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Les grands départs [1957]
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(Le Cercle du Livre de France, 1958; Éditions du Renouveau Pédagogique, 1970 in Presque tout Languirand, Stanké, 2001)
Créé à la télévision de Radio-Canada, 1er octobre 1957
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Création
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Théâtre de Percé, 8 juillet 1958
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Traductions
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- Traduit en anglais par Albert Bermel sous le titre de The Departures [1964] (Gambit, n° 5, Londres, Angleterre, 1964)
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Résumé
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Drame. Jour de déménagement. Hector, auteur raté, vivant aux crochets de sa belle-famille, philosophe amèrement au milieu des boîtes et des meubles. Ce déménagement avive l'espoir de Margot, sa femme, qui souhaite commencer une nouvelle vie. La belle-sœur d'Hector, Eulalie, qui vit cachée dans le noir de sa chambre, voit revenir, vingt ans plus tard, son prétendant qui vient la chercher. Sophie, fille d'Hector et de Margot, sous le prétexte d'aller au cinéma, sort de la maison, espérant ne plus jamais revenir. Les deux fugues échoueront. Le beau-père paralytique, spectateur muet, quittera lui aussi ce huis-clos. Sera-t-il le seul à effectuer un départ sans retour?
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Durée
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2 heures 30
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Nombre de personnages
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3 femmes, 3 hommes
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Extrait
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« EULALIE : Est-ce que Sophie pourrait me préparer un bol de tisane? / MARGOT : Toutes vos histoires lui ont tourné la tête! Elle a insisté pour aller au cinéma, mais je suis très inquiète! Tu es certaine de ne pas l’avoir vue dans la rue? / EULALIE : Il faut absolument que Sophie revienne! La vie, c’est terrible! Elle ne pourra pas se défendre! / HECTOR : Que s’est-il passé entre toi et Albert? / EULALIE : Tout à coup, j’ai compris que j’entrais dans le monde... J’ai regardé autour de moi et j’ai eu peur... Comme un pressentiment. »
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Revue de presse
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« On aura compris que j'aime cette pièce étrange, dont l'écriture me fascine avec ses faux airs de drame bourgeois, faux jusqu'à la caricature, avec ses mauvais jeux de mots sans cesse relevés et critiqués. […] Non que la pièce de Languirand ressemble de quelque manière à ces vaudevilles devenus à peu près imbuvables : chaque fois que le texte frôle l'imitation, une pirouette verbale le déplace. […]La pièce parle constamment d'elle-même, de son écriture propre, tout en triomphant chaque fois de nos attentes et des lieux communs de nos habitudes théâtrales. » Lucie Robert, Cahiers de théâtre Jeu, n°53, décembre 1989. « Avec un texte mordant, l'auteur Jacques Languirand, pose une regard satirique sur le désœuvrement de gens qui rêvent de changer les choses sans jamais passer aux actes. » Mireille Paris, Voir, du 28 septembre au 4 octobre 1989.
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