Serge BOUCHER

Serge Boucher est l’auteur de la pièce Natures mortes, qui fut créée au Théâtre de Quat’Sous en novembre 1993. Sa deuxième pièce, Motel Hélène, pour laquelle il remportait la Prime à la création du Fonds Gratien-Gélinas en 1995, a été créée à l’Espace Go par le Théâtre PàP en mars 1997 et a été présentée au Festival international des théâtres francophones en Limousin (France). Il était aussi finaliste pour les prix littéraires du Gouverneur général du Canada pour Motel Hélène et 24 poses (portraits). De plus, 24 poses (portraits) a été créée au Théâtre d’Aujourd’hui à l’automne 1999 et présentée à la Compagnie Jean Duceppe, de même que dans une version pour la télévision réalisée par René Richard Cyr, en 2002. En 2004, sa pièce Avec Norm était créée par le Théâtre d’Aujourd’hui et la Compagnie Jean Duceppe produisait Les bonbons qui sauvent la vie en 2004 et en 2006. Pour Radio-Canada, Serge Boucher est aussi l’auteur de la télésérie Aveux. – 2009-01-27

 
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Index alphabétique des titres
24 poses (portraits) Avec le soleil... la mère! Avec Norm Les bonbons qui sauvent la vie Motel Hélène Natures mortes
 
[2006] Pour en savoir plus sur la publication
  (Dramaturges Éditeurs, 2007)
Création
  Compagnie Jean Duceppe, 28 février 2007
Résumé
  François se retrouve au restaurant de son enfance qui sera démoli pour faire place à une pharmacie. Tous les habitués se réunissent pour fêter l’événement. Le trouble de François tient du malaise qui balaie les souvenirs, la nostalgie, les velléités, les aspirations, les doutes… pour ne laisser place qu’à la vie. Car là se trouve une galerie de portraits à croquer sur le vif.
Durée
  2 heures
Nombre de personnages
  8 femmes, 7 hommes et de petits rôles  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « JULIE, parlant de Martin : Gà-lé, y est toute rouge, y est foule gêné. / MARTIN : T’as resté icit? / FRANÇOIS : Jusqu’à l’âge de dix ans. Le midi, quand j’arrivais d’l’école, mon père m’assoyait ici, me servait à dîner, j’tais ben averti, fallait pas que j’bouge, y étaient dans l’jus eux autres j’m’assoyais là, pis par l’ouverture je r’gardais tout c’qui s’passait dans le restaurant[…] »
Revue de presse
  « Le texte tout en finesse de Boucher l'épine dorsale de ce spectacle où chaque non-dit, chaque échange de banalités est crucial. Mais il y a aussi le regard d'un auteur qui sait capter, avec une précision troublante, l'identité québécoise dans toutes ses contradictions! » Sylvie St-Jacques, La Presse, le 5 mars 2007.


 
Avec Norm [2004] Pour en savoir plus sur la publication
  (Dramaturges Éditeurs, 2004)
Création
  Théâtre d'Aujourd'hui, 20 avril 2004
Traductions
  - Traduit en anglais par Rebecca Lenkiewicz sous le titre de With Norm [2007]
Un extrait de cette traduction a été présentée en lecture publique par le CEAD, le 19 février 2007. La traduction entière a été présentée en lecture publique par le CEAD, lors du Festival TansAmériques, le 31 juin 2007.
Résumé
  Envoyé par un organisme d'aide aux démunis, François plonge dans le monde de Normand, petit homme timide assez simple d'esprit. Autour de lui gravitent sa sœur Nancy, ex-toxicomane qui se bat pour changer de vie, sa voisine Tony, vieille handicapée avec qui il comble ses heures de solitude, et l'ombre de Batman, ami qu'on ne voit jamais. Secoué par les contradictions dont il est témoin, François est vite confronté à ses propres limites…
Durée
  1 heure 45
Nombre de personnages
  2 femmes, 2 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « NORMAND : Nancy dit faut que déménage. / FRANÇOIS : Où? / NORMAND : En bas! / FRANÇOIS : Ici? Dans l'immeuble? / NORMAND : Mon pére donné à moé plein d'meubles, toutte à moé icit ça, le gros meuble dans cuisine, mets de la vaisselle dedans, pu d'place en bas, les meubles rentrent pas toutte la gang, trop p'tit, veux pas les jeter moé, Bobby dit qu'y va s'arranger avec ça les meubles, veux les garder moé, mon pére l'a donné à moé, veux pas déménager, chu ben icit, y va venir me voir icit mon pére dimanche, c'est sa fête, avec ma mére, acheté un cadeau pour la fête de mon pére. »

 
Les bonbons qui sauvent la vie [2004] Pour en savoir plus sur la publication
  (Dramaturges Éditeurs, 2004)
  Un extrait de cette pièce, dans une première version, a été présenté, lors de la soirée bénéfice du Fonds Gratien-Gélinas du CEAD, le 3 décembre 2001. Serge Boucher était interviewé par Martin Faucher. Ce dernier dirigeait la lecture qu¹en donnaient Hélène Loiselle et Maude Guérin.
Création
  Compagnie Jean Duceppe, 27 octobre 2004
Traductions
  - Traduit en anglais par Shelley Tepperman sous le titre de Life Savers [2005]
Résumé
  France, trente-cinq ans et maniaco-dépressive, se retrouve en prison pour un crime qu'elle ne se souvient pas avoir commis. Avec, en toile de fond, les événements tragiques du 11 septembre 2001, elle vit ses permissions de visite au foyer familial. En plus de combattre sa culpabilité, elle constate l'impossible réconciliation avec sa famille ramenée à elle par la force des choses et qui semble être aussi indifférente à son drame qu'à celui du monde en général.
Durée
  1 heure 45
Nombre de personnages
  6 femmes, 2 hommes (6F2H)  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « France : Quand on jouait au docteur, on prenait des Life Savers, c'était nos pilules, « les bonbons qui sauvent la vie » qu'on disait, les meilleurs d'tait les rouges, les oranges, même les jaunes, c'tait d'la vitamine, des boost, les verts clairs c'tait des pilules fortes pour les grosses maladies graves… / ROBERT : Qu'est-ce qu'avait faite la fille qui s'est tuée? »

 
24 poses (portraits) [1998] Pour en savoir plus sur la publication
  (Dramaturges Éditeurs, 1999)
  Adapté pour la télévision et réalisé par René Richard Cyr, Productions Pixcom inc., 2002
Création
  Théâtre d'Aujourd'hui, 3 novembre 1999
Traductions
  - Traduit en anglais par Shelley Tepperman sous le titre de 24 Exposures [2000] (PUC Play Service, Toronto, 2001; Playwrights Canada Press, 2005)
Coproduction de Alberta Theatre Projects et de Green Thumb Theatre au PanCanadian playRites, 26 janvier 2001
Résumé
  Par un beau samedi du mois d'août, dans la cour arrière d'un bungalow de Charlebourg, en banlieue de Québec, la famille Dubé se réunit chez Richard, l'aîné, qui fête son quarantième anniversaire de naissance. Douze heures dans la vie de gens simples qui jasent, rient, jouent, s'aiment tout croche mais qui s'aiment quand même. Ils se voient peu, ils ont une journée à passer ensemble et ils la remplissent du mieux qu'ils le peuvent.
Durée
  1 heure 30
Nombre de personnages
  3 femmes, 5 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « FRANÇOIS : Ah j'te dis, y'é-tu beau c'te François-là! Tous rient. / CAROLE : T'es pas mal beau avec tes p'tits cheveux courts! / ANDRÉ : Avec tes lunettes ça t'donne un p'tit air frais chier. / CAROLE : Ben non! Moi j'trouve que ça y donne plutôt un p'tit air d'intellectuel. / ANDRÉ : C'est c'que j'disais. Ça revient au même! »
Revue de presse
  « Sous les dehors de cette fascinante peinture hyperréaliste se cache une matière théâtrale élaborée. Avec une rare acuité, Boucher cerne en quelques traits tout le drame d'une vie, toute l'impuissance d'un personnage.» Solange Lévesque, Le Devoir, 10 novembre 1999.

 
Ce texte a été présenté en lecture publique par le CEAD, le 7 décembre 1995. Pour en savoir plus sur les autres activités du CEAD
Motel Hélène [1995] Pour en savoir plus sur la publication
  (Dramaturges Éditeurs, 1997)
Texte gagnant de la Prime à la création du Fonds Gratien-Gélinas en 1995
Création
  Théâtre PàP2, 4 mars 1997
Traductions
  - Traduit en anglais par Crystal Béliveau et Morwyn Brebner sous le titre de Motel Hélène (English version) [1998]
Cette traduction a été présentée en lecture publique à Toronto, par le Tarragon Theatre, mai 1998.
Tarragon Theatre (Toronto) et mai 1998
- Traduit en anglais par Judith Thompson sous le titre de Motel Hélène (English version) [1999]
Tarragon Theatre et 1999
- Traduit en anglais par Judith Thompson sous le titre de Motel Hélène (English version) [1998]
Cette traduction a été présentée en lecture publique à Toronto, par le Tarragon Theatre, mai 1998.
Tarragon Theatre (Toronto), mai 1998
Résumé
  Entre Mario, son chum macho, et François, le commis du dépanneur attenant à son appartement, qui lui avoue être homosexuel, Johanne cherche un sens à sa vie de femme. Culpabilisée par la disparition de son fils de neuf ans, elle passe ses journées à coudre en rêvant d'une vie meilleure. Jusqu'à ne plus en pouvoir…
Genre
  drame
Durée
  1 heure 30
Nombre de personnages
  1 femme, 2 hommes (1F2H)  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « JOHANNE : [...] devant lui j'ai jeté sa beurrée d'beurre de peanuts dans poubelle, y criait " J'ai faim ", oui j'ai probablement dit " Ben crève ", je l'sais pas, je l'sais-tu c'que j'ai dit, mais j'sais que je l'ai pris, je l'ai crissé dehors, j'ai dit j'pense : " Tu vas rester là jusqu'à c'que ton père arrive " , chu rentrée dans maison, j'ai barré la porte, J'AI BARRÉ LA PORTE, pour pu qu'y rentre dans maison, J'AI ENFERMÉ MON P'TIT DEHORS… »
Revue de presse
  « Écrit par Serge Boucher, Motel Hélène est un texte majeur de notre dramaturgie. Une implacable critique de mœurs le traverse, celle-ci toutefois relativisée par le regard compatissant que l'auteur jette sur la marginalité et la précarité sociale. L'humour n'y fait pas défaut, mais il est brutal : un destin tragique s'y joue. » Jean St-Hilaire, Le Soleil, 19 février 1998.
« Dès les premières scènes de cette pièce inspirée, on est pris par ces personnages d’une bouleversante vérité qui se sont enlisés dans les ornières d’une vie étroite et sans issue. […] Jusqu’à la fin, c’est triste à pleurer; ce n’est supportable que parce que rendu avec une justesse et une vérité transmissible uniquement par du grand art. » Solange Lévesque, Le Devoir, le 10 mars 1998.
« Une pièce percutante où l’audace côtoie la pudeur, où le mot est prétexte à remplir les vides, à masquer le tragique, à révéler l’ampleur du quotidien… » Isabelle Simard, Cahier week-end Le Canada français, le 14 novembre 1998.
« Un texte aussi tranchant qu’une lame de rasoir[…] » Nathaly Dufour, Voir, le 12 février 1998.
« Une véritable révélation […] » Raymond Bernatchez, La Presse, le 8 mars, 1997.


 
Natures mortes [1990-1993] Pour en savoir plus sur la publication
  (Dramaturges Éditeurs, 2002)
  Une première version de la première partie de ce texte a été présentée en lecture publique par le CEAD, sous le titre de Le printemps de Stef, le 5 février 1990.
La version finale a été présentée en lecture publique par le CEAD, le 8 avril 1993.
Création
  Théâtre de Quat'Sous, 4 octobre 1993
Traductions
  - Traduit en anglais par Shelley Tepperman sous le titre de Still Lives [1994]
Cette traduction a été en lecture publique à “Interact 94”, par le CEAD en coproduction avec Factory Theatre, à Toronto, 1994.
Résumé
  Stéphane trouve refuge chez deux êtres mûs par une sollicitude trouble : deux vies étriquées. Chez Jean-Guy, Stéphane fuit les problèmes familiaux, connaît un certain répit, découvre la liberté du geste consenti. Six ans plus tard, chez Diane, la détresse partagée éveille le désir, les murs ravivent la mémoire, rappellent la mort. Mais, dans ce monde d'esseulés, la rencontre des corps n'a jamais lieu. Toujours, ils demeurent distincts et seuls.
Durée
  2 heures 30
Nombre de personnages
  1 femme, 2 hommes (1F2H)  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « DIANE : […] Peut-être parce qu'y faut être aussi fragile qu'une fleur pour pouvoir les apprécier. Aussi vulnérable. C'est fou mais c'est quèqu'chose que j'ai ben d'la misère à m'débarasser. Y sont fanées pis j'trouve encore le moyen de trouver ça beau. J'trouve ça ben d'valeur de jeter des fleurs à poubelle. Ça m'fait mal au cœur. »
Revue de presse
  « C'est un univers désespéré et implacable que ramasse avec force Serge Boucher dans sa pièce qui n'est pas sans faire penser aux œuvres hyperréalistes de l'Allemand Franz Xaver Krœtz. […] La pièce de Boucher, d'un pessimisme rare et courageux, d'une virulence de la misère existentielle, est traversée de bout en bout par une force incroyable qui tient à un dialogue aussi maniaque qu'économe. […] La pièce de Boucher, la plus troublante et la plus riche à entrer au répertoire québécois depuis longtemps, à égalité d'intensité et de force avec certains des Tremblay, méritait un traitement audacieux, radical, au risque de l'insupportable. Elle aurait trouvé sa fonction de coup de poing au ventre, qui est au cœur de ce texte unique et désormais important. » Robert Lévesque, Le Devoir, 8 octobre 1993.

 
Avec le soleil... la mère! [1990]
  (Auteurs dramatiques en ligne inc. – ADEL inc. 2004) Copie disponible pour le prêt au CEAD, en collaboration avec Marie-Louise Nadeau
Création
  Théâtre de la Crique, été 1990
Résumé
  Montréal l'été. Il fait chaud sur le Plateau Mont-Royal. André et Antoine discutent fermement des bouleversements provoqués par l'arrivée de Margo, la mère, que l'on attendait plus tard pour fêter le retour de Nathalie, sa fille et sœur d'André. Pas le temps de cacher les rondeurs confondantes que l'on ne veut pas montrer... Quatre jours à taire des secrets que l'on souhaiterait tant révéler...
Genre
  Comédie
Durée
  1 heure 40
Nombre de personnages
  2 femmes, 2 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « ANTOINE : J’parle d’la personne que j’aime le plus au monde et avec qui je partage ma vie depuis 5 mois. / NATHALIE : Andréa est de l’autre côté? / ANTOINE : Oui. / NATHALIE : Comment ça? / ANTOINE : Parce qu’elle habite ici. / NATHALIE : Ben voyons y a pas d’Andréa qui habite ici. / ANTOINE : C’est vrai! Y a pas d’Andréa ici. / NATHALIE : Y en a pas certain. Y a juste ma mère dans chambre à côté pis André sur le divan. (Elle ouvre la porte, la referme). André...ah! »