Jasmine DUBÉ

Diplômée en interprétation de l'École nationale de théâtre du Canada (1978), Jasmine Dubé exerce les métiers de comédienne, d'auteure et de metteure en scène. Elle est également romancière et signe des albums pour enfants, plus particulièrement aux éditions de la courte échelle. Scénariste pour la télévision (TVOntario, Radio-Canada, Télé-Québec), elle a collaboré aux séries Passe-Partout et Macaroni tout garni, entre autres. Cofondatrice et directrice artistique du Théâtre Bouches Décousues, elle est l'auteure de plusieurs productions de la compagnie depuis 1986. Sa pièce Bouches décousues a été jouée plus de 350 fois au Québec, puis en Suisse, en France et en Belgique. Petit monstre a été en nomination pour le Prix du Gouverneur général du Canada, en plus de mériter le prix de la Meilleure production jeune public décerné par l'Association québécoise des critiques de théâtre en 1992. La Bonne Femme a remporté trois Masques décernés par l'Académie québécoise du théâtre en 1996 : Production jeunes publics, Texte et Mise en scène. L'arche de Noémie a été finaliste au concours RFI / Francophonie Jeunesse de 1997. Le Bain et sa traduction anglaise, Bathtime ont été jouées au-delà de 500 fois et ont remporté plus d’une fois le Prix du public. En 1996, Jasmine Dubé a reçu le prix Arthur-Buies pour l'ensemble de son œuvre et en 1998, Artquimédia lui décernait l'Agathe de distinction pour son rayonnement artistique à l'échelle nationale et internationale. Le Théâtre Bouches Décousues qu'elle dirige a remporté le Grand Prix 2005 du Conseil des arts de Montréal « pour son apport immense à la vitalité et au développement du théâtre d'ici ». En 2007, alors qu’elle était en résidence d’écriture à l’Institut Canadien de Québec, elle amorçait l’écriture d’un triptyque : Les jardins d'enfants (Les mauvaises herbes, Ginkgo et la jardinière et Marguerite) dont la création, en 2010, coïncide avec les 25 ans du Théâtre Bouches Décousues. – 2009-01-08
(Photo Louise Leblanc)

   
Les mauvaises herbes [E] [2007] Pour en savoir plus sur la publication
  (Dramaturges Éditeurs, 2009)
  Une première version de ce texte a été présentée en lecture publique par le CEAD, le 1er décembre 2007.
Création
  Théâtre Bouches Décousues, 3 novembre 2009
Résumé
  Un jardin d’enfants. Flore, la jardinière, y recueille les enfants abandonnés. Elle les transplante, les tuteure, les arrose, en attendant qu’ils trouvent une terre où s’enraciner. ils s’appellent Momo, Lina, Tatou, Bastarache, Théo. Comme des chrysanthèmes, à fleurs de peau, ils crient «je t’aime». Mais qui entend les fleurs qui crient?
Durée
  1 heure
Nombre de personnages
  2 femmes, 2 hommes et des voix  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Public visé : à partir de 7 ou 8 ans
Extrait
  « TATOU : Parfois, elle me donnait envie de sourire, Bastarache. | Je veux dire… en dedans de moi, ça souriait. | Je découvrais un Tatou que je ne connaissais pas. | Un Tatou moins coupant, moins tranchant. | Mais qui me… | Je ne sais pas quoi faire de ce Tatou-là, souriant par en dedans. »

 
La couturière [E] [2004] Pour en savoir plus sur la publication
  (Lanctôt Éditeur, 2004)
  Créé à partir d’ateliers réalisés avec des enfants
Création
  Théâtre Bouches Décousues, 16 janvier 2004 et aux festivals : À pas contés de Dijon, en février 2004; à Meli'môme à Reims, en avril 2004
Traductions
  - Traduit en anglais par Linda Gaboriau sous le titre de The Dressmaker [2006]
Théâtre Bouches Décousues au musée McCord de Montréal, 8 mai 2007
Résumé
  Voici la toute simple, toute belle, tout attendrissante histoire d’Ariane, une peintre qui ouvre les portes de l’atelier de sa grand-mère Blanche, une couturière. Au fil de cette visite, Ariane raconte le génie des grands-mères qui confectionnaient des chefs-d’œuvre avec des bouts de ficelle… Riche de ce legs, Ariane sait que tout naît du vide, que tout commence par le blanc… En sillonnant l’atelier, le public participe à un parcours théâtral qui incite à la rencontre entre les arts visuels et les générations.
Durée
  1 heure
Nombre de personnages
  2 femmes
Public visé : les 5 à 7 ans et leurs adultes

Parcours théâtral; Tableaux de Sylvie Gosselin, silhouettes et marionnettes de Sonia Cloutier
Extrait
  « ARIANE : Moi, si je pouvais réparer le monde, je commencerais pas réparer ma grand-mère. / Blanche apparaît derrière le fauteuil, elle caresse le visage d'Ariane de sa main gantée, puis elle la couvre de sa courtepointe. / J'userais mes aiguilles à réparer les gens, les animaux, les paysages. / Blanche disparaît avec le cerceau de broderie. / Il y a des trous partout : des trous noirs, des trous de mémoire, des trous béants laissés par la guerre. »
Revue de presse
  « Un tissu serré d’émotions. […] L’émotion. L’émotion pure, brute, intense. […] Car pour vous et moi, les adultes, le théâtre pour les jeunes publics, on le sait, c'est d'abord gentil et divertissant... Eh bien, voilà l'occasion de vous détromper. » Michel Bélair, Le Devoir, .

 
Le pingouin [E] [2001] Pour en savoir plus sur la publication
  (Lanctôt Éditeur, 2002)
Création
  Coproduction du Théâtre Bouches Décousues et du Théâtre français du Centre national des Arts, 9 décembre 2001
Traductions
  - Traduit en anglais par Linda Gaboriau sous le titre de The Penguin [2004]
Résumé
  Dans un grand hôtel, se tient une importante conférence internationale. L’organisatrice de l’événement s’apprête à prononcer son discours quand elle découvre que son fils Sébastien l’a suivie en secret. N’ayant pas le temps de s’occuper de lui, elle le confie aux bons soins du maître d’hôtel, Ernest. Mais comment deux êtres aussi différents que Sébastien et Ernest arriveront-ils à s’entendre?
Durée
  1 heure
Nombre de personnages
  2 femmes, 2 hommes
Extrait
  « SÉBASTIEN : Non. Là, je veux plus jouer, je veux discuter. / ERNEST : Ah bon! Alors… discutons. / SÉBASTIEN : Qu’est-ce que tu penses de Hiroshima, toi? / ERNEST : Hiroshima? Euh… (Étonné.) Vous voulez dire la bombe? / SÉBASTIEN : Oui. / ERNEST : C’est un sujet bien sérieux pour un petit monsieur comme vous. / SÉBASTIEN : C’est un sujet sérieux pour les grands monsieurs aussi. »
Revue de presse
  « Encore une fois, donc, la dramaturge et comédienne Jasmine Dubé vise les relations adultes-enfants. Et atteint sa cible avec le Le pingouin (…) » Sonia Sarfati, La Presse, 17 février 2002.
« C'est une œuvre intelligente sur le temps qui file à l'anglaise, tandis qu'on est occupé à faire autre chose… » Catherine Hébert, Voir, du 21 au 27 février 2002.


 
La mère merle [E] [2000] Pour en savoir plus sur la publication
  (Lanctôt Éditeur, 2001)
Création
  Théâtre Bouches Décousues, 24 mars 2000
Résumé
  L'avion de Laviat s'écrase en pleine forêt. Armée de son cellulaire, de son ordinateur portatif et d'une montre parlante qui la rappelle constamment à l'ordre du jour, elle entreprend de vaincre ce « contretemps ». S'enfonçant plus avant dans la forêt, elle fera la rencontre de Merlinot, gnome mi-humain mi-animal qui fait partie de la suite de la Mère Merle, dont la sagesse rythme comme un cœur le temps de la nature.
Durée
  50 minutes
Nombre de personnages
  2 femmes, 1 homme
Extrait
  « LAVIAT : On ne peut pas se reposer comme ça, pour rien! Ce n'est pas productif, vous comprenez? Il n'y a rien que je déteste plus que de me tourner les pouces. Ce n'est pas pour rien que je me suis acheté un avion. Mon avion me fait gagner beaucoup de temps. / MERLINOT : Et qu'en fais-tu de tout ce temps que tu gagnes? / LAVIAT : Vous les avez, les questions, vous. »
Revue de presse
  « Avec cette Mère merle, Jasmine Dubé vient encore faire la preuve qu'il est possible de parler aux enfants de façon intelligente et qu'il y a beaucoup d'espace pour réfléchir derrière les formules et les recettes des contes de fées… » Michel Bélair, Le Devoir, 6 décembre 2000.
« Conçue pour les enfants de quatre à huit ans, cette neuvième création de la directrice du Théâtre Bouches Décousues est une œuvre branchée et fantaisiste, dans laquelle on fait référence à Blanche-Neige et aux agendas électroniques, au Petit Poucet et à Internet. » Catherine Hébert, Voir, du 14 au 20 décembre 2000.


 
Le bain [E] [1997] Pour en savoir plus sur la publication
  (Lanctôt Éditeur, 2002)
Création
  Théâtre Bouches Décousues, 22 février 1997
Traductions
  - Traduit en anglais par Linda Gaboriau sous le titre de Bathtime [1998]
Théâtre Bouches Décousues au Milk International Children's Festival (Toronto), mai 1998
Résumé
  Au retour d'une dure journée de travail au cours de laquelle elle a éteint douze feux, la pompière Madame Pin-Pon, brûlée de fatigue, un incendie faisant rage dans son estomac, retrouve son petit cochon préféré. Pour qui c'est l'heure du bain. Après, il ira dormir, bon gré mal gré, et Pin-Pon se coulera à son tour dans son bain.
Durée
  45 minutes
Nombre de personnages
  1 femme, 1 homme et une marionnette
Extrait
  « COCHON : Pin-Pon-on-on? / PIN-PON : Quoi-a-a? / COCHON : Le petit cochon que tu as sauvé aujourd'hui, là… / PIN-PON : Mmmm? / COCHON : Tu l'aimes pas autant que moi, hein? / PIN-PON : Non... [...] ...c'est toi que j'aime le plus plus plus, mon petit porcelet de porcelaine à qui je vais manger la bedaine. Au dodo, maintenant. / COCHON : C'est quoi un porcelet de porcelaine? / PIN-PON : C'est toi. / COCHON : C'est quoi, moi? / PIN-PON : Bonne nuit. »
Revue de presse
  « Un écrin magnifique, pour un texte d'une parfaite justesse : Jasmine Dubé connaît et aime visiblement les enfants. L'intelligence et la finesse avec lesquelles elle aborde leurs inquiétudes et leurs joies, petites et grandes, en font foi. » Sonia Sarfati, La Presse, 22 février 1997.
« Riche de ses métaphores et d'une étonnante métamorphose, Le bain fait image avec intelligence et force. Il garantit surprise, divertissement et réflexion en douce aux tout-petits et petits (trois à sept ans). » Jean St-Hilaire, Le Soleil, 19 novembre 1997.
« Le texte et la mise en scène de Jasmine Dubé viennent donner des points de repère très solides auxquels les enfants peuvent facilement s'accrocher tout en faisant surgir d'intéressantes zones de mystère. […] Bref, l'histoire simple a beau cacher des réalités compliquées, il est difficile de trouver mieux pour initier un enfant au théâtre. » Michel Bélair, Le Devoir, 26 février 1997.


 
L'arche de Noémie [EJ] [1995] Pour en savoir plus sur la publication
  (Lanctôt Éditeur, 1999)
  Ce texte a été présenté en lecture publique par le CEAD, le 8 décembre 1995.
Création
  Théâtre Bouches Décousues, 28 octobre 1998
Traductions
  - Traduit en anglais par Linda Gaboriau sous le titre de Norah's Ark [2000]
Théâtre Bouches Décousues, saison 2000-2001
Résumé
  Rescapée d'une inondation, Noémie se retrouve seule au milieu de l'océan menaçant. Naviguant entre l'espoir et le désespoir, elle réinvente sa vie sur sa petite embarcation. Elle a apporté avec elle ses trésors : la connaissance, les souvenirs et l'imagination.
Durée
  1 heure
Nombre de personnages
  1 femme et 2 voix de femmes
Extrait
  « NOÉMIE: Je suis petite et perdue dans cette immensité et pourtant, il y a des jours où je sens que je suis aussi grande que toi, ciel. Aussi grande que toi, mer. Aussi forte que toi, vent. Je cherche ma mère dans la mer et je la trouve à l'intérieur de moi. »
Revue de presse
  « L'arche de Noémie a tous les éléments de la tragédie grecque (...) Texte magnifique, […] tellement riche […] » Michel Bélair, Le Devoir, 23 novembre 1995.
« L'auteure Jasmine Dubé propose une fable, un texte fait pour un public souvent oublié : les jeunes que l'on pense trop grands pour les contes d'enfants et trop jeunes pour les contes d'adultes. […] L'arche de Noémie est une histoire que l'on aimerait raconter à un enfant sur le bord de son lit […] Parce que le texte de Jasmine Dubé est très ludique et qu'il serait si beau chuchoté. » Stéphanie Bérubé, La Presse, 20 novembre 1999.


 
La bonne femme [E] [1995] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 1997)
Création
  Théâtre Bouches Décousues, 14 octobre 1995
Résumé
  En compagnie de son vieil ami, l'éléphant Lélé, la Bonne Femme, à la fois bourrue et attachante, s'arrête pour la nuit en bordure d'une forêt. Fée des temps modernes à l'imagination débordante, elle fait à manger, sauve un enfant des mains d'une sorcière, tout en se contant des histoires.
Durée
  50 minutes
Nombre de personnages
  1 femme
Public visé : Enfants de 4 à 8 ans
Extrait
  « LA BONNE FEMME: Chaque fois qu'un enfant naît, il y a une petite lumière qui s'allume. Et moi, chaque fois que je vois le ciel étoilé, je me sens moins seule. Comme si des milliers d'enfants allumaient une veilleuse pour moi, pour m'aider à traverser la nuit. »
Revue de presse
  « …L'histoire coule avec poésie, en écho intime au texte où fleurit la métamorphose. On s'émeut sans tiquer de ce qu'une défense d'éléphant tienne lieu de lune, à un chapeau de marmite, des pinces à cheveux d'oiseaux ou les pleurs de notre pachyderme de bouillon de soupe! Le texte répercute tout simplement le goût des petits (…) et des moins petits (…) pour l'invention surréaliste. » Jean St-Hilaire, Le Soleil, 12 mars 1997.
« La bonne femme a d'ailleurs été créée dans le cadre d'une exploration qui a mis à contribution toute l'équipe, de bout en bout. La gestation du spectacle s'est étendue sur neuf mois. Contrairement à l'approche usuelle, Mme Dubé n'a écrit son texte qu'en cours de création. "On est parti d'un poème et d'un tableau peint par une amie et on s'est influencé les uns les autres, raconte-t-elle. (...) J'aime beaucoup cette démarche où l'espace vide de la scène remplace la page blanche de l'écrivain." » Jean-St-Hilaire, Le Soleil, 8 mars 1997.
« Précisons que le texte de La bonne femme fut écrit en même temps que s'élaborait la scénographie du spectacle. En prenant possession de ce décor-univers, Jasmine Dubé nous a offert un texte admirable qui donne sa pleine mesure à l'errance de l'imaginaire et du verbe. » Diane Godin, Jeu, Mars, 1996.
« Jasmine Dubé livre ici une performance remarquable. Son texte (…) résultat d'une expérience unique en ce qu'il s'est élaboré en même temps que la scénographie, l'éclairage et tout le reste du spectacle (…) est une sorte d'éclatement perpétuel. Tout est possible sur une scène de théâtre et le texte de Jasmine Dubé est certainement l'élément clé qui permet toutes les dérives dans l'imaginaire. » Michel Bélair, Le Devoir, 16 octobre 1995.


 
Pierrette Pan, ministre de l'enfance [E] [1992-1994] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 1995)
Création
  Théâtre Bouches Désousues, 23 mai 1994
Traductions
  - Traduit en anglais par Linda Gaboriau sous le titre de Paula Pan Minister of Childhood and Related By-Products [1999]
Théâtre de la Seizième, Vancouver, septembre 1999
Résumé
  La journée commence bien mal pour Pierrette Pan : non seulement Marie Darling, son attachée politique, est en retard, mais en plus elle a emmené son enfant avec elle au bureau. Sorcière moderne qui a troqué ses pouvoirs contre LE pouvoir, madame la ministre déteste les enfants mais adore leurs dérivés. Perturbée par la présence, au ministère, de l'enfant de Marie, Pierrette Pan se voit confrontée à l'enfant blessée qui sommeille en elle.
Durée
  1 heure
Nombre de personnages
  2 femmes , un rat, pouvant être représenté par une marionnette, un jeu de lumière, une voix d'homme ou de femme et une voix d'enfant.
Public visé : 6 ans et plus
Extrait
  « PIERRETTE : Une garderie c'est pas un jardin... [...] Si c'en était un, moi, je serais la jardinière d'enfants et je les planterais, les enfants. Je les couperais, je les arracherais, je les écraserais. J'aspergerais les pas fins avec des insecticides. Je déchargerais des tonnes d'engrais chimique sur les tannants. Après, je mettrais les enfants dans une grosse marmite, pis là… / L'ENFANT : Maman… / PIERRETTE : Pis je les passerais au blender. »
Revue de presse
  « Cet excellent spectacle, c'est d'abord le texte malicieux de Jasmine Dubé. » Isabelle Mandalian, Voir du 6 au 12 avril 1995.
« Clair, drôle, vif et alerte, le texte de Jasmine Dubé parle la langue des enfants sans tomber à aucun moment dans la facilité. Mme Dubé a le mérite des auteurs de talent qui savent soulever des questions importantes sans en avoir l'air. Ou presque. » Michel Bélair, Le Devoir, 28 mars 1995.


 
Petit monstre [E] [1992] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 1993)
Création
  Théâtre Bouches Décousues, 24 mai 1992
Traductions
  - Traduit en anglais par Maureen Labonté sous le titre de Little Monster [1994]
Théâtre Bouches Décousues, Saidye Bronfman Centre (Montréal), décembre 1994
- Traduit en portugais par Manuel Guerra sous le titre de O pequeno monstro [1999]
Compagnie Tetrao de Coimbra, Portugal, 1999
Résumé
  Un samedi matin très tôt. Trop tôt. Maman n'est pas là. Un petit garçon arrive dans la chambre de son père. Il aimerait bien jouer... mais papa aimerait bien dormir encore. Une histoire de tendresse au masculin entre un papa et son jeune enfant.
Durée
  50 minutes
Nombre de personnages
  2 hommes
Extrait
  « L'ENFANT : Attention papa, il y a des requins en-dessous du lit, ils vont te manger les orteils. Vite vite… Les requins approchent. / LE PÈRE : Couchés les requins! Couchés! / L'ENFANT : Lève-toi. / LE PÈRE : Laisse-moi dormir… »
Revue de presse
  « Petit monstre s'adresse officiellement aux quatre à huit ans. Mais, honnêtement, il serait bien dommage que les parents passent à côté de ce petit chef d'œuvre de drôlerie et – hé oui ! –de réalisme. » Sonia Sarfati, La Presse, 25 mai 1992.
« D'un charme et d'une finesse d'écriture indéniables. » Patricia Belzil, Voir, du 23 au 29 octobre 1997.
« C'est fait de clins d'œil intelligents, de reparties qui empruntent tout autant au rêve qu'à la réalité, comme dans la "vraie vie". » Michel Bélair, Le Devoir, 15 octobre 1997.
« Par de fines touches d'humour et de tendresse, le spectacle qui en résulte est une pure merveille de justesse, de sensibilité et d'invention. Partie d'une situation on ne peut plus réaliste, Jasmine Dubé a le coup de génie d'y injecter ce je-ne-sais-quoi d'onirique qui laisse librement affleurer l'inconscient de ses deux personnages masculins. […] Voilà donc un spectacle destiné aux tous petits de 4 à 8 ans, qui force l'admiration, parce qu'il est complexe (eh oui!) sans jamais être rébarbatif, imaginatif sans tomber dans la gratuité, en un mot : exemplaire. » Gilbert David, Le Devoir, 29 janvier 1993.


 
Jouons avec les livres [E] [1989]
Création
  Coproduction du Théâtre Bouches Décousues et de Communication-Jeunesse, novembre 1990
Résumé
  Ratonne est une rate de bibliothèque qui ne quitte jamais son toutou Ratatouille. Elle cherche des amis pour ses livres, qu'elle adore. Elle laisse vagabonder son imagination et fait surgir ici et là des personnages et des illustrations de la littérature jeunesse québécoise, ainsi que des chansons. Ratonne invite les petits et les plus grands à la fête des livres.
Durée
  35 minutes
Nombre de personnages
  1 femme et 1 marionnette
Public visé : les enfants de 3 à 6 ans

1 chanson originale et des extraits de chansons connues
Extrait
  « RATONNE : Dans la musique de mon ami le piton j'ai rencontré des chansons rondes, noires et blanches; des airs de fête, des musiques de rires, des poèmes en chansons. Des croque-lune, des croques-noisettes, des croque-notes. Des cric crac croc… des tic tac toc… des flip flap flop… des… mmm. »
Revue de presse
  « Ce qui est sûr, c'est que Jouons avec les livres est une invitation à ne pas rater, surtout si vous aimez les livres et le théâtre, l'intelligence et la beauté qui, envers et contre tous, étincellent ça et là, grâce à des artistes de la trempe et du talent de Jasmine Dubé » Gilbert Dupuis, À l'affiche (Maison Théâtre), hiver 1990.
« Car c'est bien une fête du livre qu'a voulu célébrer ici l'auteure, Jasmine Dubé, elle-même écrivaine pour les jeunes. À partir du guide "Jouons avec les livres", de Communications-Jeunesse, elle a créé l'univers coloré de Ratonne et de son toutou Ratatouille, faisant voyager les enfants, comme sur un tapis volant magique, dans le paysage des titres de la littérature québécoise. » Louise Blanchard, Le Journal de Montréal, 8 février 1991.


 
Au bout de mon crayon [E] [1988] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 1990)
Création
  Théâtre Entre Chien et Loup, 9 mars 1989
Résumé
  Elzie, enfant active et autonome à l'imaginaire débordant, a un petit coin à elle où elle garde son crayon « magique » et un cahier pour écrire ses histoires. Une nouvelle voisine, Noémie, enfant imaginative et curieuse s'exprimant surtout par le dessin, s'aventure dans le jardin secret d'Elzie. La rencontre des deux futures amies ne se fait pas sans heurts, mais elles en viennent, en bout de course, à partager leurs talents respectifs pour la création de nouvelles histoires.
Durée
  55 minutes
Nombre de personnages
  2 femmes  Pour en savoir plus sur la distribution
Public visé : les enfants de 6 à 12 ans
Extrait
  « NOÉMIE : De toute façon, tu ne pourras pas. / ELZIE : Oui, je peux. Dans ma bulle je peux tout faire. Noémie, je te transforme en chatte. Subito presto jello! (Noémie devient une chatte. Sa posture, ses mouvements deviennent félins.) / NOÉMIE, se métamorphosant : Elzie, non… nonw… now… mow… Miaou… Miaou. »

 
Marie-Western [A] [1987-1988]
Création
  Théâtre Pince-Farine, juillet 1988
Résumé
  On ne peut pas s'appeler Marie Caron, avoir gagné tous les concours de chansons western et imaginer mettre fin à cette passion lorsque l'on se retrouve mariée et mère. Aussi, avec l'aide de son amie Louise Gagnon, alias Loulou Colorado, Marie Caron deviendra Marie Western et dupera son mari Robert. Mais pour combien de temps?
Genre
  Comédie
Durée
  1 heure 30
Nombre de personnages
  2 femmes, 2 hommes
5 chansons
Extrait
  « ROBERT, dégonflé : Si j'ai bien compris, il t'a proposé de continuer sans moi. / MARIE : C'est en plein ça. / ROBERT : Pourquoi t'as refusé? (Silence.) T'as pas d'affaire à payer pour moi. C'est moi qu'ils trouvent pourri c'est pas toi. / MARIE : De toute façon, j'aurais été obligée d'arrêter tôt ou tard. / ROBERT : Pourquoi? C'est toute ta vie ça chanter… / MARIE : Oui, c'est toute ma vie. » 

 
Des livres et Zoé : chou bidou woua [E] [1987] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 1988)
Création
  Théâtre Entre Chien et Loup, 10 octobre 1987
Traductions
  - Traduit en anglais par K. Gale O'Neal sous le titre de Zoey and the Books shoo beedoo wa [1991]
- Traduit en espagnol pour le Mexique par Boris Schoemann sous le titre de Los Libros y Zoe : Shu Bidu Bi, Shu Bidu Woua [2003] (Publicado por Anónimo Drama Ediciones; Enero 2005)
Résumé
  Zoé aime beaucoup trop regarder la télévision d'après ses parents, qui préféreraient la voir étudier davantage. Un jour, elle en a assez et s'enfuit. Elle se réfugie à la bibliothèque : c'est bien le dernier endroit où on pensera la trouver. Croyant jouer un bon tour à ses parents et à madame Bouquinerie, la bibliothécaire, Zoé se retrouvre prisonnière dans la bibliothèque. Les livres sont là, espiègles, vivants, et ils ont bien des choses à raconter...
Durée
  1 heure
Nombre de personnages
  4 femmes, 3 hommes (pouvant être joués par 2 femmes et 1 homme) et 1 marionnette  Pour en savoir plus sur la distribution
Public visé : les enfants de 6 à 12 ans

3 chansons et des chœurs
Extrait
  « MOUSTIQUE : Quoi? T'es déjà allée dans une bibliothèque, toi? / ZOÉ : Oui, une fois on est allés en visite avec toute l'école. C'était plein de livres, Yark!… Mais j'ai vu tout de suite qu'il y avait une télévision dans un coin. / MOUSTIQUE : Hey! C'est une bonne idée d'aller se cacher à la bibliothèque; tes parents penseront jamais que tu es là… »

 
Le mot de passe [E] [1987]
Spectacle-animation. Avec la collaboration de Jean Gagnon Doré pour la musique de la chanson.
  D'après un conte de l'auteure (album publié aux Éditions Pierre Tisseyre, 1988, épuisé; Éditions du Théâtre Bouches Décousues, 2000)
Adapté pour la télévision par l'auteure (Productions SDA Ltée, juin 1990; diffusé au Canal Famille)
Création
  Théâtre Bouches Décousues, 8 décembre 1987
Résumé
  À travers la quête d'autonomie du petit loup Chapeau, le spectateur apprend à reconnaître différents codes qui régissent la vie en société. Il apprend aussi à détecter les tentatives d'abus sexuels de la part d'adultes, étrangers ou non à son entourage immédiat.
Durée
  40 minutes
Nombre de personnages
  2 femmes ou 1 femme et 1 homme et 3 marionnettes manipulées par les interprètes
Public visé : les enfants de 3 à 8 ans

1 chanson
Extrait
  « CHAPEAU : Non, je ne veux pas de tes bonbons, laisse-moi tranquille. / MONSIEUR LOUP : C'est ta mère qui m'envoie te chercher. / CHAPEAU : Quel est le mot de passe? / MONSIEUR LOUP : Le mot de passe? Euh… Quel mot de passe? Ah oui, attends… euh… tire la bobinette! »
Revue de presse
  « Jasmine Dubé est convaincue, comme d'autres, qu'on peut tout dire aux enfants, qu'ils doivent être mis en face des réalités de la vie, avec ses bonheurs et ses traumatismes. Le mot de passe produit en 1988, était un spectacle à caractère interactif qui, comme Bouches décousues, traitait de la délicate question des abus sexuels, mais avec les tout-petits. » Philip Wickham, Jeu, 77, décembre 1995.

 
Ça tourne autour du lit [A] [1986-1987]
Création
  Théâtre Pince-Farine, été 1987
Résumé
  Madeleine et Pierre, sans travail et sans argent, vivent dans un petit logement à Montréal. Un jour, Madeleine hérite de la maison de son oncle de Gaspésie. Le couple décide d'aller vivre là-bas et organise un bazar afin de vendre ce qu'il possède. Mais des surprises l'attendent : une maison vide, un testament contesté et un Stradivarius... Comédie où se mélangent rêve et réalité et où défilent une multitude de personnages colorés typiques de la ville et de la campagne.
Genre
  Comédie
Durée
  1 heure 30
Nombre de personnages
  14 personnages (4 femmes, 10 hommes) et une voix, pouvant être joués par 1 femme et 2 hommes
Extrait
  « CHARBONNEAU : Vous vous en allez quand même pas dans la ville qui se meurt là… Meurs-donc-ville? Ah! Je l'ai : Rimouski. / PIERRE : Non. Pis vous savez, Rimouski c'est pas la Gaspésie, c'est le Bas du Fleuve. / CHARBONNEAU : Bof! Ça revient au même. C'est des chicanes de clochers! Quand ça fait l'affaire de dire que c'est en Gaspésie, ils se disent gaspésiens, pis quand ça fait pus l'affaire ben ils arrêtent ça à Rimouski. Entéka… »
Revue de presse
  « Typiquement gaspésienne, la pièce est d'abord et surtout une œuvre à la fois divertissante et rafraîchissante qui complète bien une journée de plein air et un bon repas. » J.-Claude Rivard, Le Soleil, 7 juillet 1989.

 
Manon, Sophie, Ibid et les autres... ou Si j'étais moi [E] [1985]
  en collaboration avec François Camirand
Création
  Atelier-Théâtre les Mains, septembre 1985
Résumé
  Poussés par les relations qu'ils établissent entre eux et avec leurs supérieurs, Manon, Sophie et Ibid tentent d'imaginer ce qu'ils feraient s'ils étaient à la place de leurs parents, de leur professeur et de leur directeur d'école. Ils se questionnent également sur leur avenir et leurs études secondaires. Spectacle suivi d'une période d'animation et d'improvisation.
Durée
  50 minutes
Nombre de personnages
  10 personnages (6 femmes, 4 hommes) pouvant être joués par 2 femmes et 1 homme
Extrait
  « MANON : J'pense qu'a voudra jamais. / SOPHIE : Qui ça? / MANON : Ma Mère!… A voudra jamais que j'y aille à soir. / SOPHIE : Que t'ailles où? / MANON : Avec Ti-Guy. / SOPHIE : Je le sais, mais où? / MANON : C'pas de tes affaires. / SOPHIE : En tout cas, moi si j'étais ta mère je voudrais à la condition que tu me dises où tu vas. »

 
Sortie de secours [J] [1984] Pour en savoir plus sur la publication
  (VLB Éditeur, 1987. Épuisé) Auteurs dramatiques en ligne inc. – ADEL inc. 2004 (Copie disponible pour le prêt au CEAD), en collaboration avec Louise Bombardier, Marie-France Bruyère, François Camirand, Normand Canac-Marquis, René Richard Cyr, Louis-Dominique Lavigne, David Lonergan et Claude Poissant
Création
  Théâtre Petit à Petit, 3 octobre 1984
Résumé
  Cinq adolescents ont fui, s'apprêtent à le faire, ou vivent les problèmes reliés à leur fugue. Réunis à la « Maison des jeunes », ils souhaitent réaliser une murale sur l'un des murs de l'établissement. Ils trouvent dans ce projet une tribune inespérée pour se faire entendre et s'écouter les uns les autres.
Durée
  1 heure 30
Nombre de personnages
  23 personnages (13 femmes, 10 hommes) pouvant être joués par 3 femmes et 2 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution
8 chansons
Extrait
  « CLAUDE : […] Line Lemieux. Compte-toi chanceuse de travailler. / LINE : Chanceuse! / CLAUDE : Oui, chancuse. / LINE : Tu trouves ça drôle, toi, cent boulettes à l'heure, la tête dans le micro-ondes? / Chus rendue que j'prends mon bain dans l'ketchup. Chanceuse! / CLAUDE : Oui, chanceuse. / LINE : Toutes les nuits, dans mes rêves, j'couhe avec le Clown McDonald. Y'é assez drôle. / CLAUDE : (Rire insignifiant.) »
Revue de presse
  « Sortie de secours is a solid exemple of a new trend in adolescent drama that uses the full resources of the theatre to present young people with an intimate, immediate vision of themselves that both validates their problems and worth as a group, yet encourages them to reach out to other resources in themselves and their community to help them gain greater responsability and control over their own lives. » Dennie Theodore and Moira Day, Canadian Theatre Review, 60, Fall 1989.
« Sortie de secours est un bon exemple d'une nouvelle tendance du théâtre pour adolescent qui utilise toutes les ressources du théâtre pour livrer à ce jeune public un portrait intimiste, un miroir immédiat de lui-même. Un portrait qui rend compte de ses problèmes et conforte sa valeur en tant que groupe situé, mais l'encourage à rechercher des ressources en lui-même et dans la société pour accroître son sens des responsabilités et son contrôle sur sa propre vie. » Dennie Theodore and Moira Day, Canadian Theatre Review, 60, Fall 1989.
« Un spectacle vivant. Cinq chansons, une bande musicale, nous rappellent que les jeunes, sans pouvoir économique et sans voix, ont fréquemment recours au nouveau son pour exprimer leur état d'âme. Les comédiens font tous corps avec leur personnage et forment une équipe homogène. En conclusion l'on peut dire que Sortie de secours atteint ses objectifs et que le message passe. Avec talent, tendresse et humour. » Raymond Bernatchez, La Presse, vendredi 12 avril 1985.


 
Bouches décousues [E] [1982-1984] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 1985)
Création
  Théâtre de Pince-Farine, 1984
Traductions
  - Traduitxxxx par Geoffrey Dyson et Antoinette Monod sous le titre de Bouches décousues [1989] (Théâtre Claque, Lausanne, 1990)
Le Théâtre Claque à L'Entrepôt 23, le Moulin à Danses et Lausanne et 26 septembre 1989
- Traduit en anglais par Geoffrey Dyson sous le titre de Unbutton Those Lips [1990]
- Traduit en anglais par K. Gale O'Neal sous le titre de Lips Unsealed [1991]
Résumé
  Sans complaisance ni sensationnalisme, mais avec circonspection, la pièce traite des agressions sexuelles dont les enfants peuvent être victimes et a pour but d'inciter ceux-ci à en parler.
Durée
  50 minutes
Nombre de personnages
  6 personnages (2 femmes, 4 hommes) pouvant être joués par 2 femmes et 3 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
3 chansons
Extrait
  « GRÉGOIRE : T'es une p'tite fille ben sérieuse j'trouve. J'suis sûr que les autres enfants pensent pas à ça eux autres. / SYLVIE : Ah oui! Y y pensent. On en parle pas toujours pour pas faire peur à nos adultes; mais on y pense tous. / GRÉGOIRE : C'est vrai, y faut pas tout dire à ses parents hein? »
Revue de presse
  « Cette pièce est la preuve concrète que l'on peut faire de l'information sur ce sujet, sans brandir le spectre de l'horreur et provoquer la panique. » Le Matin (Suisse), 1985.
« Bouches décousues est l'œuvre d'une auteure qui a beaucoup à dire, qui le dit remarquablement bien et qui ne craint ni la difficulté, ni les tabous. […] Didactique, Bouches décousues a ce mérite d'être également nuancé, il parle d'une voix riche, suggère les choses avant de les nommer, ne tente pas d'occulter le drame sans pour autant y verser, et a ce respect de son public, qui fait qu'il peut se permettre de tout lui dire, même les sentiments les plus inavouables, même les désirs les plus impudiques, sans jamais le heurter, sans jamais le mépriser, sans jamais avoir l'air de rien lui enseigner. […] Un bon texte est un denrée trop rare pour qu'on la passe sous silence […] » Diane Pavlovic, Cahiers de théâtre JEU, n°46, 1988.


 
La Gaspésie quand on y vit [A] [1981]
  en collaboration avec Valérie Gasse et Joane Tétreault
Création
  Théâtre Pince-Farine, 1981
Résumé
  L'éloignement, les rigueurs du climat mais aussi les préjugés des Québécois sur la Gaspésie en font une région difficile à habiter, fragile dans son contexte social et économique. En suivant le rythme des saisons, la pièce illustre, à travers différents personnages, les problèmes que peuvent vivre les Gaspésiens.
Durée
  1 heure 30
Nombre de personnages
  13 personnages féminins pouvant être joués par 2 ou 3 femmes
9 chansons
Extrait
  « RÉMILLARD : Si on y va nous-autres on passerait par la Côte-Nord, pis on reviendrait prendre le bateau à… Murdochville, j'pense. / GRANDPRÉ : Paraîtrait que l'hiver, y fermeraient ça, la Gaspésie, pis que ça ouvrirait juste au mois de juin. J'sais pas si les cartes de crédit sont acceptées, hein? »

 
On est d'dans [A] [1981]
  en collaboration avec Pierre Drolet et Judith Renaud
Création
  Théâtre de Quartier, octobre 1981
Résumé
  En suivant, en parallèle, l'histoire de deux prisonniers, un homme et une femme, la pièce fait la critique du système judiciaire et carcéral. Les raisons sociales et économiques de la criminalité y sont clairement identifiées. L'absurdité des méthodes de réhabilitation donne à réfléchir. Le ton sobre de la pièce lui confère toute son efficacité.
Durée
  30 minutes
Nombre de personnages
  1 femme, 1 homme
1 chanson
Extrait
  « PIERRE [Pierre et Judith lisent un journal.] : " Un an à un pharmacien qui a fraudé l'Assurance-maladie de 100 000 $ " / JUDITH : " Voleur malgré lui, un jeune délinquant purgera 4 ans. La compagnie aurait perdu 10 000 $. " / PIERRE : Combien? Le tien pour 10 000 $ a eu 4 ans. Pis le mien pour 100 000 $ a eu juste un an. / JUDITH : C'est bizarre! Y ont dû se tromper. »

 
Une goutte d'eau sur la glace [1979]
  (Auteurs dramatiques en ligne inc. – ADEL inc. 2004) Copie disponible pour le prêt au CEAD, en collaboration avec Suzanne Aubry et Geneviève Notebaert
Création
  Théâtre Petit à Petit, 12 décembre 1979
Résumé
  Deux amies d'enfance dans la vingtaine, aux destinées et aux caractères opposés, sont amenées à partager provisoirement un appartement. Cette difficile cohabitation est illustrée par divers procédés théâtraux, dont un chœur et des chansons, qui font entendre ce que chacun des deux personnages n'ose dire à l'autre.
Durée
  1 heure 30
Nombre de personnages
  4 personnages féminins et un chœur pouvant être joués par 2 femmes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
3 chansons
Extrait
  « CHŒURS 1 et 2 : RÉCITATIF DE LA JOB : Une job d'été, une job d'hiver, une job à mi-temps, à plein temps, à tout l'temps, un travail intéressant, une job plate, une job faut-ben-gagner-sa-vie, un travail j'le-fais-parce-que-ça-me-plaît, à l'heure, à s'maine, aux deux s'maines, une job chèque-de-paye, un travail bénévole, un travail à chaîne, en série, empaqueté, en tas, déporté, déphasé, tard le soir, de nuitte, de jour […] »

 
TRADUCTIONS, TRANSPOSITIONS, COLLAGES, AUTRES TEXTES...

Par une belle journée d'hiver [E] [1998]
  traduction de A Spell of Cold Weather de Charles Way, en collaboration avec Louis-Dominique Lavigne
  Cette traduction a été présentée en lecture publique par le CEAD, lors d'un échange avec le Pays de Galles, au festival Les Coups de théâtre, le 3 juin 1998 , d'après une traduction littérale de Emmanuelle Roy.
Résumé
  Sur la ferme des vieux grincheux Yvon et Yvette, la vie est pour le moins maussade. Jusqu'au jour où survient leur nièce, Marie-Noëlle. En s'acoquinant avec le lutin Ti-Tom La Berlue, que les fermiers refusent de voir, elle va ramener la joie de vivre. Avec la complicité de la vache, du coq, du chien...
Durée
  1 heure
Nombre de personnages
  2 femmes, 2 hommes
Public visé : les enfants de 3 à 8 ans
Extrait
  « YVETTE : J'essaye de tirer la vache, là. Du lait. / VACHE : Non. / YVETTE : Qui c'est qui a dit : non? / YVON : Pas moi. / MARIE-NOËLLE : Pas moi. / YVETTE : Qui c'est qui l'a dit, debord? / VACHE : C'est moa. / YVETTE : Qui c'est qui a dit : c'est moa? / VACHE : C'est moa. / YVETTE : T'as-tu dit : c'est moa, toi? / YVON : Non, j'ai jamais dit: c'est moa, moi… / YVETTE : Qui c'est qui a dit : C'est moi, debord? / VACHE : C'est moa. / YVETTE : Yvon? La vache vient de parler. »