Anne-Marie OLIVIER

Née à Arthabaska en 1973, Anne-Marie Olivier a été formée comme comédienne au Conservatoire d'art dramatique de Québec, une ville où elle est très active à la fois comme organisatrice d’événements théâtraux, comme comédienne et comme auteure. Son expérience du théâtre de rue qu’elle appelle chaleureusement « ses matchs d’improvisation sur tourbe et asphalte » la poussent d’abord à écrire des chansons et des poèmes, puis ensuite des contes urbains et enfin, un théâtre très personnel. Son spectacle Gros et Détail explore avec ludisme et poésie – avec brio aussi –, les thèmes pourtant durs de l’alcoolisme, de la pauvreté et de la violence conjugale. Ce premier long texte de son cru lui a valu le Prix Paul-Hébert et le Masque du public en 2005. Cette création a voyagé au Québec, en France et en Afrique. Elle a ensuite écrit Le psychomaton ainsi qu’une courte pièce, Un jeudi soir à l'espo créée dans le spectacle Regards-9 à Québec pendant les fêtes du 400e anniversaire de la ville. Gros et Détail et Le psychomaton sont publiés chez Dramaturges Éditeurs, et Regards-9 aux Éditions Lansman en Belgique.— 2000-01-23

 
Légende des icônes
Quand elle est disponible, cliquez sur l'icône correspondante pour en savoir plus sur la publication , la distribution , le décor ou les autres activités du autour de ce texte.
Index alphabétique des titres
Annette Boa constrictor Gros et Détail Le psychomaton Mon corps deviendra froid Regards-9 Un jeudi soir à l'espo
 
Annette [2009]
Création
  Théâtre Bienvenue aux dames !, 13 octobre 2009
Résumé
  20 mai 1980, Annette Rochette plonge dans le coma. Cette passionnée du tricot débobine le fil de sa vie afin de trouver la sortie du dédale dans lequel elle se trouve. Elle rejoue maintes fois l’issue d’un match de hockey qui la propulse dans les confins de sa mémoire. Dans sa tête, des fils se touchent et retissent ses souvenirs les plus marquants. D’histoires en histoires, elle pourra ainsi se reconstituer comme on assemble les morceaux d’une courtepointe.
Genre
  Comédie dramatique
Durée
  1 heure 25
Nombre de personnages
  1 femme qui joue plusieurs personnages
Extrait
  « ANNETTE : Le sang bout | le sang anglais va se mélanger au sang français | le sang français au sang innu | le sang aztèque au sang espagnol | le sang congolais va se mélanger au sang belge | le sang juif au sang allemand | un seul et même sang. | La conquête atteint son apogée. Le conquistador le plus fort est amarré. | Ma mère replace sa jupe de majorette. Toute retournée, le toupet défait. / GHISLAINE : J’ai perdu ma… trompette. »
Revue de presse
  « Une heure trente durant, Anne-Marie Olivier nous tient en haleine, récite son conte, son théâtre, sa poésie avec conviction. Ses phrases riment bien, se répètent parfois, comme un refrain. «C'est à soir que je score de tout mon corps.» Son talent de conteuse est mis en valeur par un bel éclairage. Vraiment, toute la mise en scène de Kevin McCoy et la grande équipe de concepteurs ont su créer un moment magique. Mardi soir, lors de la première, le public est sorti du spectacle emballé. Seule chose, la langue d'Anne-Marie Olivier est si riche qu'on a envie d'y revenir une deuxième fois pour ne rien manquer. » Alexandra Perron, Le Soleil
« Après Gros et Détail, Anne-Marie Olivier nous entraîne de nouveau dans la basse-ville de Québec avec Annette, son second spectacle solo. On y retrouve sa poésie crue aux accents locaux, son humour vif lui permettant d'émouvoir sans complaisance, ses histoires aussi impitoyables qu'originales avec, en plus, une cohésion que l'auteure du Psychomaton n'avait pas encore atteinte, tant sur le plan du récit que des images. Le tout au gré d'une interprétation-narration débordante d'énergie. » Josiane Ouellet, Voir
« Le texte que signe la comédienne a la qualité des plus belles fibres de la tradition orale. Il est tricoté dans la langue du quotidien, une langue coulante, fluide, fine, poétique, rugueuse et imagée. Mais plutôt que de s'enrouler dedans pour se tenir au chaud et se bercer au coin du feu, Anne-Marie Olivier l'endosse, la revêt et la déroule à souhait. Véritable Sainte Flanelle à elle seule, la comédienne offre une interprétation qui n'a rien à envier aux héros du hockey: elle travaille fort dans les coins, occupe toute la patinoire, effectue des montées qui soulèvent la foule et comble l'auditoire d'une magnifique échappée où elle « score », comme elle le dit, de tout son corps. » Sylvie Nicolas, Le Devoir


 
Mon corps deviendra froid [A] [2008]
Création
  Théâtre de Quat'Sous, 25 janvier 2010
Résumé
  Pour célébrer les dix ans de la mort du patriarche, la mère de famille prépare un buffet anniversaire spécial. Le corps du père est offert aux convives, cela permettra à certains de digérer ou non le lourd passé familial.
Genre
  Comédie dramatique
Durée
  1 heure 20
Nombre de personnages
  3 femmes, 2 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution
Extrait
  « SYLVIE : La pièce que vous allez voir ne parle pas vraiment de moi. Elle parle d’une famille qui me traverse comme un train passe à travers un suicidaire laissant près des rails une peau de visage plate comme pizza. Cette reconstitution dramatique parle de cette famille ordinaire-extraordinaire et de son barbecute. »
Revue de presse
  « Ne serait-ce que pour son implacable lucidité et ce que ça soulève de pertinent chez chaque être, le travail de l’auteure Anne-Marie Olivier est d’une nécessité inouïe. » Claudia Larochelle, Rue Frontenac
« Anne-Marie Olivier livre ici son œuvre la plus achevée, la plus intense et définitivement la plus ténébreuse. Dans l’esprit de la gang des tu-seuls de Michel Tremblay, ses personnages représentent des puits de douleurs sans fond qui nous émeuvent sans sombrer dans le maniérisme pathétique. Cathartique, son écriture s’imprègne d’une poésie toute quotidienne. » Olivier Dumas, Mon théâtre.ca
« La forme du récit… est extrêmement efficace. Mon corps deviendra froid…nous touche et nous bouleverse…» Jean Siag, La Presse
« ...l'auteure a parsemé sa pièce de métaphores, des procédés franchement théâtraux que le metteur en scène a su traduire avec sensibilité, c'est-à-dire en faisant affleurer la drôlerie, la tendresse et la bonne volonté... » Christian St-Pierre, Voir
« Le texte d'Anne-Marie Olivier est sans compromis, et bien que peuplé de traits ironiques, il ne tente pas de se dédouaner d'humour noir, d'évasion, d'allégement. C'est le récit de l'enfance blessée, de ces monstrueuses contusions existentielles indélébiles, marquées au fer rouge sur le cœur, de celle qu'on ne peut contourner, ni éluder : seulement, au mieux, apprendre à vivre avec. C'est également une charge contre l'aliénation, celle de la petite vie d'un Québec d'une époque encore pas si lointaine, où le rêve du devenir se brisait contre moult murs d'impossibilité. On nous y plonge, on nous met le nez dedans. Espace de tourment, de douleur, promenade dans tous les lieux sombres de l'humaine souffrance héritée. » Yves Rousseau, Le Quatrième


 
Regards-9 [2008] Pour en savoir plus sur la publication
  (Lansman Éditeur, Belgique, 2008), en collaboration avec Marie Brassard, Jean Marc Dalpé, Koffi Kwahulé, Robert Lepage, François Létourneau, Alexis Martin, Michel Nadeau et Marc Prescott
Création
  Théâtre de la Bordée, 15 mai 2008
Résumé
  Recueil de neuf courtes pièces de neuf auteurs différents pour un spectacle portant ce titre au Théâtre de la Bordée (Québec). Neuf fictions inspirées par un quartier de Québec au choix de l'auteur, par une personne rencontrée, par une ambiance perçue, un souvenir évoqué. Il est à noter que ces textes peuvent être joués indépendamment. Notez que la production donnait à voir, selon le choix du public, une série de textes tirés d’un ensemble de courtes pièces totalisant 3 heures. Deux mises en scènes étaient possibles pour chacune portant le tout à 6 heures. L’ensemble de Regards-9 comporte 35 personnages.
Genre
  Comédie
Durée
  3 heures
Nombre de personnages
  16 femmes, 19 hommes et 1 voix

 
Un jeudi soir à l'espo [2008] Pour en savoir plus sur la publication
  (dans Regards-9 avec 8 autres pièces de 8 autres auteurs, Lansman Éditeur, 2008)
Création
  Dans un spectacle intitulé Regards-9, Théâtre de la Bordée, 15 mai 2008
Résumé
  En se rendant avec sa famille à l'Expo-Québec, Patricia, neuf ans, n'imagine pas qu'elle va faire la connaissance d'un « grand-père » pas tout à fait comme les autres.
Durée
  20 minutes
Nombre de personnages
  2 femmes, 3 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « STARBUCK : Y est cinq heures trente, le monde s'empiffre de pogo, de grosse pout', pis de pop corn au caramel; les hots-dogs dégoulinent rouge, jaune pout et vert, y a tellement de friture que le mobilier pis les tentes, pis ceux qui servent la bouffe ont l'air frits... »

 
Le psychomaton [2007] Pour en savoir plus sur la publication
  (Dramaturges Éditeurs, 2007)
Création
  Groupe AD HOC en codiffusion avec le Théâtre Périscope, 19 avril 2007
Résumé
  L’existentialiste Josée travaille dans une station service doublée d'un dépanneur. Du haut de son secondaire cinq, elle cherche un sens à la vie et s’interroge sur la vacuité spirituelle, l’incommunicabilité, la détresse, la solitude, l’engagement et les valeurs de notre monde actuel. Avec son ami Polo, elle invente une machine aux allures de photomaton pour remonter le moral d’une galerie de personnages.
Genre
  Comédie philisophique
Durée
  1 heure 45
Nombre de personnages
  3 femmes, 2 hommes jouant 18 personnages (11 femmes et 8 hommes) dont l’un des rôles de femme est joué par un homme  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « JOSÉE : Non, tu le sais pas! C’est pas un Rigolfeur qu’on construit. C’est un confessionnal moderne, un psy pour le monde qui en ont le plus de besoin. / POLO : J’ai pensé qu’on serait peut-être plus vendeur si on mettait un concept de plaisir. […] J’ai aussi pensé à quelque chose qui sortirait des murs. / JOSÉE : Non! C’est pas une maison hantée! Si y a une petite fille de quatorze ans qui confie qu’elle a essayé de s’avorter avec un wrench, penses-tu qu’a va trouver ça drôle de se faire arroser? »
Revue de presse
  « Le noble désir d'engagement qui anime la plupart des personnages de cette pièce finit par frapper le mur de l'isolement, de la déroute des valeurs, spirituelles ou autres, et ce n'est pas une "JoJo Savard électrique" ou un "Doc Mailloux métallique" qui pourra insuffler du sens au vide existentiel de ce monde, qui est un peu le nôtre. Y a-t-il une issue?  » Louis Cornellier, Le Devoir, 8 et 9 mars 2008
« Mais cela demeure tout de même le texte d'un dramaturge capable d'écrire pour le grand public, au sens noble du terme, dans la lignée d'un Gratien Gélinas. Il est heureux que le Théâtre d'aujourd'hui accueille une pièce commeLe psychomaton, qui met des mots sur notre impuissance collective et individuelle devant la douleur de nos semblables, en frôlant le désespoir, mais en n'y sombrant pas... Non, on ne peut pas changer le monde. Mais parfois, un tout petit peu et sans qu'on le réalise, le monde peut changer. » Marie-Chrisine Blais, La Presse, 24 février 2009


 
Boa constrictor [JA] [2003] Pour en savoir plus sur la publication
  (dans Les zurbains en série, Dramaturges Éditeurs, 2005)
Création
  Théâtre Le Clou, dans un spectacle intitulé Zurbains 2003, 6 mai 2003
Résumé
  La femme de ménage du Royal Théâtre profite de ses rondes solitaires dans les loges pour enfiler les costumes. Elle le fera à ses risques et périls.
Genre
  conte
Durée
  10 minutes
Nombre de personnages
  1 femme
Extrait
  « ROBERTA : Moi Roberta le laideron | la grosse femme de ménage pas trop maligne | Me sens comme Cendrillon, mais trois fois plus | rrr »

 
Gros et Détail [2003] Pour en savoir plus sur la publication
  (Dramaturges Éditeurs, 2005)
Création
  Bienvenue aux dames!, 21 octobre 2003
Résumé
  Recueil de quinze contes urbains et dramaticules parlant de la mort et de la vie au cœur de mondes singuliers : le quartier Saint-Roch, les motels du boulevard Hamel, le parc Victoria, la rue Langelier… bref, la ville de Québec comme vous ne l’avez jamais observée. Sous l’apparente laideur de ces petits univers se cachent parfois des beautés subtiles échappant au passant distrait.
Durée
  1 heure 20
Nombre de personnages
  19 femmes, 17 hommes, interprétés à la création par 1 femme et 1 musicien
musique en direct
Extrait
  « Quand je fais des gaffes ma belle-mère dit : — (Jouant la Belle-Mère) Qu’est-ce que tu as dans la tête? / Là je sais pas quoi répondre ça fait que j’y dis : — (Jouant Josée, haussement d’épaule) Ché pas? — (Jouant la Belle-Mère) Du ragoût. Voilà ce que tu as dans la tête… Tu es une tête de ragoût. / Tout le monde trouve ça ben drôle. Faque y m’appellent toute de même : Tête de ragoût. »