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Les quatre morts de Marie [1991]
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(Éditions Les Herbes Rouges, 1995; Éditions Actes Sud – Papiers, 1998)
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Ce texte a été présenté en lecture publique par le CEAD, le 7 février 1991. Il a également été présenté en lecture publique par le CEAD, en coproduction avec le Festival de Théâtre des Amériques, lors de l'événement «Quatre mondes en lecture», le 7 juin 1993. Radio-France (France-Culture), émission «Le nouveau répertoire dramatique» enregistrement en public et en direct, 15 novembre 1997.
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Création
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Productions Branle-Bas, 25 février 1998; Compagnie À Brûle-Pourpoint et Théâtre Gérard-Philipe, 24 février 1998
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Traductions
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- Traduit en allemand par Andreas Jandl sous le titre de Und viermal stirbt Marie [2000] (Eigenverlag, 2000) SR 2 Kulturradio, mai 2000 - Traduit en anglais par John Murrell sous le titre de The Four Lives of Marie [1997] (in Carole Fréchette : Three Plays, Playwrights Canada Press, 2002) Tarragon Theatre, Toronto, 29 avril 1997 - Traduit en espagnol par Mauricio Garcia Lozano sous le titre de Las cuatro muertes de Maria [1998] Universidad Nacional Autonoma de Mexico (UNAM), Mexico, novembre 1999
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Résumé
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Elle voulait écrire les aventures de Mary Simpson, elle voulait élever quatre garçons et quatre filles, elle voulait marcher jusqu'à la Terre de Feu, elle voulait découvrir un continent. Elle voulait... Mais elle a vendu des souliers pas chers sur la rue Mont-Royal, elle a écrit sur les murs des mots enflammés, elle a fait des sourires à la télévision, puis elle a beaucoup dormi. Elle s'appelle Marie, elle est née au milieu du siècle. Un siècle fini. En quatre tableaux, la traversée d'une femme téméraire depuis son départ joyeux pour l'école, un matin de mai ensoleillé, jusqu'à sa fuite effrénée sous la pluie, plusieurs années plus tard, dans une barque dérisoire, sur un océan de solitude.
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Durée
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1 heure 45
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Nombre de personnages
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3 femmes, 5 hommes pouvant être joués par 2 femmes, 3 hommes
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Extrait
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« THÉO Un matin, je me suis reveillé, j'avais perdu quelque chose. [...] J'avais un trou à l'intérieur. C'est par là que j'ai commencé à me vider, goutte à goutte. Un trou minuscule. / MARIE: Quoi goutte à goutte? Qu'est-ce qui coule? Qu'est-ce que tu dis? / THÉO: La beauté, le plaisir, l'odeur des femmes, le fou rire, le sens des choses. »
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Revue de presse
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« J'ai lu et j'ai été touchée, j'ai été intriguée par ce qui m'était à la fois proche et mystérieux […]. Marie : une personne à la lisière du monde. De celle qui ont de la difficulté à s'adapter à la société. De celles qui refusent l'âge des désirs calmes, des idéaux fanés, du renoncement […]. Touchée encore par l'énergie de cette écriture là, mélange de déséquilibre structurel, de réel tordu, d'invention formelle, de mouvements organiques, d'humeurs. » Propos de Catherine Anne recueillis par Noëlle Renaude, Extrait du programme du TGP, Paris, février 1998. « Le très beau texte de Carole Fréchette rejoint à son tour ces destinées au caractère exemplaire, nous renvoyant en écho la fragilité, la beauté et le volontarisme dérisoire de nos propres vies. À sa seconde pièce solo, l'auteur accouche d'une œuvre touchante et drôle, riche de ses connexions souterraines, à la facture originale, mi-réaliste, mi-symbolique. Les quatre morts de Marie rend sensible cette mort répétée de l'âme – comme autant de répétitions de l'ultime trépas – qu'est la désillusion. Carole Fréchette dénude avec une ironie proche du pathétique, nos aspirations déçues, notre solitude existentielle, notre besoin de reconnaissance, cette insécurité fondamentale qui existe, au moins, dans le regard dans le regard des autres. » Marie Labrecque, Voir, 12 mars 1998. « Cette pièce est porteuse de cette "poésie du quotidien". » Hervé Guay, Le Devoir, 2 mars 1998. « Sous les apparences d’une écriture simple, dénuée d’ostentation, banale presque, tout est parfaitement structuré. Il s’agit bien d’une véritable écriture scénique, complexe sous ses allures anodines, quotidiennes. »Pierre Lavoie, Cahiers de théâtre Jeu, n°79, juin 1996.
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