Michel Marc BOUCHARD

Michel Marc Bouchard est né en 1958 au Lac-Saint-Jean. Pendant des études en tourisme au cégep de Matane, il écrit et monte ses premiers textes. Il termine son baccalauréat en théâtre à l'Université d'Ottawa en 1980 et œuvre dans les différents théâtres francophones de l'Ontario en tant qu'auteur et acteur. En 1983, il fait son entrée sur la scène montréalaise avec La contre-nature de Chrysippe Tanguay, écologiste. En 1988, le succès de Les feluettes ou La répétition d'un drame romantique (prix du Journal de Montréal et prix d'excellence du Cercle littéraire de l'Outaouais) lui donne accès à d'autres scènes canadiennes et à d'autres continents. Lilies, la version anglaise de Les feluettes, reçoit le prix Dora Moore et le prix Chalmer (1991). L'histoire de l'oie reçoit le prix du Conseil des arts de Montréal (1992), le prix de l'Association québécoise des critiques de théâtre (1992), le prix du Centre national des Arts (1993) et, finalement, le prix du Meilleur spectacle étranger de l'Association des critiques de théâtre du Mexique (La historia de la oca, 1993). Michel Marc Bouchard fut directeur artistique du Théâtre du Trillium à Ottawa (1989-1991), professeur à l'Université d'Ottawa et à l'Université du Québec à Montréal (1992). La version cinématographique des Feluettes, scénarisée par l'auteur et réalisée, par John Greyson sous le titre Lilies (1996), a remporté plusieurs prix internationaux dont la Salamandre d'or à Blois, le Grand prix du jury au Outfest Film Festival de Los Angeles, le prix du meilleur film au Lesbian and Gay Film Festival de San Francisco, le prix du public au Festival international d'Oslo et le Génie du meilleur film canadien. Les téléfilms français de L'histoire de l'oie et sa version anglaise The Tale of Teeka, scénarisés par l'auteur et réalisés par Tim Southam (1998), ont reçu le International Banff Rockie Award pour la meilleure émission jeunesse 1998, le Golden Spire Award au San Francisco International Film Festival 1999, la sélection officielle du Festival de Cannes junior 1999 et finalement trois Gémeaux accordés par l'Académie canadienne du cinéma et de la télévision dont celui de la meilleure émission jeunesse produite en français au Canada en 1998. Notons qu'en 2003, une nouvelle production des Feluettes, signée cette fois par le metteur en scène Serge Denoncourt, remportait, lors de la Soirée des Masques de l'Académie québécoise du théâtre, le Masque du public et le Masque de la meilleure production Montréal et que trois autres artistes de la même production étaient également récompensés. On trouve de plus amples informations sur le site personnel de l'auteur au lien suivant www.michelmarcbouchard.com — 2009-01-26
(Photo : Yves Médam)

   
Des yeux de verre [2005] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 2007)
  Ce texte a été présenté en lecture publique par le CEAD, le 3 décembre 2005.
Gill Champagne, directeur artistique du Théâtre du Trident, a lu un extrait de ce texte, en lever de rideau, au Théâtre du Trident (Québec), les 17, 18 et 19 janvier 2006.
, réécriture de La poupée de Pélopia
Création
  Théâtre d'Aujourd'hui, 10 avril 2007
Traductions
  - Traduit en anglais par Linda Gaboriau sous le titre de Something in Their Eyes [2008]
- Traduit en italien par Francesca Moccagatta sous le titre de Occhi di vetro [2007]
Résumé
  À la veille d’une conférence de presse devant relancer sa création, maître Daniel, célèbre fabricant de poupées, reçoit la visite de sa fille disparue depuis des années. Sous prétexte de créer une poupée unique, Pélopia renoue avec celui qu’elle considère responsable de tous ses malheurs, même si elle doit se confronter à sa mère et à sa sœur, enracinées pour leur part dans un univers incestueux.
Durée
  2 heures
Nombre de personnages
  3 femmes, 1 homme (3F1H)  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « PÉLOPIA: J'ai vu mes yeux se transformer petit à petit, les larmes se cristalliser, l'iris se durcir, se vider de son âme, devenir transparent, des billes de verre, des yeux de verre, froids, sans émotions, des yeux de poupées. »

 
Les manuscrits du déluge [2002a] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 2003)
Création
  Théâtre du Nouveau Monde, 11 février 2003
Traductions
  - Traduit en anglais par Linda Gaboriau sous le titre de Written on Water [2004] (Talonbooks, Vancouver, 2004)
Coproduction de CanStage (Toronto) et du Centre National des Arts (Ottawa), 26 janvier 2004
- Traduit en italien par Barbara Nativi sous le titre de I manoscritti del diluvio [2003] (in Michel Marc Bouchard, Teatro, Ubulibri, Milan, Italie, 2003)
Résumé
  Quelques jours après l'inondation de son village, alors que quantité d'objets hétéroclites surnagent dans un grand désordre, Samuel est rattrapé par son passé. Misant ensemble sur le pouvoir du récit, le vieux Samuel et sa sœur Marthe, Marie-Claire, une amie de Marthe, William et Dorothée tentaient depuis des années de sauvegarder leurs souvenirs en colligeant par écrit les petits et grands événements de leur vie. Mais leurs manuscrits ont disparu dans le chaos qui a suivi la catastrophe. Qui donc aura le courage de ne pas quitter les lieux pour la ville, et d'affronter la remise en ordre du chaos?
Genre
  Drame
Durée
  2 heures
Nombre de personnages
  3 femmes, 3 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution
Extrait
  « SAMUEL : Qu’est-ce qu’il nous reste de nos enfants? Un coup de téléphone à nos anniversaires? Nous rendre malades pour les obliger à une visite? Le malaise de la ressemblance en leur présence? L’ennui des rencontres qui s’étirent? Nos enfants, ça? Je titre : " Des traces d’enfants! "! Vous croyez qu’en allant vivre près d’eux vous allez rattraper le temps perdu? […] Des suffisants qui un jour vont épater les dîners chics en racontant comment ils étaient enfin là lors de notre dernier soupir. […] Dans leur monde jetable, nous, les vieux, on leur sert de fond de poubelle. Pas un n’est venu nous lire. Pas un! »
Revue de presse
  « Le théâtre de Michel Marc Bouchard a une portée universelle, même s'il s'exprime avec une fougue et une couleur locale. » Pierre Filion cité par Danielle Laurin, L'actualité 1er mars 2003.

 
Le peintre des madones ou La naissance d'un tableau [2002-2004] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 2004)
Création
  Première production dans une traduction italienne de Barbara Nativi, Teatro della Limonaia, Sesto Fiorentino, Italie, juin 2002; première production en français, Théâtre Espace Go, avril 2004
Traductions
  - Traduit en anglais par Linda Gaboriau sous le titre de The Madonna Painter or The Birth of a Painting [2008]
- Traduit en grec par Bouboulina Nikaki sous le titre de O Zographos mè tis madónes í i yènèssi ènos pinaka [2008]
Forum de dramaturgie contemporaine, Centre Hellénique de l'Institut International du Théâtre, 7 avril 2008
- Traduit en italien par Francesca Moccagatta sous le titre de Il pittore di madonne o Nascita di un quadro di un quadro [2008] (in Michel Marc Bouchard, Teatro, Ubulibri, Milan, Italie, 2003)
Teatro della Limonaia, Siesto Fiorentino, Italie, novembre 2003)
- Traduit en espagnol pour l'Uruguay par Álvaro Correa sous le titre de El pintor de madonas o El nacimiento de un cuadro [2006]
Résumé
  Fin de la Première Guerre mondiale. Un prêtre nouvellement arrivé dans une paroisse du Lac Saint-Jean propose, afin de repousser une maladie épidémique ramenée par les soldats, d'orner l’église d'un tableau dédié à la Vierge Marie. Il engage un peintre italien de passage en terre québécoise. Comme cet artiste a l'habitude de prendre comme modèle « une jeune fille de l'endroit », il bousculera le quotidien des habitants. Sous les inquiétants auspices d'un ange annonciateur au corps difforme, quatre jeunes femmes portant dans leur prénom celui de Marie vont sentir sur elles les souffles confondus du bien et du mal. Le tableau final, comme ceux de la Renaissance, sera très significatif du tourment des êtres qui le composent.
Durée
  2h 00
Nombre de personnages
  4 femmes, 4 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution
Extrait
  « MARIE DES MORTS : Je ne veux plus poser pour lui. / LE PRÊTRE : Toutes les postulantes à votre rôle ont été cruellement blessées de ne pas être choisies. Par égard pour elles, respectez leur infortune et retournez voir le peintre. / MARIE DES MORTS : Ses yeux! Vous devriez voir ses yeux quand il me dessine. / LE PRÊTRE : Il doit chercher quelque chose. J'imagine que c'est le propre de l'artiste de chercher quelque chose. »

 
Les aboyeurs [1999]
Création
  Théâtre Beaumont Saint-Michel, 18 juin 1999
Résumé
  De redoutables journalistes, vedettes de la télévision nationale, débarquent dans une petite ville tranquille pour y dénicher le scandale qui fera mousser les cotes d'écoute de la station locale en panne d'auditoire.
Genre
  Comédie
Durée
  2 heures
Nombre de personnages
  2 femmes, 3 hommes
Œuvre exclue de l'entente MEQ-AQAD
Extrait
  « PHILIPPE : […] Dis-moi, Rachel, qu'est-ce qu'on ferait pas pour la couverture d'un Échos-Vedettes? / RACHEL, ferme : Notre mission, c'est de changer Villebleue en ville rouge. On fouille les poubelles de la mairesse, le bac de récupération du député, les égouts de l'hôpital. Caméras cachées à la caisse pop, chez le prêteur sur gages. On torture le curé pour connaître les confessions, un gros vingt pour les danseuses à dix pour connaître leurs clients, on s'déguise en témoins de Jéhovah pis on va sonner chez les Hell's […] »

 
Sous le regard des mouches [1998-1999] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 2000; aussi publié avec Le voyage du Couronnement, Théâtrales, Paris)
  Une première version de ce texte a été présentée en lecture publique par le CEAD sous le titre de La Moitié des ténèbres, le 12 décembre 1998.
Création
  Compagnie Jean Duceppe, 15 février 2000
Traductions
  - Traduit en italien par Francesca Moccagatta sous le titre de Sotto lo sguardo delle mosche [2008]
Résumé
  Deux cousins élevés au milieu des porcheries confrontent leur vision de la condition humaine en faisant subir à leur entourage des jeux aussi cruels que ceux qu'ils ont déjà fait subir aux animaux.
Durée
  1 heure 45
Nombre de personnages
  6 femmes, 3 hommes (6F3H)  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Œuvre exclue de l'entente MEQ-AQAD
Extrait
  « COUSIN : Je me demande pourquoi ils ont des goûts si misérables, les pauvres. / DOCILE : Parce qu'y sont pauvres. / COUSIN : Les vêtements sont chauds, ils les prennent sans se soucier de la coupe. La nourriture n'est pas trop nauséabonde, ils la consomment, en ignorant le plaisir des arômes. L'instinct de survie, voilà ce qui les mène. / LA MÈRE : Et l'amour du prochain? / COUSIN : Votre sens de l'humour va tous nous tuer, ma tante! / LA MÈRE : C'était drôle? »
Revue de presse
  « Une histoire complexe qui porte sur le droit à la vie et surtout à la mort […] Une histoire tordue, plutôt noire, qui ne laisse personne indifférent et qui a ravi les spectateurs, […] » D. Daignault, Echos-Vedettes, 24 février au 3 mars 2000.
« Défendue par une très solide distribution, cette pièce touffue et cruelle porte d'abord sur la fragilité de notre prise sur le réel. Elle peut laisser perplexe : on ne s'ennuie certes pas. » Solange Lévesque, Le Devoir, 21 février 2000.


 
L'inachevé – exercice sur l'orgueil [1997] Pour en savoir plus sur la publication
  (in Les huit péchés capitaux (Éloges), Dramaturges éditeurs, 1997)
Création
  Théâtre PàP dans Les huit péchés capitaux (Éloges), 11 novembre 1997
Résumé
  Lisa a tenté de se suicider. Au cours d'un souper où ses amis se font fort de la réconforter, ces derniers ne trouvent rien de mieux que de se disputer et de répéter à Lisa que Lorraine, celle qu'elle aimait, ne valait pas la peine qu'elle meure pour elle. La fin du souper sera tragique...
Genre
  comédie noire
Durée
  15 minutes
Nombre de personnages
  2 femmes, 1 homme  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Œuvre exclue de l'entente MEQ-AQAD
Extrait
  « LISA, à Lui : Lorraine aimait beaucoup ta cuisine. / LUI : Tu m'excuseras mais j'ai jamais trouvé que Lorraine avait beaucoup de discernement. Ça fait que les compliments de Lorraine… / ELLE : En diplomatie, toi, t'es beaucoup mieux. / LISA, à Elle : Pourriez-vous m'appeler un taxi? »
Revue de presse
  « Avec Michel Marc Bouchard, l'orgueil prend un chemin subtil: le chantage au suicide. Rien n'arrête la sottise et l'entêtement qui, pourquoi pas, peuvent ajouter leur piment à une déprime sévère ». Guylaine Massoutre, Jeu, mars 1998.
« Certains de ces éloges du péché sont cependant plus percutants que d'autres. Tel est le cas du sketch de Michel Marc Bouchard consacré à l'orgueil: d'une méchanceté gratifiante. » Hervé Guay, Le Devoir, 6 et 7 décembre 1997.
« […] morceau de bravoure de Michel Marc Bouchard stigmatisant l'orgueil, d'une méchanceté digne des sketches des Nouveaux monstres. » Hervé Guay, Le Devoir, 11 novembre 1997.


 
Le chemin des Passes-dangereuses [1997] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 1998; aussi publié chez Théâtrales, Paris)
  Ce texte a été présenté en lecture publique par le CEAD, le 7 décembre 1996.
Création
  Compagnie Jean-Duceppe, 18 février 1998
Traductions
  - Traduit en allemand par Frank Heibert sous le titre de Gefahrenzone [2000] (Rowohlt Theatre Verlag, 1999)
Rheinisches Landestheater Neuss, 11 novembre 2000
- Traduit en anglais par Linda Gaboriau sous le titre de Down Dangerous Passes Road [1998] (Canadian Theatre Review n° 102; Talonbooks, Vancouver, 2000)
Ruby Slippers (Vancouver), décembre 1998
- Traduit en italien par Francesca Moccagatta sous le titre de Il cammino dei Passi Pericolosi: una tragedia stradale [2000] (Intercity Plays, Florence, 2000; in Michel Marc Bouchard, Teatro, Ubulibri, Milan, Italie, 2003)
- Traduit en italien par Francesca Moccagatta sous le titre de Il sentiero dei Passi Pericolosi [2000] in Michel Marc Bouchard, Teatro, Ubulibri, Milan, Italie, 2003)
Teatro della Limonaia, 11 mai 2000
- Traduit en espagnol pour le Mexique par Boris Schoemann sous le titre de El camino de los pasos peligrosos [2000] (Édiciones El Milagro, Mexico, 2002, sous le titre et avec Los endebles et Las musas huérfanas du même auteur)
Teatro La Capilla, Mexico, 11 mai 2001
Résumé
  Le jour du mariage de Carl, son frère aîné, Victor, le convainc, ainsi que leur autre frère, Ambroise, de venir voir son camp de pêche dans le bois. Plusieurs années après la mort de leur père, les trois fils reviennent sur les lieux de « l'accident » qui les a marqués à jamais. Trois frères se parlent avant que le silence ne recouvre leurs existences.
Durée
  1 heure 30
Nombre de personnages
  3 hommes (0F3H)  Pour en savoir plus sur la distribution
Œuvre exclue de l'entente MEQ-AQAD
Extrait
  « CARL : C'est quoi qu'y est en train de nous raconter? / VICTOR : J'ai fait un geste à sa mesure. / AMBROISE : Tu devrais pas dire ça! / VICTOR : Dans le truck, j'voyais les arbres défiler, un corridor sans fin. / CARL : C'est quoi qu'y nous raconte?! / VICTOR : Plus on roulait, plus je délestais les souvenirs; mes amis, mes femmes, mes enfants. J'avais hâte d'arriver à courbe. / CARL : Fais-le taire, Ambroise! / VICTOR : Je savais que j'allais aller jusqu'au bout. Pis là, la perdrix a traversé le chemin. »
Revue de presse
  « Le "produit " que Michel Marc Bouchard a livré, peut, à tous points de vue, être qualifié d'œuvre d'art. Le chemin des Passes dangereuses est une pièce d'une force telle que l'on peut dire qu'elle sera jouée et rejouée 25 années après le début de l'an 2000. » Raymond Bernatchez, La Presse, 25 février 1998.

 
Le jade et l'ébène [1997] Pour en savoir plus sur la publication
  (in Contes urbains, Mœbius n° 75, hiver 1997)
Création
  Théâtre Urbi et Orbi, décembre 1997
Résumé
  Un jour de décembre, à Montréal, le livreur du dépanneur, Sun Li, seize ans, cherche quel mensonge il pourra encore conter à son père pour justifier son retard. Le jeune Asiatique d'une beauté impériale ne peut certes pas avouer son amour pour Dimanche, un jeune Noir d'une beauté coloniale...
Durée
  15 minutes
Nombre de personnages
  1 homme
Œuvre exclue de l'entente MEQ-AQAD
Extrait
  « Il répliqua que, pour l'excuser devant ses parents de ses absences fréquentes à table, il avait prétexté une fixation folle de manger du chinois! »

 
Les huit péchés capitaux (éloges) [1997] Pour en savoir plus sur la publication
  (Dramaturges Éditeurs, 1997), en collaboration avec Normand Canac-Marquis, Jean-François Caron, René Richard Cyr, René-Daniel Dubois, Larry Tremblay, Michel Tremblay et Lise Vaillancourt
Création
  Théâtre PàP, 11 novembre 1997
Résumé
  Pour marquer les vingt ans du Théâtre PàP, René Richard Cyr et Claude Poissant ont commandé à sept auteurs de courts textes dramatiques prenant comme source chacun des sept péchés capitaux. La découverte d'un huitième, l'acédie, clôt cette suite d'éloges.
Genre
  Comédie
Durée
  1 heure 20
Nombre de personnages
  2 femmes, 2 hommes
Extrait
  « [Extrait de la quatrième de couverture] : « Les péchés capitaux sont-ils toujours présents dans nos vies? Subsiste-t-il trace de leur présence en notre inconscient collectif? Quels sont les péchés d'aujourd'hui? Y en-a-til de nouveaux?[…] »
Revue de presse
  « Le travail d'équipe est ici très bien huilé. » Guylaine Massoutre, Jeu, mars 1998
« Chaque auteur a vu à sa manière "son péché"; ce qui donne des textes hautement humoristiques ou d'autres plus graves. » Carmen Montessuit, Le Journal de Montréal, 17 novembre 1997.


 
Pierre et Marie... et le Démon [1997]
Création
  Théâtre de Rougemont, juin 1997
Traductions
  - Traduit en anglais par Linda Gaboriau sous le titre de Pierre and Marie and the Devil with the Deep Blue Eyes [1998]
Theatre Lac-Brome (Knowlton), août 1998
Résumé
  Lendemain de veille difficile pour Marie et surtout pour son mari, Pierre : après avoir fêté et bien arrosé la promotion de Marie, qui vient d'accéder au poste d'attachée politique de la ministre du Commerce extérieur, ils découvrent qu'ils ont passé la nuit avec un très beau jeune homme, à qui ils auraient fait une bien compromettante promesse... dont ils n'ont aucun souvenir!
Genre
  Comédie
Durée
  2 heures
Nombre de personnages
  3 femmes, 2 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « PIERRE : J'voudrais savoir comment c'qu'on s'est comporté la nuit passée pis en même temps, j'ai peur de c'que je peux apprendre sur nos deux. On est qui? Ça fait des semaines qu'on est aussi attirants que des cactus jaunis; un verre dans le nez pis on se transforme en bêtes de sexe. Pourquoi on a dit à un étranger qu'on l'aimerait toute notre vie? / MARIE : Parce qu'on est du bon monde. »
Revue de presse
  « Il y a de l'esprit du lutin dans l'approche de Michel Marc Bouchard de l'écriture dramatique. Il observe société, famille et couple d'un œil volontiers attendri, mais sans s'interdire, au grand jamais, cette ironie malicieuse et enjouée dont il a d'ailleurs fait sa signature. […] Car ce que Bouchard sème de façon apparemment anodine en première partie se trouve mis en parallèle ou en contradiction au retour. La mécanique de ses dialogues est féroce : il n'a pas que le sens de la formule choc, il a aussi celui des piquants petits coups de gueule obliques et de l'effet différé. » Jean St-Hilaire, Le Soleil, 12 juin 1998.

 
Une entreprise amoureuse [1996]
  nouvelle version de L'amour à l'agenda [1986]
Création
  Théâtre des Hirondelles, été 1996
Résumé
  Richard et Huguette, divorcés et propriétaires du même restaurant, tentent de ne pas confondre vie privée et vie professionnelle. Leur fille, Patricia, une avocate qui s'apprête à épouser son associé, ne semble pas avoir retenu la leçon de vie de ses géniteurs.
Genre
  Comédie
Durée
  1 heure 30
Nombre de personnages
  2 femmes, 3 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Œuvre exclue de l'entente MEQ-AQAD
Extrait
  « PAUL : Comment faites-vous pour réconcilier deux avocats qui devaient se marier mais dont l'un a annulé les noces parce que l'autre, sans consulter sa partenaire, a donné sa permission à leur adjoint de prendre congé pour des vacances avec la mère de l'autre si, bien sûr, son possessif d'ex-mari la laisse partir… »
Revue de presse
  « Une entreprise amoureuse réussie […] Le rythme de la pièce est endiablé, les répliques savoureuses et comiques fusent constamment et l'auteur a su raconter une histoire dans laquelle bon nombre de spectateurs se retrouvent. […] Une comédie intelligente, piquante à la saveur d'été. » Jean Beaunoyer, La Presse, 2 juillet 1996.

 
Le désir [1995]
Création
  Créations simultanées au Théâtre La Fenière et au Théâtre des Hirondelles, été 1995
Traductions
  - Traduit en anglais par Linda Gaboriau sous le titre de Desire [1996]
Theatre Lac-Brome (Knowlton), août 1996
Résumé
  Dès que Véronique a vu Jasmin, elle a su qu'il était l'homme de sa vie. Oubliant toute raison, elle se jette dans ce nouvel amour à corps perdu : à l'étonnement de tous ses proches, elle s'unira à lui. Or, la veille de son mariage, un simple regard sur un autre homme ébranle tout cet édifice amoureux...
Genre
  Comédie
Durée
  1 heure 45
Nombre de personnages
  3 femmes, 3 hommes
Œuvre exclue de l'entente MEQ-AQAD
Extrait
  « MADAME GAMACHE : Hier, le mariage Tremblay-Patapopoulos m'a achevée. Tourtière pis tzatziki, j'ai jamais vu autant de monde malade. Pis Nana Mouskouri, j'm'excuse, ça se danse pas en ligne. [...] J'pense que j'suis pus faite pour c'te travail-là. J'entends l'hymne nuptial, j'fais de l'eczéma. »
Revue de presse
  « Comme s'il était besoin d'une nouvelle confirmation, le texte consolide la place de choix que Michel Marc Bouchard occupe dans la littérature dramatique québécoise. Chose certaine, l'été ne nous expose pas souvent à une matière humaine et théâtrale aussi riche de sens. Les relations entre tout un chacun de personnages s'approfondissent de scène en scène. Bouchard est aussi lucide que piquant dans l'analyse des sentiments, il nous promène de l'agitation comique au lyrisme, et du cynisme à la compassion, dans un ballet sautillant d'émotions contradictoires, de surprise, de formules punch, de savoureuses associations d'idées et de considérations non négligeables sur le désir et les aliénations. » Jean St-Hilaire, Le Soleil, 24 juillet 1995.

 
Le voyage du Couronnement [1994] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 1995)
  Ce texte a été présenté en lecture publique par le CEAD, le 31 mars 1994.
Création
  Théâtre du Nouveau Monde, septembre 1995
Traductions
  - Traduit en anglais par Linda Gaboriau sous le titre de The Coronation Voyage [1995] (Talonbooks, 1999)
Cette traduction a été présentée en lecture publique, dans le cadre de «Interact 95», à Toronto, par le Factory Theatre et le CEAD, en 1995.
Coproduction du Alberta Theatre Projects, de D. Michæl Dobbin Producing Director, et du Belfry Theatre (Victoria), à Calgary, dans le cadre de Pan Canadian playRites, le 29 janvier 2000
- Traduit en italien par Francesca Moccagatta sous le titre de Il Viaggio dell'incoronazione [1992] (Revue Sipario Testi, Italie, mai-juin 1993; dans Intercity Plays, Florence, 1995; in Michel Marc Bouchard, Teatro, Ubulibri, Milan, Italie, 2003)
Cette traduction a été présentée en lecture publique au Festival Intercity/Montréal 1, à Florence, le 9 octobre 1992.
Résumé
  En juin 1953, l'élite canadienne-française s'embarque sur l'Empress of France pour aller assister au couronnement de la reine Élizabeth II. À bord du transatlantique, le caïd des caïds, délateur menacé de mort, fuit Montréal avec ses deux fils; il devra sacrifier l'un d'eux en échange d'un sauf-conduit.
Durée
  2 heures
Nombre de personnages
  6 femmes, 8 hommes (6F8H)  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Œuvre exclue de l'entente MEQ-AQAD
Extrait
  « LE DIPLOMATE : La liberté de votre famille contre une nuit avec votre plus jeune fils, Sandro. D'ordinaire, je rencontre mes trop jeunes amants dans des lieux sales et obscurs, des chambrettes sans fenêtre. Des visages sans sourire. Sandro est propre et il sent bon. / LE CAÏD : C'est une plaisanterie? »
Revue de presse
  « On peut parler de projet ambitieux, peut-être le plus ambitieux de notre théâtre, qui aborde le thème du sacrifice, du pardon, de l'interprétation de l'histoire, de la génération perdue que l'on peut relier au thème du sacrifice, de l'absurdité de la guerre, de l'innocence, de la famille et de l'amour. […] Le voyage du couronnement est une peinture toute fraîche, une grande fresque dirais-je, de ce que nous avons été et de ce que nous sommes devenus en tant que peuple. Les personnages sont d'une exceptionnelle richesse, les drames cachés sont multiples et l'auteur, Michel Marc Bouchard, ouvre sans cesse de nouvelles fenêtres sur notre passé et notre avenir en corrigeant parfois notre identité. » Jean Beaunoyer, La Presse, 23 septembre 1995.

 
Les papillons de nuit [1992] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 1999)
Création
  Théâtre La Fenière, août 1992
Traductions
  - Traduit en anglais par Linda Gaboriau sous le titre de Night Butterflies [2004]
Theatre Lac Brome, 2 juillet 2004
Résumé
  Une maman volontaire souhaite que sa fille policière trouve un prétendant, aussi profitent-elles de leurs vacances ensemble pour tenter de provoquer le destin. Le premier prétendant convoité se trouve être un entomologiste qui a loué le même chalet pour la même période. Deux jeunes frères, en liberté provisoire, profitent de leur sortie pour écumer les chalets entourant le lac. Des couples se formeront.
Genre
  Comédie
Durée
  1 heure 45
Nombre de personnages
  2 femmes, 3 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Œuvre exclue de l'entente MEQ-AQAD
Extrait
  « BERNADETTE : Carmen, viens me démêler tout ça. / CARMEN : Faut que je te parle de Jérémie. / BERNADETTE : C'est plus Ludovic? / CARMEN : Non. / BERNADETTE : Quand y fait jour, tu choisis un homme avec ta tête. Dès que le soir descend, l'endroit où tu prends tes décisions descend aussi. Tu le maries plus? / CARMEN : Non. »
Revue de presse
  « Une autre comédie réussie pour Michel Mars Bouchard […] » Carmen Montessuit, Le Journal de Montréal, 28 juin 1999.
« Heureuse subtilité du texte qui, plutôt que de susciter des rires gras, fait appel à l'intelligence et à l'intérêt soutenu du public. Ce sont des jeux de mots, des entrecroisements de situations et quiproquos dignes des comédies classiques. » Chicoutimi (CT), Progrès-Dimanche, 20 juin 1993


 
Les grandes chaleurs [1990] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 1993)
  Adapté pour le cinéma; porté à l'écran par Sophie Lorain, 2009
Création
  Théâtre La Fenière, 6 août 1991
Traductions
  - Traduit en anglais par Bill Glassco sous le titre de Heat Wave [1995] (Scirocco Drama, Winnipeg, 1996)
Theatre Lac-Brome (Knowlton), 1995
Résumé
  Gisèle, une veuve de 52 ans, tombe amoureuse d'un jeune délinquant de 20 ans. Elle l'amène à son chalet où rappliquent ses deux enfants et le voisin encombrant. Tout ce beau monde a son secret.
Genre
  Comédie
Durée
  1 heure 45
Nombre de personnages
  2 femmes, 3 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution
Œuvre exclue de l'entente MEQ-AQAD
Extrait
  « NAPOLÉON : Pis l'sac? / LOUIS : Y'est arrivé un accident pis y'a fallu ramasser papa avec la balayeuse! / NAPOLÉON : Attends un peu! C'était quoi comme accident? Parce que ramasser quecqu'un à'balayeuse, y'faut que ça l'aye frappé fort en "tabarne"! / LOUIS : Ses cendres, monsieur Napoléon, on a échappé ses cendres après l'incinération. »
Revue de presse
  « […] voilà que cette pièce de Michel Marc Bouchard, créée en 1991 au Théâtre de la Fenière, nous surprend, nous étonne encore. Ce doit être là le signe d'une œuvre classique. Peut-être le tout premier classique du théâtre québécois en été. […] On ne peut que saluer l'originalité et l'audace de l'auteur de la pièce, Michel Marc Bouchard, qui a réussi à toucher à pleins de sujets tabous dans Les grandes chaleurs, à l'intérieur d'une pièce qui fait beaucoup rire et qui ne sombre jamais dans un discours moralisateur. » Jean Beaunoyer, La Presse, 17 juin 2000.

 
L'histoire de l'oie [EJA] [1989] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 1991; aussi publié aux Éditions Théâtrales II jeunesse, Paris, 2003)
  adapté pour le cinéma. Réalisation de Tim Southam, 1998
Création
  Théâtre de la Marmaille, en coproduction avec le Centre national des arts d'Ottawa, aux RITEJ, à Lyon, juin 1991
Traductions
  - Traduit en allemand par Marie-Élisabeth Morf et Wolfgang Wörlert sous le titre de Die Geschichte von Teeka [1996] (Pegasus, 1996)
Theater an der Parkaue, Berlin et 7 juin 1996
- Traduit en anglais par Linda Gaboriau sous le titre de The Tale of Teeka [1998] (Talonbooks, Vancouver, 1999)
Les Deux Mondes au World Stage Festival (Toronto), 1992 et au Mayfest (Glasgow) et 1992
- Traduit en italien par Francesca Moccagatta sous le titre de Storia dell'oca [2004] (Intercity connections Nuovo testi per nuovi interpreti. Dieci testi teatrali per adolscenti, Editoria & Spettacolo, Rome, 2004)
Résumé
  Pour évacuer les violences répétées qu'il subit, Maurice s'est construit un monde imaginaire. Profitant de l'absence de ses parents, il invite sa seule amie, l'oie Teeka, à pénétrer dans la maison. La salle de bain et la chambre de Maurice deviennent alors les hauts lieux des exploits de Tarzan et de ses amis. Mais le retour des parents ramène Maurice et Teeka à la réalité. La peur pousse Maurice à faire un geste désespéré et cruel.
Durée
  1 heure
Nombre de personnages
  2 hommes et 1 marionnettiste manipulant 1 marionnette  Pour en savoir plus sur la distribution
Extrait
  « MAURICE (ENFANT) : Je suis Tarzan! Tarzan te protégera. Car Tarzan est tout-puissant. Tout ce qu'il y aura de meilleur dans la jungle sera pour toi. / TEEKA : C'était un serment de fidélité. / MAURICE (ENFANT) : Il me faut une arme…  Maurice (enfant) découvre une lanière de cuir. Il s'en frappe la main deux fois. »
Revue de presse
  « Un grand coup parce que le texte de Michel Marc Bouchard vient encore une fois faire la preuve que le risque est porteur de sens. Et que c'est là que le théâtre – avec un grand T– trouve le sien. », Michel Bélair, Le Devoir, 16 avril 1997.

 
Les muses orphelines [1988] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 1989; version remaniée, 1995; une version pour la scène française, de Noëlle Renaude, est aussi rééditée à part chez Théâtrales, Paris, 2007)
  Adapté pour le cinéma sous le même titre par l'auteur et Gilles Desjardins. Réalisation de Robert Favreau, 1999
Création
  Théâtre d'Aujourd'hui, 7 septembre 1988 (1e version); Théâtre d'Aujourd'hui, 27 septembre 1994 (version remaniée)
Traductions
  - Traduit en allemand par Frank Heibert sous le titre de Die Verlassenen Musen [1998] (Verlag der Autoren, Rowolt, 2000)
Rheinisches Landestheatre Neuss, 21 mars 1998
- Traduit en anglais par Linda Gaboriau sous le titre de The Orphan Muses [1993] (Scirocco Drama, Winnipeg, 1995)
Ubu Repertory Theater (New York), novembre 1993
- Traduit en italien par Francesca Moccagatta sous le titre de Le muse orfane [1994] (in Il teatro del Québec, Ubulibri, Milan, 1994)
Teatro Studio XX Secolo al Fontanone del Gianicolo, Rome, octobre 1995
- Traduit en japonais par Ayako Sato sous le titre de KOJI NO MUSE TACHI [2004] (Sairyuusha, Tokyo, 2004)
- Traduit en espagnol pour le Mexique par Natalia Traven sous le titre de Las musas huérfanas [1998] (Édiciones El Milagro, Mexico, 2002, sous le titre et avec Los endebles et El camino de los Pasos Peligrosos du même auteur)
Foro Sor Juana Inés de la Cruz, Mexico, 26 mars 1998
- Traduit en polonais par Nicole Korzycka sous le titre de Osierocone muzy [2006]
Cracovie, Pologne, 2007
- Traduit en roumain par Aurel Stefanescu sous le titre de Muzele orfane [2003] (dansMusele Orfane, dramaturgie québechezã, Teatru de ieri si de azi, seria : Teatru Francofon, Éditura Viitorul Românesc, Bucarest, 2003)
- Traduit en tchèque par Michal Láznovských et Matylda Preklad sous le titre de Osirelé múzy [2006]
Théâtre Divadlo Miriam, Prague, République Tchèque et 16 décembre 2006
- Traduit en français pour la France par Noëlle Renaude sous le titre de Les muses orphelines (en francais pour la France) [1992] (suivies de Le chien de Jean Marc Dalpé, éditions Théâtrales, Paris, 1994)
Cette «traduction» a été présentée en lecture publique au Festival d'Avignon par Théâtrales et le CEAD, en 1992.
Résumé
  Au Lac-Saint-Jean, en 1965, trois sœurs et leur frère se retrouvent pour la première fois depuis des années. Le prétexte des retrouvailles : le retour improbable de leur mère, qui les a abandonnés vingt ans plus tôt. À l'époque, l'histoire de la famille avait été « réécrite » dans le but de protéger la plus jeune des filles, Isabelle. C'est elle, aujourd'hui, qui les oblige tous à reprendre contact avec la réalité.
Durée
  1 heure 30
Nombre de personnages
  3 femmes, 1 homme  Pour en savoir plus sur la distribution
Extrait
  « CATHERINE : Faut-tu dire la vérité à une femme de vingt-sept ans qui agit comme une enfant de onze ans qui pique des crises qu'on peut pas contrôler? Y faut-tu s'excuser de s'être dévouée pendant vingt ans à y laisser croire que sa mère était morte en Espagne? Y faut-tu y avouer qu'est encore vivante pis qu'a nous a tout simplement abandonnés? [...] Ben le jour oùsque je comprendrai pourquoi une mère abandonne ses enfants, j'y expliquerai. »
Revue de presse
  « […] l'une des plus belles pièces de son œuvre, et je dirais même de la dramaturgie québécoise. » Jean Beaunoyer, La Presse 21 octobre 1994.

 
Les feluettes ou La répétition d'un drame romantique [1985-1986] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 1987)
  Adapté pour le cinéma par l'auteur. Réalisation de John Greyson, 1996. Scénario traduit en anglais par Linda Gaboriau, sous le titre de Lilies
Création
  Coproduction du Centre national des Arts et du Théâtre Petit à Petit, 10 septembre 1987
Traductions
  - Traduit en anglais par Linda Gaboriau sous le titre de Lilies or The Revival of a Romantic Drama [1988] (Coach House Press, Toronto, 1990; Playwrights Canada Press)
Cette traduction a été présentée en lecture publique par les comédiens francophones de la création, dans une coproduction du Factory Theatre et du CEAD, à Toronto, le 20 mai 1988.
Passe-Muraille Theatre (Toronto) et 1991
- Traduit en anglais pour l'Écosse par Martin Bowman et Bill Findlay sous le titre de The Skelfs or The Rehearsal of a Romantic Drama [1993]
- Traduit en italien par Francesca Moccagatta sous le titre de Le Mammole, prova o ripetizione di un dramma romantico [1992] (Sipario Testi n° mai-juin, Rome, 1993; in Michel Marc Bouchard, Teatro, Ubulibri, Milan, Italie, 2003)
Cette traduction a été présentée en lecture publique au Festival Intercity/Montréal 1, à Florence et octobre 1992.
- Traduit en espagnol pour le Mexique par Boris Schoemann sous le titre de Los Endebles o la Repetición de un drama romántico [2000] (Édiciones El Milagro, Mexico, 2002, sous ce titre avec Las musas huérfanas et El camino de los Pasos Peligrosos du même auteur)
Production de «Los Endebles»Teatro La Capilla, Mexico, 11 mai 2001
Résumé
  Un groupe d'ex-prisonniers, sous la direction de Simon, en 1952, séquestrent l'évêque Jean Bilodeau pour lui jouer des événements ayant eu lieu quarante ans auparavant alors que Simon et Bilodeau étudiaient au Collège Saint-Sébastien de Roberval. Simon était amoureux du jeune comte Vallier de Tilly, aristocrate français ruiné, exilé avec sa mère devenue folle à force d'attendre le retour de son mari et la chute de la IIIe République qui signalerait un retour de la monarchie. Le spectacle des ex-prisonniers, qui raconte les amours troublées entre Vallier et Simon ainsi que les tentatives de Bilodeau pour s'immiscer entre eux, a pour but de faire avouer à monseigneur Bilodeau les véritables circonstances de la mort violente de Vallier, pour laquelle Simon a été injustement condamné.
Durée
  2 heures
Nombre de personnages
  12 personnages (2 femmes, 10 hommes) joués par 12 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution
Un exemplaire de ce texte peut être emprunté par les usagers du centre de documentation
Extrait
  « BILODEAU : Ta maladie Simon, c'est que tu fais à faire des affaires avec Vallier comme si y était une fille? Pis le plus grave, c'est que lui, y est tellement malade qu'y appelle ça de l'amour. (Il rit.) / SIMON : Tu penses pas que t'en inventes, Bilodeau? / BILODEAU : Demandes-y, au Feluette, c'qu'y m'a dit quand t'es sorti du grenier. / SIMON : Y'a une maudite grande différence entre c'qu'on peut faire dans l'grenier pis… / BILODEAU : Demande-le au Feluette. / VALLIER : Je vais te frapper, Bilodeau. Je vais te frapper! »
Revue de presse
  « Les feluettes […] confirme le talent exceptionnel d'un auteur, Michel Marc Bouchard, dont la langue est d'une beauté rare, et dont la pièce s'inscrit comme un chef d'œuvre de la dramaturgie québécoise des années quatre-vingt. » Robert Lévesque, Le Devoir, 25 septembre 1987.

 
Du haut de ses vingt ans [1985] Pour en savoir plus sur la publication
  (in 20 ans, CEAD / VLB Éditeur, 1985, disponible au CEAD)
Résumé
  Des années plus tard, une actrice, ayant joué une scène de suicide devenue célèbre, passe à l'action.
Durée
  20 minutes
Nombre de personnages
  1 femme, 4 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Œuvre exclue de l'entente MEQ-AQAD
Extrait
  « LE CINÉASTE : […] pendant des années, les pouvoirs politiques de la culture n'ont fait qu'encourager le passé. Les architectes morts, les auteurs décédés, les sculpteurs enterrés vivaient mieux de l'argent du gouvernement que tous les créateurs vivants. »

 
La visite ou Surtout, sentez-vous pas obligés de venir! [JA] [1984 et 1986]
  en collaboration avec Robert Bellefeuille ; version revue et corrigée en 1993 par Benoît Lagrandeur
Création
  Coproduction du Théâtre de la Vieille 17 et du Théâtre du Nouvel-Ontario, 11 mars 1987
Résumé
  Un couple raconte trois journées mémorables au cours desquelles, à dix ans d'intervalle, il a reçu de la visite, et illustre par trois livres – L'Art de recevoir, L'Art de percevoir et L'Art de décevoir – les joies et les affres provoquées par ces visiteurs le plus souvent issus du " cirque de la condition humaine ". Comédie grinçante sur nos mœurs et revendication du droit à la solitude.
Genre
  Comédie
Durée
  1 heure 45
Nombre de personnages
  25 personnages pouvant être joués par 3 femmes et 3 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « GINETTE, entrant : J'vous dérange? Vous alliez vous mettre à table? / MONIQUE : On mange des langues de morues avec des petites pieuvres de fantaisie. Faut-y faire bouillir ça des pieuvres? / GINETTE, dégoutée : J'vais revenir pour le dessert. / MONIQUE : J'ai fait de la tarte aux pamplemousses. / GINETTE, répétant comme si ses glandes salivaires allaient éclater : D'la tarte aux pamplemousses? / MONIQUE : Avec des biscuits aux figues. / GINETTE, la bouche pâteuse : Des biscuits aux figues? J'vais revenir pour le café! (Elle sort.) »
Revue de presse
  « Véritable revendication du droit à la solitude, cette pièce, mise en scène par Laurent Maheux, est portée par dix comédiens, incarnant plus d'une trentaine de personnages stéréotypés, extravagants et loufoques à souhait. » Mélanie Brûlé, Au fil, Université Laval, 22 février 2001

 
La poupée de Pélopia [1984] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 1985; épuisé voir Des yeux de verre)
Création
  Théâtre d'Aujourd'hui, novembre 1984
Traductions
  - Traduit en anglais par Gideon Y. Schein sous le titre de Pelopia's Doll [1986]
Cette traduction a été présentée en lecture publique par le CEAD, au New Dramatists, dans le cadre d'un échange avec le CEAD, à New York, les 20 et 21 avril 1986.
Résumé
  Voir à Des yeux de verre.
Durée
  2 heures
Nombre de personnages
  3 femmes, 1 homme  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Œuvre exclue de l'entente MEQ-AQAD
Revue de presse
  « Michel Marc Bouchard, en s'attaquant maintenant au problème de l'inceste, le fait avec les mêmes qualités d'ouverture d'esprit et le même talent […] Il satisfait l'esprit de suite et les exigences d'approfondissement du sujet du spectateur […] », Micheline Dussault, Continuum, 12 novembre 1986.

 
Rock pour un faux bourdon [JA] [1983] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 1987; épuisé) , avec la collaboration de Monique Leblanc pour la musique
Création
  Coproduction du Théâtre de la Vieille 17 et du Centre national des arts, 1983
Résumé
  Trahi par sa bande, les Rois du lip-sync, Bourdon décide de se venger. L'intrusion, au sein du groupe, d'une jeune fille bien nourrira davantage son désir de vengeance. C'est dans une atmosphère musicale, où l'on va de la comédie au drame, que ces jeunes tenteront, à travers leurs histoires d'amour et leur petite délinquance, de former un véritable orchestre rock.
Genre
  Comédie dramatique
Durée
  1 heure 45
Nombre de personnages
  4 femmes, 3 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
8 chansons
Extrait
  « POPSTAR : Non, une vraie fille. (…) A chante comme y faut. A me dit tout le temps qu'a voudrait devenir une grande chanteuse de rock. J'pense qu'a l'aimerait ça nous aider. / SHORTCAKE : T'es sûr qu'est bonne? / POPSTAR : Oui, çartain. Quand on se chicane, a se place tout le temps les deux mains su'a gorge, pis a dit tout le temps : "Y faut pas que je crie! Y faut pas que je crie! J'vas briser ma voix." / SHORTCAKE,très impressionné : A doit être bonne en maudit, Appelle-la tu'suite. »
Revue de presse
  « C'est une pièce différente, qui rompt un peu avec l'idée que nous nous faisons d'une pièce pour théâtre d'été. » Louise-Marie Lapointe, Progrès-Dimanche, no 16, 30 juin 1985.

 
Les porteurs d'eau [1980] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 2004) , avec la collaboration de Normand Thériault pour la musique
Création
  Théâtre du Nouvel-Ontario, mars 1981
Résumé
  Au début du siècle, au Lac-Saint-Jean, l'expropriation des terres et l'exploitation des colons sont le prix à payer pour l'électrification de la région. Issu d'une famille modeste mais pressé de s'en démarquer, Théophyle vendra sa conscience pour défendre les intérêts des investisseurs étrangers plutôt que ceux de ses concitoyens.
Durée
  1 heure 30
Nombre de personnages
  17 personnages ( 9 femmes, 8 hommes) pouvant être joués par 2 femmes et 2 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
6 chansons

Œuvre exclue de l'entente MEQ-AQAD
Extrait
  « THOMAS : On verra jamais la couleur de c't'argent-là. / THÉOPHYLE : On va la voir. / THOMAS : Ça sent le pourri. / THÉOPHYLE : Ça sent l'avenir. / THOMAS : Quand la politique pis l'argent couchent dans le même lit… / THÉOPHYLE : On a le choix : ou ben on se contente le restant de nos jours de changer leu'draps, ou ben on se fait une petite place à côté d'eux-autres. »
Revue de presse
  « En elle-même, la pièce est purement imaginative et l'auteur a particulièrement voulu faire ressortir les sentiments et les réactions des gens ordinaires confrontés avec ce problème dans leur vie quotidienne. Avec comme fond de toile [sic] des diapositives nous plaçant en plein cœur du temps, le moins que l'on puisse dire est que Les porteurs d'eau est d'une originalité certaine. Les textes sont savoureux, parfois dramatiques, parfois tendres et parfois amusants, le tout reflétant bien ce qu'aurait pu être l'opinion des gens de l'époque face à ce problème. » Dany Guérin, Le Lac St-Jean, 21 juillet 1982.
« Une pièce dramatique et touchante » Doris Larouche, Le Point Lac-Saint-Jean (Ouest), 5 mars 1985.


 
La contre-nature de Chrysippe Tanguay, écologiste [1979] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 1984)
Création
  Théâtre d'Aujourd'hui, 3 novembre 1983
Résumé
  Par un jeu psychodramatique de tous les instants, deux homosexuels ayant le couple comme idéal de vie tentent de conférer à leur quotidien une vision homérique. Ils voient leur désir d'adopter un enfant se heurter à leur perception fantasmatique des femmes qui ont marqué leur existence.
Durée
  1 heure 30
Nombre de personnages
  1 femme, 2 hommes
Œuvre exclue de l'entente MEQ-AQAD
Extrait
  « LAÏOS : J'ai connu l'amour une nuitte quand j'avais douze ans. Quand j'l'ai regardée, j'l'ai trouvée tellement belle. C'matin-là pour la première fois d'ma vie, j'avais les yeux dans l'fond de ma tête, de mon cœur. J'l'ai regardée, j'me suis regardé pis j'ai rien compris… A' s'appelait Germain. »
Revue de presse
  « Une histoire complexe qui porte sur le droit à la vie et surtout à la mort […] Une histoire tordue, plutôt noire, qui ne laisse personne indifférent et qui a ravi les spectateurs, […] » D. Daignault, Echos-Vedettes, 24 février au 3 mars 2000.
« Défendue par une très solide distribution, cette pièce touffue et cruelle porte d'abord sur la fragilité de notre prise sur le réel. Elle peut laisser perplexe : on ne s'ennuie certes pas. » Solange Lévesque, Le Devoir, 21 février 2000.