Roland LEPAGE

Détenteur à l'âge de vingt ans d'une licence en lettres de l'Université Laval, Roland Lepage fait ses premières armes en théâtre à Québec, avec Pierre Boucher et Paul Hébert. Après avoir étudié et travaillé en théâtre en France, il poursuit au Québec pendant plusieurs années une carrière d'acteur à la scène, à la radio et à la télévision, surtout dans des émissions pour la jeunesse. Il joue notamment les rôles de Nimus dans Ouragan, et de Monsieur Bedondaine dans La Ribouldingue. Outre ses pièces, il a écrit pour la télévision les séries Marie-Quatre-Poches et La Ribouldingue, a collaboré à Cœur aux poings, à Marcus et à Nic et Pic, et il a signé des traductions et des transpositions de textes classiques et contemporains. En 1978, la traduction anglaise de sa pièce Le temps d'une vie (In a Lifetime) permettait à l'auteur de remporter le prestigieux prix Chalmers de la meilleure pièce canadienne. Il a été, de 1989 à 1993, le directeur artistique du Théâtre du Trident et poursuit depuis sa carrière d'acteur à Québec. — 2009-01-27
(Photo : Christian Lacroix)

 
Légende des icônes
Quand elle est disponible, cliquez sur l'icône correspondante pour en savoir plus sur la publication , la distribution , le décor ou les autres activités du autour de ce texte.
Index alphabétique des titres
Cendres Icare La belle aubergiste La cerisaie La complainte des hivers rouges La folle du quartier latin La maison de Bernarda Alba La pétaudière La toilette de gala Le temps d'une vie Une journée particulière
 
Icare [E] [1979] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 1979; épuisé, copie disponible pour prêt)
Création
  Les Pissenlits, 26 décembre 1979
Résumé
  Faisant appel à plusieurs procédés scéniques, cette fantaisie mythologique illustre la légende d'Icare et sa fuite du Labyrinthe, sa rencontre avec le Soleil, ses aventures océanes, sa découverte du monde et ses retrouvailles avec son père, Dédale.
Durée
  1 heure 15
Nombre de personnages
  une vingtaine de personnages humains et allégoriques pouvant être joués par 3 femmes, 3 hommes et 2 machinistes manipulateurs  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Accompagnement sonore (plusieurs textes peuvent être chantés)
Extrait
  « ICARE : Est-ce que nous sommes donc condamnés à passer toute notre vie ici? / DÉDALE : Nous le sommes. Mais prends courage, mon fils. On ne m'a surnommé pour rien l'Ingénieux Dédale. Ce labyrinthe, c'est moi qui ai trouvé le moyen de le construire, un jour je trouverai bien moyen d'en ressortir. / ICARE : Pour aller vers la lumière? Pour voir le soleil, la lune les étoiles? / DÉDALE : Oui, je te le jure, Icare. Pour aller vers la liberté. »

 
La complainte des hivers rouges [1974] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac, 1974, épuisé; réédition 1984)
Création
  École nationale de théâtre du Canada, 27 mars 1974; Théâtre du Trident, janvier 1978
Résumé
  Empruntant sa forme à la complainte, la pièce illustre les événements aussi bien politiques que privés de la rébellion des Patriotes durant les années 1837-1839. Saga épique dont le ton revendicateur exprime la persévérance des Patriotes dans la défense de leurs idées.
Durée
  1 heure 45
Nombre de personnages
  une quarantaine de personnages et des chœurs pouvant être joués par 4 femmes et 5 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
1 chanson
Extrait
  « 7 HOMMES : Pâssent les jours, | Pâss' les années, | V'là l'temps qui pâsse | Et qui s'en va! | 6 FEMMES : Le temps des fleurs, | Fleurs de printemps, | Fleurs d'un beau jour! | Le temps des fleurs | Dur' pas longtemps, | Dur' qu'un seul jour. »

 
La pétaudière [1974] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 1975)
Création
  Théâtre Sans Nom, 11 octobre 1975
Résumé
  Deux communautés se disputent le droit de manger leur soupe préférée: l'une aux pois, l'autre au barley. Transposition allégorique de la vie politique au Québec, en 1974, année où le gouvernement promulguait une loi sur le statut linguistique. Cette fable joyeuse et satirique, rythmée par de nombreuses chansons, rappelle en un clin d'œil moqueur les styles d'Aristophane et de Brecht réunis.
Durée
  2 heures
Nombre de personnages
  4 femmes, 5 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
16 chansons
Extrait
  « MARIA : Moè, j'comprends pas ça. Icite, dan'a Pétaudière, y a ben pluss de monde qui est mangeux d'soupe aux pois que y en a qui sont mangeux d'Iarley. [...] Sont même pas 'a moètié d'nus autes. La Pétaudière, c'a toujours été une île de mangeux d'soupe aux pois. / BEAUGRAS : Oui, mais tu comprends, Mariâ, m'as t'dire une chose, moè... Même si, nus autes, on est pluss de monde, les mangeux d'Iarley, eux autes, y sont ben verrâts. »

 
Le temps d'une vie [1973] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 1974)
Commande et création de l'École nationale de théâtre du Canada, le 27 février 1974
  Ce texte a été présenté en lecture publique par le Théâtre populaire du Québec, en collaboration avec le CEAD, le 3 février 1986.
Création
  Théâtre d'Aujourd'hui, 11 septembre 1975
Traductions
  - Traduit en anglais par Sheila Fischman sous le titre de In a Lifetime [1978]
Tarragon Theatre (Toronto), 1978
Résumé
  Chronique intime de la vie campagnarde de Rosana Guillemette et sa soumission aux valeurs traditionnelles; les joies et misères de son existence, de sa naissance vers 1900 à sa mort dans les années soixante. Plus que le destin d'un personnage, c'est la condition d'un peuple qui est mise en lumière.
Durée
  2 heures
Nombre de personnages
  15 personnages (8 femmes, 7 hommes) et un chœur, pouvant être joués par 1 femme et 6 hommes, ou par 1 femme et 2 hommes (1F6H)  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
1 chanson reprise entre chaque scène
Extrait
  « ROSANA : Les garçons qui sont v'nus m'voèr après, tous ceux qui v'naient icite, j'sais ben que c'taient des bons garçons, pis qu'y avait des bons partis là-d'dans. Mais c'est-y d'ma faute, si j'trouvais qu'y avaient toutes l'air noèrs comme el poêle, laites comme el'yabe, pis ennuyants comme el'carême à côté d'Willy?… Willy, j'l'aimais, lui… Après, ben… après j'ai eu pour mon dire que, si on'nn a pas envie, c't'ed ben aussi ben qu'on s'marye pas. / CHARLES-ÉDOUARD, doucement : Voyons, Rosana!… Qu'est'c' tu veux? Faut toujours finir par s'faire une raison. (Un temps assez long. Rosana ne dit rien.) Quant' ton frère, Georges-Albert, est parti en ville, pis qu'y a désarté' a terre, penses-tu qu'j'ai pas attendu, moè'tou? Penses-tu qu'j'ai pas trouvé ça dur, d'avoèr eu yen qu'un garçon, pis qu'y s'en aille de même, just'quand y aurait commencé à êt'bon pour êt'capab' de m'aider, pis que j'soye ôbligé d'fair' venir des étrangers, pis d'les payer, si j'voulais avoèr queuqu'un pour travailler avec moè?… Moè'tou, j'me sus faite une raison. Faut toujours s'faire une raison. »
Revue de presse
  « Une pièce universelle qui a déjà traversé les frontières et qui traversera le temps […]. Une pièce à voir une fois dans sa vie : c’est tout le Québec qui s’y retrouve. », Jean Beaunoyer, La Presse, 24 février 1988.
« Une écriture d’une éclairante sobriété et d’une grande tendresse la véhicule. C’est du "joual". Pas celui de l’indifférence, celui du cœur et de sa poésie. De cette langue, Roland Lepage fait un écrin d’un moelleux velours pour nos souvenirs.[…]. Ces mots naïfs, frustres et nets forment la litanie de nos profondeurs. » Jean St-Hilaire, Le Soleil, 15 avril 1988.
« Le temps d’une vie est un de nos classiques qu’il faut voir et revoir. C’est le triomphe de la simplicité, jusqu’au dépouillement le plus rigoureux, c’est la richesse d’une langue québécoise trop longtemps battue, c’est l’authenticité des personnages et la pureté d’écriture d’un auteur. […] Une langue si riche, si forte, si vraie, qu’on se demande où et quand nous l’avons perdue. […] Personne ne nous a parlé avec autant de vérité et de richesse. » Jean Beaunoyer, La Presse, 18 septembre 1987.
« C’est que la simplicité, ici, n’est pas reproduction mais quintessence, c’est que la convention et l’illusion sont la marque du (grand) théâtre. » Alain Pontaut, Le Devoir, 23 février 1988. « Lepage nous met constamment en état d’équilibre entre le dit et le ressenti, nous redonne une façon de parler. Les mots ne choquent plus, au contraire, ils nous attirent par leur sonorités et leur images porteuses de vibrations profondes et charnelles. » André Dionne, Lettres Québécoises, n°1, mars 1976.


 
La toilette de gala [E] [1969]
Création
  Théâtre pour enfants de Québec, 1969
Résumé
  Monsieur Tartempion, gros bonhomme pingre et vaniteux, invite madame Églantine, une ancienne cantatrice, à l'accompagner à une soirée d'opéra. Il lui offre pour l'occasion une toilette de gala somptueuse mais désespérément laide. Ne pouvant se décider à la porter, elle la donne à Citronnette, une brave fillette un peu naïve, qui l'utilise pour jouer avec son ami le gros Pantaplouf. Mais le pendard de Maringouin voit l'occasion d'accomplir un de ses coups. Il se fera prendre lui-même au piège. Courses, danses et chansons dans la tradition des farces de Guignol.
Durée
  1 heure
Nombre de personnages
  2 femmes, 3 hommes
9 chansons


 
TRADUCTIONS, TRANSPOSITIONS, COLLAGES, AUTRES TEXTES...

La maison de Bernarda Alba [1991]
  traduction de La casa de Bernarda Alba de Federico García Lorca
Création
  Théâtre du Trident, 14 juin 1992

 
Cendres [1988]
  traduction de Ashes de David Rudkin
Création
  Théâtre du Trident, 13 septembre 1988

 
La belle aubergiste [1988]
  traduction de La Locandiera de Carlo Goldoni
Création
  Théâtre populaire du Québec, 8 février 1989
Genre
  Comédie

 
La cerisaie [1987]
  traduction de Visnëvyj sad de Anton Tchekhov
Création
  Coproduction du Théâtre du Trident et du Théâtre du Rideau Vert, 3 novembre 1987

 
La folle du quartier latin [1976]
  transposition de La Folle de Chaillot de Jean Giraudoux
Création
  Théâtre du Trident, octobre 1976
Genre
  Comédie poétique

 
Une journée particulière [1976]
  traduction de Una giornata particolara de Ettore Scola
Création
  Théâtre du Trident, 1985