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Ha ha!… [1978]
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(Éditions Lacombe et Éditions Gallimard, 1982)
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Ce texte a été présenté en lecture publique par le CEAD, les 17, 22 et 27 janvier 1982, respectivement au Théâtre de l'Est Parisien, au Théâtre les Ateliers de Lyon et au Théâtre Populaire Romand (La Chaux-de-Fonds, Suisse).
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Création
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Théâtre du Nouveau Monde, 10 mars 1978
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Traductions
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- Traduit en anglais par David Homel sous le titre de HA! HA! (English translation) [1986] (Exile Editions, Toronto, 1986)
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Résumé
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Dans un grand appartement agressivement confortable, c'est-à-dire d'une laideur ultra-moderne, se réunissent quatre personnages : Sophie la rousse, Roger, son amant gras et mou, Bernard, l'élégant taré alcoolique et sa toute jeune épouse Mimi, passive et coupable de naissance. Ils vont se jouer à eux-mêmes, autant qu'aux autres, un show d'une truculence désespérée qui est le procès de toute existence.
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Durée
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2 heures 30
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Nombre de personnages
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2 femmes, 2 hommes (2F2H)
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Extrait
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« SOPHIE : Tu vas venir t'asseoir puis jaser. Ça fait depuis mardi que je téléphone pour parler à du monde […] Tu vas te tenir tranquille puis tu vas m'écouter. / BERNARD : Que c'est que t'as, ma Puce? Qu'est-ce t'as donc?… Un problème? / SOPHIE : Niaiseux!… Niaiseux!… / BERNARD : Un problème sec sec sexuel… j'espère. / SOPHIE : Le seul que j'ai c'est celui que tu me donnes : puis il est comme toi : bien insignifiant!… (Repoussant la main de Bernard) Et puis tu vas me lâcher? Cinq minutes? Je parle! Je parle! / BERNARD : J'essayais de faire ton bonheur. / SOPHIE : Essaie avec tes oreilles! Je parle! / BERNARD : Parle! Parle! Je te dérangerai pas… je vais m'en aller… / SOPHIE : Attends. Tu me chicaneras tout à l'heure. Quand je t'aurai donné une bonne raison… parce que j'en ai une… une kapab… Bernard… eeeeeeeee… Bernard j'ai lâché ma job! / BERNARD : Ah ah!… Ah ah!… »
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Revue de presse
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« Je ne connais pas de texte théâtral où l'on passe aussi vite et aussi souvent du rire irrésistible à un désespoir implacable. » Michel Biron, Cahiers de théâtre Jeu, n°55, juin 1990. « Si l'enfer c'est les autres, on ne pourrait le prouver plus explicitement que dans cette pièce. Le style de Ducharme, qui offre calembours et jeux de mots en tous genres, risque d'oblitérer un fait fondamental : Ha ha…! est une des pièces – sinon la pièce – la plus violente de la dramaturgie québécoise. Une violence atroce, absolue, sans cesse masquée, brouillée, par un langage ludique et inventif.[…] Toute la thématique ducharmienne est présente dans Ha ha…! , une de ses œuvres les plus fortes, et on ne peut s'empêcher de penser, en regardant les aquariums encastrés au fond de la pièce, aux nombreuses pages que Ducharme a écrites sur le fleuve et imaginer l'eau déferler sur scène, comme cette langue qui frappe le spectateur à la manière d'un torrent. » Jean-François Chassay, Spirale, avril 1990. « Ha ha…!, c'est la perversion, la sédition par la langue, le dérèglement de l'ordre des mots établis. […] Réjean Ducharme nous aura redonné la richesse, la force et la poésie de notre langue […] québécoise. » Jean Beaunoyer, La Presse, 27 janvier 1990. « Ha ha…! de Réjean Ducharme est l'une des pièces les plus fortes du répertoire québécois, sinon la plus dure. » Robert Lévesque, Le Devoir, 29 janvier 1990.
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