Pascal CHEVARIE

Depuis sa sortie de l’École nationale de théâtre du Canada en écriture dramatique (2003), Pascal Chevarie multiplie les projets de création, tant en région (Tour de lune, Productions À Tour de Rôle, Carleton, 2006) qu’à Montréal ou Québec (Les enfants du Sabbat, Théâtre du Trident, 2005). Ses pièces ont été jouées et mises en lecture sur les scènes les plus diverses de Moncton à Banff, de Limoges à Toulouse. Depuis la création de son premier texte jeune public (Mika, l’enfant pleureur, Théâtre Bouches Décousues, 2005), il consacre également une part importante de son travail d’auteur au théâtre jeunesse. Il est d’ailleurs le lauréat de la 4e édition du concours « Le théâtre jeune public et la relève », pour son texte Iana et le mur, en 2006. Il a pu profiter d’une résidence de trois mois à la Maison des Auteurs de Limoges, en France, où il a travaillé à l’écriture de La constellation du Chien, sa première pièce destinée aux jeunes adolescents (2007). Depuis 2008, il travaille également à titre d’adjoint à la direction artistique au Théâtre Bouches Décousues, de même que comme scénariste pour la télévision. — 2009-10-28
(Photo : Maxime Côté)

 
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Index alphabétique des titres
Iana et le mur La constellation du chien La défonce Les enfants du sabbat Mika, l'enfant pleureur Naufrages Tour de lune
 
La constellation du chien [J] [2007-2009]
  La pièce a été présentée en lecture publique par le Théâtre Bluff le 28 avril 2009, dans le cadre de la 10e édition de la Rencontre Théâtre Ados. Finaliste du Prix Annick-Lansman 2010 (2e place)
Résumé
  En 1957, les Russes ont envoyé dans l’espace l’engin Spoutnik 2 avec, à son bord, Laïka, une petite chienne trouvée dans les rues de Moscou. L’enfance d’Émile est tout imprégnée de cette histoire ; à l’aide de son télescope, le garçon de 12 ans observe l’étoile la plus brillante de la constellation du Chien et attend toujours le retour de Laïka. Mais une nuit où il se réfugie dans un vaste terrain vague, où ne trône rien d’autre qu’un immense pylône électrique, sa rencontre avec Léo (une jeune fugueuse à peine plus vieille que lui) viendra bouleverser sa trajectoire…
Durée
  1 heure
Nombre de personnages
  1 femme, 1 homme
Public visé : Préadolescents/ jeunes adolescents
Extrait
  « ÉMILE : Dans mes livres, ils disent que la Voie lactée est en train d’avaler une autre galaxie, tranquillement. Une galaxie toute petite. Juste à côté de la nôtre. (…) Comme quoi – dans le cosmos comme dans la cour d’école – c’est toujours les plus gros, qui mangent les plus petits. (Un temps.) C’est étrange, quand même. Parce que la galaxie – l’autre, la plus petite, celle qui va se faire avaler – elle s’appelle Canis Major. La galaxie du Grand Chien. (Un temps.) Mais ça, c’est juste une coïncidence. C’est certain. »

 
Tour de lune [2006]
Création
  Les Productions À tour de rôle (Carleton-sur-Mer), 11 juillet 2006
Résumé
  Une scientifique dans la trentaine revient sur sa petite île natale, afin d'y mettre en vente la maison abandonnée de ses parents. Elle constate que, depuis son départ pour la ville, les touristes, les pêcheurs et même la plus grande partie de ses habitants ont déserté l’île. N’y restent que quelques individus qui réservent à Clara bien des surprises…
Genre
  Comédie dramatique
Durée
  1 heure 15
Nombre de personnages
  2 femmes, 3 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Ce texte a été créé lors d’une résidence d’auteur aux Productions À Tour de Rôle (Carleton-sur-Mer, Québec), rendue possible par le soutien financier du Conseil des arts et des lettres du Québec.
Extrait
  « CHARRON : Par ici, l’embarquement. Ça sera pus ben ben long, à c’t’heure. L’affaire d’une minute ou deux. Peut-être cinq. Peut-être dix. Personne le sait. Ici, avec la mer, on sait jamais quand est-ce qu’on part. Imaginez pour revenir! (Un temps.) Mais ça sera pus ben ben long, à c’t’heure... Non. Pus ben ben long. »
Revue de presse
  « Chevarie traite son sujet d’amusante façon. Il croise les temporalités, juxtapose les actions, va et vient par courtes scènes entre drôlerie (au détour absurde) et nostalgie […]. Théâtre dans le théâtre, le conte esquisse une mythologie insulaire très drôle. […] Ce spectacle, qui ne s’alourdit jamais de moralisation mais s’attache sagement à enrouler l’intime à l’enjeu social, est une belle réussite esthétique. » Jean St-Hilaire, Le Soleil, 17 juillet 2006.

 
 Pour en savoir plus sur les autres activités du CEAD
Iana et le mur [E] [2005]
  (Auteurs dramatiques en ligne inc. – ADEL inc. 2008) Copie disponible pour le prêt au CEAD
Texte lauréat de la 4e édition du Concours «Le Théâtre jeune public et la relève» (2005-2006)
Création
  Option-Théâtre du collège Lionel-Groulx en partenariat avec le CEAD et la Maison Théâtre, 20 décembre 2005
Résumé
  Iana habite un village enserré dans une immense muraille qui lui cache ce qui s'étend de l’autre côté. C'est pourtant sur ce mur, bâti par des générations de peur et d’incompréhension qu'elle passe son temps à dessiner. Pour l’effacer peut-être ou pour ouvrir l'horizon, avec ses craies multicolores, elle y réinvente le monde. Puis, un jour, elle aperçoit un petit garçon qui l’observe de par-dessus le rempart, prouvant enfin qu'il y a bel et bien quelque chose de l’autre côté…
Genre
  Théâtre jeune public
Durée
  55 minutes
Nombre de personnages
  4 femmes, 2 hommes* interprétant 4 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Public visé : les enfants de 8 à 12 ans

* Les Gardiens peuvent être interprétés par les mêmes comédiens que le Donneur de mots et le Petit Garçon.
Extrait
  « LE DONNEUR DE MOTS : Parfois, les murs les plus grands commencent avec un tout petit grain de sable. Ou bien avec une toute petite roche, lancée comme ça. Au hasard. Alors, le vent fait s’accumuler les grains. Jusqu’à ce que ça forme une butte. Et une dune. Puis une montagne. Et puis – très vite – il y a un mur qui pousse, là, devant nos yeux. Alors, on finit par ne plus savoir avec quel caillou tout ça a commencé! Mais si on regarde bien – on voit. On voit que le mur est fait de mille et mille petits grains de sable. Et qu’il suffit d’une seule bourrasque pour qu’il s’effondre. D’un seul coup. »

 
Mika, l'enfant pleureur [E] [2004] Pour en savoir plus sur la publication
  (Dramaturges Éditeurs, 2005)
  Ce texte a été présenté en lecture publique par le CEAD, le 4 décembre 2004.
Création
  Théâtre Bouches Décousues, 22 janvier 2005
Traductions
  - Traduit en anglais par Linda Gaboriau sous le titre de Mika, the boy who couldn't stop crying [2006]
Résumé
  Un énorme volcan menace le pays où vivent les hommes. Seules toutes les larmes du monde pourraient arriver à l'éteindre. Mika part donc sur la route en quête de ce volcan gigantesque; avec ses larmes et sa peine, il veut sauver la terre. Sur sa route, il connaîtra la guerre, l'amitié, le doute, mais ne perdra pas foi en sa mission.
Durée
  50 minutes
Nombre de personnages
  1 femme, 5 hommes (pouvant être joués par 3 hommes)  Pour en savoir plus sur la distribution
Public visé : enfants de 7 à 12 ans
Extrait
  « MIKA : Mais on est seulement trois. On est seulement trois – enfants! / NOUBI : Si on peut pas compter sur les enfants, sur qui on peut compter? Et puis d'autres gens vont nous entendre. Ils vont venir. Et ils vont demander : pourquoi est-ce que vous voulez faire trembler la terre avec vos petits pieds d'enfants sauvages? Et puis nous, on dira : on joue à ébranler le monde. On joue à croire aux rêves et à éteindre les volcans. Et ils vont se reconnaître. Et puis on sera plus seulement trois, mais quatre, et puis six, et puis cent, et bientôt mille! Et la terre va trembler pour de vrai. / ZAZOU : Et puis tous les volcans vont se briser en mille miettes. »
Revue de presse
  « Un univers complètement symbolique. Les enfants ne décrochent pas une seconde, parce que c’est bien écrit et qu’on leur sert quelque chose d’intelligent! […] Pour moi, c’est un miracle! Comment un adulte peut se mettre à ce point dans la peau et dans la sensibilité d’un enfant? » Catherine Perrin, Radio de Radio-Canada, 23 septembre 2005
« La production du TBD est sans défaut et sans excès. Tout est à sa place dans cette pièce attachante et vraie. Le texte de Pascal Chevarie, frais émoulu de la section écriture dramatique de l'ÉNT, révèle peu à peu une manière de dire magnifiquement personnelle. », Josée Plourde, Radio-Canada, 10 novembre 2005
« Simple et poétique, le texte de Pascal Chevarie permet d'aborder des sujets durs sans effacer l'espoir ni l'humour. », Christian Geiser, La Presse, 13 novembre 2005
« [Le texte de Pascal Chevarie] porte une charge poétique vraiment très forte que l'auteur réussit à faire passer de façon exemplaire. […] Le théâtre jeunes publics vient indéniablement de trouver une nouvelle voix, forte et originale. », Michel Bélair, Le Devoir, 15 novembre 2005


 
Naufrages [2004]
Création
  École nationale de théâtre du Canada, 17 février 2004
Résumé
  Des ingénieurs s'affairent autour de la carcasse d’un bateau échoué près d’un îlot, entouré de brume et de glaciers, abritant une vieille maison abandonnée pleine de souvenirs et d’enfance. L’épave sera dynamitée. Mais pourtant, dans le ventre froid et humide de ce lieu habité par on ne sait quels fantômes, un murmure : celui d’un homme qui, recraché par la mer sur cette grève où l’attend une jeune fille aux yeux couleur de pluie, devra reconstruire sa mémoire dissoute.
Durée
  1 heure 15
Nombre de personnages
  4 femmes, 3 hommes, 1 enfant et 4 voix  Pour en savoir plus sur la distribution
Extrait
  « SABINE : Le temps change. Demain, ce sera tempête. / LE NOYÉ : Comment tu le sais? / SABINE : Je le sais, c’est tout. À cause du vent qui s’est caché. Il prend son souffle, mais c’est qu’il va tourner. C’est pour ça qu’il fait si clair. Le temps se fige toujours avant les grandes colères. / LE NOYÉ : Tu lis au travers du vent? / SABINE : Non. Je le connais bien, c’est tout. (Un temps.) Le soir, tu sais – c’est le moment de la journée que je préfère. Cette lumière, elle – elle cisèle le monde. / LE NOYÉ : Ciseler. C’est un très joli mot. / SABINE : C’est une très jolie lumière. »

 
Les enfants du sabbat [2003]
  adaptation théâtrale du roman d'Anne Hébert (Éditions du Seuil, Paris, 1975)
Création
  École nationale du Canada, 4 novembre 2003; Théâtre du Trident, 13 septembre 2005
Résumé
  Québec, 1944. Cloîtrée dans un couvent de pierre, sœur Julie de la Trinité est à la veille de prononcer ses vœux. À l'approche de cette étape importante, d'obsédantes visions s'imposent à elle. Des brouillards de son enfance, la vieille cabane perchée dans la montagne lui apparaît, ainsi que son frère Joseph, qui est à la guerre. Une enfance impie, imprégnée de sorcellerie et de rituels païens, incompatible avec la vocation que sœur Julie tente d'épouser. En elle, des forces intangibles s'opposent, au risque de faire basculer le couvent tout entier. Derrière les grillages clos, on ne sait ce qui est le plus à craindre : la présence du Diable ou l'absence totale de Dieu?
Durée
  1 heure 45
Nombre de personnages
  10 femmes, 6 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « SŒUR JULIE DE LA TRINITÉ : On a faim de moi. / Là-bas, dans une vieille cabane en bois perdue dans la montagne | au milieu des ronces, des troncs d’arbre, des souches et des fardoches | je sais qu’on a faim de moi. | Plus que Dieu n’a jamais eu faim de mon âme. | Et je sais que je suis affamée de ce qui s’y cache, moi aussi. | Moi, Julie de la Trinité | sœur novice des Dames du Précieux-Sang | plus que de toute ma vie au couvent | j’ai faim de ces délires que la nuit m’apporte | quand le silence envahit notre cloître. »
Revue de presse
  « L’adaptation au théâtre, réalisée par Pascal Chevarie, est tout simplement remarquable. On se glisse dans l’œuvre d’Anne Hébert avec peur et fascination. […] Une pièce tourmentée et poétique dont on ne sort pas indemne! » Anne-Josée Cameron, Télévision de Radio-Canada, 16 septembre 2005.
« Éric Jean, ses interprètes et ses concepteurs, de même que le jeune auteur Pascal Chevarie, qui signe l’adaptation, apportent l’hommage d’un acte théâtral accompli. […] Un grand moment de théâtre. » Jean St-Hilaire, Le Devoir, 17 septembre 2005.


 
La défonce [2002 et 2007] La seconde version de ce texte a été présentée en lecture publique par le CEAD, le 28 novembre 2007. Pour en savoir plus sur les autres activités du CEAD
Création
  La défonce sera créée à Bruxelles par Zone Urbaine Théâtre, à L'Atelier 210, du 19 mai au 5 juin 2010
Résumé
  Une forêt, la nuit. Les phares d’un camion allumés. Une vieille chanson country, lancinante, et l’écho d’un cri étouffé. Parmi les ombres que projette la lune, la silhouette confuse de trois jeunes hommes qui viennent de commettre l’irréparable et, dans le noir, celle d’un vieillard, qui a tout vu. À travers la reconstruction de cette nuit de défonce, ils tenteront de comprendre cette rage qui les habite et qui – sans qu’ils puissent vraiment la nommer – les a poussés trop loin.
Durée
  1 heure
Nombre de personnages
  1 femme, 4 hommes
Extrait
  « JAY : ‘‘La Défonce’’. Leur messe. Leur affaire. / DIDI : On fait ça souvent – je veux dire : pas ça, pas comme ça, pas comme cette nuit – mais on fait ça souvent. / FRED : On remplit le truck de bières le matin – pis on part. On se soûle la face jusqu’au soir. On roule toute la journée – par en avant, tout le temps, tête baissée – on roule, la musique à fond. On va péter des vitres, je sais pas – tout ce qui nous passe par la tête. […] / JAY : L’évangile selon saint Fred : ‘‘Vous haïrez l’étranger qui vous demande asile. Vous haïrez celui qui n’est pas de votre sang. Vous haïrez ceux de vos frères qui osent quitter leur terre. Vous haïrez – amen. Ainsi soit-il. Vous haïrez...’’ Mais pourquoi? »