Olivier CHOINIÈRE

Depuis sa sortie de l'École nationale de théâtre du Canada en 1996, Olivier Choinière a créé ou participé à plus d'une trentaine de productions. Il se fait connaître avec Le bain des raines (1998), entre autres, mis en nomination pour le Prix du Gouverneur général du Canada, puis par Autodafé (1999), un bûcher historique en cinq actes mis en scène par André Brassard. Sa pièce Venise-en-Québec (2006) a aussi été finaliste des Prix du Gouverneur Général du Canada. Félicité, créée au Théâtre La Licorne à l’automne 2007. Sa traduction anglaise, signée Caryl Churchill, est présentée en mars 2008 au Royal Court Theatre de Londres et, en avril 2009, elle prend l'affiche au Tron Theatre de Glasgow. Également traducteur, Olivier Choinière a signé les versions québécoises de textes canadiens, anglais, irlandais et écossais. Celle de Crestfall (Tête première), de l’auteur irlandais Mark O’Rowe, lui a valu le Masque de la traduction lors de la Soirée des Masques 2005. En 2000, il fondait L’Activité Répétitive Grandement Grandement Libératrice pour présenter, durant la saison estivale, du théâtre d'été urbain de série B sur la terrasse du Théâtre d'Aujourd'hui. En 2002, il y mettait en scène une tragédie météorologique intitulée Jocelyne est en dépression. En 2003, L’ACTIVITÉ est descendue de son toit pour investir la rue avec Beauté intérieure. Ascension (2006) conduisait à son tour les « spect-acteurs » au sommet du mont Royal. Une autre déambulation avec baladeur, intitulée Bienvenue à – (une ville dont vous êtes le touriste), a été créée à l’automne 2005 à Montréal. La pièce a été transplantée à Ottawa pour l’événement Scène Québec 2007. Vers solitaire (OUT) (2008) faisait marcher les spectateurs dans le réseau souterrain de la ville de Montréal. – 2009-01-20 (Photo : Mélissa Pietracupa)

   
Étude de gorges [2008]
Résumé
  Dans un bar de danseuses, deux hommes se parlent poitrines et échangents des théories sur cette importante question.
Durée
  15 minutes
Nombre de personnages
  2 hommes
Extrait
  « H2 : […] Les seins sont pas seulement un indicateur de où s'en va le monde, c'est eux qui d'abord et avant tout nous montrent la direction. »

 
Jean dit [2008]
Création
  Dans Programme B, Festival Court-Toujours, Poitiers, France, 7 juin 2008
Résumé
  Dans un stationnement désert, deux policiers jouent à « Jean dit », un jeu dont un seul homme a le pouvoir d'établir les règles et par lequel la vie peut se vider de son sens. Qui est ce Jean qui donne des ordres auxquels on peut se croire forcé d'obéir jusqu'au meurtre?
Genre
  Comédie noire
Durée
  20 minutes
Nombre de personnages
  3 hommes
Extrait
  « H1 : Pour une fois que, enfin, il allait parler. / H2 : Mais oui mais il a répondu sans que tu dises: “Jean dit!” / H1 : Mais NON, il a pas répondu, parce que tu l'as descendu AVANT qu'il réponde! / H2 : Oui mais “Jean” lui avait rien demandé! »

 
Johny [2008]
Création
  Dans Programme A, Festival Court-Toujours, Poitiers, France, 6 juin 2008
Résumé
  Johny est à la guerre. Maria l'attend. Les permissions se succèdent, leurs rapports sombrent toujours un peu plus dans la violence, et les signes d'humanité disparaissent pour laisser place à une danse mécanique sauvage.
Durée
  20 minutes
Nombre de personnages
  1 femme, 2 hommes dont un narrateur  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « H2 : Nous ne recevons plus les lettres Au front | C'est à peine si nous pouvons distinguer | La cervelle écrasée de la boue / F2 : Ne parlons plus de ça | Viens voir ton fils | Je l'ai appelé Johny comme toi | Johny je te présente papa | Prends-le dans tes bras | Comme il te ressemble / H2 Reprends-le | J'ai peur de l'échapper »

 
La tragédie grecque [2008]
Résumé
  Dans un snack-bar grec, un client, un cuisinier et une caissière accomplissent le rituel de la transaction d'un plat de slouvaki frites pour emporter en regardant intensément le téléviseur placé au cœur même de leurs existences. (Le texte est principalement constitué d'une didascalie.)
Durée
  5 minutes
Nombre de personnages
  1 femme, 2 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « ACTE 1 : Un snack-bar. Une télévision en coin. Un comptoir, quelques tables. Sur le comptoir, la caisse. Près de la caisse, un petit bol blanc. Derrière le comptoir, les plaques, la friteuse, le frigidaire vitré, la CAISSIÈRE. Le PATRON, assis à une table, fume une cigarette. Un CLIENT entre dans le snack-bar et va s'asseoir au comptoir prêt de la caisse. Il regardent tous la télévision. La CAISSIÈRE se retourne vers le CLIENT. […] »

 
Œil [2008]
Création
  Dans Programme A, Festival Court-Toujours, Poitiers, France, 6 juin 2008
Résumé
  La singulière vision du monde d’un enfant à travers un jeu de billes. La réalité se confond avec les fantasmes, les peurs et les angoisses, et toute la violence du monde semble intériorisée.
Durée
  20 minutes
Nombre de personnages
  1 homme jouant un enfant de sept ans  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « [PERSONNAGE] : C’est aujourd’hui le printemps, la neige qui fond, les jupes qui courent, les couilles qui bouillent. C’est aujourd’hui que les sept lunes s’enlignent – mais avant : | Devant moi, dans l’évier, le nécessaire scolaire : déballé. | Un crayon, une aiguise, un cahier NADA le CA rayé. »

 
Trou noir [2006]
Création
  Dans Les Zurbains, Théâtre Le Clou, 3 mai 2006
Résumé
  Un jeune, rejeté par les autres élèves, cultive un comédon sur l'aile de sa narine gauche, Molière ayant déjà dit : « Ce qu'on te reproche, cultive-le... ». Un jour, Justine, la plus belle fille de l'école, l'invite à sortir avec elle. Cette proposition lui fait croire que tout est possible, comme dans les films de série B qu'il écoute avec son ami Pogo, un autre rejeté comme lui. »
Durée
  15 minutes
Nombre de personnages
  1 homme
Extrait
  « IL : Je regarde Pogo regarder la tévé : | un long tube pas d’épaule, pas de menton, pas de nez, quasiment pas d’yeux, | avec un petit spouitch jaune moutarde sur le dessus en guise de cheveux. | Les deux mains dans le plat de chips. Pour l’instant. | Parce que Pogo s’appelle pas Pogo parce ce qu’il ressemble à un Pogo... »

 
Bienvenue à (une ville dont vous êtes le touriste) [2005]
Conception sonore de Jean-Sébastien Durocher
Création
  ARGGL!, 30 août 2005
Traductions
  - Traduit en anglais par Maureen Labonté sous le titre de Welcome to ... (a city where you are the tourist) [2007]
Created by ARGGL! Commissioned by Quebec Scene Presented in association with Théâtre de la Vieille 17, April, 20, 2007.
Résumé
  Déambulation urbaine : seul avec un audio-guide, vous partez à la découverte non pas de la ville telle que vous la connaissez, mais de sa mémoire et des fantômes qui l’habitent, de rêves et de cauchemars. ARGGL!, compagnie spécialisée en récréo-tourisme initiatique, fait de vous un spect-acteur: la star d’un moment, le témoin d’une folle équipée, dirigée par les textes d’Olivier Choinière.
Durée
  1 heure 15
Nombre de personnages
  1 femme (accueil) et une bande sonore sur laquelle sont enregistrées les voix de 6 personnages  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
baladodiffusion; le spectateur est un acteur : spect-acteur
Extrait
  « GUIDE 3 : Tu as refermé la portière. | L’homme était penché vers la banquette arrière. | Des yeux, tu as suivi la courbe de son corps. | Tu as pu sentir | l’odeur, | voir les yeux brillants du chien. | | Le camion roulait, | s’éloignait des bruits de la fête, | pour entrer dans la lumière bleue de l’aurore. | L’odeur, | n’était pas celle du tabac ou de l’essence, | ni celle du sapin, | ni celle du chien. | | Tu jurerais pouvoir la sentir. | L’odeur, | la même. »

 
Félicité [2004-2006] Pour en savoir plus sur la publication
  (Dramaturges Éditeurs, 2007) Un extrait de ce texte a été présenté en lecture publique par le CEAD à Pierrefonds, en mars 2004. Pour en savoir plus sur les autres activités du CEAD
Création
  Théâtre de la Manufacture, 16 octobre 2007
Traductions
  - Traduit en allemand par Hinrich Schmidt-Henkel sous le titre de Glückseligkeit [2008] (Rowohlt Theater Verlag, 2008)
- Traduit en anglais par Caryl Churchill sous le titre de Bliss [2008] (Nick Hern Books, London, 2008; get it through Playwrights Canada Press in Canada)
Royal Court Theatre, London, 28 mars 2008
Résumé
  Gérant, Préposée et Étalagiste nous racontent, du tréfonds de leur Wal-Mart, le motif qui a mené une star internationale de la chanson à prendre une pause indéterminée. Ils se volent les répliques, se reprennent, se corrigent, tout occupés à répondre aux exigences de la presse à sensation menée par Oracle. Le récit de cette destinée fabuleuse prend une tournure tragique en se mêlant à celui, fort sombre, d'une fan qui lui a écrit. L’horreur couve sous une telle félicité.
Durée
  1 heure 10
Nombre de personnages
  2 femmes, 2 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « GÉRANT : C’est vrai – avant ça, elle a posé une main sur son cœur et elle a dit : " Merci ", mais / sans dire merci / ÉTALAGISTE : SANS dire merci / GÉRANT : Juste en articulant " Merci " / […] / PRÉPOSÉE : Mais elle a fini par dire : " Merci ", je veux dire pour vrai / ÉTALAGISTE : Mais ça a pris –. C’est pour ça qu’elle a dit : " Arrêtez. C'est trop. " / PRÉPOSÉE : OUI, pis après ça : " Je vous aime gros! " – avec le bras / ÉTALAGISTE : Pis : " Je vous aime aussi ", parce que le monde criait : " JE T’AIME " / GÉRANT : " ON T’AIME, CÉLINE! " »
Revue de presse
  « Avec une ironie mordante, sa nouvelle pièce incarne dans un ludique cérémonial notre tendance à vivre par procuration. Il y a plusieurs niveaux dans ce récit complexe qui semble émerger de l'imaginaire de Caro (Isabelle Roy), une employée rêveuse de Wal-Mart, fan à l'extrême de Céline Dion. Son fantasme met à contribution trois de ses collègues (Muriel Dutil, Roger La Rue et Maxime Denommée) qui, plus ou moins à la manière d'un choeur, se relaient pour raconter des moments phares de la vie de leur idole. Un peu en retrait du groupe, Caro semble diriger la narration, qu'elle fait bientôt dériver dans une direction inattendue. » Marie Labrecque, Le Devoir, 23 octobre 2007

 
Beauté intérieure [2003] Pour en savoir plus sur la publication
  (suivi de Chien savant, Dramaturges Éditeurs, 2003
Création
  ARGGL!, 25 juillet 2003
Résumé
  Crapaud, sur le point de craquer, nous parle sur bande sonore de son histoire, de sa vie, de son corps repoussant, du dégoût qu'il voit dans les yeux des gens qui l'aperçoivent. Du rejet de l'autre et en particulier de celui des femmes.
Genre
  drame
Durée
  1 heure 15
Nombre de personnages
  1 homme (sa voix enregistrée)  Pour en savoir plus sur la distribution
La voix de l'acteur est enregistrée et l'unique spectateur écoute la pièce sur un baladeur
Extrait
  « CELUI QUI SUIT : Pas de voir au-delà | Mais de voir dans | Et dans la poubelle rouge qui déborde | Pas de voir | Un bouquet de fleurs | Mais de voir l'équivalent | En déchet | Parce que dans les déchets | Se cache la beauté » 
Revue de presse
  « Essoufflé par cette longue confession, cet homme laid se retire. Et c'est presque avec soulagement qu'on le laisse à son sort peu enviable. Il nous aura cependant forcé à réfléchir à notre propre vie et à celle de tous ces laissés pour compte. » Sylvain Lauzon, Guide culturel, Radio-Canada.ca, septembre 2003

 
Jocelyne est en dépression [2002] Pour en savoir plus sur la publication
  (Dramaturges Éditeurs, 2002)
Création
  Laboratoire de l'AQAD, 16 mai 2001; ARGGL, 6 août 2002
Traductions
  - Traduit en anglais par Paula Wing sous le titre de Jocelyne is Under a Cloud Today [2003]
Cette traduction été effectuée pour le projet d'échange « Transmissions » Elle a, par la suite été présentée en lecture par Playwrights' Workshop Montreal, le 28 novembre 2003.
Résumé
  La journée est mal partie et avec le temps qu'il fait, pas surprenant qu'on ait tous le moral à plat. Une chance qu'on a Aline, reine de l'information nationale et internationale, pour purger notre ras-le-bol de l'hiver, de la neige et du froid. Mais quel temps fera-t-il demain? Jocelyne, prêtresse de la pluie et du beau temps, n'est pas là pour nous le dire et celle qui la remplace ce soir a tout sauf de bonnes nouvelles.
Genre
  Comédie
Durée
  2 heures
Nombre de personnages
  4 femmes, 1 homme et 1 voix hors champ  Pour en savoir plus sur la distribution
Extrait
  « CHŒUR CONTEMPORAIN : Ah maudite neige! Maudit frette! Ah maudit hiver! / ALINE : Accuse le ciel sous lequel tu es né! / CHŒUR CONTEMPORAIN : Pays de cul! Température de cul! Nuage de cul! / ALINE : Accuse celui que le poète appelle pays! / CHŒUR CONTEMPORAIN : Hiver de chien! Hiver à marde! Hiver de cons! »
Revue de presse
  « Dans Jocelyne… , l'auteur et metteur en scène restitue ainsi notre lamento météorologique dans une forme antique, investissant cette complainte quotidienne et apparemment triviale d'une aura tragique. Son texte témoigne souvent d'un grand sens du rythme et de la rime, d'une poésie rigolote nourrie par le contraste entre le ton tragique de la pièce et le prosaïsme du sujet en général, et de certaines répliques en particulier…» [...] « Un petit exploit. Sous son humour désopilant, la pièce d'Olivier Choinière étudie avec intelligence(…) et des arguments qui sonnent justes (…) notre martyrologie hivernale. » Marie Labrecque, Voir, 22 au 28 août 2002.
« (…) un texte dont la beauté, l'intelligence et la grossièreté sont à part égales. Choinière signe là une de ses meilleures pièces, peut-être parce que, à l'intérieur de ce qui peut sembler un carcan, soit la tragédie grecque, il se donne la plus grande des libertés, celle de faire rire et réfléchir tout à la fois, en se permettant même un petit quelque chose comme l'espoir et la douceur… » Marie-Christine Blais, La Presse , 16 août 2002.
« C'est aussi que Choinière ne craint pas de filer la métaphore et de marier des univers discordants avec une licence poétique des plus élastiques. Non seulement a-t-il du souffle (…) mais encore marie-t-il la rhétorique et les niveaux de langue avec une virtuosité et une musicalité constantes. » Hervé Guay, Le Devoir, 12 août 2002.


 
 Pour en savoir plus sur les autres activités du CEAD
Léa-Pu deSonlaté [E] [2002]
Gagnant du concours « Le Théâtre jeune public et la relève 2001-2002 »
Création
  Option-théâtre du collège Lionel-Groulx, 27 mars 2002
Résumé
  Popeye, Momeye et les quatre enfants de la famille Heye sont désespérés : la télé n’a plus de son! Le temps d’une soirée, ils lui prêteront donc leur voix, allant jusqu’à créer les dialogues et la musique de chaque émission. En redonnant ainsi la parole à celle qui l’a perdue, ils se la donnent à eux-mêmes…
Durée
  1 heure 15
Nombre de personnages
  10 femmes, 6 hommes, interprétés à la création par 7 femmes et 5 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution
Public visé : les enfants de 8 à 11 ans

voix hors champ, bruitage
Extrait
  « &(Debout devant la télévision, Momeye écoute le roman-savon […] Grand-momeye est assise […] Bedzeye apparaît à la fenêtre-guillotine. Derrière, le gris de la fin de la journée.) BEDZEYE : Bedzeye entre par la fenêtre du salon et non par la porte d’entrée. Il faut se méfier des portes, le Double peut se cacher derrière et Bedzeye le sait. / (Bedzeye passe par la fenêtre. Tayeul jappe. Bedzeye le flatte.)i / BEDZEYE : Bedzeye a un chien invisible qui s’appelle Tayeul et qui l’avertit en cas de danger. »

 
Venise-en-Québec, épopée touristique [2001] Pour en savoir plus sur la publication
  (Dramaturges Éditeurs, 2006)  Pour en savoir plus sur les autres activités du CEAD
Création
  Coproduction du Théâtre d'Aujourd'hui et du Théâtre du Grand Jour, 18 avril 2006
Résumé
  Un homme de la ville se perd sur la route et vient échouer à Venise-en-Québec. Aux yeux des « Vénitiens », il incarnera tout de l'indécis. D'abord perdu, dérouté, il ne se doute pas que ce trou perdu masque un pays en germe, une future île qu'il ne pourra plus jamais quitter. Il faudra donc tout lui apprendre, le convertir à cette idée que nous sommes déjà l'Autre.
Durée
  2 heures 30
Nombre de personnages
  3 femmes, 9 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution
1 chanson

grenouille, chanson
Extrait
  « CASANOVA : Je t’aime là envoye ouvre ciboire! / NADIA : Va donc m’aimer | Dans le fond du lac | Voir si tu m’aimes encore / CASANOVA : Je t’aime hostie je t’aime comprends-tu? / NADIA : Souffre | tête de gland / LÉO : Et voilà que les amoureux remplissent l’air de leur cri passionné! Venise, tu sais comme moi que leur réconciliation est inévitable! »

 
Tsé-tsé, tragédie ubiquiste de Léone Rivière-Coche, tirée du manuscrit retrouvé [2000]
Création
  ARGGL!, 2000
Résumé
  En 1959, le savant André Delorme expérimente la téléportation de la matière dans son laboratoire situé au sous-sol de sa maison… ce qui n’est pas sans créer certains désagréments familiaux. Notamment lorsque, voulant se téléporter lui-même, une mouche s’étant glissée avec lui dans le cubicule, il est transformé en un insecte agressif.
Durée
  1 heure 30
Nombre de personnages
  1 femme, 2 hommes et une mouche qui parle  Pour en savoir plus sur la distribution
Extrait
  « (Une note est glissée sous la porte. Hélène la prend et la lit.) HÉLÈNE : " Hélène. J’ai eu un accident." Un accident? " S’il te plaît, ma chérie, garde ton sang-froid. Ne t’inquiète pas. Pour l’instant, tout va bien. Nous avons peu de temps pour agir. Toi seul peut m’aider. Souviens-toi de ta promesse. C’est une question de… vie ou de mort. " »
Revue de presse
  « Choinière profite également de l'occasion pour glisser quelques réflexions, par exemple sur la nécessité du malentendu dans les relations humaines ou la définition d'une vie "normale". On y retrouvera également un des thème récurrents de ses pièces, soit le règlement de compte avec le père absent, inadéquat ou carrément monstrueux » Marie-Christine Blais, La Presse, 12 août 2000.
« Les amateurs de films de série B sont nombreux à Montréal, comme en témoignent les interminables files d'attente du très couru Festival Fantasia. C'est pour ces fans de monstres en carton-pâte qu'Olivier Choinière a conçu Tsé-tsé, "une pièce de théâtre d'été urbain de série B" montée en quatrième vitesse et sans subventions. L'intrigante comédie scientifique sera présentée sur une scène aménagée pour l'occasion… sur le toit du Théâtre d'Aujourd'hui, transformé en cabaret à ciel ouvert. Quelle mouche a piqué le jeune dramaturge. » Catherine Hébert, Voir, du 10 au 16 août 2000.
« Le scénario de Tsé-tsé s'inspire de celui du film américain The Fly, réalisé, en 1958, par Kurt Neumann, à partir d'un scénario de James Clavell adapté d'une nouvelle de George Langelaan. Mais, selon Olivier Choinière, l'auteur du manuscrit original serait plutôt Léone Rivière-Coche (!), une Montréalaise au destin tragique, qui aurait vécu avec son amant (Langelaan) en Californie. L'affaire a tout d'un canular, et Olivier Choinière s'en amuse, refusant avec espièglerie de dire si cette mystérieuse auteure est un personnage issu de son imaginaire fertile... » Catherine Hébert, Voir, du 10 au 16 août 2000.


 
Autodafé, bûcher historique en cinq actes [1999]
Création
  Théâtre du Grand Jour, 15 septembre 1999
Résumé
  Fresque iconoclaste à l'humour corrosif : du folklore des origines à l'avenir bouché d'aujourd'hui, quelques symboliques personnages clés revisitent pour nous l'histoire du Québec. Révolution tranquille, rêves avortés de vraie révolution, référendums aux questions impossibles : la jeune génération juge sévèrement l'héritage politique des décennies précédentes, mais ne fait pas mieux.
Durée
  2 heures 40
Nombre de personnages
  4 femmes, 4 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution
Extrait
  « AUTODAFÉE : C'est pas l'monde que tu veux changer, mais ta petite position égoïste dans le monde. J'm'appelle pas Autodafée pour finir en Deux comme dans deux boules, deux jambes pis deux trous, deux fois playmate du mois et fière de l'être. J'veux pas devenir une image glacée de la liberté sur laquelle on va aller s'crosser l'sentiment nationaliste à chaque fin de juin. La liberté est plus grande qu'une page centrale qui s'déplie! »
Revue de presse
  « Le texte baroque de Choinière charme par sa façon d'acoquiner le poétique et le politique, la légende "sautée" et la réalité historique, la langue du terroir alambiquée et le beau parlé français. » Stéphane Pilon, La Presse, 19 septembre 1999.
« Nous sommes en présence d'un auteur dramatique qui dispose d'un éventail impressionnant de moyens, à commencer, par plusieurs langues qui s'entrechoquent, afin de faire le tour de la question.[…] À savoir que Choinière est un écrivain de théâtre pour qui la maîtrise des formes dramatiques s'accompagne d'un discours critique percutant. Rare. » Hervé Guay, Le Devoir, 20 septembre 1999.
« Avec une écriture foisonnante et une langue aussi belle qu'éclatée, avec son style baroque et iconoclaste, Olivier Choinière fait preuve d'une grande intelligence dramatique. Toutes proportions gardées, il y a quelque chose de shakespearien dans ses pièces. Comme chez Shakespeare, Autodafé est un drôle d'épopée où la poésie côtoie la monstruosité humaine, et dans laquelle la bâtardise flirte avec la noblesse de l'âme. Au théâtre, Olivier Choinière remet en question les actions et les convictions de ses aînés pour mieux dire son immense désir de justice et de liberté. » Luc Boulanger, Voir, du 23 au 29 septembre 1999.


 
Le soldat de bois [1999]
Création
  Théâtre de la Récidive, 31 mai 1999
Résumé
  Quatre jeunes, dans le passage de l'adolescence à l'âge adulte, envahissent les lieux du père, pour retrouver l'histoire des grands commencements. La présence de personnages métaphoriques, tels un général-uniforme et un chat-Pinocchio, donne à cette fable à la mémoire du père absent et de la vie à vivre l'étrangeté d'un conte initiatique.
Durée
  1 heure 40
Nombre de personnages
  2 femmes, 3 hommes
Extrait
  « JEAN : Il faudrait penser à... On ne peut pas entrer chez les gens... Je crois simplement à un petit malentendu! Je ne vous mets pas à la porte mais... Et ce n'est pas parce que vous ne m'êtes pas sympathiques... Mais je sais que d'autres doivent s'inquiéter pour vous et... Je n'ai jamais fermé ma porte aux étrangers, mais... Je ne vous connais pas! / JEUNE HOMME : N'aie pas peur, petit papa. Je suis là. Je t'aiderai à te souvenir. »
Revue de presse
  « Beau texte aux échos poétiques » Marie-Christine Blais, La Presse, 3 juin 1999.

 
Chien savant [1998] Pour en savoir plus sur la publication
  (précédé de Beauté intérieure, Dramaturges Éditeurs, 2003)
Création
  Théâtre de la Bordée (Québec), décembre 1998; dans un spectacle intitulé Contes urbains
Résumé
  Un jour, un chien a adopté un homme qui voulait mourir. Un chien silencieux, juste un regard perçant. Puis une nuit de décembre, le chien, attaché sur le balcon par ordre du propriétaire, est mort de froid, et l'homme a voulu lui redonner la vie, début pour lui d'une série de péripéties acrobatiques...
Durée
  15 minutes
Nombre de personnages
  1 homme
Extrait
  « Et c'est à ce moment que je me suis rendu compte | Que je tremblais | Que je tremblais et que je pleurais | Que je glissais le long du corps du chien mort | Qui au dernier instant avait voulu me sauver | En me suivant fidèlement dans ma marche funèbre | Jusqu'à prendre ma place dans le trou | Je voulais mourir par les yeux d'un chien | Mais il avait fermé les yeux avant moi | Je voulais mourir | Mais j'avais assisté un chien dans son suicide. »

 
La légende du manuel sacré [1998]
  en collaboration avec Huy-Phong Doàn , d'après le récit de Huy-Phong Doàn, selon les traditions orales ancestrales
Création
  Collectif Les Voies Obscures, 28 mai 1998
Résumé
  Fable épique sur la violence et les luttes de pouvoir : dans les Terres du Milieu, des clans se font la guerre, la vengeance répondant aux assassinats, pour la possession du Manuel Sacré. Celui-ci aurait le pouvoir de rendre invincible celui qui en suivrait les enseignements.
Durée
  1 heure 30
Nombre de personnages
  5 femmes, 5 hommes (interprétant 17 personnages)  Pour en savoir plus sur la distribution
Extrait
  « CHEF : Celui que j'ai envoyé pour exterminer ton clan a fait l'erreur de te laisser en vie, mais la vengeance que je redoutais jadis me sert aujourd'hui! / AÎNÉ : Après sa mort, je vous ouvrirai le ventre, je vous mangerai le foie et offrirai vos viscères en sacrifice à mes parents! / CHEF : Nous sommes donc unis par les puissants liens de la chair et du sang! »
Revue de presse
  « Au théâtre, la narration adopte les visages les plus divers; il y a quelque chose de très rafraîchissant dans l'invention et la simplicité avec laquelle Huy-Phong Doàn et Olivier Choinière amorcent une scène, la dissolvent ou l'emmaillent à une autre, autant sur le plan de l'écriture que celui de la mise en scène. » Solange Lévesque, Le Devoir, 10 juin 1998.

 
Les trains ou J'entends grincer le vent sur les échangeurs d'air [J] [1998]
Création
  Théâtre Le Clou, 22 mai 1998
Traductions
  - Traduit en anglais par Bobby Theodore sous le titre de Trains [2001]
Résumé
  C'est l'anniversaire d'Elefpé, qui bien sûr est en retard – « sinon i aurait manqué d'intégrité envers lui-même » – au rendez-vous avec ses amies. Emcie, alias Marie-Claude, qui déteste son prénom, porte le lourd fardeau du suicide de son père. Elvisse, qui souffre de ne pas avoir de problèmes dans sa vie trop ordinaire, aura ce soir une preuve éclatante de son existence.
Durée
  1 heure
Nombre de personnages
  2 femmes, 1 homme
Extrait
  « EMCIE : Des fois, j'aimerais ça être une plante. Avoir rien à faire d'autre qu'être une plante. Juste être là. Près d'une fenêtre mettons. Avoir rien à faire d'autre que de pogner la lumière. Mon seul but dans vie ça serait d'avoir assez d'eau. Avoir assez d'eau pas nécessairement pour grandir, juste assez d'eau pour continuer à être une plante. Me semble que j'en aurais ben en masse. »
Revue de presse
  « Un texte d'Olivier Choinière très efficace et non complaisant » Sonia Sarfati, La Presse, 22 avril 1999.
« Drame existentiel qui met en scène trois amis d'enfance déchirés entre leur inaction et leur désir de bouger. […] Le ton est volontiers grinçant et les personnages, tout à fait lucides. » Patricia Belzil, Voir, du 15 au 21 avril 1999.


 
Agromorphobia, mélodrame végétarien de Elvire O'Connor, tiré du manuscrit retrouvé [1997]
Création
  École nationale de théâtre du Canada, 25 juin 1997; Théâtre d'Aujourd'hui, 1er août 2001
Résumé
  À la recherche de sa fille disparue depuis vingt ans, Flora débarque sur une île mystérieuse en compagnie de Dumaurier, détective et fumeur invétéré, et du couple formé par son neveu Soni et sa petite amie Sonia. Paradis terrestre ou lieu de cauchemar? Le maître de l'île, Gronome, mijote un plan diabolique : agromorphiser ses invités...
Durée
  1 heure
Nombre de personnages
  3 femmes, 4 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution
Extrait
  « VÉGÉTA : Oui, oui, tombe sur moi, pluie farcie, rouge ondée de la nuit! Plante-moi, tomate! Fais-moi rougir! Tache ma blancheur! Je te reçois, tomate en colère, et toi, tomate mûre, je te mange! Je te bois, jus de sang! Je plonge comme une pâte fraîche dans ta sauce! / GRONOME : Argl. »
Revue de presse
  « L'expression "you are what you eat" n'a jamais été plus pertinente que pour décrire cette pièce joyeusement grivoise traitant de manipulations génétiques (et génitales), de bonne santé, d'évolution, d'environnement, de cigarette, parmi d'autres sujets tabous. Les melons, concombres, carottes, oranges, tomates et autres végétaux ne se contentent pas de garnir les assiettes de nos mutants convives. Ils iront se lover dans les endroits les plus inattendus ou…attendus.» Ève Dumas, La Presse, 4 août 2001.
« C'est à une drôle de macédoine que nous convie Agromorphobia: un "mélodrame végétarien" à la sauce horrifico-parodique, qui tient davantage de L'île du docteur Moreau que des pantalonnades auxquelles la saison estivale nous a accoutumés. Une mixture en tout cas très rafraîchissante et plutôt délectable, pour qui goûte l'humour grotesque de la série B… » Marie Labrecque, Voir, du 9 au 15 août 2001.


 
La fin de l'humanité est impossible, même chez le dernier des êtres humains [1997]
Création
  «Festival de courtes pièces» du Nouveau Théâtre Expérimental, 6 avril 1998
Résumé
  Un être humain va mourir. Transpercé de flèches, criblé de balles, CORPS, inconfortablement assis, expire tout l'air de ses poumons et parle. Sa parole, sa pensée, posent le doute comme seule certitude.
Durée
  10 minutes
Nombre de personnages
  1 femme ou 1 homme ou 1 femme et 1 homme
Extrait
  « CORPS : Enfin, une voix, dans la demi-obscurité, est-elle suffisante pour prouver qu'il y a vie? À ces doutes, vous pouvez, je peux répondre par de simples équations logiques qui démontreraient également la relativité de ces doutes... Mais le simple fait que ce doute existe, que la seule liberté qui fut donnée à l'homme, si jamais il lui fut donné quelque chose, est ce doute, ce fait seul mérite qu'on s'y attarde. »

 
Édouard ou La trahison mortelle [1996]
  premier volet du diptyque Deux bombes
Création
  Conservatoire d'art dramatique de Montréal, septembre 1996, dans un spectacle intitulé; Deux bombes
Résumé
  Dans ce « combat de lutte chanté », deux niveaux de langue s'opposent : l'alexandrin et le rap. Les attaques répétées de Dee Charge restent sant effet sur l'ex-champion Édouard Carpentier, dit « la bombe », obnubilé par une vieille blessure, jusqu'à ce que son adversaire endosse le masque de son ancien compagnon de lutte Delucci, traître tant aimé.
Durée
  1 heure
Nombre de personnages
  6 femmes, 3 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution
Extrait
  « DEE CHARGE : I me faut, i me faut, i me faut, i me faut ma photo en première page, | (Mais pour ça) i me faut ta pleine rage, pas une victoire par défaut! | (Qu'est-ce tu veux qu'ça me fasse) que tu sois mort trois-quatre fois? | Tout ce qui s'est passé avant moi, compte pas pour moi. | Après moi, le monde commence faque meurs cent fois | S'i faut, (mais le monde) va l'avoir en couleur ma photo! »

 
Lady Percy's grande traîtrise [1996] Pour en savoir plus sur la publication
  (in 38 A, Dramaturges Éditeurs, 1996)
  d'après Henry IV de Shakespeare
Création
  Coproduction du Théâtre Urbi et Orbi et du Théâtre d'Aujourd'hui, septembre 1996
Résumé
  Attendant un coup de téléphone pour un rôle dans Henry IV, une actrice nous fait part de ses réflexions sarcastiques sur Shakespeare.
Durée
  15 minutes
Nombre de personnages
  1 femme
Extrait
  « [LA COMÉDIENNE, à elle même] : Comme dins comiques | T’sais le coyote | Quand i te fait babaye avant d’aller s’écraser | Ben c’est ça que t’es ma petite fille | Un coyote qui flotte jusqu’à preuve du contraire | Quelqu’un qui s’en est juste fait accroire un petit peu plus | Juste un petit peu trop. »

 
Le bain des raines [1996] Pour en savoir plus sur la publication
  (Dramaturges Éditeurs, 1998)
  Ce texte a été présenté en lecture publique par le CEAD, le 7 décembre 1996. Également disponible, une version radiophonique, Bande-front
Création
  Théâtre In Vitro, 21 avril 1998
Résumé
  Ayant fui le combat contre les puissances de l'eau, qui fait vieillir, le jeune Lead, dit Lilapancarte Deufoi Avandavancé, attend son grand frère, Maetro Chektoi Dinlon Coridor. Avec son acolyte, Lécureuil, dit de Languelongue, il torture George, alias Flore Sapin, qu'il veut offrir en sacrifice à Maestro, dont c'est l'anniversaire.
Durée
  2 heures
Nombre de personnages
  1 femme, 5 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution
Extrait
  « LEAD: As-tu pensé que ta mère pouvait mettre ce qu'a voulait dans ton assiette? Des vitamines invisibles, de l'huile de foie de sangsue, des pets dilués... [...] Moi, avoir une mère que je le sais pas comment a fait à manger, j'aurais pas confiance. Ça échappe du vinaigre pis une poignée de lames de rasoir pis ça vient s'excuser de s'être trompée de recette pendant que toi tu chies des crottes de sang! »
Revue de presse
  « Choinière a écrit une pièce ambitieuse, touffue, éclatée […] on y reconnaît du génie – dans le premier sens du terme – une aptitude, une disposition naturelle à l'écriture dramatique. » Luc Boulanger, Voir, du 30 avril au 6 mai 1998.
« Je reconnaissais du même souffle à Olivier Choinière un talent peu commun, comparable sous plusieurs aspects à celui de Réjean Ducharme » Raymond Bernatchez, La Presse, 6 avril 1998.
« C'est précisément sa pièce Le bain des raines […] qui m'a permis de constater qu'il possédait une imagination poétique ainsi qu'une puissance d'évocation peu communes. » Raymond Bernatchez, La Presse, 22 avril 1998.


 
Les soeurs Dionne dans L'allégorie de la caverne [1996]
  second volet du diptyque Deux bombes
Création
  Conservatoire d'art dramatique de Montréal, septembre 1996, dans un spectacle intitulé Deux bombes
Résumé
  Sous-titrée Séance de clichés pornographiques, cette œuvre allégorique met en scène cinq corps féminins identiques ayant vécu depuis toujours dans une chambre vide, face à un mur blanc. Derrière un écran, on vient s'exciter sur cette nudité, tandis que le Maître des ombres, Respectable Neuf et Demi, dirige le jeu.
Durée
  1 heure
Nombre de personnages
  5 femmes, 3 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution
Extrait
  « UNE : Veux voir ce que les clients voient! / TROIE : Chut. / UNE : Veux voir le monde être ton cul par le derrière des clients. / NOMBRES : Chut. Écoute. Devant. Le cri des clients. / NOMBRES : Respectable Neuf et Demi me nourrit toujours au cri des clients. / DEUE : Faim! / UNE : Mal, là : au cri des clients. / NOMBRES : Chut. Respectable Neuf et Demi vient. / UNE : Sortir. / NOMBRES : Quand ai faim, Respectable Neuf et Demi dit : sors ton cul. »

 
Tragédie routière [1995]
Création
  Théâtre Périscope, 14 mars 1996; dans un spectacle intitulé Contes à mourir debout
Résumé
  La nuit, sur une route perdue, un homme, IL S'ENTERRE, en bobettes de soie, le corps couvert de taches de peinture et d'excréments, s'accroche à son cellulaire comme à son seul espoir. Après avoir enterré sa vie de garçon, ses chums sont en train de faire le party avec sa blonde. Voici venir une femme, ELLE CREUSE : son dernier espoir?
Durée
  15 minutes
Nombre de personnages
  1 femme, 1 homme
Extrait
  « ELLE CREUSE : Donne-moi le triple du téléphone pis je te trouve la sortie… / IL S'ENTERRE : Le double. / ELLE CREUSE : Au moins quatre fois le téléphone, ah oui! / IL S'ENTERRE : O.K. Le triple. / ELLE CREUSE : Cinq fois, six fois… / IL S'ENTERRE : Heye, j'pas ta vache à lait! / ELLE CREUSE : Sept fois? Mets-en! Pourquoi pas huit? / IL S'ENTERRE : Trois fois! / ELLE CREUSE : Qu'est-ce tu penses que ça vaut? / IL S'ENTERRE : T'es qui pour venir dealer? »

 
TRADUCTIONS, TRANSPOSITIONS, COLLAGES, AUTRES TEXTES...

Contes d'un Indien urbain [2006]
  traduction de Tales of a Urban Indian de Darell Dennis [2003]
Création
  Ondinnok, 2 mai 2006  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
images vidéos et environnement sonore
Revue de presse
  « Écrite dans une langue simple et directe, limpidement traduite par Olivier Choinière, la pièce pose un regard critique teinté d'un humour noir sur les intolérances de notre société moderne, dans les réserves comme en ville. » Josée Bilodeau, Radio-Canada, 8 mai 2006

 
Tête première [2005]
Création
  Théâtre de La Manufacture, 1er mars 2005

 
Les points tournants, un road-movie sans entracte [2004-2006]
  traduction de Passing Places, a road-movie for the stage de Stephen Greenhorn [1998] Cette traduction a été achevée lors de la Résidence de traduction du CEAD (Canada, États-Unis, Irlande et Québec) de septembre 2004. Pour en savoir plus sur les autres activités du CEAD
Création
  Théâtre de la Manufacture, 17 octobre 2006
Résumé
  Voici la rocambolesque aventure de deux amis qui entreprennent de traverser l’Écosse pour aller essayer une planche de surf qu’ils ont volée dans une boutique de sport. Ils ne se doutent pas qu’ils sont poursuivis par le patron du magasin, petit mafieux plutôt fêlé… Les lieux, les routes et les personnages se multiplient pour brosser avec humour un portrait de l’Écosse d’aujourd’hui.
Durée
  1 heure 20
Nombre de personnages
  2 femmes, 5 hommes jouant 21 personnages (6 femmes et 15 hommes)  Pour en savoir plus sur la distribution
Extrait
  « 1er ADO : On va prendre ça. / ALEX : Ça va être tout? / 1er ADO : Pis des bâtons. / ALEX : Des bâtons? / 2e ADO : On pense à s’partir une équipe. / ALEX : C’est vrai? / Alex dépose un bâton de baseball sur le comptoir. Un des ados le prend. / 1er ADO : C’est bon ça. Bonne balance. / 2e ADO : Ça va faire l’affaire. / ALEX : Rien d’autre? / 2e ADO : Oui. / ALEX : Quoi? / 1er ADO : Tout’. / ALEX reçoit un coup de bâton et s’écroule au sol. / BRIAN : Et c’est ainsi que la marde a pogné. »
Revue de presse
  « Hier, j'ai vécu un Point tournant dans mon rapport au théâtre. (…) Tant du point de vue esthétique qu'intellectuel, émotif que sensoriel, politique que social, jamais je n’avais été tant touché qu’hier devant ce qui se jouait en face de moi… (…)magistralement traduit (encore!) par Olivier Choinière et plus qu’habilement mis en scène par Philippe Lambert. À ne pas manquer !!! » Michel Vézina, www.canoe.com, octobre 2006

 
Cette fille-là [JA] [2002] Pour en savoir plus sur la publication
  (Dramaturges Éditeurs, 2007), traduction de The Shape of a Girl de Joan MacLeod 2002 Talon Books, Vancouver, BC Cette traduction a été présentée en lecture publique par le CEAD, en collaboration avec Playwrights’ Workshop Montreal et le Théâtre du Grand Jour, le 18 novembre 2002. Pour en savoir plus sur les autres activités du CEAD
Création
  Théâtre du Grand Jour, 23 mars 2004
Résumé
  Braidie connaît bien le cruel harassement que sa meilleure amie inflige depuis plusieurs années à une autre étudiante de son école mais la nouvelle du meurtre sordide d'une adolescente par une autre jeune dans une ville voisine vient jeter un nouvel éclairage sur sa vie et la bouleverser. Est-ce que la même chose pourrait arriver « ici »? Est-ce que l'amie de Braidie pourrait, elle aussi, aller jusqu'a tuer? Et si Braidie, restait alors passive et se taisait, serait-elle coupable elle aussi?
Durée
  1 heure 20
Nombre de personnages
  1 femme
Public visé : 14 ans et plus
Extrait
  « BRAIDIE :  […] Je te le jure Trevor, elle a même empiré depuis que t'es parti. Elle crie que " LÀ ÇA FAIT ". Quoi Ça, je l'ai jamais su. Au point où je suis rendue, me faire mettre à porte serait comme de gagner à loterie. »

 
Howie le rookie [2002]
  traduction de Howie the Rookie de Mark O'Rowe
Création
  Théâtre de la Manufacture, 19 mars 2002  Pour en savoir plus sur la distribution
Revue de presse
  « Mais au-delà de son intrigue, Howie le rookie est d'abord une course haletante dans les méandres d'un univers urbain, une chevauchée sur le dos d'une langue rythmée et concise, vivante, incarnée, comme s'il n'y avait pas de distance dans le temps entre l'action et la narration. Le jeune O'Rowe déploie un don certain pour l'image, pour faire naître en quelques mots un climat, un personnage, une situation. Une sonorité, une certaine poésie brute que la traduction d'Olivier Choinière semble reconduire, même si elle voyage parfois, étonnamment, dans les niveaux de langage (comme le texte original?) entre la langue vernaculaire et des termes comme "dangerosité" ». Marie Labrecque, Voir, du 28 mars au 3 avril 2002.

 
High life ou La course des chevaux fous dans les veines [2001]
  traduction de High Life de Lee MacDougall [1996] (G. Gordon Shillingford Publishing, Scirocco Drama, 1997)
Création
  Coproduction du Théâtre de la Bordée et des Productions Théâtrales des Trois-Pistoles, 19 mars 2002
Genre
  Drame  Pour en savoir plus sur la distribution

 
Grease [1998]
  traduction de Grease de Jim Jacobs
  Musique non disponible
Création
  Coproduction de Allan Sandler et Marc Poulin, 18 juin 1998  Pour en savoir plus sur la distribution
Revue de presse
  « Rarement vu autant de scepticisme dans le milieu et, en même temps, autant de fébrilité parmi le grand public. En d'autre termes, la version québécoise de la comédie musicale Grease était attendue de tous côtés…mais pour de fort différents motifs. Le verdict est tombé hier soir. Et il donne raison au second. » Sonia Sarfati, La Presse, 18 juin 1998.

 
Road [1998]
  traduction de Road de Jim Cartwright
Création
  École Nationale de Théâtre du Canada, 3 novembre 1998