Normand CANAC-MARQUIS

Finissant du Conservatoire d'art dramatique de Montréal en 1974, Normand Canac-Marquis travaille avec le Théâtre Parminou jusqu'en 1980. Il est depuis lors auteur dramatique, téléscénariste, comédien et metteur en scène. Il a écrit pour la scène, entre autres, Le syndrome de Cézanne (créé en 1987 par la Rallonge), Les jumeaux d'Urantia (créé en 1989 au Théâtre d'Aujourd'hui), Leitmotiv (sur une musique de Michel Robidoux (créé par les Deux Mondes à l'automne 1996), Fils (créé en 1997 par les Deux Mondes), Carnets de voyage, créé en 2008 par les Deux Mondes). Blanc et Retour de Malarii sont des dramatiques qu'il a signées pour la radio et qui ont été diffusées en 1996 sur les ondes de Radio-Canada. Normand Canac-Marquis écrit aussi pour la télévision (La série Fred-Dy de Radio-Canada. — 2009-01-26
(Photo : Stéphane Dumais)

 
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Index alphabétique des titres
Deux sur une balançoire Goël, le nom de Dieu! L'État L'été dernier... à Golden Pond Le syndrome de Cézanne Le temps et la chambre Les grands moyens Les huit péchés capitaux (éloges) Les jumeaux d'Urantia Mémoire vive Mourir d'envie Sortie de secours Variations sur le canard
 
L'État [2006]
  Ce texte a été présenté en lecture publique par le CEAD, le 1er décembre 2007.
Résumé
  Contexte : Montréal, un 24 juin, de nos jours, la veille des élections. La salle de rédaction du journal L'État, aménagée depuis 1950 dans une ancienne usine de munitions. On y fait des rénovations patrimoniales depuis quelques semaines. Déclic : on y attend surtout l'éditorial de Solange Speilman qui aura l'effet d'une bombe et qui fera à coup sûr basculer le vote. Question : existe-t-il un terrorisme nécessaire?
Genre
  drame contemporain
Durée
  1 heure 20
Nombre de personnages
  3 femmes, 2 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « SOLANGE : Et pourtant le ministre de la Sécurité sait tout. Il me fait chanter. / FRANÇOIS : Non, il est pas si maladroit. / SOLANGE : Au contraire. Il table sur l'intimité. C'est une arme redoutable. Pratiquement invincible. Une bombe sous le manteau, ça te dit quelque chose? / FRANÇOIS : Comment il aurait su? / SOLANGE : Madame, un collègue de l'Université, un jaloux, un envieux, qui sait…? La pourriture fermente partout, François. Heureusement. Elle est à l'origine de la vie. »

 
Mémoire vive [EJA] [2001]
Création
  Les Deux Mondes, 8 mai 2001
Résumé
  Surgis des souvenirs d’une petite fille, des jouets impossibles nous disent l’existence qui a peut-être été la sienne. Elle leur parle, revoit sa balançoire, les petits objets animés de la maison qui ont constitué son univers  : l’enfance, la solitude, le monde des adultes qu’elle devine ou qu’elle a brièvement connu. Elle nous rappelle que la vie est un jeu très court dont les règles sont à déjouer.
Durée
  1 heure
Nombre de personnages
  1 femme
Public visé : Public de tous âges

manipulation d’objets, projections, musique
Extrait
  « CATHERINE : Je m’appelle Catherine. | Je suis morte je crois. | Et très vieille, malgré les apparences. | Je suis morte de cette étrange maladie de l’âge. | À cent ans et des poussières. (Un temps.) Depuis, je n’ai jamais cessé de jouer. | Et ce matin je vous amène avec moi. »

 
Les huit péchés capitaux (éloges) [1997] Pour en savoir plus sur la publication
  (Dramaturges Éditeurs, 1997), en collaboration avec Michel Marc Bouchard, Jean-François Caron, René Richard Cyr, René-Daniel Dubois, Larry Tremblay, Michel Tremblay et Lise Vaillancourt
Création
  Théâtre PàP, 11 novembre 1997
Résumé
  Pour marquer les vingt ans du Théâtre PàP, René Richard Cyr et Claude Poissant ont commandé à sept auteurs de courts textes dramatiques prenant comme source chacun des sept péchés capitaux. La découverte d'un huitième, l'acédie, clôt cette suite d'éloges.
Genre
  Comédie
Durée
  1 heure 20
Nombre de personnages
  2 femmes, 2 hommes
Extrait
  « [Extrait de la quatrième de couverture] : « Les péchés capitaux sont-ils toujours présents dans nos vies? Subsiste-t-il trace de leur présence en notre inconscient collectif? Quels sont les péchés d'aujourd'hui? Y en-a-til de nouveaux?[…] »
Revue de presse
  « Le travail d'équipe est ici très bien huilé. » Guylaine Massoutre, Jeu, mars 1998
« Chaque auteur a vu à sa manière "son péché"; ce qui donne des textes hautement humoristiques ou d'autres plus graves. » Carmen Montessuit, Le Journal de Montréal, 17 novembre 1997.


 
Mourir d'envie [1997] Pour en savoir plus sur la publication
  (in Les huit péchés capitaux (Éloges), Dramaturges éditeurs, 1997)
Création
  Théâtre PàP dans Les huit péchés capitaux (Éloges), 11 novembre 1997
Résumé
  Pierre va mourir. Pierre se meurt d'envie depuis qu'il connaît son ami Louis, c'est-à-dire depuis vingt-quatre ans. Louis le magnifique, qui a tout, le succès, le pouvoir, la simplicité, la franchise et, surtout, l'amour de Francine. Pierre va mourir, mais avant, il va tenter de mettre Louis devant le vide de sa réussite et le non-amour de Francine.
Durée
  15 minutes
Nombre de personnages
  2 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « PIERRE : Ta vie n'a aucun sens. Tu ne sais rien. C'est désespérant, tu ne sais rien. Sais-tu au moins que c'est ça qui te tue? / LOUIS : J'aurais voulu que tu souffres pas, que… / PIERRE : Que quoi? / LOUIS : Que tu souffres pas… / PIERRE : Je souffre pas, mon pauvre Louis, je meurs. » 

 
Goël, le nom de Dieu! [1996 et 2005]
  Ce texte a été présenté en lecture publique par le CEAD, le 8 décembre 1996.
Résumé
  Dans la nef d’une cathédrale bombardée, une compagnie itinérante appelée « la Troupe » présente un spectacle intitulé Goël, le nom de Dieu. Or, le Dieu dont il est question dans cette épopée est une petite chienne bulldog martyre, appelée Sainte-Dieu, et violée par des soldats. Dian Dala, dit Falaise-le-Fou, poussé par Goël, fille de Dieu, s’engagera à retrouver la relique, entraînant à sa suite ses armées.
Durée
  2 heures 30
Nombre de personnages
  7 femmes, 5 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution
: chant, danse, etc.
Extrait
  « GOËL : Ne regarde pas, n’écoute pas, regarde-moi, écoute-moi! Ce n’est rien. Rien que les âmes des bêtes jetées en sacrifice pour faire taire les cris des dieux affamés – fixe ton souffle au mien, ne m’abandonne pas – sur la pierre où ne sera jamais écrite notre histoire d’amour! Je meurs sans ton amour, navigue en moi, chavire et sombre en moi… »

 
Les jumeaux d'Urantia [1989] Pour en savoir plus sur la publication
  (Les Herbes Rouges, 1991)
Création
  Théâtre d'Aujourd'hui, 8 novembre 1989
Traductions
  - Traduit en anglais par Linda Gaboriau sous le titre de Children of Urantia [1990]
Cette traduction a été présentée en lecture publique par le Factory Theatre, en collaboration avec le CEAD, à Toronto, en 1991.
Résumé
  Au cours d'un huis clos réunissant les gens d'Urantia, lieu de création artistique, se jouera une course contre la montre. Car à défaut d'avoir la même optique en regard du temps (temps de dire, temps de vivre, temps = argent), c'est à l'éclatement de la planète que nous assisterons.
Durée
  1 heure 50
Nombre de personnages
  3 femmes, 4 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution
Extrait
  « LENNY : Je lui ai fait un grand sourire, genre celui qui présente l’autre joue quand on l’a frappé. Je me suis mis la main molle molle pis les flancs raides pis je lui en ai étampé une. Une vraie. Pas pour jeune fille, là, pour homme! Je lui ai pété une petite veine sur la tempe. Ç’a fait une fleur rose saignante emprisonnée dans sa peau. Sais-tu à quoi elle a pensé, l’amertume de service? Le sais-tu? J’ai pensé que c’était son âme. Imagine. Son âme. »
Revue de presse
  « Une pièce très fin de siècle, une pièce chaude où les personnages se débattent contre l'éphémérité ou l'absurdité parce que quelque part cette pièce met en lumière l'absurdité de vivre […] une pièce qui dérange longtemps[…] » Jean Beaunoyer, La Presse, 14 novembre 1989.
« L'écriture de Normand Canac-Marquis a toujours une rame de métro d'avance sur le reste de l'univers. Les personnages pensent vite. Chaque réplique saute une coche. Adieu le confort intellectuel; Canac-Marquis vous a embarqué dans son théâtre et vous avez intérêt à avoir de bons réflexes. » Paul Lefebvre, MTL, novembre 1989.


 
Le syndrome de Cézanne [1987] Pour en savoir plus sur la publication
  (Les Herbes Rouges, 1988)
Création
  La Rallonge, 20 février 1987
Traductions
  - Traduit en anglais par Louison Danis sous le titre de The Cezanne Syndrome [1988] (Playwrights Press, New York 1989 et dans la revue Theatrum, Toronto, avril/mai 1989, n° 13)
Cette traduction a été présentée en lecture publique par le New Dramatists, dans le cadre d'un échange avec le Cead, à New York, les 2 et 3 octobre 1988.
Soho Rep (New York), 26 janvier 1989
Résumé
  « Autopsie de deux douleurs ». Une femme et un enfant meurent dans un accident de voiture et le chauffeur de camion responsable de cette tragédie disparaît. S'agit-il de Gilbert, le chum et le père? Drame policier impressionniste, la pièce traite de l'autonomie et essaie de situer le spectateur différemment quant à la perception qu'il peut avoir de la réalité. L'auteur déconstruit ici le drame réaliste, en proposant un violent collage de fragments de quotidien, d'éclats de voix et de réflexes compulsifs.
Durée
  1 heure 30
Nombre de personnages
  1 femme, 2 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « GILBERT : Oui? / THOMAS WANCICOVSKI : Gilles Martineau? / GILBERT : C'est moi. / THOMAS WANCICOVSKI : C'est vous ça, une Tercel rouge AAL 480? / GILBERT : Qui parle? / THOMAS WANCICOVSKI : Capitaine Wancicovski de la Sûreté du Québec. / GILBERT : Oui, c'est moi. / THOMAS WANCICOVSKI : Ben…C'est parce que… »
Revue de presse
  « "Mécanique" est certes le mot-clé de ce texte intelligemment ficelé […] Le texte de Normand Canac-Marquis explore des sentiers peu fréquentés par les dramaturges d'ici; il se distingue non pas tant par sa trame, mais par son écriture précise et acérée, d'où émanent les émotions les plus violentes, sans que celles-ci ne soient jamais nommées. […] Il y a dans cette écriture, un beau mélange de pudeur et d'impudeur; une façon de suggérer le pire sans le dévoiler complètement.[…] Avec sa façon très personnelle de "ne pas y toucher", Canac-Marquis fait surgir un torrent d'émotions "impudiques", sans jamais les enjoliver pour les rendre attendrissantes. » Carole Fréchette, Cahiers de théâtre Jeu, n°46, 1988.
« Le syndrome de Cézanne : un bijou de la dramaturgie québécoise. […] Non, ce n'est pas la logique que l'auteur nous propose. C'est la vie à l'envers, c'est un nouveau code de la mémoire à l'intérieur d'une œuvre artistique exceptionnelle.» Jean Beaunoyer, La Presse, 1er juin 1988.
« Une illustration intelligente de la guerre des sexes », Robert Lévesque, Le Devoir, 13 mars 1987.


 
Sortie de secours [J] [1984] Pour en savoir plus sur la publication
  (VLB Éditeur, 1987. Épuisé) Auteurs dramatiques en ligne inc. – ADEL inc. 2004 (Copie disponible pour le prêt au CEAD), en collaboration avec Louise Bombardier, Marie-France Bruyère, François Camirand, René Richard Cyr, Jasmine Dubé, Louis-Dominique Lavigne, David Lonergan et Claude Poissant
Création
  Théâtre Petit à Petit, 3 octobre 1984
Résumé
  Cinq adolescents ont fui, s'apprêtent à le faire, ou vivent les problèmes reliés à leur fugue. Réunis à la « Maison des jeunes », ils souhaitent réaliser une murale sur l'un des murs de l'établissement. Ils trouvent dans ce projet une tribune inespérée pour se faire entendre et s'écouter les uns les autres.
Durée
  1 heure 30
Nombre de personnages
  23 personnages (13 femmes, 10 hommes) pouvant être joués par 3 femmes et 2 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution
8 chansons
Extrait
  « CLAUDE : […] Line Lemieux. Compte-toi chanceuse de travailler. / LINE : Chanceuse! / CLAUDE : Oui, chancuse. / LINE : Tu trouves ça drôle, toi, cent boulettes à l'heure, la tête dans le micro-ondes? / Chus rendue que j'prends mon bain dans l'ketchup. Chanceuse! / CLAUDE : Oui, chanceuse. / LINE : Toutes les nuits, dans mes rêves, j'couhe avec le Clown McDonald. Y'é assez drôle. / CLAUDE : (Rire insignifiant.) »
Revue de presse
  « Sortie de secours is a solid exemple of a new trend in adolescent drama that uses the full resources of the theatre to present young people with an intimate, immediate vision of themselves that both validates their problems and worth as a group, yet encourages them to reach out to other resources in themselves and their community to help them gain greater responsability and control over their own lives. » Dennie Theodore and Moira Day, Canadian Theatre Review, 60, Fall 1989.
« Sortie de secours est un bon exemple d'une nouvelle tendance du théâtre pour adolescent qui utilise toutes les ressources du théâtre pour livrer à ce jeune public un portrait intimiste, un miroir immédiat de lui-même. Un portrait qui rend compte de ses problèmes et conforte sa valeur en tant que groupe situé, mais l'encourage à rechercher des ressources en lui-même et dans la société pour accroître son sens des responsabilités et son contrôle sur sa propre vie. » Dennie Theodore and Moira Day, Canadian Theatre Review, 60, Fall 1989.
« Un spectacle vivant. Cinq chansons, une bande musicale, nous rappellent que les jeunes, sans pouvoir économique et sans voix, ont fréquemment recours au nouveau son pour exprimer leur état d'âme. Les comédiens font tous corps avec leur personnage et forment une équipe homogène. En conclusion l'on peut dire que Sortie de secours atteint ses objectifs et que le message passe. Avec talent, tendresse et humour. » Raymond Bernatchez, La Presse, vendredi 12 avril 1985.


 
TRADUCTIONS, TRANSPOSITIONS, COLLAGES, AUTRES TEXTES...

L'été dernier... à Golden Pond [1997]
  traduction de On Golden Pond de Ernest Thompson [1978]
Création
  Coproduction du Théâtre les Gens d'en bas et du Théâtre français du Centre national des Arts, 3 juillet 1997

 
Deux sur une balançoire [1995]
  traduction de Two For the Seesaw de William Gibson
Création
  Théâtre les Gens d'en bas, été 1995

 
Le temps et la chambre [1994]
  traduction de Die Zeit und das Zimmer de Botho Strauss ; texte français d'après la traduction de la pièce de Botho Strauss par Marie-Élisabeth Morf
Création
  Théâtre du Nouveau Monde, 24 janvier 1995

 
Variations sur le canard [1994]
  traduction de The Duck Variations de David Mamet [1972] (1978 Grove Press, New York), en collaboration avec Réjean Canac-Marquis
Création
  Espace GO, 10 janvier 1996

 
Les grands moyens [1991]
  libre adaptation et transposition québécoise d'une farce de Dario Fo, Faut pas payer
Création
  Théâtre de la Molluque, 1990
Genre
  Comédie