Dominick PARENTEAU-LEBEUF

Née au Québec en 1971, Dominick Parenteau-Lebeuf a passé une partie de sa jeunesse en France et en Australie. Dramaturge et scénariste, traductrice à ses heures, diplômée en écriture dramatique de l’École nationale de théâtre (1994), elle est l’auteure d’une quinzaine de pièces dont plusieurs publiées chez Lansman Éditeur et traduites en allemand, en anglais, en bulgare et en italien. La plupart de ses textes ont d’ailleurs été lus dans divers festivals et événements en Europe, au Canada et aux États-Unis. En 1995, sa pièce Poème pour une nuit d’anniversaire remportait le prix Cartes Blanches Aux Auteurs du Théâtre Ouvert, à Paris, et en 1998, sa pièce Dévoilement devant notaire était lauréate de la Prime à la création du Fonds Gratien-Gélinas pendant que sa nouvelle Vive la Canadienne ! se voyait attribuer le premier prix du concours de l’hebdo culturel Voir. Au cours des dix dernières années, Dominick a travaillé avec les metteurs en scène Gervais Gaudreault (L’autoroute, 1999), Marc Béland (Dévoilement devant notaire, 2002 et La petite scrap, 2005), Paule Baillargeon (Portrait chinois d’une imposteure, 2004) et Caroline Binet (Filles de guerres lasses, 2005). Elle a aussi écrit Visite guidée, une comédie produite par le Petit Théâtre du Nord à l’été 2006. En 2008, elle participait à deux productions en France : Trois pièces cuisine, en co-écriture avec Carole Fréchette, une pièce en trois temps produite par la compagnie Issue de secours, et Grandir, un spectacle jeunesse orchestré par la metteure en scène molièrisée Florence Lavaud. En janvier 2009, sa courte pièce Nacre C était montée dans le cadre du 10e Laboratoire de mise en scène du Théâtre du Trillium, à Ottawa. Et à Montréal, au printemps 2009, elle faisait partie des 36 auteurs du spectacle Les 36 situations dramatiques, présenté au Théâtre La Chapelle. Au fil des ans, Dominick a été accueillie en résidence au Théâtre Le Carrousel, au Festival des Francophonies en Limousin, au Royal Court Theatre de Londres, au Théâtre français de Toronto et par l’association parisienne ANETH (Aux Nouvelles Écritures Théâtrales). Au cours de l’année 2010, elle est auteure en résidence chez Bluff, théâtre de création pour ados ; elle y travaille à une pièce intitulée La demoiselle en blanc. Depuis plusieurs années, Dominick donne des ateliers d’écritures dans les cégeps et les universités et, en 2007 et 2008, elle a enseigné aux étudiants en écriture dramatique de l’École nationale de théâtre. Depuis 2006, elle est scénariste pour la série jeunesse Toc, Toc, Toc !, diffusée sur les ondes de Radio-Canada et Télé-Québec. — 2010-01-11
(Photo : Alain Gauvin)

   
3 1/2 [2006]
commande de la compagnie française Issue de secours.
Création
  Compagnie Issue de secours, Ferme Gôdier, Villepinte, France, janvier 2008, avec deux autres courtes pièces, Vices cachés de Dominick Parenteau-Lebeuf et Serial Killer de Carole Fréchette
Résumé
  Après quinze ans passés seul dans son 3 ½, François s'apprête à le louer pour partir vivre avec sa blonde, qui veut des enfants. Mais un 3 ½, c'est petit. C'est un bébé, même. Ça ne veut pas que papa s'en aille ! Et un bon père peut-il abandonner ainsi son enfant unique qui le réclame, l'enserrant dans ses murs ? Quand la peur de l'engagement se transforme en prison.
Genre
  forme courte
Durée
  15 minutes
Nombre de personnages
  1 homme  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « FRANÇOIS : […] J’ai connu une fille qui s’est fait prendre; elle avait oublié son téléphone dans la salle de bain, et un rat l’avait rencognée dans sa cuisine, qui ne voulait pas s’en aller. Pas moyen de communiquer avec personne. Réduite à hurler. Comme une bête traquée. Eh bien, moi, Monsieur, aucun rat ni personne ne me réduira à un état de bête traquée. J’ai le téléphone greffé au corps, et on n’en parle plus. (…) »

 
Visite guidée [2006]
Création
  Petit Théâtre DuNord, 29 juin 2006
Résumé
  Admettons que vous êtes une guide de musée à l’esprit créatif et que vous vous ennuyez. Admettons qu’un visiteur arrive et vous plaît bien. Admettons que, pour l’empêcher de partir, vous lui proposez de l’initier à l’art. Admettons que le visiteur s’emballe à un point tel que vous perdez le contrôle de l’initiation. Qui guide qui : l’art ou le spectateur?
Genre
  Comédie
Durée
  1 heure 40
Nombre de personnages
  2 femmes, 2 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « SIEGFRIED : Tu es vraiment un pur produit de ta culture de divertissement, Romaine : l’humour à tout prix. Rire de tout te perdra, tu verras. Ton empire chutera, tu verras. / LAETITIA : Oh le beau devin! Vous croyez m’apprendre que je suis citoyenne d’un empire en déclin? Je le sais. Je le sais trop bien. Que croyez-vous que ce rire cache? »
Revue de presse
  « […] Visite guidée, pièce à l’affiche de la grange du Domaine-Vert, propose au public une réflexion sur lui-même, sur la place du spectateur dans l’art, un thème qui ne manque pas de profondeur et que l’auteure, Dominick Parenteau-Lebeuf, arrive à traiter avec sérieux et intelligence (certaines répliques sont telles qu’on aimerait bien avoir le texte sous le nez), sans toutefois rater sa cible qui, bien sûr, en comédie, est de provoquer le rire. N’enlevons rien à ce texte qui contient son lot de répliques croustillantes; tout tient dans la mise en scène de Sébastien Gauthier et dans le jeu d’une fameuse distribution qui a su insuffler le dynamisme, le rythme et la folie qu’il fallait pour nous faire ingérer une matière dense, mais non dénuée d’intérêt et de pertinence. […]? Le rôle du spectateur dans l’art ? C’est d’être là, voyons! L’exercice public n’est-il pas la fonction ultime de l’art, après tout? À quoi bon peindre un chef-d’œuvre, pousser un contre-ut ou monter une aussi bonne pièce, si vous n’y êtes pas? » Claude Desjardins, La Voix-des-Milles-Îles, 5 juillet 2006
« Découvrez Visite guidée pour tout savoir sur la quête du monde des arts par un béotien. […] Dominick Parenteau-Lebeuf livre ici un texte truffé de rimes et de jeux de mots dans lequel son amour pour la langue saute aux yeux. Le clou de la soirée: le renversant numéro de pantomime auquel se livrent Éloi Cousineau et Simon Boudreault. Lors de ce passage purement comique, la grange du Domaine Vert à Mirabel, convertie en musée d'inspiration romaine, croule sous les rires du public. […] Rigolade assurée, donc, même si on assiste à l'amorce d'une réflexion intelligente, qui aurait gagné à être développée davantage. On quitte la salle avec une foule de questions sans réponses, mais peut-être était-ce le but de l'exercice, estival, faut-il le rappeler! » Daphné Angiolini, VOIR, 6 juillet 2006


 
Parc Lafontaine [E] [2005] Pour en savoir plus sur la publication
  (Éditions Lansman, collection Lansman Jeunesse, 2005)
Ce texte est destiné a être joué par des enfants.
  Texte inspiré par le travail de création des élèves de l'école Élan.
Création
  École alternative Élan, Montréal, mai 2005
Résumé
  Bob et Joe, des pigeons voyageurs, sont mandatés par la Terre Mère pour apporter un message de la plus haute importance à tous ces gens qui sillonnent jour et nuit le parc Lafontaine : la lune va exploser à cause de leur égoïsme! La seule façon d'éviter le pire, pour cette kyrielle de personnages hauts en couleur, est de recoller les morceaux de la lune en retrouvant leur magnanimité perdue. Y arriveront-ils?
Durée
  1 heure 15
Nombre de personnages
  32 personnages (16 F, 16 H) dont plusieurs peuvent être représentés par des marionnettes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
2 chansons connues

Marionnettes pour certains personnages (au choix). Texte à faire jouer par de jeunes acteurs.
Extrait
  « FRED L'ÉCUREUIL GRIS : Que me veux-tu, quêteux? / MARTIN LE QUÊTEUX : J'ai besoin de ton aide. Vole-moi quelque chose à manger. Ou de l'argent. Ou une bière. / FRED L'ÉCUREUIL GRIS : Je ne peux pas. Je ne peux plus. Je dois être MA-GNA-NI-ME. Ça m'emmerde, mais c'est comme ça. »

 
La petite scrap [2004] Pour en savoir plus sur la publication
  (Éditions Lansman, Belgique, 2005)  Pour en savoir plus sur les autres activités du CEAD
Création
  Théâtre PàP, 22 février 2005
Traductions
  - Traduit en allemand par Heinz Schwarzinger sous le titre de Die kleinen Märtyrer [2007]
Résumé
  Minnie loue la chambre du nouveau-né qu'elle a perdu à Jacob, un ex-enfant tueur récemment remis en liberté. Sur les traces de son frère de meurtre, Ludo installe son atelier dans le réduit d'à côté. Neuf ans après le crime sordide qu'ils ont commis enfants, les deux jeunes hommes se retrouvent. Trois rédemptions possibles : Jacob dans la vie des martyrs, Ludo dans la beauté et Minnie dans un désir retrouvé. Mais, en toile de fond, il y a la presse à sensation et ses lecteurs familiers qui, comme des corneilles, croassent de funestes auspices.
Durée
  1 heure 40
Nombre de personnages
  2 femmes, 3 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « JACOB : Où tu vas? / MINNIE : Travailler. À l’hôpital Enfant-Jésus. À la buanderie. C’est en attendant. C’est une question de temps. J’ai besoin de temps. / JACOB : Je comprends. (Temps.) C’est noble, un hôpital. / MINNIE : On peut dire ça, oui. / JACOB : Tu crois qu’il pourrait avoir une job sale pour moi, ton Enfant-Jésus? / MINNIE : Pourquoi sale? / JACOB : Parce que je crois que je suis sur terre pour ça. »
Revue de presse
  « Dominique Parenteau-Lebeuf s’inspire du sujet et des personnages d’un fait divers survenu en 1993 [celui des deux garçons qui ont froidement assassiné un jeune enfant de deux ans, en Angleterre], pour faire état d’une troublante réalité qui nous dépasse tous. Rajoutez à cela son écriture à la fois poétique, évocatrice et décapante et ce don qu’elle a, on le sait maintenant, d’exacerber certaines situations en se servant des mots comme autant de scalpels, et vous saisirez que si La petite scrap s’inspire d’un fait divers, c’est pour éclairer ces comportements limites à partir desquels nous avons tous à nous définir individuellement. » Michel Bélair, Le Devoir, 22 février 2005
« Une pièce exigeante qui ne laissera personne dans le confort et l’indifférence. » Stéphane Despatie, Voir, 3 mars 2005
« La plus récente pièce de Dominick Parenteau-Lebeuf [La petite scrap] est loin d’être une récréation. Elle nous plonge dans les zones les plus troubles et les plus troublantes de la psyché humaine. » Ève Dumas, La Presse, 28 février 2005
« Cette pièce, inspirée d’un fait divers parmi les plus atroces du XXe siècle, a suscité chez le public un grand trouble. Rarement a-t-on vu des applaudissements aussi contraints à la fin d’une représentation. Assurément, Dominick Parenteau-Lebeuf ne craint pas d’aborder les sujets les plus délicats. […] Fort heureusement, le traitement n’est pas réaliste. La dramaturge apporte un souffle poétique à tout ce qu’elle touche et son style très évocateur, parfois même fantaisiste ou onirique, lui fait éviter d’emblée l’écueil. [… Elle] mélange allègrement les registres, recourant parfois à un humour caustique, témoignant d’autres fois d’une étonnante gravité, alors que ses tirades nous rappellent d’augustes versets bibliques. Cette dramaturge des plus éloquentes avait déjà prouvé qu’elle n’avait pas peur de la polémique, qu’elle pouvait produire une œuvre riche, foisonnante […] Elle persiste et signe avec La petite scrap. » Alexandra Jarque, Cahiers de théâtre JEU n° 115, juin 2005.


 
Portrait chinois d'une imposteure [2003] Pour en savoir plus sur la publication
  (Éditions Lansman, Belgique, 2003) Ce texte a été présenté en lecture publique par le CEAD, le 5 décembre 2003. Pour en savoir plus sur les autres activités du CEAD
Création
  Production du Théâtre français de Toronto en collaboration avec le Théâtre français du Centre national des arts (Ottawa), 4 février 2004
Traductions
  - Traduit en anglais par Crystal Béliveau sous le titre de Chinese Portrait of an Impostor [2008] (To be published in FORSYTH, Louise H., Anthology of Quebec Women's Plays In English Translation Vol. 3, 2004-2008, by Playwrights Canada Press, Toronto)
Résumé
  Le jour de la première de sa pièce, Candice de Lafontaine-Rotonde est l’invitée d’Inès Lusine à l’émission Portrait chinois. Alors que l’auteure se débat entre l’animatrice et ses démons, ses personnages prennent vie et sa pièce se déploie sous nos yeux. Un aller-retour entre réalité et fiction, une comédie noire mettant en vedette les vilaines voix de la mythologie intérieure, celles qui nous crient : « Imposteur! ». Quand la tête d’une auteure devient théâtre, tout peut arriver.
Genre
  Comédie noire
Durée
  1 heure 30
Nombre de personnages
  5 femmes, 1 homme et une voix de femme  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  «  INÈS : […] Si vous étiez la personne qui vous a donné la piqûre de l'écriture? / CANDICE : Je serais Dieu parce que… parce que j'ai l'impression d'être née déjà piquée. / INÈS : " Déjà piquée! " Pourtant, vous avez peu écrit, si je ne m'abuse. Si Dieu vous avait piquée de l'écriture au creux de l'utérus, ça se saurait. / CANDICE : Dieu, c'est… c'est une façon de parler. C'est que, quand j'étais petite… / INÈS : Quoi? Votre mère? / CANDICE : Non, non, ça n'a rien à voir…    INÈS : Vous êtes certaine? / CANDICE : C'est mon rapport aux mots… / INÈS : Tout a toujours à voir avec la mère, Candice. »
Revue de presse
  « Dominick Parenteau-Lebeuf est la première auteure invitée en résidence au Théâtre français de Toronto. La pièce qui en résulte, Portrait chinois d’une imposteure, est d’un grand intérêt dramaturgique et intellectuel. […] Si vous laissez la pièce s’emparer de vous dans toute son irrésistible complexité (bien que parfois surchauffée), vous vous retrouverez face à une fin qui résonne comme un pur moment d’émotion. » Richard Ouzounian, Toronto Star, 9 février 2004
« Portrait chinois d’une imposteure est une pièce pleine d’esprit, écrite par une jeune et talentueuse auteure québécoise. […] Objectivement, la pièce appartient au genre de l’autofiction introspective mettant en scène l’auteur lui-même, qui nous a donné quelques-uns des pires morceaux de littérature jamais écrits. Portrait chinois d’une imposteure évite l’écueil grâce à la vitalité de l’écriture de Dominick Parenteau-Lebeuf et la mise en scène brillante et assurée de Paule Baillargeon. » Ray Conlogue, The Globe and Mail, 13 février 2004
« Nous voilà bien au cœur du dilemme de l’autobiographie dans cette pièce. En effet, le théâtre n’aura jamais autant été une entreprise de sincérité et d’illusion mêlées. […] De toute évidence, Dominick Parenteau-Lebeuf cherche moins à s’exhiber qu’à faire un constat social en essayant de comprendre sa propre vie. En traitant du milieu dans lequel elle évolue : l’édition, les médias, les obligations sociales et tout le tintouin, le paraître auquel sont soumis les créateurs, les lois du “culturel” qui dictent l’art et légitiment les œuvres, l’auteure se fait témoin de son temps. N’est-ce pas là, par ailleurs, le but ultime de toute entreprise autobio-graphique? […] L’engagement de la créatrice est, à cet égard, total. Elle s’est peinte tout entière et toute nue, et ce spectacle est une entreprise de vérité. » Lynda Burgoyne, Cahiers de théâtre JEU, n° 111, juin 2004
« Dominick Parenteau-Lebeuf signe un texte rafraîchissant porté par un parfum de folie. Portrait chinois d’une imposteure est une pièce riche, drôle, intelligente et où les différentes couches de sens et les identités se superposent avec un égal bonheur. […] Les références et clins d’œil à la création, à la littérature, au théâtre et au jeu abondent dans cette pièce où créateur rime avec imposteur. La plume de Dominick Parenteau-Lebeuf est incisive quand elle jette un regard lucide et ironique sur le milieu culturel et sur celui de l’édition qui publie des ouvrages par complaisance ou subventions. »
Caroline Barrière, Le Droit, le vendredi 16 septembre 2005


 
Catwalk, sept voix pour sept voiles [2002] Pour en savoir plus sur la publication
  (dans Filles de guerres lasses, Éditions Lansman, Belgique, 2005)
Création
  Baraka Théâtre, 11 octobre 2005, dans un spectacle intitulé Filles de guerre lasses
Résumé
  Nous sommes en Galilée, territoire occupé. Salomé, une jeune mannequin palestinienne, s’effondre sur le podium alors qu’elle défile, vêtue de la dernière création du designer Jean-Baptiste Bensimon : une robe à sept voiles au look de réconciliation. Qui gagnera lorsqu’elle se relèvera ? La beauté ou la guerre ?
Durée
  30 minutes
Nombre de personnages
  2 femmes, 4 hommes et un chœur de sept personnes (pouvant être joué par les six interprètes et 1 femme ou 1 homme)  Pour en savoir plus sur la distribution
Extrait
  « SALOMÉ : O.K. | j’ai trois secondes pour me relever | trois | pas plus | sinon tout va foirer | et je ne peux pas | tout est entre mes mains | et qu’est-ce qu’ils vont penser | quelle merde quand même! | elle était cool ta robe à sept voiles Jean-Baptiste | O.K. | trois secondes | pas plus | UN | – aïe mon genou! – | on m’a appris à marcher | mais pas à tomber?…? »

 
Portrait d'une vie rêvée [2002]
  Lu lors d’une Carte blanche aux auteurs du CEAD, avec des textes de Robert Claing, Marie-Line Laplante, Louis-Dominique Lavigne, et Anne-Marie Provencher, sous le titre de Portraits en forme de lapins, le 18 mars 2002.
Résumé
  Maribel Duclapier-Delagarenne annonce à monsieur Mirabeau, entrepreneur en pompes funèbres, qu’elle va mourir. Du moins voit-elle les signes de sa mort imminente : son corps la quitte, tout simplement, même si elle n’a que trente ans. Lui dictant ses dernières volontés, elle évoque aussi son passé comme on constate son destin, et lui raconte la vie rêvée qui la hante.
Durée
  15 minutes
Nombre de personnages
  1 femme, 1 homme  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « MARIBEL : La plupart des ignobles qui peuplent ce monde sont assez débrouillards pour se bâtir une existence potable et tenir le coup jusqu’à l’espérance maximale, mais moi, non. Je n’ai eu ni jarnigoine ni chance. À preuve, le matin de mes six ans, en février, particulièrement angoissée, je contemplais par la fenêtre l’avenir et ses perspectives, quand mon moi est tombé par terre de " je-ne-serai-jamais-capable-c’est-trop-grand ". »

 
Portraits en forme de lapins [2002]
  en collaboration avec Robert Claing, Marie-Line Laplante, Louis-Dominique Lavigne et Anne-Marie Provencher
  Ce texte, écrit sur commande pour l'occasion, a été lu par les auteurs, lors d'une soirée « Carte blanche aux auteurs » du CEAD, le 18 mars 2002. La lecture a été reprise à la 17e Semaine de la dramaturgie, le 7 décembre 2002.
Création
  Cie de théâtre L'Impromptu de L'Assomption, 15 mai 2005
Résumé
  Recueil des textes de commande dont la consigne était d'écrire un portrait et de se soumettre à quelques règles d'écriture. Tout d'abord, l'un des personnages doit porter sur lui un portrait (une photo dans un portefeuille ou dans un médaillon, par exemple), qui joue un rôle dans la fiction. Ensuite, tous les textes doivent finir par la même phrase : « Il faudrait s'exercer. Sur des lapins peut-être, pour commencer. »
Durée
  1 heure 30
Nombre de personnages
  2 femmes, 3 hommes (pouvant jouer tous les 13 personnages).  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie

 
Bascule (dans Yanardagh) [2001]
  Ce texte, écrit sur commande pour l'occasion, a été lu par l'auteure, lors de la soirée Carte blanche aux auteurs du CEAD intitulée « Une expérience de théâtre intime », le 5 février 2001, et a aussi été déposé sous le titre collectif de Yanardagh.
Résumé
  Gunay, une « âme » jeune mais amochée au sourire triste, est vêtue d'une robe taillée dans un tissu rugueux sur laquelle est écrit World Vision Flour. Elle se tient à côté d'une balançoire de bois recouverte du même tissu que sa robe et nous raconte son histoire de balançoire réfugiée.
Durée
  12 minutes
Nombre de personnages
  1 femme  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « GUNAY : […] Nous partons, mon fils. / On va revenir, maman? / Bien sûr. Là-bas, en Azerbaïdjan, c'est juste en attendant. / En attendant quoi, maman? / En attendant qu'on nous autorise à revenir, Vasif. C'est ici, chez nous, tu m'entends? C'est ici que nous sommes nés pour vivre, et nous reviendrons. (Temps.) Vasif a regardé sa mère, ses pieds et la terre du jardin. Boum! Au loin, une autre bombe et tombée. »

 
Radiations Tcherenkov [2001]
Création
  Coproduction du Théâtre du Nouvel-Ontario, du Théâtre l"Escaouette et du Théâtre français du Centre national des Arts, dans un spectacle intitulé UNIVERS, le 22 mars 2001, à Moncton
Résumé
  Tcherenkov, prix Nobel de physique, s’est retiré au sommet d’une montagne japonaise. Bien qu’il ait donné son nom à un type de radiations, qu’il soit porte-parole officiel de l’univers, il se sent seul et inutile. Sa femme, Lula, distillatrice de vodka, l’a quitté pour Pasternak. Ne lui reste que cet alcool, seul allié réel, qu’il boit jusqu’au coma éthylique, en attendant ce communiqué qui lui annoncera le sort de l’univers.
Durée
  30 minutes
Nombre de personnages
  1 homme  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
1 chanson
Extrait
  « TCHERENKOV : Ah! Ce que l’attente du sort de l’univers peut faire sur les nerfs d’un Prix Nobel sensible comme moi! (Il rit.) Non mais, regardez-moi. Et regardez-vous. Oui, vous! Depuis tout à l’heure, je vous vois vous ronger les ongles d’orteils et vous arracher les poils du nez en vous demandant : va-t-il imploser? Va-t-il s’étirer? Personnellement, je m’en moque, mais je veux tout de même savoir. »

 
Yanardagh [2001]
  en collaboration avec Robert Claing, Evelyne de la Chenelière, Anne-Marie Provencher et Jean-Pierre Ronfard
  Ce texte, écrit sur commande pour l'occasion, a été lu par les auteurs, lors de la soirée Carte blanche aux auteurs du CEAD intitulée «Une expérience de théâtre intime», le 5 février 2001.
Résumé
  Ces cinq regards intimes sur les réfugiés azéris en Azerbaïdjan sont inspirés des photographies du journaliste Tim Georgeson. Ce sont les hommes et les femmes de ces photos — « inconnus du bout du monde » immobilisés entre le bois et le métal des trains — qui reprennent parole, racontant le quotidien d'un pays en feu, Yanardagh, vocable de mythe et de guerre pour nommer la terre de la « Montagne qui brûle ».
Durée
  1 heure 15
Nombre de personnages
  6 femmes, 2 hommes et un chœur (la noce)  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Dans le dernier tableau une noce apparaît sur scène (figuration d'ambiance), soit jouée par les comédiennes des autres tableaux ou représentée autrement.
Extrait
  « MAHIADIN : Car qu'est-ce que ça signifie, vous marier? Vous relier au passé, à nos traditions. Regardez les déguisements de vos parents, vos amis, vos voisins de trains. Ils ont ressortis les manteaux des grands-pères et des grands-mères, ridicules reliefs des maisons d'autrefois, mais où sont ces maisons? Là-bas, dans le pays que nous avons quitté, existent-elles encore? Existe-t-il encore, ce pays? Rayé de la carte! » (Extrait du texte Le mariage d'Arif et de Gulnara de Jean-Pierre Ronfard)

 
Univers [2000-2001]
  en collaboration avec Herménégilde Chiasson et Robert Marinier
Création
  Coproduction du Théâtre du Nouvel-Ontario, du Théâtre l'Escaouette et du Théâtre français du Centre national des Arts, le 22 mars 2001, à Moncton
Résumé
  Cette comédie raconte trois histoires loufoques (Big Crunch de Robert Marinier, Collision de Herménégilde Chiasson et Radiations Tcherenkov de Dominick Parenteau-Lebeuf) qui, à la manière des neutrinos – ces particules infinitésimales –, s'entrecroisent et gravitent au fil d'aventures où l'amour et l'humour se disputent l'avant-scène. La question soulevée : les neutrinos ont-ils une masse? L'univers s'en va-t-il vers une implosion de sa propre masse ou vers une expansion infinie?
Durée
  1 heure 30
Nombre de personnages
  1 femme, 4 hommes
Extrait
  « DOUG : Des scientifiques ont découvert que l’expansion, au lieu d’avoir ralenti, avait accéléré. / LISA : On cherche depuis à formuler une théorie sur l’existence d’une cinquième force fondamentale de l’univers. / DOUG : Une force de répulsion qui agit à l’encontre de la gravité… » (Extrait de Big Crunch de Robert Marinier)

 
Ce texte a été présenté en lecture publique par le CEAD, le 10 décembre 1998. Pour en savoir plus sur les autres activités du CEAD
Dévoilement devant notaire [1998] Pour en savoir plus sur la publication
  (Éditions Lansman, Belgique, 2002)
Texte gagnant de la Prime à la création du Fonds Gratien-Gélinas en 1998
Création
  Baraka Théâtre, 22 octobre 2002
Traductions
  - Traduit en anglais par David J. Eshelman sous le titre de The Feminist's Daughter [2006]
Résumé
  Il est trois heures du matin. Irène-Iris vient d’enterrer Clarisse, sa mère féministe. Alors qu’elle attend dans la maison familiale l’arrivée du notaire, qui leur fera lecture du testament à son petit frère Ulysse et à elle, son héritage maternel remonte des profondeurs et sort de sa bouche en un flot de paroles effréné. Dans le champ magnétique de la salle de bain, elle affronte sang, peurs, idéologie, chairs meurtries et désirs enfouis jusqu’au matin, jusqu’au dévoilement.
Durée
  1 heure 30
Nombre de personnages
  1 femme, 2 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « IRÈNE-IRIS : Elle aurait dû prévoir. C'est de sa faute. Une femme de sa trempe aurait dû prévoir. Exiger. Insister. Afficher ses couleurs. Bien plus que de se soucier des trivialités qu'elle laisserait à sa progéniture. Tu aurais dû prévoir. Une femme de ta trempe doit avoir des préoccupations esthétiques au-delà de la mort. »
Revue de presse
  « Dans une langue très riche, très caustique, la pièce primée, Dévoilement devant notaire, est construite de longs monologues dits par une fille de l'ère post-féministe, qui se pose des questions sur l'héritage que lui a légué sa mère. » Diane Jean, Ici, du 17 au 24 décembre 1998.
« Avis aux amateurs de théâtre qui cogne : Il faut voir Dévoilement devant notaire, la création rentre-dedans de Dominick Parenteau-Lebeuf, mise en scène par Marc Béland. Y assister, au risque d'en sortir écrasé, enseveli sous un flot de paroles qui n'a rien d'aimable, de mesuré ou de réconfortant. Une mer de mots qui laisse les spectateurs ébranlés, une fois échoués sur le trottoir de la rue Saint-Denis. » Catherine Hébert, Voir, 31 octobre au 6 novembre 2002.


 
Le poète sur son rocher trouve dans la nature son inspiration [1998]
Création
  Festival des courtes pièces, NTE, 6 avril 1998
Résumé
  Un poète s'amène à la terrasse d'un café : en proie à une panne d'inspiration, il implore la vie de lui venir en aide et demande au serveur une eau plate et simple. Comme en un rêve, une poule vient pondre un œuf sous ses yeux. Mais il n'y a plus que de l'eau gazéifiée et compliquée et l'œuf est vide.
Durée
  10 minutes
Nombre de personnages
  2 femmes, 2 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « LE POÈTE : Ah! ma tête, ne sauras-tu jamais apprendre la patience? ne sauras-tu jamais te tenir? ne sauras-tu jamais retenir que l'écriture n'arrive pas sur commande? qu'elle est dure? Non! Dur n'est pas le mot. Dur est un mot court, droit et sec, comme une ruelle haïtienne, alors que l'écriture ressemble davantage à une autoroute brésilienne longue, sinueuse et insaisissable! Et moi, mini-poète minable, j'y fais du pouce sans succès, n'inspirant ni chars ni chauffeurs. »

 
Madrid, road-radio de l'autoroute 20 (texte radiophonique) [1998]
Création
  Chaîne culturelle de Radio-Canada, novembre 1998
Résumé
  Hommage à la route 20 sous la forme d'un historique autour de la route 20 reliant Montréal et Québec, des lieux s'y rattachant et du fameux Madrid.
Genre
  Texte radiophonique
Durée
  30 minutes
Nombre de personnages
  1 femme, 1 homme  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « M : L'autoroute 20. / F : … aussi appelée Autouroute Jean-Lesage… / M : … Autoroute Transcanadienne… / F : … ou « La TransCanada » par on oncle… / M : ... a une histoire bien à elle, que la plupart des Qu.b.cois, légendairement désintéressés par leur histoier nationale et leur cultuer routière, ignorent… »

 
Chasse-galerie 2001 [1997]
  adaptation très libre de la légende québécoise transcrite et publiée par Honoré Beaugrand en 1900
Résumé
  La veille du Jour de l'An 2001, Baptiste Blanchette convainc Les-Sept-Têtes, personnage représentant ses jeunes collègues aspirants-avocats, à faire un voyage éclair de Québec à Montréal pour voir leurs blondes. Déjà à moitié soûl et surexcité à l'idée de prendre dans ses bras sa Dolly Hellish, Baptiste ne respectera pas leur pacte avec le diable.
Durée
  45 minutes
Nombre de personnages
  1 femme, 2 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « BAPTISTE BLANCHETTE et LES-SEPT-TÊTES : Satan! roi des enfers, nous te promettons de te livrer nos âmes, si d'ici l'aube nous consommons alcools et drogues et si, pendant le voyage, nous nous arrêtons dans un bar à gogo. À cette condition, tu nous transporteras à travers les airs, au lieu où nous voulons aller, et tu nous ramèneras de même à l'université! »

 
Comme une enfant de dada [1997]
  inspiré des œuvres picturales de Raoul Hausmann
Création
  Présenté en performance par l'auteure au Musée départemental de Rochechouart (France), 9 novembre 1997
Résumé
  Ces textes composés à partir des œuvres exposées de l'artiste Raoul Hausmann (1886-1971), fondateur du Club Dada en 1918, tentent de rendre audibles et visibles « les dialogues silencieux » qui se sont installés entre les œuvres peintes et l'auteure. La date de naissance de l'une, coïncidant avec celle de la mort de l'autre, augurait déjà une filiation naturelle.
Durée
  1 heure
Nombre de personnages
  1 femme interprétant plusieurs personnages  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « La porte de la pharmacie s'ouvre violemment. C'est toi, daddy? C'est bien toi? How strange you look, Dada Raoul. Un œil à travers l'U et un cri à travers l'O de ton nom. Que t'est-il arrivé? Une lullaby sort de ta bouche s'ouvrant on the night of ton intérieur noir noir oh so noir la boîte noire de tes dents blanches comme un piano machiavélique de musique phonétique playing les comptines solitaires d'une fillette figée sur un négatif depuis six décennies. Never mind, c'est toi! »

 
Filles de guerres lasses [1996-2003] Pour en savoir plus sur la publication
  (Éditions Lansman, Belgique, 2005)
Création
  Baraka Théâtre, 11 octobre 2005
Résumé
  Collage de quatre polyphonies dramatiques (Vive la Canadienne!, Vices cachés, Nacre C et Catwalk, sept voix pour sept voiles). Quatre héroïnes de la modernité, quatre jeunes femmes épuisées par des combats qu’elles mènent depuis trop longtemps, quatre peaux mortes dont elles doivent se défaire, quatre chutes dont les enjeux sont l’identité même de celles qui tombent et l’état de leur monde lorsqu’elles se relèveront. Les voix de ces quatre icônes au bout de leur corde et le chœur de ceux qui les entourent.
Durée
  1 heure 30
Nombre de personnages
  4 femmes, 3 hommes (qui peuvent jouer les 27 rôles dont 1 personnage muet; 1 autre à 7 voix et des chœurs)  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « Je ne pensais qu’à une chose : laver la maison de fond en comble. […] Frotter jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de traces de nous deux nulle part. Et c’est ce que j’ai fait. Quand la porte s’est refermée et que le moteur de la voiture a vrombi, je me suis précipitée sur l’aspirateur. François… J’ai tout aspiré. Tout. La poussière, les désirs, les rêves et les souvenirs, les projets en gestation qui s’accrochaient aux parois, refusant de mourir. Sans pitié, j’ai augmenté la succion. […] J’ai purgé la maison de toutes ses déjections. J’ai frotté jusqu’à ne plus me reconnaître, frotté jusqu’à oublier qui j’étais, frotté jusqu’à sentir quelqu’un d’autre émerger sous ma peau. » (Extrait de Vices cachés)
Revue de presse
  « Depuis Dévoilement devant notaire et La petite scrap, l’auteure impressionne par son intelligence pénétrante, un style d’une qualité littéraire remarquable (quels romans elle écrira, aussi, un jour!) et un sens implacable de l’autodérision. Son œuvre est cependant farouche : on ne s’en approche pas facilement et c’est voulu ainsi. [… Toutefois], comme la forme condensée de ces quatre textes se prête particulièrement bien à l’écriture acérée et elliptique de leur auteure, le spectacle s’avère une initiation heureuse à un univers d’une grande poésie et dont l’exploration est fructueuse. » Anne-Marie Cloutier, La Presse, le jeudi 13 octobre 2005
« Il y a, chez Parenteau-Lebeuf, un mélange détonnant. D’une part, le comique et le tragique cohabitent inégalement. D’autre part, la langue est parfois poétique, littéraire même. Par surcroît, elle décrit quelquefois des situations très concrètes, encastrées dans une structure complexe, auxquelles s’ajoute une ironie paradoxale, qui procure au drame des couches supplémentaires de sens. Ces éléments sont à nouveau présents dans Filles de guerres lasses, à la différence près que la metteure en scène, Caroline Binet, réussit à mieux les mettre en valeur que ceux qui l’ont précédée. […] le spectateur est plutôt charmé par une galerie de portraits en prise sur son époque. Regard sur sa société et son temps où Parenteau-Lebeuf ne se sert ni de lunettes roses ni de verres noircissants. C’est rare. Pour cela, sa plume, portée par Binet et son équipe, aide à y voir plus clair. » Hervé Guay, Le Devoir, le samedi 22 octobre 2005


 
L'autoroute [E] [1996-1998] Pour en savoir plus sur la publication
  (Éditions Lansman, Belgique, 1999)
Création
  Théâtre Le Carrousel en coproduction avec la Scène nationale de Chambéry et de la Savoie (France), le Centre national des arts (Ottawa), le Théâtre de la Ville (Longueuil) et la Scène nationale de Narbonne (France), 1999
Traductions
  - Traduit en bulgare par Gueorgui Tsankov sous le titre de Avtostradata (Revue Panorama, Sofia, 2000)
- Traduit en italien par Marzia G. Lea Pacella sous le titre de L'autostrada [2005]
Argot Studio, Rome, février 2006
Résumé
  Éprise de liberté et de frénésie urbaine, M'man ne supporte plus le silence de P'pa et la vie dans le rang Croche de Ste-Léonie-des-Eaux-Claires. Une nuit de la fin du mois de juin, elle fait sa valise, saute dans son pick-up et, dans un crissement de pneus, quitte mari, fille et maison pour la ville. C'est à cet instant précis que le cri de désespoir de Mouche déchire la nuit, que l'incompréhension de P'pa sature l'univers et que... L'autoroute commence. Y a-t-il une vie après M'man?
Durée
  1 heure
Nombre de personnages
  1 femme, 1 homme  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « MOUCHE : Tu crois que M'man va revenir? / P'PA : Elle ne peut pas nous faire ça. / MOUCHE : Quand? / P'PA : Elle nous aime. Elle reviendra. / MOUCHE : Quand? / P'PA : Tôt ou tard. »
Revue de presse
  « C'est en mariant avec subtilité humour et élément dramatique que L'autoroute devient une pièce touchante. Si la détresse du cœur de P'pa se fait sentir à certains moments, l'auteur ne manque pas d'y faire percer un rayon de soleil qui dessine un sourire sur les visages et parfois même des éclats de rire. » Marie-Eve Bouchard, Week-end Outaouais, 29 janvier 2000.
« C'est un fait de société, une histoire remarquablement servie par l'écriture de "l'auteure" de cette pièce, Dominick Parenteau-Lebeuf.(…) Quant à la pièce, dont c'était la "première mondiale", la voici sur…l'autoroute du succès. » L'indépendant de Narbonne, 20 octobre 1999.
« Difficile de ne pas être tour à tour songeur, ému, touché, scotché à son fauteuil quand une telle histoire vous tombe dessus. On vous ravive des souvenirs. » Josiane Le Pierres, Ouest-France Quimper, 8 décembre 1999.
« Dominick Parenteau-Lebeuf prouve ici, après Poème pour une nuit d'anniversaire (sa première pièce, créée l'automne dernier), non seulement qu'elle possède l'une des plumes les plus fines de la dramaturgie récente, mais aussi, ce qui ne court pas les rues, un univers poétique d'une indéniable richesse. Émouvante, courageuse, sa première pièce pour enfants fait…mouche. » Patricia Belzil, Voir, du 16 au 23 mars 2000.


 
Et que la faim en ces lieux attirait [1996]
texte écrit dans le cadre du projet « Écrire la ville » entre le CEAD et l’Atelier Ste-Anne (Bruxelles)
Résumé
  Des personnages fantasques, des bêtes étranges vivent, mangent et meurent dans ces « fables urbaines sans morale aucune ». Un Maître d'hôtel devenu Belge doit consentir à nourrir un Rat de mine sorti de son passé, la guerre éclate entre amateurs de chien chaud et mangeurs de poulet, et une jeune femme à souliers rouges rejoint sa mère dans la mort.
Durée
  1 heure 30
Nombre de personnages
  2 femmes, 3 hommes une douzaine de seconds rôles pouvant être représentés par des figurines, des mannequins, des ombres ou des marionnettes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
1 chanson de folklore bien connue

Les petits rôles peuvent aussi être représentés par des figurines, des mannequins et des ombres. Des marionnettes pourraient aussi en remplacer plusieurs.
Extrait
  « GRAND MAÎTRE DE LA CONFRÉRIE DU CHIEN CHAUD DES MAROLLES : En état de guerre? Mais qui êtes-vous? Qui êtes-vous? Monsieur le Mystérieux Interpelleur, je vous prie de vous identifier! [...] Dieu, est-ce Toi? Dieu, si c'est Toi et si tu bouffes du poulet, je deviens païen! Je Te préviens! / VOIX DU MYSTÉRIEUX INTERPELLEUR : Vive la Terrine de Poulet de Waterloo! »

 
Hamlette, conte à une voix de fille soûle comme une Polonaise [1996] Pour en savoir plus sur la publication
  (in 38 E , Dramaturges Éditeurs, 1996)
  inspiré par Hamlet de Shakespeare
Création
  Coproduction du Théâtre Urbi et Orbi et du Théâtre d'Aujourd'hui, septembre 1996
Résumé
  « Quand Hamlette se sent prise d'une violente crise existentielle, elle se paquette la fraise et part au Danemark, revivre la vie de son homologue masculin... »
Durée
  30 minutes
Nombre de personnages
  1 femme
Extrait
  « HAMLETTE : Quand j'file destroy à fond et full mélancolique | J'me soûle au vermouth et j'pars en rêves éthyliques | Vers ma terre d'écourement, le royaume de Danemark. | Parce que ça rime avec hostie d'tabarnack. | C'est ben pratique, les paradis artificiels | Quand t'es coincé par une question existentielle. | Chacun ses raisons pour se mettre à boire, calvaire. | Pis pas d'commentaires plates là-d'ssus à soir, c'tu clair? | Frame de chat blanc! Souris! Sans colonne! Peau de vache! | Qu'est-ce que t'attends, hostie? Que dessus je te varge? | Please. Un peu d'indulgence. Que toi il y a pire. | Ton grand chum-e de brosse, Ham-e-let de Shakespeare. »

 
Nacre C [1996] Pour en savoir plus sur la publication
  (dans Filles de guerres lasses, Éditions Lansman, Belgique, 2005)
  Ce texte a été présenté en lecture publique par le CEAD, lors de la 11e Semaine de la dramaturgie à l’occasion de l’événement « Singulières et plurielles », le 6 décembre 1996.
Création
  Baraka Théâtre, 11 octobre 2005, dans un spectacle intitulé Filles de guerre lasses
Traductions
  - Traduit en anglais par David J. Eshelman sous le titre de Pearloid C [2005]
Résumé
  La poétesse Marie-Laurence Imbeau devient la muse Ellifal Sellif-Selertend à la suite de sa rencontre avec le jeune peintre branché Érod Rineva. Mettant sa poésie en jachère, elle pose pour lui. Commence alors la lente mutation de son épiderme en une somptueuse maladie de peau : le nacre C. Miroir, ô mon miroir, y a-t-il encore quelqu’un derrière cette beauté ?
Durée
  20 minutes
Nombre de personnages
  1 femme et 2 hommes pouvant être joués par 1 femme  Pour en savoir plus sur la distribution
Extrait
  « Dans un miroir, vois mon sourire sur le visage de l’autre. Encore elle! Recule, recule encore, loin du reflet, cogne quelqu’un, m’arrête sous le grand lustre, qui s’allume soudain. Érod me découvre de ma cape. Applaudissements. Tout de moi scintille. »

 
Le bal des vingt-cinq chandelles [1994]
Création
  École nationale de théâtre, décembre 1994
Résumé
  En octobre, la nuit du premier gel, six vieux amis, Septembre, alias le Petit Chaperon Rouge, Loïc, alias le Cyclope Myope, Marie-Victoire, alias la Demoiselle de l'Aviron, Jean-Baptiste, alias Marquis de la Brouette, Émile, alias le Poète Manchot et Daphnée, alias la Nymphe, se retrouvent pour le bal de leurs vingt-cinq ans. Daphnée, Reine du Bal, annonce que la maison a été vendue par ses fantômes. Ils apprennent peu à peu le temps qui passe et les jeux qui se défont.
Durée
  1 heure 30
Nombre de personnages
  3 femmes, 3 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « SEPTEMBRE : L'autre dimanche, je suis sortie faire de la trottinette sur le chemin du Bois. Il n'y avait personne. [...] C'était la joie. J'avais six ans et pas un jour de plus. Je suçais des bonbons au gingembre et mes cheveux flottaient dans l'air de septembre. Je roulais sur ma rutilante Rossinante un nom de trottinette que j'ai emprunté à l'espagnol et j'oubliais ma grand-mère qui était morte. Ça sentait le froid et les pommes, un peu comme maintenant, et j'ai laissé mon nez au vent. »

 
Poème pour une nuit d'anniversaire [1993] Pour en savoir plus sur la publication
  (Éditions Lansman, Belgique, 1997)
Création
  École nationale de théâtre, 22 avril 1993; Les Productions Poème pour une nuit d’anniversaire maintenant devenues Baraka Théâtre, 14 octobre 1999
Résumé
  La nuit du premier anniversaire de la mort de la mère, les membres d'une famille dispersée se retrouvent : le Spectre de la mère morte, le Père, le Chien, l'Aînée, la Cadette et le Benjamin. Que restera-t-il d'eux après le tourbillon de cette nuit de souvenirs? Une histoire de liens de sang où les poulets, les valises, les bicyclettes, les chiens trop vieux, les promesses de maisonnettes et les deuils qu'il faut faire s'entrechoquent une dernière fois avant le lever du soleil.
Durée
  1 heure 20
Nombre de personnages
  3 femmes, 3 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « LE PÈRE : Et le rouge du téléphone quand la Cadette a crié: "Noooon!" Et le rouge du ciel quand je suis revenu à la maison. J'entendais l'Aînée souffrir dans la voiture qui me suivait. Il commençait à faire jour. Le ciel ne s'était pas permis un rouge comme celui-là depuis... Si tu l'avais vu. C'était pour toi. L'Aînée a sorti ses lunettes noires des jours trop longs. C'était trop fort. Le rouge était trop puissant. Un hommage à ton sang. / LE SPECTRE : Tais-toi, maintenant. »
Revue de presse
  « L'écriture de Dominick Parenteau-Lebeuf est fantaisiste, délurée. Procédant beaucoup par images, elle dépeint l'inévitable dislocation familiale avec un humour mêlé de moments d'émotion pure. » Michel Vaïs, Jeu, 94, mars 2000.

 
TRADUCTIONS, TRANSPOSITIONS, COLLAGES, AUTRES TEXTES...

Dans le sang [2001]
  traduction de In the Blood de Suzan-Lori Parks [2000] Cette traduction a été présentée en lecture publique par le CEAD, le 8 décembre 2001. Pour en savoir plus sur les autres activités du CEAD
Résumé
  Hester fait partie des plus démunis; de plus, elle ne sait ni lire ni écrire. Tout ce qu'elle possède, ce sont ses cinq enfants, cinq enfants de pères différents dont elle n'a aucune nouvelle, évidemment. Dans cette pièce inspirée de La lettre écarlate de Nathaniel Hawthorne, Hester lutte pour sa survie dans la société américaine contemporaine, alors que perversion et cupidité règnent en maîtres autour d'elle.
Durée
  2 heures
Nombre de personnages
  3 femmes, 3 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
5 des 6 acteurs jouent à la fois le rôle d'un enfant et d'un adulte
Extrait
  « C'pas une lumière si tu veux mon avis | C'pas une femme brillante qui aurait 5 bâtards | Pis pas une cenne dans ses poches | Faut faire quelque chose pour arrêter ça | Parce qu'over my dead body qu'A va vivre sur mon bras | La v'là | Tassez-vous | C'qu'A l'a, ça s'attrape | Laissez-la passer | Approchez pas | Vous voulez pas avoir l'air d'la connaître | Écartez-vous! »