cyr, René-Daniel Dubois, Michel Tremblay et Lise Vaillancourt
Création
  Théâtre PàP, 11 novembre 1997
Résumé
  Pour marquer les vingt ans du Théâtre PàP, René Richard Cyr et Claude Poissant ont commandé à sept auteurs de courts textes dramatiques prenant comme source chacun des sept péchés capitaux. La découverte d'un huitième, l'acédie, clôt cette suite d'éloges.
Genre
  Comédie
Durée
  1 heure 20
Nombre de personnages
  2 femmes, 2 hommes
Extrait
  « [Extrait de la quatrième de couverture] : « Les péchés capitaux sont-ils toujours présents dans nos vies? Subsiste-t-il trace de leur présence en notre inconscient collectif? Quels sont les péchés d'aujourd'hui? Y en-a-til de nouveaux?[…] »
Revue de presse
  « Le travail d'équipe est ici très bien huilé. » Guylaine Massoutre, Jeu, mars 1998
« Chaque auteur a vu à sa manière "son péché"; ce qui donne des textes hautement humoristiques ou d'autres plus graves. » Carmen Montessuit, Le Journal de Montréal, 17 novembre 1997.


 
Les mains bleues [1997] Pour en savoir plus sur la publication
  (Éditions Lansman, Belgique, 1998)
Création
  Théâtre d'Aujourd'hui, 26 mars 1999; Théâtre de l'Atalante, Paris, 10 mars 1999
Traductions
  - Traduit en anglais par Don Druick sous le titre de Blue Hands [1999]
Cette traduction a été présentée en lecture publique par le CEAD en collaboration avec le Playwrights' Workshop Montreal, le 15 novembre 1999.
Résumé
  Jérémie, un homme « en forme de petit garçon », exprime sa souffrance et son agressivité dans un délire verbal qui lui échappe par saccades. Apparaît Princesse, femme à tête de chien qui, du fond de sa propre douleur, manifeste pour lui amour et cruauté. Un conte féroce sur la transmission de la violence.
Durée
  1 heure 20
Nombre de personnages
  1 femme, 1 homme  Pour en savoir plus sur la distribution
Extrait
  « JÉRÉMIE : Tiens mon petit calvaire mon paquet de troubles | essaie don' de mordre le manche | tu vas te péter toutes les dents dessus | en as-tu assez en veux-tu encore | tu veux que je te défigure | tu veux que je te massacre | dis-le mon christ | tu veux me faire sortir le méchant | tu veux que ta mère explose | c'est ça | c'est sans pitié une mère qui explose. »
Revue de presse
  « On admirera le travail de Tremblay sur le langage alors que celui-ci quitte l’adulte redevenu plus petit qu’un enfant pour mieux envahir la chienne devenue trop humaine. Il faut en convenir, la tendresse sied à Larry Tremblay. » Marie-Christine Blais, La Presse, 1er avril 1999.
« Insolite et pénétrant, l’univers de Larry Tremblay n’a pas d’égal dans la dramaturgie québécoise. C’est un monde dans lequel le cruel côtoie le merveilleux. Car l’écriture de l’auteur et comédien mélange habilement la violence et la tendresse, le drame et la poésie. Le plus souvent des monodrames […]. Le texte de Larry Tremblay est merveilleusement écrit. » Luc Boulanger, Voir, du 1 au 7 avril 1999.
« C’est, à mon sens, le texte le plus cruel et le plus risqué de Larry Tremblay. […] Non seulement les pièces de Tremblay portent la marque d’une folle passion pour le corps mais leur action a d’abord lieu dans la dynamique du verbe, les mots devenant eux-mêmes personnages, et les phrases, motifs musicaux qui devraient être traités comme tels. L’animal comme personnage a toujours une puissance dramatique fulgurante au théâtre; Tremblay en aiguise la métaphore jusqu’à la limite du supportable. » Solange Lévesque, Le Devoir, 31 mars 1999.


 
Téléroman [1997] Pour en savoir plus sur la publication
  (Éditions Lansman, Belgique, 1999)
  Ce texte a été présenté en lecture publique par le CEAD, le 8 décembre 2000.
Création
  Université du Québec à Montréal, novembre 1997; Théâtre des Fonds de tiroirs, 10 juillet 2003
Traductions
  - Traduit en anglais par Katherin Mendelsohn sous le titre de Soap [2002]
Cette traduction a été présentée en lecture publique par le Traverse Theatre (Édimbourg, Écosse) dans le cadre d'un échange avec le CEAD, le 1er novembre 2002.
- Traduit en espagnol pour le Mexique par Boris Schoemann sous le titre de Telenovela [2005]
Résumé
  Christophe dirige les répétitions de sa chorégraphie « Cheval  », une œuvre « expérimentale et visionnaire ». Ses danseurs sont des jeunes gens choisis pour leur beauté, leur vitalité et leur manque d'équilibre émotif. Très vite cependant, il apparaît que ce n'est pas la chorégraphie qui règle les pensées de la troupe, mais les événements du téléroman « Piscine municipale  », qui pervertissent le rapport des jeunes à leur propre réalité.
Durée
  1 heure 45
Nombre de personnages
  3 femmes, 5 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution
Extrait
  « HUGHES : Je regarde, moi aussi, " Piscine Municipale ". Je l'avoue [...] / LINDA : Moi aussi. Je regarde " Piscine Municipale ". Je l'avoue. / EMMANUELLE : Pensez-vous que Marie-Hélène va laisser tomber Guillaume? / YVES : Comment peut-elle faire autrement? Elle l'a surpris dans les bras de sa propre mère. / EMMANUELLE : Le choc qu'elle a dû subir! [...] / LINDA : À vomir. / HUGHES : À remplir de ses larmes toute une piscine… »
Revue de presse
  « Larry Tremblay a pris soin de diviser sa pièce en épisodes au cours desquels défilent nombre de textes transmis au public par le biais d'un afficheur électronique : tantôt ajouts visuels destinés à renseigner les spectateurs sur le passage du temps, tantôt commentaires servant de titre à la scène qui va suivre. Est-ce par simple souci de joindre la forme et le fond, ou alors doit-on y voir également une critique, cette fois de l'influence télévisuelle sur la pratique théâtrale actuelle? » Diane Godin, Cahiers théâtre Jeu, n° 97, décembre 2000.

 
Tibullus ou Trois fois le prix du coq [1997] Pour en savoir plus sur la publication
  (in L'amour à trois, Lansman Editeur, 2010)
  Ce texte a été présenté en lecture publique par le CEAD, le 11 décembre 1998, dans un collage intitulé Oeuvre de chair / ablutions.
Résumé
  L'action se passe dans une Rome antique imaginaire. Une femme croit que son amant aveugle la trompe. Pour en avoir le cœur net, elle achète les services d'un(e) devin (devineresse) hermaphrodite qui lui fait payer cher sa curiosité.
Durée
  30 minutes
Nombre de personnages
  3 femmes, 1 homme ou 4 femmes

 
Cornemuse [1996] Pour en savoir plus sur la publication
  (précédé de Ogre, Éditions Lansman, Belgique, 1997); (précédé de Tibullus et La femme aux peupliers in L'amour à trois, Éditions Lansman, 2010)
  Ce texte a été présenté en lecture publique par le CEAD, le 6 décembre 1996. Cornemuse est un texte dramatique qui donne beaucoup d'importance à des parties chorégraphiées. La mise en scène tiendra compte du fait que le texte dansé est aussi important que le texte parlé.
Création
  Coproduction du Théâtre d'Aujourd'hui et de Persona Théâtre, 25 février 2003
Résumé
  Deux adolescents superbes, Ana et Chris, se désirent, dansent, rendent l'amour dangereux. Au téléphone, Bobby, joueur de cornemuse, appelle à l'aide. Ana et Chris iront au bout de leur nuit.
Durée
  1 heure 20
Nombre de personnages
  1 femme, 1 homme  Pour en savoir plus sur la distribution
Extrait
  « ANA : Tu es beau comme un couteau et je sens l'odeur de tes cheveux mouillés et je veux les arracher. Je veux ta langue pour rêver avec elle et l'enfouir en moi comme un enfant dans sa mère et j'ai peur parce que c'est inutile. Le temps est inutile quand un garçon accapare la beauté et que je suis la bouche qui lui manque. »

 
Ogre [1995] Pour en savoir plus sur la publication
  (suivi de Cornemuse, Éditions Lansman, Belgique, 1997)
  Ce texte a été présenté en lecture publique par le CEAD, le 5 décembre 1995.
Création
  Théâtre d'Aujourd'hui, 9 janvier 1998
Traductions
  - Traduit en anglais par Sheila Fischman sous le titre de Ogre (English version) [2001] (in Talking Bodies, Talonbooks, 2001)
Résumé
  Il trône, « hénaurme », sur un mini-univers qu'il manipule à volonté, fébrile, souriant et insatiable. Dévorant l'immense quantité de vide qui l'entoure et le recrachant en un épais nuage de mots, il se répand, se visite, s'interroge : comment digérer le monde?
Genre
  satire sociale; corps; mort
Durée
  1 heure 15
Nombre de personnages
  1 homme
Extrait
  « Se surpasser / être magnanime / immense indépassable / tolérer leur petitesse / ne pas leur en vouloir / les aider / se donner / ils t'aiment »
Revue de presse
  « Le nouveau texte de Tremblay, s’invente une vie, un entourage, une mission. Sous l’écriture, toujours très économe, construite à coups de leitmotive et d’interruptions, surgit une débauche de fantasmes grotesques et impudiques, claironnés avec emphase. » Marie Labrecque, Voir, du 22 au 28 janvier 1998.
« Cet admirable mise à nu des effets pervers des médias, c’est Larry Tremblay qui la signe. […] Il poursuit ainsi son singulier cheminement d’auteur dramatique préoccupé notamment de construction d’identité. Avec Ogre, il ajoute cependant une corde à son arc, celle de la satire sociale. » Hervé Guay, Le Devoir, 15 janvier 1998.
« Avec ses moyens restreints et toute la puissance de l’imaginaire, Tremblay arrive à rendre visible le processus d’une pensée qui, lâchée sans entrave au milieu des mille sentiers possibles où le corps et les sens l’appellent, rencontre, sans poids, l’interdit et joue avec la mort comme dans un rêve d’où le remord serait absent. » Solange Lévesque, Le Devoir, 21 août 1997.


 
Le génie de la rue Drolet [1994] Pour en savoir plus sur la publication
  (Éditions Lansman, Belgique, 1997)
  Ce texte a été présenté en lecture publique par le CEAD, le 2 avril 1994.
Création
  Théâtre de la Manufacture, 28 janvier 1997
Résumé
  Entre les soliloques parallèles de Guillaume, « génie » en attente de création sublime, et de sa mère Marie-Louise, dont les souvenirs se fragmentent, flottent les paroles accusatrices de Guylaine, la jumelle absente. Entre la mémoire disloquée d'une mère qui avance dans la mort, le récit tronqué d'un fils et l'ombre de la sœur jumelle, qui dit vrai dans ce jeu de miroirs brisés? Jeanne, la femme de Guillaume, paiera de sa personne l'impossible résolution du drame.
Durée
  1 heure 15
Nombre de personnages
  2 femmes, 1 homme  Pour en savoir plus sur la distribution
Extrait
  « MARIE-LOUISE : Encore un peu et tout va prendre | l'aspect d'une immense page blanche | c'est pour ça qu'il y a le vent la neige | pour nous rappeler que tout finira dans le blanc | pour ça qu'il y a des draps | pour nous recouvrir jusqu'à la racine des cheveux | et pour ça que les cheveux deviennent blancs | pour qu'on ne les voie plus sur les draps. »

 
The Dragonfly of Chicoutimi (HR) [1993] Pour en savoir plus sur la publication
  (Les Herbes rouges, 1995; Les Herbes rouges 2005, texte suivi d'un dossier critique présenté par Yves Jubinville; ainsi que dans Talking Bodies, Talonbooks, Vancouver, 2001)
  Ce texte a été présenté en lecture publique par le CEAD, le 2 avril 1994.
Création
  Coproduction du Théâtre d'Aujourd'hui et du Festival de théâtre des Amériques, 1995
Résumé
  À la suite d'un traumatisme, un homme perd l'usage de sa langue maternelle : le français. Aliéné, il fait le récit de sa vie dans un anglais fabriqué de toutes pièces. | On the heels of a severe trauma, a man loses access to his mother tongue. After a strange dream, he regains his speech, but can express himself only in English. A francophone play written in English with a French syntax, The Dragonfly of Chicoutimi is a gripping solo piece on identity politics and alienation.
Durée
  1 heure 30
Nombre de personnages
  1 homme
Extrait
  GASTON TALBOT : […] I have white hair / all those wrinkles around my eyes my lips my neck | my skin is yellow | my hands shake my legs hurt me | I have bad breath | which indicates stomach troubles | I can't eat what I want and so on and so on | my body is a total ruin »
Revue de presse
  « Quatre-vingt minutes de "magie" qui se sont terminées sur une ovation bien méritée. » Pierre Karsch, L'Express de Toronto, l'hebdomadaire francophone, février 2002 « Larry Tremblay a écrit une pièce […] avec des mots anglais mais à l’intérieur d’une structure francophone et qui s’adresse aux francophones. […] Il a découvert et exploré un nouveau chemin de la vie des Québécois : celui du traumatisme de l’autre langue. » Jean Beaunoyer, La Presse, 30 mai 1995.
« Construite au fil de digressions, la pièce est douée d’une qualité onirique qui déjoue l’apparente simplicité du propos et de la langue. Baignant dans la nostalgie des choses éteintes, The Dragonfly évoque le cauchemar des peuples minoritaires complexés par leur petitesse, face à la puissance d’autrui. Et, au premier chef, le nôtre...» Marie Labrecque, Voir, du 18 au 22 avril 1996.
« Le texte de Larry Tremblay est d’une précision et d’une sensibilité démoniaques. » Raymond Bernatchez, La Presse, 20 mars 1997.
« The Dragonfly of Chicoutimi : une bombe […]. Remarquablement construit, ciselé, le récit est une spirale marquée de répétitions, d’avancés et de dénégations. » Jean St-Hilaire, Le Soleil, 29 mai 1995.


 
The Dragonfly of Chicoutimi (PCP) [1993] Pour en savoir plus sur la publication
  Talking Bodies, Talonbooks, Vancouver, 2001
Création
  Coproduced by Théâtre d'Aujourd'hui and Festival de théâtre des Amériques, 1995
Résumé
  This play was written in English by the playwright. On the heels of a severe trauma, a man loses access to his mother tongue. After a strange dream, he regains his speech, but can express himself only in English. A francophone play written in English with a French syntax, The Dragonfly of Chicoutimi is a gripping solo piece on identity politics and alienation.
Durée
  1 hour 30
Nombre de personnages
  1 M
Extrait
  GASTON TALBOT : […] I have white hair / all those wrinkles around my eyes my lips my neck | my skin is yellow | my hands shake my legs hurt me | I have bad breath | which indicates stomach troubles | I can't eat what I want and so on and so on | my body is a total ruin »
Revue de presse
  « Poetic Dragonfly breaks new ground… Larry Tremblay has proved himself a true innovator… Dragonfly is written with an intoxicating, poetic power and grace. » Pat Donnelly Gazette, May 29, 1995


 
Leçon d'anatomie [1992] Pour en savoir plus sur la publication
  (Éditions Laterna Magica, 1992, épuisé; Éditions Lansman, Belgique, 2003)
Création
  Théâtre d'Aujourd'hui, septembre 1992
Traductions
  - Traduit en allemand par Marie-Élisabeth Morf sous le titre de Anatomiestunde [1995] (Theaterstückverlag, 1996)
Theater Zerbrochene Fenster, Berlin, 8 mars 2001
- Traduit en anglais par Sheila Fischman sous le titre de Anatomy Lesson [1995] (Ubu Repertory Theater Publications, New York, 1995; aussi dans Talking Bodies, Talonbooks, 2001)
- Traduit en espagnol pour le Mexique par Philippe Chéron sous le titre de La lección de anatomía [1996] (Ediciones El Milagro, México, 2003)
Teatro El Granero, Mexico, 5 novembre 1998
- Traduit en tamoul par R. Kichenamourty, K. Madanagobalane, S. Pannir Selvame et R. Venguattaramane sous le titre de Leçon d'anatomie (en tamoul) [2002] (Samhita Publications, Madras, Chennai, Inde, 2002)
Résumé
  Brillamment et avec une verve d'une lucidité implacable, Martha pratique devant nous l'autopsie du cadavre d'une vie de couple, d'un amour déchu.
Durée
  1 heure 30
Nombre de personnages
  1 femme ou 1 femme et 1 homme (rôle muet)  Pour en savoir plus sur la distribution
Extrait
  « MARTHA : […] Mon amour pour Pierre | a été un meurtre | le mien | je regarde ses yeux | je soulève mentalement ses iris bleus | je les décolle pour examiner ce qu'il pense | pour voir à l'œuvre son cerveau | je m'insinue dans ses pensées | je rêve de penser ce qu'il pense | au moment où il le pense | et n'arrive qu'au vide »
Revue de presse
  « Une création cruciale qui met la lucidité au banc des accusés.[…] Court, musical, le texte de Tremblay explore avec réalisme le labyrinthe amoureux jusqu’à en faire une lumineuse autopsie. Si on est loin du pays de Gogol, la matière de ce jeune auteur transpire néanmoins d’intelligence et porte la marque d’une écriture dramatique sensible. » Pierre Leroux, Journal de Montréal, 23 septembre 1992.

 
Josse est-il parti? [1989]
Création
  Laboratoire gestuel (LAG), juin 1989; sous le titre de Chou blues
Résumé
  Fantaisie théâtrale et musicale. L'absurde s'installe à travers la quête insensée d'un homme dans l'univers coloré du western: shérif, fugitif, Indien, chasseur de primes, aventurière.
Durée
  1 heure 30
Nombre de personnages
  6 personnages joués par 2 femmes et 2 hommes
Plusieurs chansons


 
Le déclic du destin [1988] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 1989)
Création
  Laboratoire gestuel (LAG), novembre 1988
Traductions
  - Traduit en anglais par Sheila Fischman sous le titre de A Trick of Fate [2001] (in Talking Bodies, Talonbooks, 2001)
Résumé
  L'univers ordinaire d'un homme a soudainement basculé dans l'insolite alors qu'il mangeait un éclair au chocolat. Il nous fait le récit féroce, inquiétant, mais irrésistiblement drôle aussi de ses aventures, qui lui ont fait perdre successivement les parties de son corps.
Durée
  1 heure 15
Nombre de personnages
  1 homme
Extrait
  « LÉO […] : Et puis le désir | de m'enliser plus loin dans l'horreur | pointa dans ma bouche | ce trou mouillé | désert | où ma langue flottait | il fallait que je le visse | et même y misse les doigts | comme pour surenchérir sur l'ignoble destin  | qui m'avait préparé en douce | ce cauchemar éveillé »
Revue de presse
  « La désintégration progressive de l’homme d’avec son corps est une des métamorphoses récurrentes de la littérature romanesque et théâtrale. Voilà pourquoi on pense à Kafka, à Gogol, en entendant les premières phrases du texte. Je dis bien du texte, et non de la pièce, car le matériau textuel qui sert de base au spectacle n’est pas un monologue théâtral, mais bien une narration au je. Tremblay a voulu théâtraliser le texte, écrit il y a déjà plusieurs années, en multipliant les langages. Il n’a pas adapté son texte au médium théâtre, il a plutôt choisi de mettre en scène un discours parallèle au texte. Ce nouveau discours n’illustre pas le texte, il le confronte. Toute la représentation s’articule autour de cette dialectique du verbe et de l’image. » Marie-Ève Gagnon, Spirale, février 1989.
« Le texte, d’une grande qualité d’écriture, vif, imagé, logique ou délibérément filandreux, fait songer à la parodie d’une conférence de Freud ou à un récit de Kafka commenté par un humoriste. » Alain Pontaut, Le Devoir, 15 novembre 1988.
« Habilement, Tremblay agence, disloque, se fait lyrique ou hyperréaliste à son gré, et l’originalité de cette œuvre vient de l’aptitude de l’auteur à construire une action dramatique qui s’imbrique bien au poétique. » Lettres Québécoises, n°58, été 1990.
« Réflexion sur la précarité de l’existence mais également sur le langage, l'appropriation de la langue s’effectue par le corps, générateur d’écriture. » Martin Thisdale, Lettres Québécoises, n°57, printemps 1990.


 
La femme aux peupliers [1982] Pour en savoir plus sur la publication
  (précédé de Tibullus in L'amour à trois, Lansman Editeur, 2010)
Création
  Omnibus/Le corps du théâtre, mai 2010 dans le spectacle L'amour à trois
Résumé
  Courte pièce dont toutes les répliques ont moins d'une ligne. Une femme accueille un homme qui lui déclare son amour et le transforme en arbre. Un autre homme prend la relève. Bientôt, elle aura une forêt d'amants.
Durée
  30 minutes
Nombre de personnages
  1 femme, 2 hommes
Extrait
  « LUI : Je n'aime pas votre peuplier. / ELLE : Lui, il vous aime. / LUI : Il n'a aucune raison. / ELLE : Il est généreux. Soyez-le aussi. / LUI : Je ne suis pas un arbre. / ELLE : Vous allez le devenir. / LUI : Et comment? / ELLE : Vous le devenez déjà. / LUI : Et comment? / ELLE : Ouvrez les yeux. / LUI : Alors? / ELLE : Vous ne remarquez rien? / LUI : Non. / ELLE : En bas. / LUI : En bas? / ELLE : Vos jambes. / LUI : Mais je ne les vois plus! »

 
TRADUCTIONS, TRANSPOSITIONS, COLLAGES, AUTRES TEXTES...

Cette traduction a été présentée en lecture publique par le CEAD, le 5 décembre 2001. Pour en savoir plus sur les autres activités du CEAD
Paroles volées (Une comédie de l’incertitude) [2001]
  traduction de Plagio de palabras de Elena Guiochíns [2001], en collaboration avec Lucie Juneau
D'après une traduction littérale de Lucie Juneau.
Résumé
  Dans l’imaginaire d’un réalisateur nommé Ariel, Tristana, peintre, rencontre Andrea, physicienne, et tombe amoureuse d’elle. Elle le raconte à Laura qui s’approprie son histoire, la publie et remporte un prix littéraire. Puis Laura rencontre elle aussi Andrea et tombe amoureuse d’elle. Une comédie où chacun finit par prendre la place de l’autre, dans un clin d’œil affiché au téléroman.
Genre
  comédie
Durée
  1 heure
Nombre de personnages
  3 femmes, 1 homme  Pour en savoir plus sur la distribution
Extrait
  « LAURA : […] Écoute, tu m’as jamais dit que c’était une fille. / TRISTANA : Je voyais pas pourquoi. Je veux dire, je crois pas que ce soit vraiment important, le genre. Ou que ce fut ou que c’était ou n’importe quoi. / LAURA : Bien sûr que non. / TRISTANA : C’est un détail qui m’a échappé. / LAURA : Oui bien sûr, tout à fait normal. (Discrètement, elle prend des notes dans son carnet. Puis se dit à elle-même) : Ça s’en vient intéressant. »