Michèle MAGNY

Née à Montréal, Michèle Magny a reçu son diplôme en interprétation en 1968 de l'École nationale de théâtre du Canada. Elle a par la suite joué sur la plupart des scènes de Montréal et en tournée au Québec dans des pièces de répertoire et de création. Au Théâtre du Nouveau Monde, notons sa participation comme comédienne à la pièce-événement, Les fées ont soif de Denise Boucher, à Bonjour, là, bonjour de Michel Tremblay, à la création de La charge de l'orignal épormyable de Claude Gauvreau. Elle a également joué à Paris et en tournée en France, notamment dans Quatre à quatre de Michel Garneau. Elle a signé de nombreuses mises en scène, dont celle de La reprise de Claude Gauvreau, au Théâtre d'Aujourd'hui qui a gagné le Masque de la meilleure production de l'année en 1994 et a été finaliste pour le prix de la meilleure mise en scène. En 1993, toujours au Théâtre d'Aujourd'hui, a été créée sa première pièce de théâtre, Marina, le dernier rose aux joues, qui fut également jouée en France. La pièce, publiée chez Actes-Sud-Leméac, a été en nomination pour le Prix littéraire du Gouverneur-général du Canada dans la catégorie théâtre, en 1995. En 1996, grâce à une bourse du Conseil des arts et des lettres du Québec, elle s'est mise à l'écriture du texte Un carré de ciel avec, comme personnage principal de la pièce, Jacques Ferron. Deux lectures publiques ont suivi. La pièce a été créée à Montréal au Théâtre d'Aujourd'hui le 13 janvier 2004 dans une mise en scène de Martine Beaulne. Michèle Magny a également écrit deux pièces radiophoniques pour Radio-Canada, La plume et le scalpel et Histoire de gare et d'amour. Professeure d'interprétation depuis une bonne vingtaine d'années, elle enseigne présentement à l'École nationale de théâtre du Canada. — 2008 / 12
(Photo : Robert Laliberté)

 
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Index alphabétique des titres
Autour de Kati N. Marina, le dernier rose aux joues Un carré de ciel
 
Autour de Kati N. [2002] Ce texte a été présenté en lecture publique par le CEAD, le 7 décembre 2002. Pour en savoir plus sur les autres activités du CEAD
Résumé
  En cours de préparation à la suite de la lecture publique.

 
Un carré de ciel [1999-2004] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 2004)
  Ce texte, qui avait fait l'objet d'un atelier du CEAD au printemps 1999, a été présenté en lecture publique par le CEAD, en collaboration avec le Centre d'études québécoises de l'Université de Montréal et la Société québécoise d'études théâtrales, lors du colloque « Théâtres d'ici vus d'ailleurs », le 4 juin 1999.
Création
  Théâtre d'Aujourd'hui, 13 janvier 2004
Résumé
  Un écrivain et médecin entreprend le douloureux périple de reconquérir, en une nuit de désarroi, une identité jadis séquestrée par sa mère au soir de sa mort. Pour mettre un point final à un livre sur « la folie et ses cantons » pour lequel il s'est enfermé à la campagne, il doit prendre le risque d'entrer dans la folie. Entouré par une nurse à la fois lumière et ténèbres, par Maski, son double qui revient le hanter et l'encourager, il transgresse la frontière entre les vivants et les morts et franchir le Pas de Gamelin, guidé par trois recluses. Sa rencontre avec sa mère aura lieu, violente et purificatrice, qui lui permettra, peut-être, de terminer son œuvre.
Durée
  2 heures
Nombre de personnages
  5 femmes, 2 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « ALINE : […] (Parlant bas.) Docteur, cette nuit je m'évade. / DOCTEUR : Par où, grand Dieu? / ALINE : Par la sortie des artistes. La clôture penche du côté de la ville, comme une invitation. Personne y a jamais répondu, alors elle a jamais été réparée. Je suis la première à l'essayer. (Avec intensité.) Mon rêve est plus fort que tout. »
Revue de presse
  « Pour redécouvrir la fantaisie, l'indignation et l'esprit d'engagement présents en nous » Caroline Montpetit, Le Devoir, samedi 4 mars 2000.

 
Marina, le dernier rose aux joues [1991-1993] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac / Actes Sud – Papiers, 1994)
Création
  Théâtre d'Aujourd'hui, 3 avril 1993; en France, dans une coproduction de la Compagnie de L'Athanor et de la Maison de la Poésie, à Paris, 23 novembre 1994
Traductions
  - Traduit en anglais par Linda Gaboriau sous le titre de Marina, the Blush of Life [2008] (in FORSYTH, Louise H., Anthology of Québec Women’s Plays in English Translation, Volume II (1987-2003, Playwrights Canada Press, 2008)
Résumé
  Marina Tsvétaéva, poète russe, à la veille de son départ pour Moscou en 1939 après un exil de dix-sept ans, se remémore, dans un long flash-back, sa rencontre amoureuse avec des acteurs et une actrice pendant la Révolution russe. C'est un hommage à l'amour et à l'amitié dans un monde dramatiquement en changement. Sonne l'heure des départs pour une destination dont on ne revient pas.
Durée
  2 heures 30
Nombre de personnages
  2 femmes, 1 homme  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « MARINA : SergueÏ! Un assassin! Je vous l'ai déjà dit, je ne sais pas où il est. […] Oui, il travaillait. Toutes sortes de métiers. Dans l'édition, les revues… Il aimait les livres, par-dessus tout. C'était un artiste. Des amis nous aidaient. Comment pourquoi? Mais parce que ce sont des amis justement, parce qu'il aimaient ma poésie. Oui, j'écris. En ce moment, je fais des traductions. De Pouchkine… Pouchkine! Non il n'est pas communiste, monsieur. Il est mort bien avant… Nous célébrons son centenaire cette année. Quoi mon pays? Il est à la droite d'une carte géographique, mon pays. Il a pris si peu soin de moi, mon pays. Celui que j'aime, je le porte en moi. Il est partout où il y a une table, une fenêtre et un arbre sous la fenêtre. Je n'ai besoin de rien d'autre! Mon sens de la propriété se limite à mes enfants et à mes cahiers. Je suis poète, épouse et mère de famille! Dans l'ordre. Ici, je suis un poète sans lecteur. En Russie, un poète sans livres. Ici, je suis inutile. Là-bas, je suis impensable. Et je suis indifférente à l'opinion publique. Je m'appelle Marina Tsvétaeva. […] »
Revue de presse
  « On ne peut que saluer l'initiative de Michèle Magny qui signe avec Marina, le dernier rose aux joues, un vibrant et lumineux hommage à l'auteure russe, en même temps que sa toute première œuvre dramatique. […] En somme, le Théâtre d'Aujourd'hui tient là un spectacle remarquable, d'une sensibilité et d'une intelligence raffinées, capables de remuer la conscience des spectateurs les plus blasés. Comme un grand souffle de vie. » Gilbert David, Le Devoir, 13 avril 1993.
« C'est Michèle Magny qui a organisé cette rencontre avec la poétesse Marina. Son texte est d'une élégante candeur, intelligent et vigoureux. » Jean-François Bélisle, L'Express D'Outremont, 9 avril 1993.