Yvan BIENVENUE

Diplômé de la section écriture de l’École nationale de théâtre du Canada, Yvan Bienvenue est membre fondateur et directeur artistique du Théâtre Urbi et Orbi et membre fondateur et éditeur de Dramaturges Éditeurs, la seule maison d’édition d’expression française des Amériques à se spécialiser en dramaturgie. Poète, dramaturge et conteur, il a publié quatre recueils de contes urbains et deux pièces chez Dramaturges Éditeurs, trois pièces aux Éditions Les Herbes Rouges, un recueil de poésie aux Éditions Triptyque et une de ses pièces en traduction anglaise chez Sirrocco. Il a aussi participé à divers collectifs aux Éditions du Nordir et aux Éditions Prise de parole, entre autres. Il a aussi écrit dans la revue Mœbius. Récipiendaire d’un Prix littéraire du Gouverneur général en théâtre en 1997 pour Dits et Inédits – le premier tome de ses contes urbains –, Yvan Bienvenue a été trois fois en lice pour le même prix pour Histoires à mourir d’amour, pour la traduction anglaise de Shelley Tepperman de sa pièce In vitro et pour La vie continue, une forme éclatée du conte urbain faisant chevaucher dialogues et monologues et qui s’attaque à la question de la recrudescence du sida. Il a écrit plusieurs textes pour la radio de Radio-Canada dont sa dramatique La nuit où ils ont tué le gros comédien qui a représenté le Canada au Grand Prix Paul-Gilson des Radios Francophones Publiques. Il a participé à quelques émissions à la radio, comme auteur invité, mais y a surtout travaillé avec Jean Gagnon et Michel Garneau et, à quelques reprises, avec Line Meloche. Lauréat d’un Masque pour sa traduction de la pièce écossaise Gagarin Way de Gregory Burke, il a aussi reçu un Signet d’or de Télé-Québec et un prix de poésie du Commissariat aux Langues Officielles. En plus de Gagarin Way, il a signé trois autres traductions pour le théâtre. Celles de Beaver de Claudia Dey, de Sex, Drug, Rock & Roll, d’Eric Bogosian, et de Of Mice and Men, de John Steinbeck. On l’associe souvent à la création de la formule des Contes urbains, mais il répète toujours que sans Stéphane Jacques, il n’aurait jamais écrit Les Foufs, le premier conte urbain. Si Yvan Bienvenue se dit très fier du rayonnement de la formule originale pour les adultes, de son adaptation pour les adolescents « Les Zurbains » et, depuis l’automne 2007, de la série « Les petits urbains » pour les enfants, il est aussi heureux que cette forme de théâtre suscite des vocations de conteurs urbains. – 2009-03-20 (Photo : Violette Bourget)

   
Mort de peine [2009] Pour en savoir plus sur la publication
  (Dramaturges Éditeurs, 2009)
Création
  Théâtre de Quat'Sous et Théâtre Urbi et Orbi, 24 août 2009
Résumé
  Un chien meurt, frappé par un chauffard, comme une manifestation du dérisoire tragique ordinaire. Cette mort, de trop comme toutes les morts, fera basculer Yan dans ses souvenirs, douloureux pour la plupart. Il se met dès lors à se confier. Son récit, comme un air de blues, nous transporte dans un univers peuplé de personnages en-allés. Il creuse son passé comme il creuse une fosse pour le chien. C’est pourtant bien plus que le chien qu’il enterre, c’est toute sa douleur.
Durée
  1 heure 40
Nombre de personnages
  1 femme, 2 hommes pouvant être joués par 1 homme et 1 guitariste  Pour en savoir plus sur la distribution
Extrait
  «YAN : Pense à Vic astheur | Qui enjambe le sang d’sa sœur | Pense à Bessie | Qui essaye de r’connaître un visage | Dans ‘a bouillie d’la tête de Steph | Comment y s’sentent eux autres ? | Calice | Depuis qu’chu né que j’meurs | Ou que chu tué | À répétition | Au milieu d’la nuite.»

 
La vie continue [2008] Pour en savoir plus sur la publication
  (Dramaturges Éditeurs, 2008)
Création
  Coproduction du TOF (Théâtre Officiel del Farfadet) et du Collectif d’artistes Chambr'Amie, 22 avril 2008
Résumé
  Ayant chacun reçu une lettre de convocation, des gens se présentent à une clinique de sérologie. Ils y apprennent que leurs noms figurent sur la liste qu’un patient a laissée avant de mourir. Aucun parmi ceux qui se trouvent confrontés à un verdict qui pourrait leur être fatal, n'admet connaître l’auteur de la liste. Quel est donc le lien qui les unit? Les personnages se livrent au public – qui fait partie, lui aussi, de la liste –, et s’impliquent dans les conversations du médecin avec ses nouveaux patients.
Durée
  1 heure 45
Nombre de personnages
  2 femmes, 3 hommes
Extrait
  « JOHANNE : Est-ce que c’est mon ex qui vous a fait envoyer cette lettre-là? / ADRIEN : Euh… Je ne sais pas… Je… Est-ce qu’il s’appelle… / JOHANNE : Non, je ne le connais pas. Je n’en ai jamais entendu parler. Je ne connais personne qui le connaisse. C’est sans doute une erreur. Je ne l’ai jamais vu. Je ne sais pas de quoi il a l’air, comment il s’habille, où il habite. / ADRIEN : Vous avez reçu cette lettre parce que vous étiez sur une liste. / SUZANNE : Quelle liste? / ADRIEN : Comment dire que je ne sais pas? / […] SUZANNE et JOHANNE : Non, je ne le connais pas. Je n’en ai jamais entendu parler. Je ne connais personne qui le connaisse. C’est sans doute une erreur. Je ne l’ai jamais vu. Je ne sais pas de quoi il a l’air, comment il s’habille, où il habite. (Temps.) Quelle liste ? »
Revue de presse
  « Déjà là, on sent qu'Yvan Bienvenue marche sur une corde raide avec sa toute dernière création. Les non-dits, les qu'en-dira-t-on, les doutes, les craintes, les préjugés et tout ce qui peut se rattacher à la thématique du sida, l'auteur se les approprie et les fait travailler à son profit. Résultat? Une œuvre vraie, ni édulcorée ni alarmiste. Tout ceci est bercé par une écriture sensible et imagée. Chaque mot semble avoir été étudié longuement avant d'être mis en bouche par les comédiens. Ce qui aurait pu être vulgaire s'avère être poétique, lumineux et mélodique. Vraiment, La vie continue est habilement mené et bien ficelé. » Bruno Lapointe, Le Journal de Montréal, 2 mai 2008

 
Dits et inédits 3 [2001-2002] Pour en savoir plus sur la publication
  (Dramaturges Éditeurs, 2004)
Résumé
  Le gars du parking, Belle jambe, Albert, L'hip-hopée de Nesta, Le bâtard, Le réveillon, Meûman, Minuit crottin et Gothique, neuf contes, neuf monologues, neuf histoires : une bombe dans un parking, une jambe artificielle retrouvée, un paresseux à la nième puissance, un gang de rue, une vengeance, un réveillon, un nerd de l'Opération Nez rouge, une crotte sur la neige et une murale qui fait peur à l'os.
Durée
  1 heure 35 (9 contes de 15 minutes environ
Nombre de personnages
  4 femmes, 5 hommes. Variable.  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « L'histoire que j'vais vous conter | J'la tiens d 'la main d 'un orage de trois jours | Elle m'a été écrite par la pluie | Sur l'asphalte craqué de ma ruelle | Pis révélée par le soleil | Le troisième jour | Pis comme toute bonne révélation | Elle a fait son temps court | Pis elle s'est évaporée | Sans laisser de traces. »

 
Le lit de mort [1999] Pour en savoir plus sur la publication
  (Dramaturges Éditeurs, 1999)
Création
  Théâtre Urbi et Orbi, 26 octobre 1999
Résumé
  Huis clos insolite à deux personnages : un homme s'installe dans la maison délabrée d'une jeune femme, qui y loue un lit de mort. Venu pour y mourir d'amour, il décide, pour aider financièrement sa logeuse, d'inventer des histoires qu'il raconte ensuite aux gens qui lui téléphonent.
Durée
  1 heure 45
Nombre de personnages
  1 femme, 1 homme  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « JEANNE : Mais on ne joue pas avec la mort. / GEORGES : Vous avez sans doute raison. / JEANNE : Se laisser mourir d'amour. / GEORGES : Que voulez-vous j'ai dans le cœur un amour d'Hidalgo. / JEANNE : Peut-être mais n'oubliez pas que Don Quichotte était fou. / GEORGES : Non il était pur. »

 
Baby-Blue [JA] [1998] Pour en savoir plus sur la publication
  (dans Les zurbains en série, Dramaturges Éditeurs, 2005)
Création
  Théâtre Le Clou, dans un spectacle intitulé Les Nouveaux Zurbains, 20 avril 1998
Résumé
  Un Barbe-Bleue contemporain. Baby-Blue est laid, mais riche à craquer. Quoi de mieux pour se trouver une compagne? Mais Sylvie sait-elle réellement qui est cet homme? Que cache-t-il derrière cette porte close du deuxième sous-sol? Malgré l’interdiction formelle de Baby-Blue, elle franchira les limites et fera une découverte surprenante…
Genre
  Conte urbain
Durée
  15 minutes
Nombre de personnages
  1 femme  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « La porte s’ouvre | Fait noir que l’yable dans l’deuxième sous-sol | A marche un peu | Ça y squick squick | En dessous des pieds | Ses yeux s’habituent | À pénombre | A recule | Parce que son imagination | Commence à y jouer des tours »

 
Bill [1998] Pour en savoir plus sur la publication
  (in Contes urbains Ottawa, Le Nordir, 1999; in Dits et inédits 2, Dramaturges Éditeurs, 2001)
Création
  Théâtre La Catapulte, dans le cadre de Contes Urbains Ottawa, janvier 1998
Résumé
  Un homme nous raconte sa rencontre avec le fantôme d'un vieux quêteux d'Ottawa et l'histoire que ce quêteux lui a racontée pour une bouteille de scotch.
Durée
  15 minutes
Nombre de personnages
  1 femme (ou 1 homme)  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « LE CONTEUR : Moé les histoires j'aime ça | Pis les vieux qui ont soif | Ça m'crève le cœur | Après toute | C'pas à son âge que j'va y faire | Des speeches su'a modération | Si la société l'a laissé tomber | Y'a deux siècles | C'pas moé qui va l'culpabiliser »

 
Dits et inédits 2 [1997-2000] Pour en savoir plus sur la publication
  (Dramaturges Éditeurs, 2001)
12 monologues pour femmes ou hommes
Création
  Théâtre Urbi et Orbi, dans Contes urbains 1997 à 2000
Résumé
  Ode à la chaise, Pierre Jean-Jacques, Tancrède et Rosaline, Bill, Sano Mado, Le cadeau du ciel, La mort, Mélodrame, Le trou, Bédaine volante, Le mort. Douze monologues et autant de Contes urbains dans lesquels se côtoient le fantôme d'un quêteux, le lutin de la mort, un prêtre meurtrier et une employée au classement dont les activités diurnes ne laissent en rien transparaître la part de fantasme qui anime ses nuits. Douze réflexions sur la condition humaine et autant d'existences en mal de se dire et de dire l'autre.
Durée
  Variable
Nombre de personnages
  12 femmes ou hommes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « Dans la vie la seule chose | Qu'on peut prendre pour acquis | C'est les histoires | Les histoires vraies | Parce que quand vient l'temps des conter | Celui qui les conte | Les conte toujours | En sachant comment ça finit | Pis dans toute bonne histoire qui finit | C'est la vie qui commence | La vie ou l'amour | C'est selon. [Extrait de Tancrède et Rosaline] »

 
Cé comme que si que [JA] [1997] Pour en savoir plus sur la publication
  (in Les Zurbains, Dramaturges Éditeurs, 1997)
Création
  Théâtre Le Clou, dans un spectacle intitulé Les Zurbains, 22 avril 1997
Résumé
  Sous forme de poème ou de chanson rap, un monologuiste nous raconte, en rimes, l'histoire de Ti-gars qui a durement appris, lors de son expulsion de l'école, à ne plus se fier aux apparences.
Genre
  Comédie
Durée
  10 minutes
Nombre de personnages
  1 homme ou 1 femme  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « [LE CONTEUR] : Le cours de frança | Était comme à une heure | La prof filait pas | 'tait de mauvaise humeur | Ti-gars a faite une farce | Que la prof a pas pris | A y a dit d'sortir | En ce laid vendredi | Au : " Dehors! ", Tit-gars | A comme pogné les nerfs | Y a été un peu gras | En serrant ses affaires | La prof l'a entendu | Est sautée au plafond | Quand est r'descendue | A ava l'air du démon » 

 
Dits et inédits [1997] Pour en savoir plus sur la publication
  (Dramaturges Éditeurs, 1997)
Création
  Théâtre Urbi et Orbi, 1er juin 1997
Résumé
  Quatre textes écrits pour différentes éditions des Contes urbains du Théâtre Orbi et Urbi et deux inédits, dont La Complainte de Jean-Pierre Beaudry, inspirée d'une légende écrite par Honoré Beaugrand en 1875. Histoires d'horreur contemporaines où, souvent, le désespoir de l'amour est source de haine.
Durée
  2 heures
Nombre de personnages
  1 femme, 1 homme  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « Faisa't frette | Faisa't pas chaud | Faisa't drette | Faisa't qu'y faut | Yannick ta't dû | Les maudites histoires de gars | Avec leu besoin délirant d'se répandre | Du moins d's'délester l'homme | La p'tite portion cylindrique d'être homme | Élevée vers le ciel en prière | Qui rampe | Damnée comme un sarpent | À charcher quecque enfer | Dans l'chaos urbain. »

 
L'ange exterminateur [1997] Pour en savoir plus sur la publication
  (in Dits et inédits, Dramaturges Éditeurs, 1997 et dans Contes d'appartenance, Éditions Prise de parole, Sudbury, 1999)
Création
  Théâtre Urbi et Orbi dans le cadre de Dits et inédits, 1er juin 1997
Résumé
  Le narrateur évoque sa rencontre, à l'urgence psychiatrique de l'hôpital Notre-Dame, avec un homme, un ange ordinaire, qui s'est cru un jour investi d'une mission parce que chaque fois qu'il était touché émotivement par quelqu'un, des plumes s'échappaient des manches de son manteau...
Durée
  15 minutes
Nombre de personnages
  1 homme  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « [LE CONTEUR] : L'histoire que j'vas vous conter | Vous êtes pas obligés d'la croire | J'la tiens d'la bouche même d'un ange | Un ange ben ordinaire | Un ange que j'ai pris pour un gars | Pis qui est un gars d'toute façon | Un ange ben ordinaire »

 
La complainte de Jean-Pierre Beaudry [1997] Pour en savoir plus sur la publication
  (in Dits et inédits, Dramaturges Éditeurs, 1997)
  Adaptation libre de la légende Le Fantôme de l'avare, publiée par Honoré Beaugrand en 1875.
Création
  Théâtre Urbi et Orbi, dans le cadre de Dits et inédits, 1er juin 1997
Résumé
  À 20 ans, en 1958, le conteur a une révélation un soir de tempête. Parti de « Morial » pour Lanoraie, immobilisé dans la neige la nuit venue, il frappe à la porte d'une cabane surgie de nulle part. Le vieil homme qui le reçoit lui raconte qu'il est mort d'avoir refusé l'hospitalité à un homme en détresse dans la tempête...
Durée
  20 minutes
Nombre de personnages
  1 homme  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « J’avançais paisible | Sous les gros flocons calmes. | D’une belle neige des fêtes | Qui commençait à tomber doucement | Comme si l’ciel tait un gros zoéseau | Qui battait des ailes | Pis qui perdait son duvet su moé. »

 
Marie Christmas [1997] Pour en savoir plus sur la publication
  (in Contes urbains, Mœbius n° 75, hiver 1997)
Création
  Théâtre Urbi et Orbi, décembre 1997
Résumé
  La violence, on l'a à l'intérieur de soi dès le berceau, mais on l'apprend aussi de son entourage, de la télévision, de la société. Comment donc justifier celle qui pousse Marie, huit ans, à tuer sa sœur Madeleine, neuf ans, à coups de pelle, par jalousie?
Durée
  15 minutes
Nombre de personnages
  1 femme  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « Quelques jours avant Noël | Marie entraîna Madeleine | Dans la cour de l’idiot | Elle l’assomma à coups de pelle »

 
38 métiers 38 mégères [1996] Pour en savoir plus sur la publication
  (in 38 A , Dramaturges Éditeurs, 1996)
  d'après La Mégère apprivoisée de Shakespeare
Création
  Coproduction du Théâtre Urbi et Orbi et du Théâtre d'Aujourd'hui, septembre 1996
Résumé
  Un jeune acteur se fait un cas de conscience de jouer le rôle de Petruccio dans La mégère... et critique vertement son auteur.
Durée
  10 minutes
Nombre de personnages
  1 homme  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « [UN HOMME] : Quand chu sorti d’l’école | J’ai eu trois shows | Apra ça j’ai pu joué | Facque j’ai faite comme les acteurs | Qui jouent pas | J’ai donné des cours | J’coache des jeunes qui font leurs auditions | Dins écoles | J’leu dis pas qu’y s’crissent p’t’être | Dans plus grosse marde | De leur vie | Coacher ça fait un peu d’cash. »

 
Je suis un homme mort [1996]
Création
  Théâtre Ma Poule, 2 avril 1996
Résumé
  Au sortir d'une relation abusive, Joanna est recueillie par Catherine, chauffeure de taxi qui travaille et vit la nuit. Réfugiées dans un bungalow abandonné sous le pont Jacques-Cartier, elles voient surgir Christophe, poète ceinturé d'une bombe, puis Jean-Nicolas, jeune drogué en plein bad trip.
Durée
  1 heure 30
Nombre de personnages
  2 femmes, 2 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « JOANNA : J'aurais jamais pensé… / CATHERINE : Qu'on peut être lesbienne sans être tomboy? / JOANNA : C'est niaiseux hein? / CATHERINE : Un peu. Ce qui est plus niaiseux encore c'est de se demander qui fait le gars pis qui fait la fille. Y a pas juste le cul là-dedans. [...] Faire l'amour ça peut être rien que de dormir ensemble. »

 
Ordonnance de non-publication [1996] Pour en savoir plus sur la publication
  (in Contes urbains, Mœbius n° 71, hiver 1996)
Création
  Théâtre Urbi et Orbi, décembre 1996
Résumé
  Un pari, un soir de référendum bien arrosé, dégénère en histoire sordide. Si le « oui » l'emportait, l'Un devait coucher avec la blonde de l'Autre; mais il ignorait qu'il irait jusqu'à éliminer ce dernier et, ce faisant, jusqu'à obliger des vieux à manger de l'humain à Noël.
Durée
  15 minutes
Nombre de personnages
  1 homme  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « Assis d’vant la tv | L’un s’appelait l’un | Pis l’aut’ s’appelait l’aut’ | Jusqu’au moment où l’un dise à l’aut’ | "J’te gage que l’oui va rentrer" | LE CAVE »

 
Cocaline [1995] Pour en savoir plus sur la publication
  (in Contes urbains, Mœbius n° 66, hiver 1996; dans Dits et inédits, Dramaturges éditeurs, 1997)
Création
  Théâtre Urbi et Orbi, décembre 1995
Traductions
  - Traduit en espagnol pour le Mexique par Boris Schoemann sous le titre de Cocalina [2003] (Los Textos de la Capilla, n° 4, 2008, avec Melodrama, Feliz Navidad, Julia)
Dans un spectacle intitulé Ángeles exterminadoras, Compagnie Los Endebles,Teatro La Capilla, Mexico, novembre 2003
Résumé
  Une vieille femme parle de sexe dans ses mots et nous confie sa honte de ce qui lui est arrivé. Dans sa maison de vieux circulait le nom et le numéro de téléphone de Tino, un jeune homme qui vendait ses charmes aux vieilles pour payer sa drogue. Elle a pris rendez-vous et le jour venu, le beau Tino est mort entre ses cuisses d'une overdose de... cocaline.
Durée
  15 minutes
Nombre de personnages
  1 femme  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « [LA CONTEUSE] : Quand on est vieux | Des sensations qu’les jeunes y pensent même pas | Que ça va comme si c’était plus normal | Que quand on est vieux.»

 
Joyeux Noël Julie [1994] Pour en savoir plus sur la publication
  (in Règlement de contes, Éditions Les Herbes rouges, 1995; dans Mœbius, n° 66, hiver 1996; in Dits et inédits, Dramaturges éditeurs, 1997)
Création
  Théâtre Urbi et Orbi, dans le cadre des Contes Urbains, décembre 1994
Traductions
  - Traduit en espagnol pour le Mexique par Boris Schoemann sous le titre de Feliz Navidad, Julia [2003] (Los Textos de la Capilla, n° 4, 2008, avec Cocalina et Melodrama)
Dans un spectacle intitulé Ángeles exterminadoras, Compagnie Los Endebles,Teatro La Capilla, Mexico, novembre 2003
Résumé
  Après avoir purgé quatre ans de prison pour avoir commis vingt-trois viols, un homme a récidivé, une fois, deux fois, jusqu'à Julie, sa trentième victime, qui en est morte. Un groupe de femmes décident alors de se former en commando et de faire payer atrocement le violeur pour chacune de ses suppliciées.
Durée
  15 minutes
Nombre de personnages
  1 femme  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « Sa dernière victime | C’tait Julie | Est morte y’a deux mois | Des suites de ses blessures | Julie c’était la trentième »

 
Règlement de contes [1994] Pour en savoir plus sur la publication
  (Éditions Les Herbes Rouges, 1995)
Texte gagnant de la Prime à la création du Fonds Gratien-Gélinas en 1994
  Ce texte a été présenté en lecture publique par le CEAD, le 31 mars 1994.
Création
  Coproduction du Théâtre Urbi et Orbi et du Théâtre de Quat'Sous, 1995
Traductions
  - Traduit en anglais par Shelley Tepperman sous le titre de Unsettling Accounts [1997]
Crows Theatre (Toronto), mars 1997
Résumé
  Révolté par les actes des fascistes de tout acabit, Stéphane s'est attaqué à des skins qui venaient de profaner un cimetière juif. Réfugié devant la porte de Bessie, son amoureuse noire, il s'interroge sur la folie de ceux qui propagent la haine et sur sa relation difficile avec Bessie.
Durée
  1 heure 15
Nombre de personnages
  1 homme et 2 figurants (1 femme, 1 homme)  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
La femme est guitariste.
Extrait
  « STÉPHANE : J'ai mal Bessie | J'ai mal | J'ai l'goût de brailler | Joue-moé une toune | que j't'écrive un poème | pis quand j'vas rentrer | m'as te l'donner | Tu l'sais que sans amour | un poète c'est rien [...] Aide-moé à être transparent | comme l'amour | Y a rien que la haine | qui porte des cagoules »
Revue de presse
  « Une pièce nouvelle qui fait avancer la dramaturgie dans ce qu'elle a à dire de plus urgent, de plus intense. […] Pousser dans l'exécration un discours contre la haine est l'idée forte de texte cru et dur d'Yvan Bienvenue. Un texte d'un jet – un délire – qui, dans sa férocité et sa virtuosité, dans son honnêteté et son pathétisme, impose par une langue à vif, supra-jouale, sans limites ni tabous, un discours cinglant et synthétique sur l'état du monde tel qu'il se répercute dans la tête d'un garçon qui n'arrive pas à "se détacher de la peine du monde". » Robert Lévesque, Le Devoir, 6 octobre 1995.

 
Modus vivendi [1993]
Résumé
  Dans un cimetière, à l'aube, maître Bêche enseigne à Pioche, son apprenti, les rudiments du métier de fossoyeur, et lui raconte des histoires de fantômes. Maîtrisant sa peur, Pioche croise, quelques instants plus tard, des revenants sympathiques : Wolfgang Amadeus Mozart et Nancy, la cantatrice Ann Saléna Storanze.
Durée
  30 minutes
Nombre de personnages
  1 femme, 2 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « PIOCHE : Ce n'est pas sérieux monsieur Wolfgang. / MOZART : Mozart. Monsieur Mozart. Wolfgang Amadeus c'est mon prénom. / PIOCHE : Écoutez, c'est maître Bêche qui ne sera pas content si vous restez là. [...] Je veux dire... si vous ne retournez pas dans votre trou. / MOZART : Donnez-moi une bonne raison d'y retourner. / PIOCHE : Vous êtes mort! / MOZART : Si peu! »

 
In vitro [1992] Pour en savoir plus sur la publication
  (précédé de Lettre d'amour pour une amante inavouée et de Les Foufs, sous le titre de Histoires à mourir d'amour, Les Herbes rouges, 1994)
Création
  Théâtre Urbi et Orbi, 11 février 1993; précédé de Lettre d'amour pour une amante inavouée, dans un spectacle intitulé Histoires à mourir d'amour
Traductions
  - Traduit en anglais par Shelley Tepperman sous le titre de In Vitro [1989] (Scirocco Drama, Winnipeg, 1995)
Centre National des Arts, Ottawa, 1995
Résumé
  Une jeune chrétienne évangélique devient l'objet d'un troc d'âmes après que son fiancé a tenté de convertir un fugitif qui s'est introduit chez eux armé d'un 12 et ayant à la main un fœtus.
Genre
  Thriller
Durée
  1 heure 10
Nombre de personnages
  1 femme, 2 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Musique Speed Metal
Extrait
  « ISABELLE : T'as tué l'docteur. / FRANÇOIS : Fallait qu'j'l'empêche de tuer mon gars. / BENOÎT : Veux-tu qu'on prie ensemble Frank? / ISABELLE : Y était pas un peu trop tard pour ça? »
Revue de presse
  « Des textes âpres où transpirent le danger, la violence et le mal de vivre. Comme plusieurs des dramaturges issus de sa génération, l'auteur de trente ans trempe sa plume dans une encre très noire. […] "Viscéral" et hyperréaliste, son théâtre témoigne présentement d'un souci d'accessibilité. Il utilise une langue crue, orale et populaire, où abondent les sacres et les références sexuelles. Et parce qu'il sait bien que certains ne verront pas plus loin que cette vulgarité de surface, il s'inquiète un peu de l'image qu'il va projeter, craignant d'être associé à la violence de son écriture. » Marie Labrecque, Voir, 4 au 10 février 1993.

 
Les Foufs [1991] Pour en savoir plus sur la publication
  (précédé de Lettre d'amour pour une amante inavouée et In vitro, sous le titre de Histoires à mourir d'amour, Les Herbes Rouges, 1994)
Création
  Théâtre Urbi et Orbi, 4 décembre 1991; dans un spectacle intitulé Contes urbains
Résumé
  Seul, la nuit du jour de l'An, un jeune homme déprimé parce que loin de sa blonde rencontre une skinhead qui s'offre à lui avec une ingénuité presque inquiétante.
Durée
  30 minutes
Nombre de personnages
  1 conteur  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « CONTEUR : La skin se tasse pis s'baisse les collants / en bas cuisses / Yannick s'rend ben compte / que c'pas des histoires dans sa tête. / Surtout quand a se r'lève le chandail / pis qu'à découvre ses seins / qui sont encore plus beaux / que c'que Yannick s'ta't inventé. »

 
Lettre d'amour pour une amante inavouée [1989] Pour en savoir plus sur la publication
  (p. 7-58 suivi de In vitro et Les Foufs, sous le titre de Histoires à mourir d'amour, Les Herbes Rouges, 1994, 160 p.)
Création
  Théâtre Urbi et Orbi, 11 février 1993; avec In vitro dans un spectacle intitulé Histoires à mourir d'amour
Résumé
  Réunies par le hasard du covoiturage, trois personnes frappent un poète unicycliste sur une route du Parc des Laurentides. La lecture d'un recueil trouvé dans les effets personnels de la victime provoque chez elles d'étranges et orageuses confidences.
Durée
  45 minutes
Nombre de personnages
  1 femme, 2 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « SUZANNE (Elle lit.) : Comment pourrais-tu savoir / que je suis ton paradis perdu? / Déjà depuis l'amour / tu t'abreuves à moi / quand tu ne sais plus nommer ta vie. / ALAIN : A va-tu finir par arriver la maudite ambulance? Dire que j'pourrais être à Jonquière au chaud… avec Aline. »

 
TRADUCTIONS, TRANSPOSITIONS, COLLAGES, AUTRES TEXTES...

Beaver (en français) [2005]
  traduction de Beaver de Claudia Dey [2000] (Blizzard Publishing, 2005) Cette traduction a été présentée en lecture publique par le CEAD, le 24 octobre 2005. Pour en savoir plus sur les autres activités du CEAD
Création
  Théâtre Urbi et Orbi, 10 janvier 2006
Résumé
  À Timmins, en Ontario, Béatrice se trouve seule à choisir de quoi sera fait son avenir : la misère fataliste de sa famille ou l’espoir d’une vie meilleure? Entre sa grand-mère alcoolique, son père absent, ses deux tantes, ainsi que l’amie de sa mère, Béatrice rêve d’être la reine de son propre pays en s’opposant farouchement au destin qui lui semble promis.
Durée
  2 heures
Nombre de personnages
  6 femmes, 2 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « SIMA : Je savais pas que tu bégayais. / DORRIS : Je bégaye pas. / NORA : Qu’est-ce que t’as dans ton sac? / DORRIS : Une surprise. / NORA : Les surprises sont faites pour être gâchées. Qu’est-ce que t’as dans ton sac? / DORRIS : De la boésson et de la booze, que j – / SIMA : De la boésson– / EDNA : Et de la booze – / SIMA : Woo! / EDNA : Woo! »

 
Gagarin way [2002]
  traduction de Gagarin Way de Gregory Burke [2000] Cette traduction a été présenté en lecture publique dans un projet d'échange avec le Traverse Theatre (Écosse), le 7 octobre 2002. Pour en savoir plus sur les autres activités du CEAD
Création
  Coproduction du Théâtre de la Manufacture et de Trans-Théâtre, 7 octobre 2003
Résumé
  Deux hommes, l'un militant de gauche de la vieille école, l'autre psychopathe – de la vieille école également! – kidnappent celui qu'ils croient être le représentant des patrons étrangers de leur usine. Les événements se bousculant, ils séquestrent aussi l'agent de sécurité Tom, un témoin gênant, fraîchement sorti de l'université.
Durée
  1 heure 30
Nombre de personnages
  4 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « GARY, plaçant le sac sur la bouche de Tom : Aweille... respire. Prends ça cool. (La respiration de Tom commence à redevenir normale.) C’est ça. (Il aide Tom à se lever.) R’lève-toi. (Tom s’assoit sur une boîte.) T’aurais pas dû r’venir chercher ta casquette. / EDDIE, à Tom : C’est ça l’problème a'ec les casquettes. (Il ramasse la casquette.) Un faux symbole d’autorité... jusse bon à t’fourrer dans toutes sortes de mardes qui viennent pas d’toé. / GARY : T’aurais dû attendre qu’on parte. / TOM : J’voulais pas la perdre. (Un court temps.) Y faut qu’ t’en rachète une. »
Revue de presse
  « Forte de son propos autant que de son histoire, Gagarin Way impressionne par la maîtrise et la justesse de son écriture, mais surtout par sa capacité à incarner des idées. C'est dans sa chair que chacun des personnages campe une vision du monde, dans son coeur que gît le désespoir. La mise en scène de Michel Monty est en ce sens exemplaire, dévouée à l'action et à ses protagonistes, nous laissant assommés autant que captivés par leur drame. » Josée Chaboillez, Radio-Canada, Guide culturel

 
Des souris et des hommes [1998]
  traduction de Of Mice and Men
Création
  Théâtre Denise-Pelletier, 27 janvier 1999

 
Sexe, drogue, rock & roll [1997]
  traduction de Sex, Drug and Rock & Roll de Eric Bogosian (Theatre Communications Group, 1996)
Création
  Théâtre de Quat'Sous, 9 avril 1997  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Revue de presse
  « Bogosian fait du théâtre incisif un peu comme un rocker enragé. Sa pièce traduite par Yvan Bienvenue et présentée au Quat’sous est dotée d’une ironie mordante et sarcastique. Le texte croque sur le vif des instantanés de la vie Nord-américaine et expose ses excès dans une série de scènes à un personnage : il y a l’obsédé de son pénis, le fumeur de pot nostalgique, le businessman au téléphone cellulaire, le médecin du SIDA, le fêtard de l’enterrement de vie de garçon, la rock-star moralisatrice de MTV, l’écologiste au langage pipi-caca, le buveur de bière dans la brume. » Michel Beaudry pour Club Culture, avril 1997