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L'Énéide [2007]
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(Lansman Éditeur, 2008)
Cette pièce a été écrite lors d’une résidence d’écriture au Centre national des écritures du spectacle (CNES) à la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon en 2007, grâce à l’obtention d’une bourse du Conseil des arts et des lettres du Québec.
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Création
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Trois Tristes Tigres, 29 novembre 2007
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Traductions
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- Traduit en anglais par Judih G. Miller sous le titre de The Aeneid [2008]
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Résumé
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Un chef de famille doit fuir pour survivre. Son père sur les épaules, son enfant à la main, il court dans les rues puis, sur un bateau, part à la dérive, laissant derrière lui sa ville en flammes. Les boat-people ont une longue histoire. Énée errera des années sur les mers, à la recherche d’une terre pour son fils. Ce récit d'une émigration ne met pas ici en scène des héros aux destinées toutes tracées par les dieux mais de simples hommes, modernes, en quête d’une vie meilleure.
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Durée
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2 heures
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Nombre de personnages
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25 personnages (11 femmes, 14 hommes) pouvant être joués par 3 femmes et 4 hommes
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Extrait
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« LE COMPATRIOTE : Protège ton fils | Aime-le chéris-le ne l’élève pas dans la haine dans le ressentiment | Ne lui nomme pas nos ennemis | Qu’il sache ce que nous avons subi ça oui mais qu’il ne veuille pas revenir | Trouve-lui une terre qui l’accueillera une terre souriante une terre sûre et nous à peine vivants comme des ombres nous habiterons sa mémoire […] Le jour où […]son premier enfant naîtra et qu’il sera de cette nouvelle nation | Alors nous aurons gagné cette guerre | Et les dieux eux-mêmes devront s’incliner »
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Revue de presse
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« Trois ans après sa première lecture des 12 chants de Virgile, le créateur semble toujours sous le choc. Dans le destin de cet homme qui doit quitter Troie, une ville en flammes, dans l'espoir de trouver une terre pour son jeune fils, Olivier Kemeid perçoit constamment le périple de son grand-père. " Égyptien d'origine libanaise et plus loin d'origine française catholique, il a quitté Le Caire en 1952, à une époque où il y avait des troubles nationalistes : les établissements non musulmans, les signes de pouvoir britannique (cinémas, restaurants, clubs et maisons) étaient mis à sac, incendiés. Quand la situation est devenue intenable, ils sont partis. En bateau, ils ont fait Alexandrie-Marseille, Marseille-Le Havre, Le Havre-Québec. Mon père avait six ans. Il découvrait la neige. » Christian Saint-Pierre, Voir, 29 novembre 2007
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