Marcelle DUBOIS

Après ses études en lettres/art dramatique au cégep Lionel-Groulx et en création littéraire à l’UQAM, Marcelle Dubois fonde sa compagnie Les Porteuses d’Aromates et y écrit et met en scène En vie de femmes (2000) et Condamnée à aimer la vie (2003). Jacques Laroche met en scène son texte, Amour et Protubérances (Premier Acte, à Québec et Petite Licorne, à Montréal). Œuvre de destruction est ensuite du Festival du Jamais Lu (2007) et Jam Pack, au Théâtre d’Aujourd’hui en novembre 2008. Marcelle Dubois écrit également pour le jeune public : Le dragon de bois, présenté à la 20e Semaine de la dramaturgie du CEAD, et La ville rouge, en cours d’écriture. Invitée en France en 2007, par la compagnie Gare au théâtre, elle y écrit deux courts textes sur le fleuve Saint-Laurent, présentés au Festival de l’Oh à Paris : Le Saint-Laurent frappé et La grosse femme, publiés aux Éditions de la Gare. Le même été, elle est de la Pépinière de projets de la CITF à Avignon. L'année suivante, en 2008, l’auteure est résidente de la Maison des Auteurs des Francophonies en Limousin pour débuter l’écriture de Bercail. Cofondatrice du Jamais Lu, Marcelle Dubois en assure la direction artistique et générale depuis ses débuts. Notons qu'elle participe galement à la réalisation de Carte Premières, un outil de promotion de la relève théâtrale. Membre du conseil d’administration de l’ACT, elle a aussi été du comité directeur des États Généraux du théâtre, tenus par le CQT en 2007. Enfin, de concert avec neuf autres artistes, elle crée La Centrale (ouverture, saison 2010). Elle sera la coordonnatrice artistique de ce diffuseur entièrement dédié à la relève théâtrale.– 2008-10-01
(Photo : Miss V)

 
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Index alphabétique des titres
Amour et protubérances Condamnée à aimer la vie En vie de femmes Jam Pack Le dragon de bois
 
Jam Pack [2008]
Création
  Théâtre Les Porteuses d’Aromates, 25 novembre 2008
Résumé
  La maison de Jam Pack et de Lucide, leur presque pays, doit affronter les forces rudes de la nature et celles du village qui l'entoure. En fait, le maire et ses citoyens modèles constituent une menace plus grande que la rigueur du climat. Les deux résistants paient de leur solitude leur indépendance mais rêvent parfois en secret de rallier la normalité. Leur idéal les éloigne-t-il de la source de salut qui est dans l’autre?
Durée
  1 heure 10
Nombre de personnages
  1 femme, 1 homme
Extrait
  « LUCIDE : Jam Pack… tu sais quand l’idéalisme meurt? / JAM PACK : Je savais pas qu’il existait. / LUCIDE : Le jour où tu réalises que ce que tu croyais être le bonheur universel, au fond, c’est juste bon pour toi. Après, t’en veux aux autres d’avoir d’autres sortes de bonheurs que le tien. Parce qu’ils n’ont pas besoin de toi. Mais toi, tu te mets à avoir besoin d’eux… C’est mal fait hein? »
Revue de presse
  « Il y a dans la pièce de Marcelle Dubois une certaine verve langagière et un imaginaire séduisant. Un univers poétique bien transmis sur scène, dans le décor ludique de Véronique Bertrand. Le laboratoire de savant fou de Jam Pack renvoie ainsi à l'inventivité des jeux d'enfants, où, par exemple, un coquillage sert de micro. L'espace est aussi jonché de longs os de baleine, dont les extrémités, rappelant vaguement des dinosaures, représentent parfois les têtes de villageois. En effet, les deux comédiens incarnent avec flexibilité plusieurs rôles. Ce qui donne une intéressante ambiguïté à la fable, les villageois étant peut-être issus de l'imagination des protagonistes… » Marie Labrecque, Le Devoir
1er décembre 2008 « 'Est-ce qu'une nouvelle génération est en train de s'écrier à pleins poumons que les concessions aux conventions n'entraînent qu'une plus grande misère pour ceux dont la sensibilité ne permet pas de se conformer au monde ambiant? La fin énigmatique, sied bien à ce tonnerre de questions crachées au visage du sens commun. Les interprètes livrent une performance à fleur de peau, jouant des registres du comique jusqu'au tragique avec une aisance remarquable. » Maxime Catellier, Ici Montréal
« Ce spectacle est impressionniste, puisque chacun peut y voir la métaphore qu'il veut. Et ce qui est intéressant c'est le renversement de situation. Est-ce que la marginalité n'est pas qu'une question de perspective? Si vous êtes un frère et une sœur et que vous êtes différents vous êtes marginaux, mais si vous tiez plus nombreux à avoir le même rythme de vie, vous seriez la masse. Un propos vraiment intéressant sur l'exclusion, la marginalité. » Mélanye Boissonneault, Désautels, Radio-Canada


 
Le dragon de bois [E] [2005] Ce texte a été présenté en lecture publique par le CEAD, en décembre 2005. Pour en savoir plus sur les autres activités du CEAD
Résumé
  Mimi et Mathilde exultent : Jacquot, leur oncle préféré revenu d’un long voyage, les couvre de cadeaux et les étourdit d’histoires. Transformant la maison de campagne en une Chine grouillante et intrigante, il leur offre un mystérieux petit dragon de bois, auquel est associée une légende. En cette nuit où les règles établies chavirent, la magie reprend ses droits sur l’enfance.
Durée
  50 minutes
Nombre de personnages
  4 femmes, 1 homme  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Public visé : les enfants de 7 à 10 ans
Extrait
  « JACQUOT, jouant le guide touristique : Par ici, par ici, mesdames et messieurs. La visite guidée dans les souvenirs du super, extraordinaire, génial journaliste dit le Grand Jacquot, c’est par ici. Prenez place, prenez place. (À Mathilde.) Vous, ma petite dame, vous faites partie du voyage? / MATHILDE : Je suis copilote monsieur, un peu de respect! / MIMI : Moi, je suis clandestine. Mais euh!… c'est pas parce qu’on est clandestin qu’on ne peut pas exister! »

 
Amour et protubérances [2003] Ce texte a été présenté en lecture publique par le CEAD, le 5 décembre 2003. Pour en savoir plus sur les autres activités du CEAD
Création
  Les Porteuses d’Aromates, septembre 2004
Résumé
  Trois bouffons : Fatale, Pathos et Testos, outrageusement désinvoltes, parcourent le monde à la recherche d’un public dont ils pourront rire. Ô bonheur, devant eux des hommes et des femmes s’assemblent et espèrent une histoire. Ils s’installent : une table, des victuailles et une chaise taillée dans un arbre de la forêt enchantée. Tout est prêt, ils peuvent jouer leur comédie favorite : celle de l’absurde amour humain.
Durée
  1 heure 15
Nombre de personnages
  2 femmes, 1 homme
Extrait
  « PATHOS… Je sauverai mon ami de la catastrophe. Le pauvre, il est aveuglé par une touffe de poils lancée au visage. Pour toi, victime mammaire, je bois à ton avenir que je souhaite plus réjouissant que ton présent! (Elle vient pour boire… la cruche est vide.) Merde. C’est vide. […] Désolée, ami, il est trop tard, je ne peux pas boire à ton salut. De toute façon, je suis déjà soûl et un soûl vaut mieux que deux tu t’en passeras… Ohé! du radeau, fais attention au requin et bonne dérive mon ami. N’oublie pas, en mer comme en amour, c’est le nord qu’il ne faut pas perdre. »

 
Condamnée à aimer la vie [2002]
Création
  Théâtre Les Porteuses d'Aromate, hiver 2003
Résumé
  Être conscient de son bonheur et avoir envie d’embrasser la vie n’est pas très à la mode de nos jours. La tendance serait plutôt de se balancer du haut du pont après s’être raté trois fois par absorption d’aspirines extrafortes. Certains ont pourtant envie de croire que le bonheur n’est pas une illusion vendue en caisse de douze au dépanneur. C’est le cas de cette jeune femme qui cherche, malgré tout, à aimer sa vie.
Durée
  1 heure 20
Nombre de personnages
  3 femmes
Extrait
  « L’AUTEURE : C’est là que j’ai appris la complexité de la liberté. / LA PETITE DÉMONE : Je suis libre de détester Max. / LA GRANDE DÉMONE : Je ne le déteste pas. / LA PETITE DÉMONE : De le haïr. / LA GRANDE DÉMONE : Je ne le haïs pas. / LA PETITE DÉMONE : De l’assassiner. De le démolir! / LA GRANDE DÉMONE : Mais j’en ai pas du tout envie. / LA PETITE DÉMONE : Pas même un tout petit peu? / LA GRANDE DÉMONE : Non. Pas même un tout petit peu. »

 
En vie de femmes [2002]
Création
  Théâtre les Porteuses d’Aromates, septembre 2001
Résumé
  Montréal. Un soir de pleine lune. Madeleine pousse un cri dans la nuit. Elle ne dansera plus jamais au Sexy Night Club. Elle prend l’avion demain. Elle part pour la Colombie : misère pour misère. Six autres femmes entendent ce cri. Leurs mémoires sont aussitôt saisies; impossible de s’endormir à nouveau. En utilisant sept archétypes, l’auteure peint sa vision de la femme actuelle issue des luttes féministes des années 1960.
Durée
  1 heure 20
Nombre de personnages
  6 femmes et une ombre féminine
Extrait
  « DOMINIQUE : Mais y’en a pas de case pour moi! J’ai pas envie qu’on me catégorise : " petite femme baisable " (Regardant Madeleine.) Ou " lesbienne refoulée ". Ou pire, " défaut de la nature ". Regardez-moi, comme si j’étais une Dominique, une " moi ". Regardez-moi, sans gêne, sans honte parce que je ne suis pas une " vraie " femme et que je ternis votre image. Regardez-moi! »