François ARCHAMBAULT

François Archambault est diplômé en écriture dramatique de l'École nationale de théâtre du Canada (1993), en plus d'avoir complété un majeur en Études françaises à l'Université de Montréal. Il a écrit, entre 1989 et 1998, douze pièces de théâtre et a participé à sept collectifs d'auteurs. Sa pièce Cul sec (1993), présentée initialement en lecture publique au Festival international des francophonies de Limoges (France), a ensuite été présentée à Montréal par les finissants de l'École nationale de théâtre du Canada, puis reprise par le Théâtre PàP en février 1995. Il a aussi écrit et mis en scène Si la tendance se maintient et Les gagnants. Cette dernière pièce a été mise en nomination pour le Masque du texte original lors de la Soirée des Masques de 1996. Le texte de 15 secondes méritait en 1998 le Prix du Gouverneur général du Canada, et l'équipe de création de la pièce recevait, lors de la Soirée des Masques 1999, le Masque de la Révélation et celui de la Production théâtre privé. La même année, Adieu Beauté remportait le Masque de la Production Régions. En 2003, François Archambault recevait le Masque du texte original pour La société des loisirs. — 2009-01-20
(Photo : Marie-Hélène Thibault)

   
Les frères Laforêt [2007] Pour en savoir plus sur la publication
  (Dramaturges Éditeurs, 2007)
Création
  Janvier Toupin Théâtre d’Envergure, 3 avril 2007
Résumé
  Plus que les thèmes de la paternité, de la fraternité et de la rivalité, ce texte aborde les difficultés à trouver un sens à sa vie dans une société régie par le commerce et la rentabilité. Dans ce contexte, que peut bien signifier la mort d'un père? Quelle valeur peut bien avoir un arbre, même millénaire? Daniel et Phillipe (sic) Laforêt sont deux frères aussi différents que Caïn et Abel.
Durée
  1 heure 20
Nombre de personnages
  3 hommes jouant 4 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « PHILLIPE : Du côté de mon père, les plus vieux se sont toujours appelés Daniel. De père en fils. / L’HOMME AUX QUESTIONS : Mais pas toi? / PHILLIPE : Mmm? / L’HOMME AUX QUESTIONS : T’es le plus vieux et tu t’appelles pas Daniel. / PHILLIPE : En fait, mon père voulait briser cette tradition-là. Il trouvait ça un peu ridicule, j’imagine… / L’HOMME AUX QUESTIONS : Il aimait pas porter le même prénom que son père? / PHILLIPE : Je pense pas que c’est ça. C’était par principe, je pense. C’était dans les années soixante-dix. Les enfants contestaient beaucoup les traditions familiales dans ce temps-là… »
Revue de presse
  « […] la pièce renferme une chaleureuse dose d'humour et profite de la performance de trois comédiens au diapason. Un spectacle accessible qui parle avec intelligence du Québec d'aujourd'hui et qui, on l'espère, suscitera la discussion dans les chaumières. »Alexandre Cadieux, Le Devoir, 11 mai 2009

 
Coin Saint-Laurent, ou Les cinq doigts de la Main [2004] Pour en savoir plus sur la publication
  (Dramaturges Éditeurs, 2007), en collaboration avec Elizabeth Bourget, Fanny Britt, Jean Marc Dalpé et François Létourneau
Création
  Théâtre Urbi et Orbi, 24 mai 2005
Résumé
  Un voyage le long de la Main, la « rue Principale » de Montréal, dans le sens inverse de la circulation, depuis les berges de la rivière des Prairies – où se joue un délirant drame bourgeois de générations – jusqu’aux trottoirs de la rue Sainte-Catherine sur lesquels un maire corrompu inaugure un Club Piscine. Mais au préalable, nous aurons eu le sang glacé par un thriller du quartier du Mile-End et, à l’angle de la rue Rachel des années 1970, nous aurons vu que le désir de transmettre les valeurs ancestrales se butte à celui de l'intégration. En leitmotiv, viendront les solos des jetsetters de l’angle Prince-Arthur.
Genre
  comédie dramatique
Durée
  2 heures
Nombre de personnages
  8 femmes, 6 hommes et 4 voix (tous joués à la création par 2 femmes et 2 hommes)
Extrait
  [ Citation d'Histoire de poulet d'Elizabeth Bourget ] « MARIA : Ton oncle avait écrit : "Learn English". Tu te souviens? Tu étais pas vieille dans ce temps-là. Ton père pis moi, avant s'en venir, on a appris l'anglais. On arrive ici : Québec français. Ton père a dit : "Le Canada a deux langues, nous autres, deux enfants. Toi, tu vas à l'école en français, ton frère en anglais. Pas de chicane…" »
Revue de presse
  « On n'a pas assez des cinq doigts de la main pour énumérer les qualités de cette pièce aussi originale, bigarrée et contrastée que son sujet, le boulevard St-Laurent [...] L'alchimie se fait vraiment entre ces quatre magnifiques interprètes de deux générations différentes [... ] et de cette fusion naît un magnétisme jubilatoire qui monte progressivement, et se répand de la scène vers la salle. [...] Que du bonheur! » Aline Apostolska, La Presse 26 mai 2005 « Le résultat de l'exercice est fort réussi. Original, captivant et très drôle, pour ne pas dire hilarant. » Maxime Demers, Journal de Montréal 27 mai 2005

 
La société des loisirs [2003] Pour en savoir plus sur la publication
  (Dramaturges Éditeurs, 2003)
Création
  Théâtre de la Manufacture, 4 mars 2003
Traductions
  - Traduit en anglais par Bobby Theodore sous le titre de The Leisure Society [2004] (Talonbooks, Vancouver, 2006)
Résumé
  Pierre-Marc et Marie-Pierre, nouveaux parents dépassés, cherchent désespérément à remettre du bonheur dans leur vie : ils cesseront de boire, cesseront de fumer et, surtout, ils feront un peu de ménage dans leurs fréquentations. Ils invitent donc leur ami Marc-Antoine à ce qui devrait être un souper d’adieu… mais ce dernier débarque avec une caisse de bonnes bouteilles de vin et son « amie plus », une jolie jeune fille de 21 ans qui, sans le faire exprès, déclenche les pleurs du bébé… Ça pourrait aller mieux.
Durée
  2 heures 15
Nombre de personnages
  2 femmes, 2 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « MARIE-PIERRE : On se sent pas mal! C’est juste qu’on veut pus te voir! C’est ça qu’il faut que tu comprennes : on veut pus te voir! On veut pus! / MARC-ANTOINE : Écoute : je suis d’accord. Je suis entièrement d’accord. Vous pouvez pas savoir comment je suis d’accord! / PIERRE-MARC, surpris : T’es d’accord? T’acceptes ça sans rien dire? / MARC-ANTOINE : Ça va être mieux de même. »

 
C'est devenu gros [2000]
  (Auteurs dramatiques en ligne inc. – ADEL inc. 2004) Copie disponible pour le prêt au CEAD, en collaboration avec Marie-Hélène Thibault
Création
  Le Petit Théâtre DuNord, 29 juin 2000
Résumé
  C’est l’histoire d’une grossesse et des divers plaisirs qui l’accompagnent. La première échographie et les différents examens, le choix de la marraine, les cadeaux à l’avance, la recherche du prénom, les moments de déprime, les conseils et les avertissements qui fusent de partout. Un bébé, c’est comme du ciment pour le couple.
Genre
  Comédie
Durée
  2 heures
Nombre de personnages
  1 femme, 3 hommes (dont l'un joue deux rôles)  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « STÉPHANE : T’as jamais lu de livre sur la grossesse? / PATRICK : Je suis jamais tombé enceinte, qu’est-ce tu veux! / STÉPHANE : Ton ex. Tu l’as mis enceinte, ton ex. T’as eu un enfant avec. / PATRICK : Ouin? Pis? / STÉPHANE : T’as jamais été voir de quoi ç’a l’air un ovule avant que ça devienne un p’tit bébé? / PATRICK : Non. Je vois pas ce que ça m’aurait donné. T’sais, quand tu commandes un hamburger, au restaurant, tu vas pas faire un tour dans’cuisine pour voir de quoi les ingrédients ont l’air avant de devenir un hamburger, hein? »

 
La nostalgie du paradis [2000] Pour en savoir plus sur la publication
  (Dramaturges Éditeurs, 2000)
Création
  Théâtre d'Aujourd'hui, 25 octobre 2000
Résumé
  Sur le toit d'une tour d'affaires, Judith et Philippe décident de se marier. Ils ne croient en rien sauf à l'amour. La galerie excentrique de leurs deux familles est conviée à un mariage à la médiévale officié par un prêtre défroqué, et marqué par la visite de la mère aliénée de Philippe. Alors que l'amour simplement tente de faire de son mieux, tous seront forcés de reconnaître l'irréductible distance qui les sépare en même temps qu'elle les rassemble.
Durée
  2 heures
Nombre de personnages
  5 femmes, 6 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « MARGUERITE : L'amour c'est dans ta tête, tu peux pas partager ça vraiment. Ça se vit chacun tout seul dans sa tête. Tu peux pas partager ça vraiment. Y a juste dans la baise que tu peux vraiment être en communion avec l'autre. [...] Moi, en tout cas, les fois où je me suis sentie le plus proche d'une affaire qui pouvait ressembler à Dieu, c'est pendant une bonne baise. C'est pas arrivé souvent. »
Revue de presse
  « […] Archambault a réussi, au niveau du texte à tout le moins, à ne pas verser dans la caricature du "mononc" aux mains baladeuses ou des petits cousins qui goûtent à tous les hors d'œuvres et qui remettent ceux qu'ils n'aiment pas dans l'assiette… » Esther Pilon ICI, 19 au 26 octobre 2000.
« La pièce aborde un thème universel s'il en est : l'amour. Mais aussi la fidélité, la famille, le rituel, dont celui du sacré du mariage. Un mariage nouvel âge célébré dans des costumes du Moyen Âge… » Luc Boulanger, Voir, 19 au 25 octobre 2000.


 
Le requin [JA] [2000] Pour en savoir plus sur la publication
  (dans Les zurbains en série, Dramaturges Éditeurs, 2005)
Création
  Théâtre Le Clou, dans un spectacle intitulé Les Zurbains IV, 20 avril 1998
Résumé
  Arracher des « bols » de toilette, déplacer les pancartes « à vendre » d’un terrain de maison à l’autre, tout ça pour faire rire sa gang… Vient un temps où les mauvais coups ne suffisent plus : il faut faire plus pour chasser la déprime des fins de soirée bien arrosées. Comme camoufler un accident d’auto…
Genre
  Conte urbain
Durée
  15 minutes
Nombre de personnages
  1 homme  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « La vie, moi j’me dis qu’faut vivre ça comme des malades. C’est ça qu’on va toute devenir de toute manière. | Des malades. | Si tu m’crés pas, t’as juste à lire ton paquet. | Lui y va te l’dire de quoi tu vas être malade. | Du poumon, du cœur... | Pis là, qu’j’entende pas un épais d’message publicitaire venir me dire qu’y faudrait qu’j’arrête. »

 
Code 99 [1999] Pour en savoir plus sur la publication
  (Dramaturges Éditeurs, 2000)
Création
  Conservatoire d'art dramatique de Montréal, 23 avril 1999; repris par la même équipe à la salle Fred-Barry, 12 janvier 2000
Résumé
  Un groupe disparate de jeunes travaillent comme sondeurs sous la tutelle de Boss, distante et efficace, niant la vie qui passe autour d'elle. Durant leurs pauses et après le travail, ils se passent un joint, discutent du sens des choses, tombent en désaccord ou en amour. Dans ce monde où tous sont forcés d'avoir une opinion, on ne peut prétendre ne jamais savoir, mais la vie finit toujours par avoir raison de ce qu'on pense.
Durée
  3 heures 15
Nombre de personnages
  9 femmes, 5 femmes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « BOSS : C'est justement ce que j'explique depuis tantôt : tout le monde est capable d'avoir une opinion. / LUNE : Ben d'abord, ça répond pas à la question. À quoi y sert le code 99? / BOSS : Le code 99, tu vas pouvoir t'en servir pour euh … pour les aveugles qui ont pas d'amis. / LUNE, regardant Boss droit dans les yeux : Moi j'en connais rien qu'une aveugle qui a pas d'amis. »
Revue de presse
  « Il y a quelque chose de solide et de séduisant, de juste et de triste, de pertinent et de violent dans cette pièce jouée par de jeunes gens qui incarnent… de jeunes gens, ce qui est plus rare qu'on le pense sur nos scènes. […] la pièce d'Archambault témoigne de la confusion de notre époque, de ses paradoxes et de ses abîmes, de cette manie du sondage où l'opinion prime sur le savoir, de la solitude exacerbée par la surinformation, de la médiatisation à tout crin qui carbure à l'événementiel. » Marie-Christine Blais, La Presse, lundi 17 janvier 2000.
« Visiblement doté d'un grand sens de l'observation, Archambault a imaginé des échanges particulièrement savoureux, à la fois drôles et cruels. Quelques répliques bien senties nous apprennent ainsi que la famine ne sévit pas qu'en Afrique, mais également dans l'Est de la ville […] » Catherine Hébert, Voir, du 20 au 26 janvier 2000.


 
Adieu beauté, la comédie des horreurs [1998] Pour en savoir plus sur la publication
  (Duchesne Éditeur, 2001; Auteurs dramatiques en ligne inc. – ADEL inc. 2004)
Création
  Les Productions À Tour de Rôles, 9 juillet 1998
Résumé
  Comédie des horreurs : deux terroristes fondent le FILPED (Front International de Libération des Personnes Esthétiquement Défavorisées) afin de dénoncer le règne de plus en plus oppressant de la Beauté. Leur première action : kidnapper la gagnante du concours Miss Laval et lui faire souffrir toutes sortes d'atrocités!
Genre
  Comédie
Durée
  2 heures 15
Nombre de personnages
  2 femmes, 2 hommes, 1 animal  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
q chanson connue
Extrait
  « JOLICŒUR : Champoux ressent rien pour toi, oké? Penses-tu qu'y t'aurait cassé le pied pis coupé le bras si y ressentait quelque chose pour toi? / MISS LAVAL : T'as pas vu avec quelle délicatesse y a fait ça. C'était plein de tendresse pis de compassion, sa façon de me rentrer la scie dans l'épaule… / JOLICŒUR : Que je te voie essayer de le cruiser, ma petite maudite! »
Revue de presse
  « Théâtre de la dérision. Vigoureusement frottée d'humour noir, farcie de répliques inattendues, d'associations d'images ou d'idées saugrenues, de mots de sagesse, de variations dans les niveaux de langage et de fréquents va-et-vient du dialogue à la narration, Adieu beauté part du rapt de Miss Laval 1998 par les deux membres actifs d'un certain FILPED…» Jean Saint-Hilaire, Le Soleil, 13 juillet 1998.

 
15 secondes [1997] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 1998)
Création
  Coproduction du groupe autogéré 15 secondes et du Nouveau Théâtre Expérimental, mars 1997
Traductions
  - Traduit en allemand par Johannes von Westphalen sous le titre de 15 Sekunden [2003] (Per H. Lauke Verlag, Hamburg, 2003)
- Traduit en anglais par Bobby Theodore sous le titre de 15 Seconds [1999] (Talonbooks, Vancouver, 2000)
Cette traduction a été présentée en lecture publique par le CEAD en collaboration avec Playwrights’Workshop Montreal, lors de “Transmissions 1997”, le 16 mars 1997.
Alberta Theatre Projects, septembre 1999
- Traduit en anglais pour l'Écosse par Isabel Wright sous le titre de 15 seconds (version écossaise) [2002] (Traverse Publishing, Edinburgh, 2003)
Cette traduction a été présentée en lecture publique par le Traverse Theatre (Édimbourg, Écosse), lors d'un échange avec le CEAD, le 1er novembre 2002.
Traverse Theatre, Edinburgh, Écosse, 14 mars 2003
Résumé
  Parce qu'au moment de sa naissance son cerveau a manqué d'oxygène pendant quinze secondes, Mathieu souffrira toute sa vie de paralysie cérébrale. Ce qui ne l'empêche pas de penser, d'agir, de sentir et d'être relativement autonome. Le plus difficile est peut-être de convaincre une belle fille de l'aimer, ce pourquoi son frère, Claude, pourrait l'aider.
Genre
  Comédie dramatique
Durée
  1 heure 40
Nombre de personnages
  1 femme, 3 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « CLAUDE : " Wow! Mathieu a fait une phrase complète! " Moi, c'est quoi? Faudrait que j'écrive un roman pis que je gagne le Goncourt? " Hein! Ça se peut pas qu'y soit capable de conduire sa voiture! " Pis moi, pour que tu penses que je suis quelqu'un d'extraordinaire, moi aussi, qu'est-ce qu'y faut que je conduise? Une formule un? Un hélicoptère? Un avion? Une fusée? »
Revue de presse
  « Des jeunes auteurs dramatiques montants, François Archambault est peut-être le plus réaliste. Mais c'est aussi le plus ironique, celui qui cultive avec le plus d'art la satire, celui qui critique avec le plus d'aplomb une société sclérosée.[…]François Archambault a su trouver une langue théâtrale qui n'appartient qu'à lui, une espèce de gravité dans la banalité. » Hervé Guay, Le Devoir, 14 juillet 1998.
« La pièce est un petit chef d'œuvre d'absurde, de suspense et de fine provocation, où le spectateur est sans cesse confronté à lui-même et à ses préjugés sur l'amour[…]et sur les handicaps physiques. » Solange Lévesque, Le Devoir, 11 mars 1997.


 
Jésus revient sur terre [1997] Pour en savoir plus sur la publication
  (in Contes urbains, Mœbius n° 75, hiver 1997)
Création
  Théâtre Urbi et Orbi, décembre 1997
Résumé
  La preuve que Dieu existe? Il a parlé à un ami du narrateur. Ce jeune homme s'est senti investi d'une mission : il était le nouveau Jésus envoyé sur la terre une seconde fois pour sauver les hommes. Mais ce n'est pas facile de prouver ça et surtout de convaincre ses contemporains...
Durée
  15 minutes
Nombre de personnages
  1 homme  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « [LE CONTEUR]: […] Y a pensé faire un détour par chez lui | Pour prendre son maillot de bain. | Mais y a vite réalisé que c'était inutile. | " Je m'en vas pas me baigner, | Je m'en vas marcher sur l'eau. " »
Revue de presse
  « Du nombre (des contes) je retiens d'abord Jésus revient sur Terre de François Archambault, mordante satire du recours à la spiritualité. » Hervé Guay, Le Devoir, 2 décembre 1997.

 
La montagne [1997]
  (Auteurs dramatiques en ligne inc. – ADEL inc. 2004) Copie disponible pour le prêt au CEAD
  Ce texte a été présenté en lecture publique par le CEAD, le 2 décembre 1997.
Création
  Système sympatique, 17 avril 1999
Résumé
  Monologues et chansons – comiques, poétiques, philosophiques ou intimistes –, sur la recherche du SENS, sur le rapport entre l'humain et la foi, l'amour, l'univers, la naissance et la mort. Un homme gravit le mont Royal croyant se rapprocher du Ciel et de la Vérité.
Durée
  1 heure 30
Nombre de personnages
  1 femme, 1 homme et 1 chanteur-musicien  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
7 chansons
Extrait
  « L’ALCHIMISTE : J’écris. | Un enfant apparaît sur mes genoux. | Lui qui ne sait pas encore lire | regarde l’écran scintillant. | Il y voit des lueurs, des formes étranges, | quelque chose qui semble désordonné, | un chaos de mots. | Il fixe l’amas de poussières lumineuses | et devine qu’un sens secret et mystérieux doit se dégager de tout ça. | pourquoi son père s’acharnerait-il | à faire apparaître, une à une, | ses lettres étoilées s’il en était autrement? »
Revue de presse
  « François Archambault tente d'illustrer le combat qui existe entre le désir intellectuel de comprendre l'univers et l'appréhension mystique du monde.[…] Il joint sa voix à une réflexion sur la spiritualité et la quête de sens déjà alimentée par ses collègues Mouawad, Champagne et Cie. » Catherine Hébert, Voir, 8 au 14 avril 1999.

 
La vie inimitable de Cléopâtre [1996] Pour en savoir plus sur la publication
  (in 38 O, Dramaturges éditeurs, 1996)
  d'après Antony and Cleopatra de Shakespeare
Création
  Coproduction du Théâtre Urbi et Orbi et du Théâtre d'Aujourd'hui, 17 septembre 1996
Résumé
  Une Cléopâtre moderne raconte avec sensualité ses ébats amoureux avec Antoine, président d'une importante compagnie d'informatique.
Durée
  10 minutes
Nombre de personnages
  1 femme  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « [CLÉOPATRE] : Quand Antoine a eu envie que ma nouvelle poitrine fasse partie de son quotidien, y nous a loué une suite pour un mois à l’hôtel. Pas question qu’y aille travailler qu’y disait. On avait une lune de miel à goûter. Y a fait installer un fax pis son ordinateur à côté du lit. Pendant qu’on faisait l’amour, les fax arrêtaient pas de rentrer. Même qu’inconsciemment on suivait leur rythme. Bzzzzz, bizzzz, bzzzz, bizzzz. »
Revue de presse
  « 38 est une série de 38 monologues de 10 minutes inspirés par 38 pièces de Shakespeare, écrits et dirigés par 38 auteurs et joués par 38 acteurs différents. […] un jumelage imprévu et intéressant entre la mordante grivoiserie de François Archambault avec Antoine et Cléopâtre » Aurèle Parisien, Hour, 12 au 18 septembre 1996.

 
Le souper va être froid [1996]
  (Auteurs dramatiques en ligne inc. – ADEL inc. 2004) Copie disponible pour le prêt au CEAD
Création
  Théâtre PàP, 20 février 1997
Résumé
  Affamé, Sylvain, un adolescent en fugue, sonne à la porte d'une maison et offre de déneiger l'entrée en échange d'un peu d'argent. La mère, Lorraine, l'invite à souper, et Sylvain découvre peu à peu une famille petite-bourgeoise assez perturbée qui lui fera regretter la sienne.
Durée
  1 heure 15
Nombre de personnages
  2 femmes, 2 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « SYLVAIN : Vous êtes des maudits fous! / MARTINE : T'avais raison, Papa. Y est profondément violent à l'intérieur de lui-même. C'est vraiment un dangereux. / LORRAINE : Une chance qu'on l'a attaché! / SYLVAIN : Qu'est-ce que vous me voulez? Hein? Gang de malades... Vous êtes des malades, oké! Vous êtes malades dans tête! / MARCEL : Tu vas te taire, s'il te plaît! »

 
Si la tendance se maintient (chronique référendaire) [1995]
  (Auteurs dramatiques en ligne inc. – ADEL inc. 2004) Copie disponible pour le prêt au CEAD
Création
  TSM, 19 octobre 1995
Résumé
  Alors que la campagne référendaire bat son plein, des comédiens orchestrent un spectacle à saveur nationaliste. De l'auteur opportuniste à la jeune comédienne en mal de réussite, chacun y va de ses convictions et de ses intérêts. Pendant ce temps, au pays de l'engagement, le doute sévit.
Genre
  comédie, satire politique
Durée
  1 heure 30
Nombre de personnages
  3 femmes, 4 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « STÉPHANIE : Écoute, Benoit, tu le sais autant que moi, l'indépendance, c'est la seule solution à notre problème. / BENOIT : Je le sais que c'est la solution. C'est juste que des fois, je suis pus sûr qu'on a vraiment un problème. »
Revue de presse
  « Archambault impose avec éclat – texte et jeu – la formule du cabaret politique. […] Archambault fournit une formidable preuve que le théâtre peut être vivant, fait de rien, drôle, incisif, pertinent, politique… Il est rare d'entendre une dissidence s'exprimer avec tant d'humour. C'est la liberté et le doute affrontant le confort et l'indifférence, c'est rare. » Robert Lévesque, Le Devoir, 24 octobre 1995.

 
Les gagnants [1994-1995]
  (Auteurs dramatiques en ligne inc. – ADEL inc. 2004) Copie disponible pour le prêt au CEAD
  Ce texte a été présenté en lecture publique par le CEAD, le 13 février 1995.
Création
  Autogéré, à la Salle Fred-Barry de la N.C.T., le 8 mai 1996
Traductions
  - Traduit en anglais par Shelley Tepperman sous le titre de The Winners [1997]
Cette traduction a été présentée en lecture publique par le CEAD en coproduction avec Playwrights' Workshop Montreal, le 16 mars 1997, dans le cadre du projet «Transmissions 1997».
Ruby Slippers (Vancouver), 9 avril 1999
Résumé
  On naît gagnant ou perdant – il y a plusieurs perdants pour un gagnant! – selon Sylvio, le patron du grand magasin où Sébastien finit par se trouver un emploi médiocre. Ses amis, qui eux, ont réussi, essaient de convaincre Sébastien qu'il peut lui aussi acquérir l'argent, l'amour et le bonheur : simple question d'attitude!
Durée
  1 heure 30
Nombre de personnages
  3 femmes, 4 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « DAVID : Écoute Sébastien. Si tu veux te tuer, c'est de tes affaires, oké? [...] J'ai pas à me sentir coupable parce que je suis heureux pis que j'ai du succès, oké? Ça fait que tu fermes ta gueule pis t'endures, ou ben tu te craches dins mains, pis tu fonces, ou ben tu... tu le fais. C'est-tu clair? […] SÉBASTIEN : J'ai rien faite pour qu'a parte. Je comprends pas. / DAVID : A devait pas savoir que tu l'aimais. / SÉBASTIEN : Je lui ai dit que je l'aimais, une fois. Ça rien donné. / DAVID : Fallait lui dire tout le temps. Une fille quand est indifférente t'as juste à lui répéter à tous les jours que tu l'aimes comme un fou, pis c'est certain qu'a finit par céder. C'est comme cogner sur un clou (…) »
Revue de presse
  « Par des reparties punchées, un humour acide et une troublante justesse de vue sur ses contemporains, Archambault crée un univers singulier et fascinant, reconnaissable d'une pièce à l'autre. » Raymond Bertin, Voir, 16 au 22 mai 1996.

 
Cul sec [1993] Pour en savoir plus sur la publication
  (Leméac Éditeur, 1996)
Création
  École nationale de théâtre du Canada, 26 octobre 1993; PàP, 21 février 1995
Traductions
  - Traduit en anglais par Shelley Tepperman sous le titre de Fast Lane [1995]
National Arts Centre Atelier (Ottawa), 1995
- Traduit en catalan par Joan Casas sous le titre de Cul sec (en catalan) [2000]
Cette traduction a été présentée en lecture publique, lors d'un événement intitulé Teatro del Quebec, organisé par Copec Cultura de Catalunya, Departament de Cultura, le gouvernement du Québec, en association avec l'Institut del Teatre, le Teatre Nacional de Catalunya et le Teatre Lliure, en échange avec le CEAD, le 21 février 2000 au Teatre Nacional de Catalunya, à Barcelone.
Résumé
  Serge, Éric et Michel, trois jeunes provenant d'un milieu aisé, se préparent à passer une soirée infernale. C'est la fin de semaine, ils veulent boire, ils veulent baiser. Ils boivent donc, partent à la chasse et ramènent trois filles consentantes. Les six jeunes ont envie de plaisirs. Tout est en place pour une soirée magnifique! Et pourtant...
Durée
  1 heure 45
Nombre de personnages
  3 femmes, 3 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Œuvre exclue de l'entente MEQ-AQAD
Extrait
  « JOSÉE : Éric… / ÉRIC : Qu'est-ce qu' y a? /JOSÉE : Ça te tente pas qu'on se colle un peu? / ÉRIC : C'est pas le temps, là. Tu vois pas qu'on a un problème? / JOSÉE : J'ai pu le goût de boire, moi. J'ai le goût de faire d'autres choses. / NANCY : Nous autres on a le goût de boire encore. Tu peux respecter ça? »
Revue de presse
  « Il s'agit d'une œuvre marquante de la nouvelle génération; un portrait étonnant, d'une nouvelle société qui consomme l'amour, l'alcool, les sentiments, les corps et l'âme à toute vitesse. […] Cul sec est une pièce magnifiquement construite, aussi efficace qu'un vidéo-clip, aussi endiablée qu'un air de rock, riche de témoignages d'une jeunesse désespérée. […] Il y a de quoi s'étonner du talent de François Archambault qui, à sa première pièce, reprend là où Marcel Dubé avait laissé dans les années 70. » Jean Beaunoyer, La Presse, 24 février 1995.
« Archambault signe, avec Cul sec, une première pièce efficace qui nous montre que le sexe, naguère sujet tabou au Québec, est devenu, pour bien des gens, l'ultime valeur. » Luc Boulanger, Voir, 23 février au 1er mars 1995.


 
Le lieu commun (show de toilettes) [1992 et 2002]
  (Auteurs dramatiques en ligne inc. – ADEL inc. 2004) Copie disponible pour le prêt au CEAD
Création
  École nationale de théâtre du Canada, février 1992
Résumé
  Une mère noie son enfant dans son bain. Une femme attend un tueur sous la douche en robe du soir. Alexandre veut faire l'amour dans les toilettes avec Florence, devenue allergique à ce lieu. Antoinette voit la Mort sortir de la cuvette pour venir chercher son mari qui se meurt du cancer. Mandolyne découvre que Pierre est incapable d'assumer sa nudité. La famille de Gilles apparaît dans son bain. Deux vieux s'accrochent à leur amour en dansant une valse dans leur salle de bain... Voilà donc quelques humains qui luttent contre les mauvaises odeurs et la mort.
Durée
  2 heures
Nombre de personnages
  11 femmes, 14 hommes, pouvant être interprétés par 3 femmes et 3 hommes. Variable.  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Œuvre exclue de l'entente MEQ-AQAD
Extrait
  « LE TUEUR : Jamais je ne menace mes victimes de façon indirecte. Quand je veux tuer une femme, je me rends chez elle. C’est tout! / VIOLETTE : Ah bon. / LE TUEUR : Donc ce n'est pas moi que vous attendiez? / VIOLETTE : Pour être franche, pas vraiment, non. Mais ce n’est pas grave, vous ferez l’affaire. »

 
Le jour de la fête de Martin [1992]
  (Auteurs dramatiques en ligne inc. – ADEL inc. 2004) Copie disponible pour le prêt au CEAD
Création
  École nationale de théâtre du Canada, avril 1992
Résumé
  Les parents de Martin ont prévu un petit souper intime avec leur fils pour souligner son vingtième anniversaire. Un jeune désespéré vient cependant troubler la fête en imposant sa présence à la famille et en la menaçant avec un revolver.
Durée
  45 minutes
Nombre de personnages
  1 femme, 3 hommes  Pour en savoir plus sur la distribution   Pour en savoir plus sur la scénographie
Extrait
  « LE PÈRE : Qui est-ce qui a sonné à la porte? C’était bien pour payer le journal? J’espère que tu lui as donné un bon pourboire... / LA MÈRE : Chéri, c’est pas le petit gars du journal... (Le père baisse son journal.) / LE PÈRE : Qu’est-ce que... Qui est-ce que c’est? / LA MÈRE : C’est un désespéré. Un gars qui veut se tuer. »